Jacques Ion

  • Le travail social est de plus en plus sollicité, alors même que ses missions sont de moins en moins bien définies.
    Confronté à l'extension de la pauvreté, à la fragilisation des statuts sociaux, à la souffrance psychique, à l'affaiblissement de l'état providence, à la décentralisation. il est amené à se transformer sans cesse, dans ses pratiques sur le terrain comme dans ses formes institutionnelles. dans le même temps, les regards des sociologues à son égard évoluent et de diversifient. cet ouvrage entend ainsi rendre compte, à travers les contributions d'auteurs issus de plusieurs horizons, des principaux enjeux et débats, théoriques et pratiques, qui traversent et agitent aujourd'hui le monde du travail social.
    Comment penser les différentes facettes de cette activité ? selon quelles modalités l'action publique se décline t-elle aujourd'hui ? quels intervenants le travail social sollicite-t-il désormais ? enfin, quelles pratiques sont à l'oeuvre et voit-on émerger dans le travail social ? une vision synthétique, claire et pédagogique de ces grandes questions est ici mise à la disposition des acteurs du social et des étudiants.

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  • Cet ouvrage s'inscrit dans la série des travaux menés au CRESAL (UMR 5043 du CNRS) sur les transformations des modes d'organisation et de fonctionnement des groupements volontaires.
    Il fait suite à La fin des militants ? publié par Jacques Ion en 1997 (éd. de l'Atelier) et à Exposition de la personne et engagement public publié sous la direction de Jacques Ion et Michel Peroni en 1998 (éd. de l'Aube). Des chercheurs et enseignant-chercheurs du CRESAL y présentent une série d'enquêtes sur des formes contemporaines d'engagement dans des groupements associatifs ou sur la scène publique.
    Cet ouvrage vise ainsi à faire un point sur la soi-disant crise de la " citoyenneté ". A travers la tension entre deux modèles d'engagement (l'engagement affilié et l'engagement affranchi), émergent progressivement d'autres rapports entre personne singulière, espace public et sphère politique.

  • S´engager fait toujours sens, peut-têtre même plus encore qu´avant, dans notre « société d´individus ».  Cet essai solidement étayé le montre, apportant un utile démenti aux discours convenus de dénonciation de la « montée des égoïsmes » et aux exhortations rhétoriques au « sursaut de citoyenneté ».  Les individus sont en effet plus nombreux, notamment parmi les jeunes et surtout les femmes, à s´associer, à se mobiliser, à intervenir dans l´espace public. Mais ils le font selon de nouvelles modalités, qui s´écartent notablement des schémas du militantisme d´antan. Plus autonomes par rapport à leurs milieux d´appartenance, plus soucieux de faire entendre leur parole propre, plus réflexifs, délivrés de toute révérence obligée envers les puissants et les experts, ces nouveaux militants déroutent parfois...  Le fonctionnement de la vie associative, les pratiques protestataires et la citoyenneté s´en trouvent modifiés. Appuyé sur des travaux d´enquête et une analyse très fine des engagements politiques et associatifs, cet ouvrage saisit un rapport au politique complexe et diffus, moins focalisé sur les élections et le mythe du grand soir.  Jacques Ion, sociologue, directeur de recherches au CNRS, a écrit de nombreux ouvrages sur le militantisme contemporain.

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  • Les assistantes sociales, éducateurs spécialisés, animateurs socioculturels, conseillères en économie sociale et familiale se reconnaissent aisément dans cette appellation déjà ancienne de « travailleurs sociaux ». Mais qu'en est-il des nouveaux intervenants comme par exemple les maîtresses de maison, les pairs-aidants, les femmes-relais, les assistants familiaux, les médiateurs, les agents de développement ou les chefs de projet ? Comment devient-on travailleur social ? En quoi consistent les pratiques des travailleurs sociaux ?

