Pu De Rennes

  • Bad brains : la psychiatrie et la lutte des noirs américains pour la justice raciale, XXe-XXI Nouv.

    Aux États-Unis, la notion de "race" est utilisée de manière routinière par les médecins en tant que variable biologique, culturelle ou sociale, selon les situations de soins. Croisant les notions de citoyenneté, de responsabilité et de droits civiques, ainsi que les questionnements autour de la politisation de la science, cet ouvrage retrace l'histoire de la médicalisation du corps noir par la profession psychiatrique aux États-Unis, du XXe siècle jusqu'à l'époque contemporaine.

    Conjuguant l'histoire et la sociologie, il est ainsi question de retracer les différents régimes par lesquels la notion de race a été jugée pertinente par les psychiatres pour naturaliser les différences corporelles des années 1920 jusqu'à l'époque contemporaine.

    En s'appuyant sur un corpus d'archives personnelles de médecins, d'institutions de soins et de centres de recherche en psychiatrie, ainsi que sur une enquête qualitative réalisée auprès de psychiatres en Californie, ce livre démontre que la catégorie de "race" irrigue encore et toujours les pratiques et les discours institutionnels, aussi bien dans les représentations que les médecins véhiculent des corps soignés, que dans les stratégies de naturalisation du social employées pour prendre en charge leurs patients.

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  • Les relations entre France et Amérique à l'ère des révolutions relèvent bien souvent d'une suite de lieux communs autour de l'aide française aux Etats-Unis naissants ou de la perte sanglante de Saint-Domingue. L'historiographie a fort heureusement fait de belles avancées en la matière et ce volume voudrait à la fois en témoigner et aller plus loin encore en suivant trois grandes directions. D'abord en insistant sur le travail des sources, en montrant que les historiens ont encore du pain sur la planche, des gisements connus à explorer à nouveaux frais et d'autres plus inattendus à explorer, en ouvrant les horizons et variant les méthodes.
    Ensuite parce ce le projet collectif dont est ici cet ouvrage veut voir large dans l'epace et dans le temps : il ne s'agit ni de se limiter à une première courte séquence révolutionnaire ni à l'Atlantique Nord, mais bien de couvrir un siècle de tensions créatrices autour des concepts de révolution et de nation, deux moteurs de l'évolution des sociétés de ces temps-là, tout en construisant la réflexion à l'échelle du continent américain dans son entier.
    Le lecteur arpentera donc un vaste monde, de la France au Pérou et à New York. Enfin, les auteurs réunis ici ne se contentent pas de réécrire une histoire diplomatique, même rénovée, mais pratiquent une histoire relationnelle complexe, abordant les circulations atlantiques sous de multiples angles et au travers de multiples groupes sociaux : exilés, migrants, combattants, intellectuels, etc...

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  • L'Amazonie revient par vagues dans les média occidentaux, tandis que son devenir - écologique, économique, politique - se fait plus incertain. Cet ouvrage se penche sur une de ses bordures, située au nord-est du Pérou et traversée en 2009 par un mouvement socio-environnemental, conclu dramatiquement, et démarré en raison de la remise en cause par le gouvernement du droit de propriété foncière collective des groupes autochtones. Si on a parfois conclu à l'obstruction principielle des indigènes à la marche du progrès, une perspective historienne invite plutôt à revenir sur la relation complexe, nouée par ces mêmes indigènes avec l'Etat et les dynamiques transnationales qui affecte leurs territoires. C'est le choix fait par cet ouvrage, qui examine un demi-siècle d'histoire dans le Haut Marañón, lieu de vie des Awajún, des Wampís, de populations métisses et d'étrangers, qui donnent à lire un "local" traversé de logiques globalisées. Missionnaires chrétiens, soldats chargés de faire frontière, indigènes allant à la ville et en revenant, colons en quête de subsistances, anthropologues à la recherche d'un autre modèle éducatif, activistes en quête d'une autre construction nationale, ingénieurs, médecins: ces acteurs se croisent, parfois sans se parler, et participent du dialogue difficilement établi avec la selva, cette Amazonie tour à tour fantasmée et crainte, qui n'en pas moins toute sa place dans l'histoire péruvienne, et dans le débat mondial sur la notion et les modèles de développement.

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  • Les Péruviens auparavant nommés Indiens Nouv.

