Pu Du Septentrion

  • La commémoration du centenaire de la Grande Guerre a donné lieu à de nombreuses publications. L'économie n'a pas été oubliée. Mais la perspective est souvent restée très nationale. Cet ouvrage s'intéresse à l'économie du principal adversaire et perdant, l'Allemagne. Lui non plus n'était pas préparé à une guerre longue. Lui aussi s'est trouvé pris dans la contradiction entre mobiliser toutes ses forces sur le front et préserver la main-d'oeuvre pour assurer l'approvisionnent par l'arrière. L'État, avec un poids plus fort du pouvoir militaire en Allemagne, s'en est également mêlé de plus en plus, sans aller jusqu'à remettre en cause complètement l'initiative privée. La défaite finale était largement inscrite dans la disproportion initiale des ressources, aggravée par l'entrée en guerre des États-Unis. Les contributions des meilleurs spécialistes allemands, du charbon à l'agriculture, en passant par l'aéronautique ou la chimie, sont discutées ici par leurs homologues français.

  • Qui est Jan van Eyck? Si le peintre mosan a laissé des oeuvres fortes et innovantes qui ont fait sa renommée dans l'Europe du XVe siècle, et jusqu'à nos jours, les sources écrites très lacunaires ne laissent entrevoir que certains aspects du maître flamand et de sa personnalité. Entreprendre d'écrire la vie de Van Eyck constitue donc un défi que propose de relever cette biographie, en resituant le peintre dans les différents environnements qu'il a fréquentés, qui l'ont inspiré, et dans les réseaux auxquels il a appartenu, des bords de la Meuse à la flamboyante Bruges, en passant par la Hollande. Il s'agit de partir à la rencontre de Jan le peintre, mais aussi de Jan l'ambassadeur du duc de Bourgogne Philippe le Bon ou de Jan l'intermédiaire entre ses mécènes et des milieux artistiques foisonnants, de suivre le maître dans son parcours de vie, original par bien des aspects, et, en fin de compte, de donner corps à un nom demeuré célèbre, celui de Jan van Eyck.

  • Démobiliser les quartiers : enquêtes sur les pratiques de gouvernement en milieu populaire Nouv.

    Si les quartiers populaires ne sont pas des déserts politiques, l'action collective y demeure fragile et fragmentée et n'a pu se constituer en mouvement social d'ampleur. Pour comprendre ce phénomène, ce livre se concentre sur les pratiques des pouvoirs publics qui contribuent à entraver ces mobilisations : disqualification des militant.e.s, cooptation des leaders, divisions des associations, dispersion des habitants, répression des luttes. Ici, pas de grand plan pour démobiliser, mais une articulation de pratiques disparates, de stratégies individuelles et de routines organisationnelles qui rendent toujours plus coûteuse l'action collective.

    À partir d'enquêtes de terrains dans plusieurs quartiers populaires, ce livre donne à voir le sort réservé à ces territoires et le visage multiforme que prend la démobilisation. En miroir des ambitions affichées de donner du pouvoir d'agir aux habitant.e.s, cet ensemble de recherches témoigne des répressions qu'ils ont à affronter et du peu de place qui leur est laissée dans la maîtrise de leur destin.

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  • Dès le Haut Moyen Âge, la cour de France observe une pratique qui frappe par son ampleur et sa persistance à travers les siècles : elle se déplace régulièrement d'une résidence à l'autre et traverse parfois le pays entier dans le cadre de grands voyages. Ce mode de vie a laissé des témoignages émerveillés des contemporains qui assistaient au passage d'un cortège dont la taille pouvait atteindre 14 000 personnes.

    Peu étudiée, cette pratique du pouvoir est au coeur du présent ouvrage qui explore la mobilité royale sur le temps long et dans une perspective comparative. Il permet de mieux appréhender les effets de l'itinérance sur la vie politique et sociale ainsi que sur la cour royale qui en a été profondément marquée. L'histoire des déplacements est révisée grâce à une étude statistique inédite portant sur cinq siècles ; ses particularités émergent d'enquêtes dédiées à d'autres cours européennes et à la mobilité de grands courtisans.

