Pu De Rennes

  • La femme sauvage est une figure qui hante les arts et les lettres, du Moyen Âge au monde contemporain. Marquée par l'altérité, la femme sauvage est souvent marginalisée. Parfois valorisée, quand elle promet un Âge d'or ou un paradis idyllique, fréquemment inquiétante quand elle met en cause les normes qui émanent souvent d'autorités masculines, tantôt anti-femme, exception, monstre, tantôt femme essentielle, elle connaît des infléchissements notables, avec le christianisme et la redistribution des genres qu'il suppose, la découverte de l'Amérique et des "Indiens", les Lumières et leur questionnement sur la classification des espèces, le XIXe siècle, son exaltation, mais aussi son questionnement du progrès et de la civilisation, le XXe siècle et l'époque actuelle, avec le féminisme, la psychanalyse mais aussi l'écologie (qui redessine les contours du monde sauvage).

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  • Cet ouvrage relie deux générations. Il s'intéresse à des auteurs dont l'ambition théorique s'adosse à une écriture littérairement assumée. La question qui l'anime est d'ordre généalogique : il cherche à comprendre ce que la "littérarisation" des formes du discours savant (philosophie, anthropologie, psychanalyse, etc.) peut nous dire, en retour, de l'idée que la littérature se fait d'elle-même. Il montre ainsi combien la revendication d'un savoir de la littérature tient à la fois de la fierté et de la résistance : de plus en plus contestée dans sa capacité à formuler des vérités, la littérature entend faire de sa relégation symbolique le lieu même d'une réaffirmalion statutaire. À chacun des chapitres correspond alors un faisceau de problématiques que l'on retrouve au carrefour des ?uvres de Roland Barthes et de Pascal Quignard, entre le dernier quart du XXe siècle et le début du XXIe siècle : la concurrence des sciences et des lettres, la résurgence de la rhétorique dans la pensée littéraire, la mise en scène de la figure du "lettré", la spectacularisation du rapport affecté au langage, la marginalisation héroïque de l'écrivain. De la revue Tel Quel aux Cahiers de L'Éphémère, de Bataille à Derrida, en passant par Rousseau et Lévi-Strauss, ce livre s'inscrit dans le jeu brouillé des généalogies pour retisser des solidarités inédites.

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  • Ce volume étudie, dans les textes littéraires du Moyen Age au XXIe siècle, le brouillage des normes et des stéréotypes de genre : le concept de genre, qui a profondément transformé l'approche des sciences sociales et humaines, restait encore peu exploité dans les études littéraires. Subversions, brouillages, défaussements explicites ou clandestins, appropriation des attributs assignés à l'Autre, redistribution des catégories, physiques, mentales, sociales...
    Quels sont les moyens spécifiquement littéraires mis en oeuvre pour mettre en question un système binaire figé ? Comment ces stratégies littéraires et leurs enjeux varient-ils à la fois en diachronie et selon les genres littéraires ? Qu'ils soient de l'ordre du jeu ou qu'ils relèvent d'une résistance politique et de perturbations esthétiques, les phénomènes d'hybridation et de réversibilité des codes viennent défier les performances traditionnelles du genre.
    Si le travestissement reste pendant des siècles l'outil principal du brouillage, la modernité sonde les voies d'un au-delà multiple du genre, allant d'une érotique subversive à des interpénétrations existentielles et identitaires de fond, particulièrement sensibles dans les littératures contemporaines d'expression française de par le monde.

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  • De Gethsemani au Golgotha : la passion dans l'art et dans la littérature Nouv.

    Du jardin des Oliviers à la mise au tombeau, la Passion du Christ est un motif récurrent de l'art et la littérature. L'Église a joué un rôle essentiel dans la diffusion des oeuvres promouvant l'imitation des souffrances du Christ comme voie du Salut. Mais indépendamment de sa valeur théologique, le récit des Évangiles possède une force dramatique et émotionnelle propre à toutes les transpositions, qu'elles soient fidèles au message chrétien, le transforment ou le subvertissent. Comment représenter le Christ souffrant et les personnages qui l'entourent ? Dans quel but ? Que devient la Passion alors que la société se sécularise ? Peut-on séparer la visée esthétique et la visée religieuse ?

