Un échantillon de notre sélection d'essais du moment ....

  • L'année sauvage

    Mark Boyle

    • Arenes
    • 3 Juin 2021

    Une année dans les bois : sans technologies, pouvons-nous réapprendre à vivre ?.
    En 2016, fort du succès de son année sans argent, racontée dans son premier livre (devenu culte chez les décroissants), l'écrivain Mark Boyle décide de renoncer à courir derrière le progrès. En gagnant en confort, qu'avons-nous perdu ?
    Durant quatre saisons, il raconte sans fard les difficultés et les joies de la vie dans une maison de bois en pleine nature, où l'homme recommence doucement à se fondre dans le paysage, où les outils les plus simples sont souvent les plus ingénieux.
    L'Année sauvage installe Mark Boyle dans la tradition des écrivains de nature. Il raconte son renoncement aux commodités du téléphone, de la voiture, à posséder une montre, des clefs de maison, un réveil. Alors qu'il oublie le temps industriel, mécanique, il observe que le corps et l'esprit prennent le relai.

  • C'est l'histoire d'une fée des champs doublée d'une sorcière des temps modernes.
    À dix-huit ans, Anaïs voit naître son rêve : « cultiver son jardin ». Elle se met alors en quête d'un lopin de terre et apprend la culture des simples aux noms enchanteurs : l'aubépine, la guimauve, la marjolaine, la sauge... La jeune fille de la ville est prête à tout endurer : vivre dans une caravane, travailler sans compter ses heures, batailler avec l'administration, les intempéries et les agriculteurs du coin. Petit à petit, elle modifie son rapport avec le temps, la nature, la solitude, l'argent et le travail, aspirant à une « sobriété heureuse ».
    Ce livre est une réflexion sur la liberté, un petit guide de survie alternatif et stimulant dans un monde qui va trop vite, une invitation à aller jusqu'au bout de ses rêves.

  • Réédition en poche de l'ouvrage de Juliette Rousseau consacré aux luttes collectives: de la ZAD à la Palestine, de la marche pour le climat de New York aux camps de réfugié·es de La Chapelle, Juliette Rousseau part à la rencontre de collectifs féministes, antiracistes, LGBT, de justice climatique, etc., qui interrogent les différents rapports de domination liés à la classe, au genre, à la race ou encore à la condition physique et mentale, à l'oeuvre dans la société mais aussi dans les espaces militants. À partir de nombreux entretiens, ce livre invite à explorer les nouvelles formes d'organisation et de solidarité politique qui se nouent entre les personnes concernées par une même oppression et leurs allié·es ou complices.

  • En 1978, aux États-Unis, Susan Griffin signe le texte fondateur de l'écoféminisme :
    Woman and Nature. Malgré son influence, y compris dans la sphère française, il n'avait jamais été traduit. C'est aujourd'hui chose faite aux Éditions du Pommier.
    Dans cet essai, Susan Griffin part d'une représentation traditionnelle qui a cours depuis l'Antiquité : la femme serait du côté de la nature ; l'homme, du côté de la culture. Ce postulat essentialiste, aggravé par la modernité et les Lumières, l'autrice de La Femme et la Nature le pousse jusqu'à l'absurde, pour mieux en montrer le ridicule et déconstruire les préjugés. En revanche, dit-elle, si un lien particulier existe entre la femme et la nature, c'est plutôt celui de l'oppression dont elles ont fait l'objet toutes deux.
    Mêlant des sources d'origines variées, du traité gynécologique au manuel de sylviculture en passant par des poèmes et des essais scientifiques, Susan Griffin livre un texte dense, poétique et puissant, qui ne laissera personne indifférent...

  • En 2007, le monde du jeu vidéo est secoué par une violente polémique au sujet du jeu vidéo Resident Evil 5. Ce dernier est accusé de faire commerce du racisme, en invitant à se glisser dans la peau d'un américain blanc body-buildé, missionné dans une région africaine anonyme, et tuant des dizaines d'hommes et de femmes noires présentées comme de dangereux zombies infectés du virus T. Depuis, la communauté des joueurs et joueuses de jeux vidéo interpelle régulièrement les créateurset créatrices des jeux sur les questions du racisme et du sexisme.Dans son ouvrage, Mehdi Derfoufi analyse les rapports de force qui structurent l'industrie du jeu vidéo, dévoilant comment le racisme se niche parfois insidieusement au coeur de scénarios de jeux vidéo à succès. Il nous invite à nous questionner. Quels sont les pays qui pèsent sur les milliards d'eurosdu marché mondial du jeu vidéo? Qui sont les game designerset auteurs des jeux? Comment les représentations racistes sont-elles véhiculées à travers les personnages et les imaginaires vidéoludiques?L'auteur nous dévoile avec brio les logiques racialisantes à l'oeuvre au sein d'un marché économique très concurrentiel où des stéréotypes exotisants servent régulièrement à faire vendre un jeu. Il nous montre aussi comment la division internationale du travail et la hiérarchie économico-politique Nord/Sud pèse sur le marché du jeu vidéo et ralentit l'émergence de nouvelles représentations. Pourtant, de nombreux espoirs, notamment dans les pays du Sud participent au renouvellement de la culture geek: face aux violences racistes, la riposte s'organise.

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