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  • les années quatre-vingt ont vu se mettre en place un ensemble de dispositifs localisés : z.
    e. p. , programmes d. s. q. , comités de prévention de la délinquance, opérations " anti été chaud ", etc. tous ces dispositifs visent moins des individus isolés que des territoires : car c'est la reconstitution même du tissu social qui est l'objectif avoué de ces mesures d'insertion. leur mise en oeuvre mobilise non plus seulement les travailleurs sociaux, mais aussi des acteurs nouveaux : élus, fonctionnaires de diverses administrations.

    jacques ion a voulu fournir un premier bilan du fonctionnement institutionnel de ces dispositifs. son ouvrage, fondé sur plusieurs années d'enquêtes, décrit la réalité et les modalités de collaboration sur le terrain entre les différents acteurs. à travers l'analyse des réactions des principaux métiers du travail social (assistantes sociales, éducateurs spécialisés, animateurs) c'est l'émergence d'une nouvelle figure professionnelle qu'il met en lumière.
    un nouveau modèle d'intervention tend, en effet, à s'imposer, qui met en cause les pratiques usuelles des professionnels du travail social et les amène à redéfinir leurs rapports avec la politique et la société civile. c'est donc à une véritable réflexion sur les conditions mêmes de mise en oeuvre d'une politique publique que nous invite l'auteur à travers ce livre.

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  • Confronté par définition aux délicates missions de socialisation et de rééducation, le travail social est aujourd'hui sommé de pallier le délitement de l'état providence, de faire face à la vulnérabilité de masse, d'accompagner l'injonction pour tout un chacun à devenir soi.
    On lui demande de répondre à cette souffrance dont on ne sait plus bien si elle est sociale ou psychique. le travail social est-il encore possible ? pour répondre à cette question, les auteurs explorent ici les pratiques renouvelées des intervenants sociaux, qui, au front, sont exposés à ces situations limites mais de plus en plus courantes, oú toute visée de ré-insertion paraît impossible, oú l'intervention d'urgence est à recommencer chaque jour, oú l'épuisement professionnel menace à tout moment ; bref, oú la relation d'aide est sans cesse à reconstruire.
    Cet ouvrage s'intéresse donc à ces dispositifs oú, davantage que l'usager lui-même, c'est la relation qu'il convient d'étayer. la définition de la " personne psychique " s'en trouve modifiée et les compétences cliniques et relationnelles du travail social redéployées et étendues. les auteurs nous invitent à redécouvrir les savoirs psychologiques à l'oeuvre dans le travail social. ils montrent que les tableaux cliniques de la désocialisation formulés par les intervenants ont davantage recours au vocabulaire de la panne et de la souffrance qu'à celui du retard ou de l'inaptitude.
    Oú l'idéal éducatif avec son programme d'émancipation sociale doit coexister de plus en plus avec une pragmatique des attachements. ils proposent ainsi une véritable radiographie des nouveaux contours du travail social.

  • Le travail social est apparu et s'est fortifié dans les années de croissance. Qu'en advient-il aujourd'hui par ces temps d'incertitude et de pauvreté de masse ? Ce secteur connaît une profonde mutation concernant aussi bien les conditions de la pratique que la composition même de ses effectifs.
    L'auteur constate la multiplication de postes de niveaux extrêmement divers, tenus par des agents provenant d'horizons très hétérogènes. Le retour d'un bénévolat à plusieurs facettes, l'arrivée en force de nouvelles références et de nouvelles valeurs, la rationalisation de l'organisation du travail et la séparation croissante entre les emplois du « front » et ceux de « l'arrière », tous ces processus contribuent à accumuler les lignes de fracture entre les différents intervenants.
    Ceux-ci, et notamment ceux du « front », voient leurs pratiques se transformer radicalement. Ils sont confrontés à la fois à de nouvelles clientèles, aux impératifs de l'urgence et à la pénurie de l'offre d'insertion. Privés de leurs repères professionnels, abreuvés de procédures mais sans mission clairement définie, ils se trouvent ballotés entre velléités managériales et psychologisme d'intervention, contraints d'agir au cas par cas avec la seule ressource de leur expérience ; sommés de faire du lien quand personne ne sait plus aujourd'hui ce qui fait société. De travailleurs du social sont-ils devenus des intervenants du singulier oe
    Cette nouvelle édition contient un avant-propos de l'auteur qui fait le point sur la situation actuelle du travail social.