    Les textes rassemblés dans ce volume répondent à ces questions à travers un vaste corpus d'oeuvres, du Moyen-Âge au XXIe siècle, empruntées à différents domaines : littérature française et étrangère, théâtre, cinéma, peinture, musique.

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  • Le goût du noir dans la fiction policière contemporaine Nouv.

    D'abord roman avec le gothique qui se développe au cours du 19ème siècle et trouve son apogée au 20ème, le "noir", récit de mort, de violence et de terreur, mais aussi de résolution de cette tension mortifère, ne tarde pas à se décliner en films, faisant de la figure du détective un arcane majeur du cinéma à partir des années 40.

    Romans et films mettent en évidence les noirceurs des crimes et des environnements sociaux qui les génèrent ou les capacités déductives d'enquêteurs de papier devenus icônes de l'écran : Sherlock Holmes, Hercule Poirot. Le genre et son immense succès populaire se propagent dans d'autres médias (BD, séries).

    L'ouvrage tente de faire la lumière sur cette extension du Noir, travaillant les codes pour les adapter comme Tardi, transposant les romans de J.P. Manchette ou Black Sad, dont les auteurs reprennent les images du film noir dans le roman graphique. Le Noir se fait le porte-parole de réalités criminelles à l'oeuvre dans nombre de sociétés, et utilise sa "fiction" pour les dénoncer, et ceci aussi bien dans les romans (D. Meyer, H. Mankell, A. Indridason,) que dans les films (J. Gray, M. Scorsese, A. Egoyan) ou les séries (The Wire).

    Né dans l'Angleterre du 18ème siècle, le Noir, ses stratégies, ses codes et son pouvoir se sont infiltrés puis développés comme moyen privilégié d'exprimer l'angoisse et la fascination de la violence et de la mort, sur tous les continents, de l'Europe aux États Unis, du Mexique à l'Afrique du Sud.

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  • Traduire une oeuvre littéraire d'une langue à l'autre pose des problèmes éthiques qui ne peuvent être pleinement résolus par un code de travail ou des normes déontologiques, linguistiques, culturelles ou même esthétiques. De tels problèmes nous invitent à nous interroger sur ce qui motive subjectivement le traducteur dans ses désirs, ses joies et les questions essentielles qui l'animent. Cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur l'éthique de la traduction en s'appuyant sur des concepts philosophiques et psychanalytiques contemporains plutôt que sur les concepts linguistiques, culturels ou esthétiques qui dominent les essais sur la question du traduire. Cet essai critique contribue par ailleurs à une compréhension résolument progressive de la traduction en proposant une critique des traductions modernes écrites par François-René de Chateaubriand, Ezra Pound, Jacques Roubaud et Louis Zukofsky. C'est le premier ouvrage à explorer en détail l'idée, introduite par Antoine Berman, que le désir du traducteur est motivé par la "lettre" mentionnée dans l'expression "traduire à la lettre".

    L'ouvrage relève et tient le pari de montrer en quoi cet objet du désir de traduire est à la fois irrémédiablement énigmatique et absolument efficace à accueillir l'étrangeté du texte à traduire. Loin de décrier amèrement la traduction au nom de ses "problèmes", il encourage au contraire les traducteurs et leurs lecteurs à poursuivre leur désir pour ce qui, depuis le coeur même de notre langue maternelle, nous pousse toujours vers les langues étrangères.

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  • Prier, combattre et voir le monde Nouv.

    Marco Polo, Christophe Colomb et quelques autres explorateurs de légende ont complètement occulté nombre d'aventuriers de la fin du Moyen Âge, aujourd'hui inconnus du grand public. Ce livre exhume la mémoire de quatre d'entre eux, dont les voyages se sont déroulés entre les années 1390 et 1450. Les deux premiers, Ogier d'Anglure et Nompar de Caumont, ont fait le pèlerinage traditionnel à Jérusalem. Quelques années plus tard, l'infatigable Guillebert de Lannoy passera sa vie sur les routes, tandis que Bertrandon de la Broquière accomplira une mission d'espionnage, dont le récit novateur dépasse les clichés de la culture médiévale.