    En 1821, au lendemain de la proclamation d'indépendance du Pérou, San Martin déclarait que ceux que l'on appelait "Indiens" à l'époque coloniale espagnole ne devaient plus être désignés que comme "Péruviens" car ils devenaient citoyens au même titre que les Blancs et les métis. Quelques décennies plus tard, la guerre du Pacifique (1879-1883), véritable désastre pour le Pérou, fut cependant interprétée comme la preuve de l'échec de l'intégration nationale, générant de nouveaux débats sur la place des Indiens dans la société péruvienne.

    Cet ouvrage analyse la façon dont furent perçues les populations autochtones andines par les élites créoles entre 1821 et 1879, période charnière, et pourtant peu connue, entre la pensée coloniale et les courants indigénistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Il propose une histoire culturelle des représentations à partir de la législation, des discours politiques, de la presse, de divers essais, d'oeuvres littéraires et de l'iconographie. Ces sources révèlent toute l'ambiguïté de ces discours et visent à mieux comprendre les fondements de la nation péruvienne encore aujourd'hui.

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  • Le "virage à gauche" de l'Amérique latine a suscité un intérêt à la fois politique et académique. Aujourd'hui, le reflux - voire la fin - de ces gouvernements progressistes est réel. Cet ouvrage nous propose un bilan critique de ces expériences, essentiellement pour la période 1998-2018. Au niveau géopolitique, la tutelle étasunienne a été bousculée et la Chine est montée en puissance. Les politiques économiques ont permis une redistribution vers les plus pauvres et ont été aussi profondément marquées par la dépendance aux matières premières et à diverses formes d'extractivisme.

    L'analyse des mouvements sociaux dans les quartiers, les syndicats ou le champ de l'éducation vient éclairer les mutations en cours. L'étude des caractéristiques communes de l'évolution de la politique latino-américaine est complétée par une analyse des conjonctures spécifiques : du géant brésilien où les ultra-conservateurs connaissent une dynamique fulgurante à la crise vénézuélienne dont il est difficile d'entrevoir une issue, en passant par la répression menée par Daniel Ortega au Nicaragua, la coalition sociale-démocrate longtemps au pouvoir en Uruguay ou encore la présidence d'Evo Morales en Bolivie.

    L'ouvrage réunit les contributions des meilleurs spécialistes de la région, articulées avec les enquêtes de terrain de jeunes chercheurs, pour proposer une compréhension globale des deux dernières décennies en Amérique latine, au-delà des clichés dont elle est souvent victime.

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  • Le concept d'un Nouveau Cinéma latino-américain apparaît à la fin des années 1960 pour décrire les liens entre les expériences de rénovation cinématographique menées par divers cinéastes de gauche. Loué par certains réalisateurs et critiques, fortement contesté par d'autres, que sait-on aujourd'hui de ce Nouveau Cinéma latino-américain? Ce livre retrace les origines et les développements de ce projet cinématographique à l'échelle de l'Amérique latine. Les connexions établies entre les réalisateurs et les institutions cinématographiques, les dialogues esthétiques, les circulations d'objets culturels et leurs appropriations sont au coeur de la réflexion. À partir de l'Institut cubain de l'art et de l'industrie cinématographiques, l'école documentaire de Santa Fe, Chile Films, de Glauber Rocha et du groupe Cine Liberación, l'auteur analyse les conceptions, les médiations et les échanges portés par le Nouveau Cinéma latino-américain.

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  • La Révolution mexicaine se résume parfois aux personnages mythiques que furent Pancho Villa et Emiliano Zapata. Si ces acteurs renvoient à une étape fondatrice de ce processus tumultueux, les transformations politiques et sociales que connut le Mexique entre les années 1910 et 1940 ne sauraient pourtant être intelligibles à la seule lumière de ces icônes. Le mouvement étudiant apparaît comme l'un des acteurs les plus pertinents pour repenser et relire intégralement le processus révolutionnaire mexicain. Ce livre propose ainsi une « histoire étudiante » de la Révolution mexicaine.

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  • À partir des toiles tissées par les différentes structures et dynamiques de la coopération intellectuelle, internationale, continentale ou latino-américaine, l'Argentine, le Brésil et le Chili ont forgé les instruments d'une diplomatie culturelle et ont bâti une certaine image d'eux-mêmes sur la scène internationale. Cet ouvrage analyse de manière comparatiste et transnationale l'élaboration d'une diplomatie culturelle par l'Argentine, le Brésil et le Chili dans la période de l'entre-deux-guerres.