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  • La notion d'intérêt général s'impose encore comme une évidence, propre à réunir ceux qui entendent lutter aussi bien contre une prétendue montée des égoïsmes que contre les communautarismes.
    Après avoir brossé un bref historique de l'usage du terme dans la tradition républicaine, l'auteur montre combien son emploi est de moins en moins pertinent dans une société ouverte où les échelles géographiques et temporelles sont mul- tiples ; son usage est essentiellement polémique.
    Il rappelle ensuite que contrairement à une opinion très répandue, la démocratie ne se caractérise nullement par la tenue d'élections et que l'avis majoritaire n'en est aucunement la pierre d'achoppement. La visée démocratique se caractérise d'abord par la libre expression des contradictions qui existent dans le monde social.
    Or ces tensions, qui hier, pouvaient s'exprimer sur la scène politique à travers des liens quasi organiques entre les mondes syndicaux et associatifs d'une part et le monde politique partisan d'autre part, ne peuvent plus passer par ces canaux. Il est ainsi devenu banal d'affirmer que la représentation politique est de plus en plus coupée de la société civile.
    Par ailleurs se transforme la définition sociale de l'individu.De moins en moins liés à des systèmes d'appartenance géo- graphique ou professionnelle, moins identifiables par leur statut, les individus sont plus difficilement « représentables » ;
    Ils sont conduits, dans leur quête de reconnaissance, à se défier des organisations mais simultanément à multiplier les liens, essentiellement horizontaux, avec leurs semblables.
    L'étude du fonctionnement des associations en place comme celle des groupements et mouvements qui apparaissent et se développent aujourd'hui - Zones à défendre, groupements de défense d'intérêts dits « particuliers », mouvements alter-mondialistes, etc. - montrent l'émergence de nouvelles relations entre les individus soucieux de leur autonomie et exigeants vis à vis des collectifs. Ainsi se développent d'autres façons d'intervenir dans l'espace politique dans lesquelles les égo et le commun ne sont pas forcément opposables. Si le refus des jeux de la scène politique va peut-être s'ampli- fiant, jamais par contre l'aspiration à davantage de démocratie n'a été aussi fort.

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  • Anthropologues, sociologues, politistes et urbanistes analysent ici des formes d'action et d'engagements dans la ville selon une diversité d'approches qui permet de dépasser les disjonctions entre travaux portant sur la gouvernance et sur la citoyenneté, entre analyse des formes d'institutionnalisation de la dite "démocratie participative" et analyse s'inscrivant dans une sociologie des mouvements sociaux ; entre une sociologie des politiques publiques et une sociologie politique des espaces publics...

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  • C'est un exercice original entre sociologie et politique auquel se livrent ici trois sociologues de renom. Partant des individus tels qu'ils s'expriment dans nos sociétés - individualistes sans être nécessairement égoïstes -, ils s'interrogent sur les conditions d'une cité meilleure, sachant qu'ils récusent toute nostalgie à l'égard des sociétés plus traditionnelles. Ces synthèses font apparaître les avancées émancipatrices comme les difficultés générées par l'individualisme contemporain : de la consolidation de l'autonomie individuelle et de la place de l'intimité, à l'émiettement du lien social, au mal-être identitaire. Chacun tire alors de ces analyses sociologiques des ressources pour redéfinir une politique adaptée aux individus de ce début de XXIe siècle, dans une double visée démocratique et de justice sociale. Le souci de nourrir de telles réflexions quant à l'avenir de la cité par des connaissances sur le fonctionnement de nos sociétés donne à cet exercice de philosophie politique une tonalité plus concrètE.

  • Les religions s'expriment aujourd'hui ouvertement dans l'espace public. En France, des personnalités religieuses occupent la scène médiatique, des manifestations religieuses deviennent des événements publics, des groupes qui mêlent visées religieuses et sociales se développent. Dans le même temps, on observe un flottement grandissant des appartenances et des idées religieuses.

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