    Pourquoi réunir ces quatre aventuriers dans un même livre ? Ensemble, ils embrassent les différentes formes du voyage nobiliaire : les campagnes militaires, les expéditions quasi-ritualisées que sont le pèlerinage ou l'ambassade, les explorations motivées par la volonté de voir le monde. Surtout, ces nobles commencent à écrire eux-mêmes le récit de leurs voyages et posent les jalons d'un genre littéraire émergent. L'analyse de leurs oeuvres se trouve donc au coeur de l'ouvrage.

    Ce livre a vocation à étudier par quels moyens spécifiques voyage la noblesse et quel est son « vécu ». Il répond également à la question du rôle que pouvait jouer cette pratique dans la vie de l'aristocratie tardomédiévale dans l'espace français, mais aussi plus largement européen puisque la culture nobiliaire ne connaît de frontières ni géographiques ni linguistiques.

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  • Dix-sept poétesses ont composé en Occitanie médiévale entre 1170 et 1240 des pièces lyriques, des lettres et des débats. Pour autant nous ne détenons de cet âge d'or, antérieur à la Croisade des Albigeois, que des fragments épars, des pièces isolées, des capitales ornées et de rares notations musicales. Il est pourtant assuré que trobairitz et troubadours disposèrent d'un réseau d'échanges et mobilisèrent des jongleurs pour relayer leur production poétique sur de vastes territoires. Ce sont approximativement trente-quatre poèmes qui nous sont parvenus, soit 1,2 % de la lyrique occitane. Ces poétesses composèrent en langue d'oc, une langue de culture relativement homogène. Leur appartenance à la noblesse, leur éducation et la liberté probable dont elles jouissaient les y disposaient. On redécouvre aujourd'hui qu'elles furent considérées en leur temps, et par leurs pairs, comme des autrices à part entière, pratiquant des genres littéraires qui n'étaient pas mineurs. Aucun "genre des genres", selon l'expression de Christine Planté, n'est à déplorer les concernant, pas de territoire inférieur où l'écriture, parce que "féminine", se serait exercée en des formes littéraires basses et marginales. Elles embrassèrent ce qu'il y avait de mieux : cansos, tensos, sirventés et saluts.

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  • Le château allégorique : image mentale et paysage d'autorité de l'Antiquité à nos jours Nouv.

    Le château représente un archétype de l'imaginaire collectif. Au-delà de son omniprésence dans le décor des contes de fées, de sa valeur symbolique dans l'espace médiéval et de son remploi littéraire, artistique et cinématographique, il contribue à la construction d'un paysage mental d'autorité, auquel la tradition occidentale se réfère pour y adhérer ou pour le questionner. La quête du château (soit une quête de la connaissance), l'arrivée au château (soit l'accomplissement d'un parcours initiatique), l'enfermement au château, le chemin jusqu'à lui, la montagne couronnée par lui, voici quelques-unes des figures qui mettent en mouvement l'image du château comme la mémoire ou le sanctuaire du sens. Par une approche diachronique et interdisciplinaire, ce livre obéit à l'exhortation que Nerval citait au seuil de ses Châteaux de Bohème : "Rebâtissons, ami, ce château périssable / Que le souffle du monde a jeté sur le sable."

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  • D'Americana (1971), au titre si programmatique, au Silence [2020), la fiction de Don DeLillo affiche depuis un demi-siècle l'invariable ambition de radiographier la culture américaine et. plus ambitieusement encore, de la redéfinir à travers une somme de moments proprement critiques, susceptibles d'en révéler la psyché intime. Elle s'attache à chroniquer de la sorte malaises civilisationnels, faillite des mythes et des discours topiques, comme elle documente la coulisse du fameux rêve quelle s'obstine à promouvoir. Pareille fiction cherche à cerner et fixer plus avant ce circuit de l'inconscient national, en opposant ce qui nourrit l'imaginaire des États-Unis aux défaillances mêmes de ses systèmes de représentation, prenant autant appui sur les tragédies historiques (l'assassinat de John Kennedy, les attentats de septembre 2001) que sur les crises structurelles (comme celle exemplaire du capitalisme financier). Si la paranoïa ressortit d'abord à l'intrigue des romans, elle informe aussi une lecture presciente de la complexité du réel contemporain et une écriture du soupçon radical qui va à rebours du Zeitgeist, s'arc-boute contre les idéologies et les dogmes dominants. En quoi, l'ambition dernière de cette écriture paranoïaque est bien d'introduire le jeu du doute entre le texte et le monde, DeLillo aspirant à élargir par ses récits la cartographie cognitive de ses contemporains.