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  • Que signifie être indien et migrant en Amérique, au début du XXIe siècle ? Cet ouvrage suit des femmes et des hommes identifiés comme Indiens qui se sont d'abord installés à Mexico avant d'émigrer aux États-Unis, sans titre de séjour, dans le Wisconsin. Il s'interroge sur le poids de l'expérience de l'altérité sur les projets migratoires. Attentive à l'intersection des rapports sociaux de classe, d'ethnicité, de genre et de statut migratoire, l'enquête s'approche au plus près du vécu quotidien des migrants.

    Que signifie être Indien et migrant en Amérique, au début du XXIe siècle ? L'ampleur des migrations indiennes mexicaines au cours des dernières décennies et la mise en place au Mexique de politiques de reconnaissance donne à la question une actualité particulière. Cet ouvrage suit des femmes et des hommes identifiés comme indiens qui se sont d'abord installés à Mexico avant d'émigrer aux Etats-Unis, sans titres de séjour, dans le Wisconsin. Il s'interroge sur le poids de l'expérience de l'altérité sur les projets migratoires. Pourquoi, alors que les communautés d'origine constituent une ressource pour émigrer, de nombreux migrants cherchent-ils à s'en éloigner aux États-Unis ? Dans cette gestion de la différence ethno-raciale, quel est le rôle des contextes locaux et d'une expérience migratoire intergénérationnelle, articulant migration interne et internationale ? Quel soutien les migrants trouvent-ils malgré tout dans leur communauté d'origine et comment les frontières de celle-ci se redessinent-elles au fil des mobilités ? Quelles stratégies développent-ils face au racisme et quels apprentissages transposent-ils d'une société à l'autre ?

    Avec une préface de Yvon Le Bot.

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  • Catastrophe et terrorisme d'État en Argentine, au Chili et au Mexique Depuis les périodes de terrorisme d'État jusqu'à celles des « transitions » démocratiques, cet ouvrage met en évidence des spécificités esthétiques des récits et des images entrant en résonance avec la notion de catastrophe, à partir d'une étude comparative entre trois pays : l'Argentine, le Chili et le Mexique. Parler de résilience à la catastrophe signifie qu'au-delà de la résistance identitaire des individus et politique des collectifs, les oeuvres étudiées font preuve d'une puissance d'invention capable de s'adapter aux circonstances changeantes de l'histoire et de la mémoire, et de transformer, en retour et pour l'avenir, ces identités individuelles et ces politiques collectives.

    Avec le soutien de l'Institut des Amériques.

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  • À partir d'archives inédites et de la collecte de nombreux entretiens, ce livre raconte une vie politique clandestine et paradoxale : celle qui a subsisté au Brésil au sein de l'institution militaire et sous le pouvoir dictatorial, et en a même largement orienté le devenir. Il y eut en effet un conflit politique au coeur même de l'extrême-droite militaire : sur quelles épaules repose la « Révolution démocratique et rédemptrice », appellation officielle du coup d'État et de la dictature qui lui fait suite ?

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  • En 1842, une église catholique destinée aux fidèles de couleur et une communauté religieuse réservée aux femmes de couleur libres sont toutes deux fondées à La Nouvelle-Orléans. L'expérience religieuse des esclaves catholiques de la Louisiane dans la première moitié du XIXe siècle découle toutefois de trajectoires particulières ; les esclaves évoluent dans des mondes sociaux et culturels divergents. Cet ouvrage souligne les aléas de la rencontre entre catholicisme et esclavage et met en lumière les prémisses de la construction d'un afro-catholicisme distinct, propre aux communautés esclaves rurales et urbaines de la Louisiane.

    Avec une préface de Paul Lachance.

