Iannis Roder

  • « Il y a vingt ans, fraîchement nommé dans mon collège de Saint-Denis, je me lançai avec passion dans l'enseignement de l'histoire de la Shoah. Devant mes élèves, j'évoquais avec gravité le drame absolu des victimes. J'organisais des rencontres avec des survivants et insistais sur l'horreur que furent les ghettos et Auschwitz.

    Mais une partie d'entre eux ne supportaient pas mon discours. Ils en avaient assez de la souffrance des juifs, me disaient-ils, car «d'autres peuples ont souffert et on n'en parle jamais !».

    Ce qui avait fonctionné pour ma génération ne fonctionnait plus.

    Convaincu qu'il fallait sortir de l'approche victimaire, je décidai de renverser le prisme et d'entrer dans cette histoire par les bourreaux, par ceux qui sont les moteurs de ces processus politiques.

    Il me fallait montrer en quoi l'histoire de la Shoah devait dépasser l'aspect antiraciste moralisant pour avoir une véritable utilité. » I. R.

    Nourri de documents exceptionnels sur la Shoah, ce livre s'adresse à tous ceux qui pensent que son enseignement peut éclairer et fortifier les citoyens que nous sommes.

  • « J'ai tâtonné, tenté, échoué parfois... Mais j'ai aussi remporté des victoires. C'est de ces victoires qu'il sera question ici.
    Ce livre est le fruit d'années de réflexion sur mon métier et sur mon rapport à chaque élève.
    Ces enfants sont de jeunes Français qui, pour la majorité d'entre eux, veulent réussir et s'accomplir. Pour l'enseignant républicain que je suis, l'enjeu n'est pas uniquement d'offrir à chacun d'eux un métier et une réussite professionnelle. C'est également d'en faire des citoyens français, conscients des enjeux qui traversent notre République et attachés à ses valeurs.
    C'est là, selon moi, le rôle premier de l'école. » I. R.
    Fondé sur vingt ans d'expérience dans un collège de zone difficile, nourri d'anecdotes et de portraits d'élèves, un plaidoyer lucide, et malgré tout optimiste, pour une école et une société apaisées.
     

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  • Dans certaines banlieues, l'école est la toute dernière citadelle du savoir et surtout de l'apprentissage de la citoyenneté. Que peut-on enseigner, pourtant, à des enfants qui ne savent pas lire ? Qui vivent à quatre ou cinq par pièce ? Qui ne savent pas se situer, quelque part entre leur quartier repousssoir et leur pays d'origine dont ils ne sont pas ? Que peut-on dire à des enfants lâchés par le système et bercés par l'imaginaire doré de la Star Ac', rêvant seulement de gloire et d'argent ? Dans ces territoires perdus, ces banlieues ravagées, ces établissements bunkerisés, la violence, comme une affreuse spirale, est devenue ordinaire, presque banalisée, avec son lot de sexisme, d'homophobie, de racisme, d'antisémitisme...

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