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  • La question du sacré a de nombreuses ramifications dans l'uvre de fiction et dans les essais philosophiques d'Albert Camus. ce volume examine l'articulation des représentations positives et négatives du sacré, au fil d'une uvre qui fait ressortir avec acuité ses ambivalences : la dénonciation d'une force d'écrasement prompte à glisser de la sphère religieuse à la sphère politique y coexiste avec le lyrisme de la dilatation de l'être dans les extases cosmiques, ou encore avec l'approche aimante et douloureuse du mystère de l'autre.
    La réflexion de Camus fait jaillir du sacré lui-même le sens de la limite qui contrecarre ses propres égarements, en opposant aux fureurs totalitaires et terroristes la terreur révérencielle du sang versé et en entreprenant de refonder sur l'esprit de mesure un humanisme lucide.

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  • Femmes tondues et violées, mères en deuil, miliciennes, veuves ou détenues... La mémoire des vaincues de la Guerre civile espagnole et du franquisme a longtemps été réduite à la clandestinité. Pendant la démocratie, elle a progressivement trouvé dans la littérature un lieu d'expression de sa diversité.

    Ce livre fournit une vue globale de la construction mémorielle dans l'espace fictionnel, en analysant des oeuvres publiées entre 1975 et 2010, en français (Agustin Gomez-Arcos et Mercedes Deambrosis) et en espagnol (Dulce Chacon, Carme Riera, Josefina Aldecoa, Jésus Ferrero, Marifé Santiago Bolanos et Angeles Caso).

    En menant l'enquête au coeur même des formes poétiques, cet ouvrage montre comment la fiction dit la violence de l'histoire et en quoi elle est une pièce cruciale de l'économie mémorielle. L'analyse embrasse tant les phénomènes stylistiques et narratologiques que les représentations, et met ainsi au jour une véritable poétique du traumatisme, dont la figure centrale est celle de la victime. Dans un dialogue au long cours avec les sciences sociales, l'analyse littéraire enrichit la compréhension des enjeux éthiques et politiques d'un discours faisant de la guerre et de la dictature un "passé qui ne passe pas".

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  • Mémoire de vaincus, mémoire de vainqueurs dans le bassin méditerranéen Nouv.

    L'histoire est-elle écrite par les vainqueurs, et par les grands hommes qui en ont entretenu la mémoire ? Grâce à une large ampleur diachronique (de l'Antiquité au XXIe siècle), le livre réfléchit aux manières dont il est possible de faire émerger une mémoire effacée.

    Tout récit mémoriel est avant tout une fiction : Mémoire de vaincus, mémoire de vainqueurs dans le bassin méditerranéen met en valeur les outils propres à la littérature dans l'écriture de récits mémoriels conflictuels, et illustre les possibilités de sortir de la vision dichotomique d'une certaine histoire officielle. Les mémoires plurielles du bassin méditerranéen, au coeur du livre, sont interrogées par le prisme de la littérature car celle-ci peut proposer un contrepoint à des usages instrumentalisés de l'histoire, sur un plan collectif, après que deux camps se sont soulevés l'un contre l'autre et que le rapport de force final a déterminé qui étaient les vainqueurs et qui étaient les vaincus. En assumant les contradictions de la narration et en ne gommant pas la multiplicité des points de vue, la littérature a toute sa place dans le champ de la mémoire. Elle porte l'espoir d'échapper aux discours clos et définitifs sur le passé. Elle est ainsi force de réflexion dans un espace géographique (le bassin méditerranéen) traversé par de vives tensions au cours de son histoire.