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  • Qu'est-ce qu'un héros ? Comment un personnage historique peut-il incarner des espoirs au présent longtemps après sa mort ? Quels sont les liens entre les modèles héroïques et l'invention des nations ? En quoi la fabrique de héros soutient-elle la légitimité au pouvoir de différents gouvernements ?
    Autant de questions traversant cet ouvrage qui retrace le processus d'héroïsation et les usages politiques du caudillo libéral hondurien Francisco Morazán. De 1830 à 1839, Morazán dirige la République Fédérale d'Amérique Centrale qui réunit le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua et le Costa Rica. La particularité du processus indépendantiste de la région (absence de lutte armée face à la couronne espagnole et annexion au Mexique), a fait de l'époque fédérale un mythe d'origine associé à son président. Comme Bolivar, Morazán représente de surcroît un idéal unioniste. Pourtant, les conflits politiques et militaires entre élites locales ont empêché la Fédération centraméricaine de se consolider et Morazán est fusillé en 1842. Plutôt que de redonner une dimension "objective" au personnage, cet ouvrage met en relief les aspects symboliques qui ont reconstruit son image, depuis son exécution jusqu'au centenaire de sa mort en 1942.
    La perspective comparative entre les cinq États centraméricains permet de dégager différentes mémoires et de présenter les multiples facettes d'une figure kaléidoscopique. Étudier le héros en dit finalement beaucoup sur les acteurs du culte.
    Avec une préface de Michel Bertrand.

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  • Le monde combattant est-il exclusivement masculin ? L'émancipation féminine peut-elle s'obtenir par les armes ? À l'instar d'autres groupes armés du XXe siècle, les guérillas péruviennes ont pu compter sur une importante contribution féminine. Mais la participation des femmes au dernier conflit armé a souvent été analysée au seul prisme de leur engagement au sein du parti maoïste Sentier Lumineux. Elles s'y sont en effet distinguées en raison de leur présence au sein de la haute hiérarchie du parti. Converties en véritables objets d'opprobre public, les militantes "sendéristes" ont dès lors cristallisé l'attention accordée aux femmes combattantes, éclipsant les autres formes de participation des femmes au conflit.

    Proposant de dépasser l'effet de cristallisation qu'inspire l'image de la militante sendériste, cet ouvrage rend compte des multiples facettes de l'expérience combattante féminine. En retraçant différents itinéraires de vie de femmes ayant pris les armes pendant le conflit armé, il illustre les grands bouleversements ayant marqué la société péruvienne et offre un nouvel éclairage sur les moteurs de la violence politique. L'analyse de l'expérience combattante féminine ainsi présentée rompt avec les approches classiques sur la guerre et les conflits armés, en situant les rapports de genre au coeur de sa problématique.

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  • Le point de départ de cette étude se situe en 1875, avec le premier Congrès des américanistes et s'achève en 1945, avec la fin de la Seconde Guerre mondiale et la mort d'un des principaux artistes sélectionnés, Jean Puiforcat. Entre ces deux dates, il s'agit d'appréhender l'histoire des transferts culturels entre le Mexique, le Pérou et la France, en mettant d'abord l'accent sur les liens entre les intérêts diplomatiques et le développement culturel de l'américanisme.

    À partir de là, le regard se concentre sur l'évolution de la perception française des arts précolombiens au travers de l'analyse des expositions temporaires, du marché de l'art et des revues d'art en France. Cela permet de comprendre comment la réévaluation de ces civilisations a favorisé l'appropriation de motifs précolombiens dans la création décorative en France. Ces phénomènes sont multilatéraux : l'analyse des recueils d'ornements précolombiens et de leur théâtralisation par les gouvernements a permis de mettre en lumière des collaborations internationales, notamment celle de la liménienne Elena Izcue avec la styliste Elsa Schiaparelli.

    En 2017, cet ouvrage a reçu le prix de thèse de l'institut des Amériques à Paris.

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  • Les missions d'évangélisation catholiques auprès des populations autochtones nord-Amérindiennes de l'Ouest canadien, au XIXe siècle et au XXe siècle, s'offrent à la recherche en sciences sociales comme un laboratoire d'expériences de la rencontre interculturelle propice à l'étude des processus d'adaptation à l'altérité.

    Missionnaires et missionnés s'observent, interagissent, et construisent une histoire commune. Sur une toile de fond teintée de post-colonialisme, les protagonistes s'expriment au sujet de cette période de cohabitation forcée. Entre individualités et collectivités, entre mémoire et renouveau, la rencontre entre religieuses et autochtones se donne à voir. La fabrique de cet espace commun est ici abordée sous l'angle du féminin, par l'intermédiaire des mémoires féminines des missions.