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  • Force est de constater le basculement ou la réversion qui font passer de l'intérieur à l'extérieur et inversement. Jusqu'à quel point le dedans peut-il absorber le dehors en l'intraversant, et le dehors avoir raison du dedans en l'extraversant ? L'intérieur le plus intérieur, est-ce Dieu ou le diable ? Est-ce un principe transcendant à l'homme ou bien l'être humain comme tel ? Et quels rapports l'intérieur entretient-il avec les vicissitudes de l'histoire ? Songeons aux formes dont naissent les "formules", aux matrices où se développe l'embryon, aux chambres noires où se produit l'image, aux a priori culturels qui permettent à un peuple de se former ou aux définitions hétérogènes dont sort une notion.

    L'intérieur noue assurément des rapports privilégiés avec la création artistique. Et un désir incoercible de dedans nous pousse à créditer d'intérieur des êtres vus à travers un verre éloignant ou à enrichir d'âmes de simples "créatures de pigments". Mais le sentiment de l'intérieur est aussi un rapport de soi à soi médiatisé par l'imaginaire et les formes symboliques de la culture. Outre l'intérieur intime et essentiel, l'intérieur historiquement constitué et l'intérieur artistique, il s'agit donc de saisir un intérieur "égotiste" en perpétuelle rétroaction. Ce sujet, c'est "le sujet terrible", comme l'écrit Jackie Pigeaud, un sujet auquel on ne saurait refuser son attention sous peine d'oublier le ressort caché du grand art et de toute formation culturelle.

    Réunis à La Carenne-Lemot comme chaque année depuis vingt ans, des spécialistes reconnus dans chacune de leurs disciplines s'exercent à travailler ensemble sur un même sujet. Leur problème n'est pas d'effacer des cloisons, mais de ménager des passages et de repenser des distributions. (Baldine Saint Girons).

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  • « Le français à table », voilà le thème bien alléchant pour des journées de réflexion sur la langue française en France et en francophonie. C'est associer en effet les raffinements gustatifs aux productions orales de la bouche, c'est redonner aux mots leurs saveurs, à la langue spécialisée sa motivation, à l'écriture littéraire une sensualité nouvelle.
    C'est assurément s'attacher à l'amplification du lexique au fil de l'histoire de la langue et de ses voyages - mots exotiques, mots créées par dérivation, de manière imagée ou anthroponymique -, s'intéresser à la naissance et à l'évolution des textes spécialisées - notes de cuisiniers, « mesnagiers » ou « théâtre d'agriculture », menus ou recettes- , s'arrêter sur l'expression littéraire d'un thème particulièrement attirant qui se charge de contenus symboliques, mis en valeur également par la peinture et la musique.
    Ce sont autant d'orientations que ce t'ouvrage pluridisciplinaire propose au public : lexicologues, historiens, littéraires, philosophes, journalistes, professionnels font bénéficier le lecteur de leurs travaux de recherches et de leurs derniers échanges à la table des Lyriades qui les a réunis en Anjou au cours d'un festival d'une semaine de réflexion.
    Véritable sujet linguistique, socio-économique et culturel, voilà, pour la huitième étape du voyage au long cours des Lyriades, une belle escale qui, sous un titre prometteur, souhaite mettre à la table de la langue française tous les gourmets et les gourmands de mots, de mets et de textes.
    Cet ouvrage est issu des 8es journées de la langues française (Rencontre de Liré) qui se sont tenues principalement à Angers, Liré et Ancenis, du 23 au 29 mai 2016. Il a été conçu sous la direction de Françoise Argod-Dutard, agrégée de lettres modernes, professeur d'université en langue française, présidente du conseil scientifique des Lyriades.

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  • S'appliquant au concept de littérarité remis récemment en débat, la réflexion proposée ici s'intéresse au domaine latin, qui reste de ce point de vue largement inexploré. L'arc diachronique représenté, de l'Antiquité au Moyen Âge et à la Renaissance, offre à l'étude un espace culturel où la notion de tradition est vivante, marqué initialement par l'appropriation des codes culturels hellénistiques, et qui a vu ensuite le passage du paganisme au christianisme engendrer ses propres effets. Par une attention portée tour à tour aux positions de l'auteur et du récepteur, aux modes de production et aux mécanismes de validation, aux définitions en creux ou par défaut de la littérarité, les contributions mettent au jour un certain nombre de critères en fonction desquels il apparaît qu'un texte est perçu ou défini comme « littéraire ». Cette diachronie longue permet d'éclairer l'évolution qui a progressivement amené un resserrement de la notion, notamment à propos de genres qui, de nos jours, ne sont plus jugés relever de « la littérature » (histoire, littérature spirituelle ou didactique...). Cette réflexion sur la nature du fait littéraire se situe ainsi au confluent de divers champs d'expression ou disciplines et a vocation à éclairer la conception de la littérarité dans l'Europe classique et contemporaine tandis que son avenir suscite interrogation à l'heure où la disparition du livre de papier est presque annoncée. Avant de pouvoir se demander si d'autres configurations peuvent présider à une nouvelle naissance du fait littéraire, on est revenu à son moment d'origine, dont il ressort une mise en valeur du sens sociétal et personnel des productions littéraires en continuel réaménagement.

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  • Au-delà de la figure du cinéaste engagé qui interpelle le public par son oeuvre, cet ouvrage s'intéresse à la culture de l'engagement qui se déploie dans un espace extra-filmique. À travers des exemples tirés de contextes géographiques distincts (États-Unis, France, Espagne, Afrique du Sud, etc.), les auteurs démontrent que la politisation des films est souvent précédée par une prise de position des réalisateurs et des acteurs.

    Avec le soutien de l'université d'Angers.

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  • Un sujet aussi ample que le western requiert une constellation d'approches, que ce soit dans le domaine de la littérature, des arts plastiques et visuels, de la musique et de la civilisation nord-américaine. Il s'agit aussi de revisiter les figures mythiques tels Bas de Cuir, Daniel Boone, Jesse James, Billy the Kid, Calamity Jane, Buffalo Bill, et d'autres figures du genre : le cow-boy, l'éclaireur, le shérif, le pionnier, le héros solitaire, la femme fatale.

    Publié avec le soutien de l'université de Poitiers Colloque de Cerisy

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  • Cet ouvrage analyse de quelles manières les différents arts s'emparent de l'altérité monstrueuse pour en penser les signes, et pour pousser ceux-ci vers leurs limites : littérature, sculpture, peinture, cinéma, bande dessinée, séries télévisées, jeux vidéos, installations et performances ont vocation à mettre en scène et à interroger les formes du monstrueux.

    Avec le soutien de l'université de Bretagne occidentale.

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  • Cet ouvrage explore la géopoétique des confins au sens géographique du terme, en mettant au premier plan des paysages grandioses, ceux du désert, de la forêt, de la toundra, de la banquise, du fleuve, de la lande, autant d'espaces soumis aux forces vives des éléments et qui mettent le corps et l'esprit à l'épreuve. Là où la végétation prolifère de manière fulgurante, là où le rythme de l'eau anime le paysage, là où le minéral impose ses lois, là où le vent souffle à perdre haleine, là où les phénomènes premiers retiennent toute l'attention, les confins apparaissent.

    Avec le soutien de l'équipe de recherches ERIMIT de l'université Rennes 2 et de l'Institut universitaire de France.

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  • Alors que la nature a toujours eu bonne presse dans les livres pour enfants et pour adolescents, une préoccupation, voire un sentiment d'urgence, s'immisce, dès la seconde moitié du XXe siècle, dans les écrits et les images représentant animaux, végétaux et environnements à destination des jeunes lecteurs. Loin de simplifier la pensée écologique, des auteurs rendent sensible la complexité de l'interaction entre l'humain et la nature en créant des images, en inventant des histoires et en réinventant les formes pour les raconter. Qu'apporte cette littérature à la jeunesse ? N'est-elle là que pour transmettre le fameux message « écolo » de l'adulte à ceux qui grandissent ?

    Avec le soutien du 3L.AM (Laboratoire de langues, littératures et linguistique des universités d'Angers et du Mans), de l'université du Mans et de la Région des Pays de la Loire.