    Cet ouvrage propose ainsi une mise en confrontation de deux cultures en contexte de missions d'évangélisation, et ce, à travers les mécanismes de rencontre dans lesquels les constructions culturelles du masculin, du féminin et de la relation entre les sexes ne sont pas étrangères.

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  • Dans le contexte des pressions croissantes d'États (néo)extractivistes, et des nouvelles opportunités offertes par les arènes environnementales globales, cet ouvrage offre un panorama des transformations de la gouvernance communautaire de l'eau et des forêts en Amérique Latine au début du 21e siècle.

    Loin de rester cantonnées à l'échelle locale, les organisations communautaires tentent de rompre avec leur perception comme des acteurs vulnérables, et renouveler leurs modes de gestion collective des ressources naturelles à l'échelle transnationale.

    Alors que la Confédération Latino-américaine des Organisations Communautaires de Services d'Eau potable et Assainissement (CLOCSAS) promeut l'associativité des organisations communautaires de l'eau auprès des gouvernements et des experts internationaux, l'Alliance Mésoaméricaine des Peuples et Forêts (AMPB) regroupe les communautés forestières et autochtones dans le but de sécuriser leurs territoires et d'accroître leur visibilité internationale.

    Au croisement entre géographie politique et sociologie des mouvements sociaux, cet ouvrage analyse les raisons motivant le passage du local au transnational des organisations communautaires ; les transformations induites par l'engagement transnational sur leurs modèles de gouvernance ; et les effets de rétroaction de la transnationalisation. Il permet d'identifier des dynamiques d'exacerbation des exclusions et des processus d'adaptation entre gouvernance communautaire et néolibéralisme vert.

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  • Fruit d'une abondante documentation historique restituée par de très nombreuses illustrations, cet ouvrage retrace l'histoire de la région fascinante du Jari. Il en montre les dynamiques actuelles, y compris les plus récentes explorations comme l'expédition géographique menée en 2011 qui a permis de remonter le Jari et son affluent le Mapaoni jusqu'à la borne de trijonction Brésil/Surinam/Guyane française. L'histoire et la configuration actuelle de ce territoire en font à la fois un symbole et un condensé de l'histoire de toute l'Amazonie brésilienne.

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  • Cette étude retrace les parcours de sept associations de victimes de la dernière dictature militaire en Argentine (1967-1983), depuis leur naissance jusqu'en 2007. Nadia Tahir analyse comment ces associations, qui sont de véritables acteurs politiques, contribuent à la construction d'une mémoire collective sur « ce passé qui ne passe pas ». L'auteur montre également que leurs discours et actions ont été conditionnés par des politiques de gestion du passé dictatorial établies par les gouvernements successifs.

  • Au Chili, quarante ans après, les échos dissonants du coup d'État civilo-militaire de 1973 résonnent toujours. L'ambition de cet ouvrage consiste à explorer tout un pan de la réalité chilienne, de fond en comble traversé par ces contradictions majeures. En replaçant les phénomènes sur la durée, il porte le regard sur la très singulière transition politique made in Chile, avec ses nombreuses ambivalences et ses énigmes persistantes.

    Avec le soutien de l'Institut des Amériques et l'université de Bretagne occidentale.

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  • Cet ouvrage plonge dans les coulisses des mobilisations indiennes et de leurs alliés missionnaires et anthropologues. Il situe l'historicité de la représentation politique, de l'organisation formelle et de la délégation de mandat dans la capacité d'appropriation et d'action des Indiens. Penser le mouvement indien au Brésil comme un tout alors que la raison anthropologique se disperse sur une myriade d'univers ethnologiques : tel est l'objectif d'un ouvrage qui allie la sociologie américaine des mouvements sociaux à l'anthropologie.

    Avec le soutien de l'université du Massachussetts, Boston.

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  • Les révélations Snowden confirment qu'aux États-Unis le tiraillement entre impératifs du secret et exigences de transparence demeure vivace. Grâce aux révélations ponctuelles de ce genre et surtout à la mise à disposition régulière de fonds d'archives, il est possible de rendre compte de l'histoire du renseignement américain contemporain, jusqu'aux transformations qu'il a connues depuis les attentats du 11 septembre 2001.

    Avec le soutien de l'université de Rennes 2 - EA 1796 - ACE (Anglophonie : Communautés, Écritures).

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  • À la fin du XIXe siècle, à plusieurs milliers de kilomètres de Paris, au Brésil, les idées d'Auguste Comte vont se diffuser au Brésil, un pays à l'économie encore traditionnelle mais avide de progrès. Dans les années 1900, les premiers manuels de sociologie sont publiés à Rio de Janeiro et São Paulo par des intellectuels polygraphes habitués aux sciences juridiques. Un demi-siècle plus tard, la première véritable génération de sociologues brésiliens formés sur place prend la direction de la recherche et de l'enseignement de cette discipline relativement nouvelle. Comment la sociologie s'est-elle développée et affirmée entre ces deux dates dans le géant de l'Amérique latine ?

    Cette question est importante car le Brésil est un grand pays de sociologie qui a formé ses premiers sociologues professionnels dans les années 1930, soit avant les Français, et qui n'a cessé d'attirer des chercheurs et des enseignants de premier plan venus d'Europe ou des États-Unis.

    Ce livre invite donc à un voyage dans le temps et l'espace à la recherche des pionniers de la sociologie au Brésil. Il montre que les juristes ont été les premiers à pratiquer et à enseigner la discipline à Recife, Rio et São Paulo. Il raconte le travail des missions universitaires venues d'Europe et des Etats-Unis pour faire fonctionner les premiers départements de sciences sociales. Il permet aussi de restituer l'ensemble des acteurs de cette histoire mouvementée : autodidactes, polygraphes, avocats, catholiques pratiquants, agrégés français, héritiers de l'ethnographie américaine. On y suit les démêlés de ces gens d'origines diverses, aux quatre coins du pays, dans des institutions soumises à des pressions politiques et où la concurrence pour les premiers postes est féroce.

    L'histoire intellectuelle que nous proposons n'est ainsi pas une histoire des idées : elle s'efforce de montrer l'activité collective de personnes précises occupées à donner des cours, chercher des contrats de recherche, écrire des manuels. Elle ne se limite pas à raconter une fois de plus l'arrivée de Lévi-Strauss et de Bastide à São Paulo et le développement de la sociologie uspienne, arbre qui en est venu à cacher la forêt. D'une façon originale et vivante, il s'agit de proposer au lecteur une approche concrète de l'institutionnalisation d'une science qui ne se limite pas à exposer les idées des fondateurs.

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  • Depuis les années 1970 les rapports entre mémoire et identités interrogent les sciences sociales dans nombre de sociétés. C'est le cas du Canada. Aujourd'hui, ce pays ne peut plus être envisagé seulement dans une opposition francophones/anglophones. L'importance des flux migratoires venus des Amériques, d'Asie et d'Afrique tout comme les revendications identitaires des autochtones complexifient le rapport au passé...

    Cet ouvrage se veut une réflexion sur les enjeux de mémoire qui traversent le Canada. Quels sont les lieux de mémoires emblématiques du pays et des communautés qui le composent ? Quels acteurs contribuent à la construction de(s) mémoire(s) canadienne(s) ? Quels usages politiques et sociaux du passé y fait-on ? De quels moyens se dote la société pour gérer ces questions ? Quelle place occupe le Québec dans ce processus ?

    Pour répondre à ces questions, les auteurs ont fait le choix de la pluridisciplinarité en réunissant les contributions d'historiens, de géographes, de spécialistes des langues et civilisations, des sciences du langage ou encore de la communication. A l'encontre des idées reçues, elles déconstruisent l'image d'un pays jeune sans histoire.

    Cet ouvrage a été coordonné par :

    Marc Bergère, MCF-HDR en histoire contemporaine (université Rennes 2/EA Tempora) est spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et vient de publier Vichy au Canada (Rennes, PUR, Montréal, PUM, 2015).
    Hélène Harter est professeur des universités en histoire contemporaine (université Rennes 2/EA Tempora). Nord-Américaniste, elle préside l'association française d'études canadiennes.
    Catherine Hinault, PRAG d'anglais (université Rennes 2/ACE), a soutenu une thèse sur les phénomènes d'interculturation et le franco-protestantisme au Québec (1830-1920).
    Eric Pierre, MCF en histoire (université d'Angers), est membre du TEMOS et président du CERPECA.
    Jean-François Tanguy, MCF honoraire (histoire contemporaine - Rennes 2), a été responsable de l'organisation du cours public de Rennes 2 en 2008-2009 : "France-Canada, 400 ans d'histoire commune."

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