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  • L'éveil renvoie à la naissance, dont il renouvelle et banalise le miracle ; et il s'oppose au sommeil ou plutôt à l'endormissement, pris comme retrait dans un monde intérieur et anticipation de la mort. Mais qu'y a-t-il de commun entre l'éveil physiologique, propre à tous les animaux, et l'éveil spirituel, réservé à quelques élus, en passant par toutes sortes d'éveils spécifiques qui touchent la sensibilité, l'imagination, l'intelligence, la créativité, etc. ? Qui éveille, à quoi et pourquoi ? Et qui s'éveille ? Est-ce "l'âme" ? Est-ce "moi", "soi", "on" ? L'éveil est-il finalement rendu impossible par la mort ou bien peut-il s'accomplir après sa survenue à travers diverses formes de survie ou de résurrection ?

    La méthode choisie est celle d'une approche concrète, proche de la vie, mais toujours soucieuse de ses provenances. Cette "pensée en amont", comme on pourrait l'appeler, ne cesse de solliciter l'histoire des religions, de la philosophie, des langues, des arts et des sciences. Mais elle refuse l'hégémonie d'une seule de ces disciplines et privilégie la créativité, en assignant à la musique et aux beaux-arts un rôle central dans le renouvellement de la pensée.

    Ces Entretiens sont attachés à un lieu qui leur donne son nom : La Garenne Lemot, une villa néoclassique, aux bords escarpés de la Sèvre, dans l'évocation de la Toscane. En cet endroit l'on peut parler de beauté et de grâce, mais aussi de tolérance et d'amitié. Organisés sous la responsabilité de l'Association Les Entretiens de La Garenne Lemot, ces XXIe Entretiens ont pu avoir lieu grâce au soutien de l'université de Nantes, en particulier du Laboratoire "L'Antique, le Moderne - L'AMo", du Conseil départemental de Loire-Atlantique et de la mairie de Nantes. Nous remercions également Monsieur Charles Pain, de Panzoult, et Monsieur Denis Heuzé, de Bordeaux, pour leur généreux soutien. La gestion de la publication de ces Entretiens est due à Alfrieda Pigeaud.

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  • La réflexion critique sur les rapports entre la littérature et la guerre avait longtemps privilégié, en France, les oeuvres portant sur la Seconde Guerre mondiale. La commémoration du Centenaire de la Grande Guerre a permis de rattraper ce retard en faisant éclore un grand nombre de publications et, surtout, en croisant l'approche littéraire avec celles des sciences humaines. Cocteau ne pouvait être oublié par ces travaux, lui qui voulut participer à la lutte dès le premier jour bien qu'il fût exempté, et qui, devenu mobilisable en 1916, passa six mois comme infirmier sur le front belge.

    De son côté, la perception publique de ses années d'Occupation est largement saturée par le regrettable "Salut à Breker", en 1942, que beaucoup voulurent lire comme un insupportable "Salut à Hitler" valant profession de collaboration. Ce volume voudrait corriger cette image simplificatrice en privilégiant l'approche par les discours et les oeuvres : le journal Le Mot, Parade, les grands poèmes de guerre (Le Cap de Bonne-Espérance, Discours du grand sommeil), Thomas l'imposteur ; les adresses aux jeunes écrivains, les textes sur la chanson, Allégories, La Machine à écrire, L'Éternel retour... En temps de guerre, la critique tend à surpolitiser le champ culturel et à en observer les effets sur l'inspiration des écrivains et leurs comportements publics, notamment médiatiques.

    Le cas de Cocteau montre qu'il n'est pas moins intéressant d'étudier les résistances d'un écrivain à cette surpolitisation, ses retraits, ses dilemmes, voire ses refus, lien ressort l'image d'un homme assez esthète pour voir la guerre comme un théâtre, assez marqué par la Grande Guerre pour approuver la "paix honteuse" des accords de Munich, assez anarchiste pour se tenir à l'écart des idéologies totalitaires, assez humain pour s'indigner du racisme d'État, assez pacifiste pour s'accommoder de la "paix honteuse" des années d'Occupation, assez Français pour défendre les "territoires de l'Espril" contre Vichy, et assez individualiste pour défendre plus que tout sa création.

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