    En s'inscrivant dans la recherche sur les pratiques du pouvoir, les dix-huit études réunies dans cet ouvrage proposent un regard neuf sur une tradition indissociable de l'histoire politique française et européenne.

    Contributeurs Alexandra Beauchamp ;
    Boris Bove ;
    Benoît Carré ;
    Sylvain Destephen ;
    Martin Gravel ;
    Éric Hassler ;
    Gergely Kiss ;
    Élisabeth Lalou ;
    Bénédicte Lecarpentier-Bertrand ;
    Christophe Levantal ;
    Xavier Mauduit ;
    Pierre Monnet ;
    Pascale Mormiche ;
    Ludovic Nys ;
    Stéphane Péquignot ;
    Alain Salamagne ;
    Jean-Baptiste Santamaria ;
    Jean Sénié ;
    Caroline zum Kolk ;

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  • La règle de droit doit être à la fois contraignante et inspirée par le bien comme le suggèrent le glaive et la balance qui la symbolisent. Des critères précis permettent de distinguer la règle obligatoire de celle qui ne l'est pas et c'est le mérite de l'ouvrage que de les énoncer. Le bien, c'est ce qui est juste. Cette notion est symbolisée par la balance, instrument de mesure qui évoque la pondération, la justesse, l'équilibre, l'égalité et la vérité. La bonne règle de droit est tout entière gouvernée par le mot juste. Elle doit être appliquée avec rigueur. D'où un autre symbole, le glaive, affirmant l'obligation, la sanction de l'état.

    En fait le juriste assume une double fonction, une double mission. Il conseille, oriente les législateurs. Par ses conseils, par ses avis, il montre le chemin du droit, le droit chemin. Mais aussi il sait allier le coeur à la raison. Il laisse ouvert des domaines importants à la libre appréciation du juge, les domaines de l'équité, de la bonne foi, de la loyauté, de la grâce.

    Dans un territoire nouveau, conséquence des progrès de la médecine, celui de la bioéthique, la jurisprudence doit parfois être préférée aux lois, plus exactement l'espace et le temps interviennent. L'espace : le nombre de lois doit, dans ce domaine, être limité. Le temps : la situation est évolutive. Les lois peuvent parfaitement être modifiées en fonction des progrès de la science.

    À la rigueur du droit doivent constamment être alliées la chaleur de la vie, la profondeur de la réflexion. Par son approche éthique de la notion de droit, Xavier Labbée explique à l'étudiant la finalité de la règle, et l'invite à comprendre qu'il faut aimer le droit comme on aime la vie. Aimer le droit, c'est aimer la vérité et c'est vouloir que règne l'harmonie entre les hommes dans la justice et l'équité.

    Professeur Jean Bernard de l'Académie française.

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  • S'unir, travailler, résister : les associations ouvrières au XIXe siecle Nouv.

    Maître-mot du mouvement ouvrier, concept clé pour nombre de théoriciens socialistes, l'association cristallise dans l'Europe du XIXe siècle les aspirations à une réorganisation plus juste et égalitaire du travail. Permettant de penser la liberté contre le libéralisme, l'association des travailleurs peut être ainsi appréhendée comme l'expérience en actes d'un pouvoir d'agir collectif et autonome des ouvriers et des ouvrières. Mais c'est aussi un phénomène pluriel. Cet ouvrage vise donc à déconstruire l'objet «association ouvrière» pour rendre compte de la myriade d'expériences concrètes qui se trouvent regroupées sous ce terme. Les contributions rassemblées éclairent les prémisses en France de l'association de travailleurs et de travailleuses sous la monarchie de Juillet, son âge d'or lors de la révolution de 1848, et la multiplication des expérimentations associatives en Europe et au-delà jusqu'à la fin du siècle.

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  • Maudire la ville : socio-histoire comparée des dénonciations de la corruption urbaine Nouv.

    Un scandale de corruption, des élus accusés de clientélisme, de favoritisme, d'affairisme, de liens avec le crime organisé... La scène se passe-t-elle n'importe où? Pas forcément, car il y a des villes où ces dénonciations sont plus fréquentes qu'ailleurs, des villes maudites qui finissent par avoir une mauvaise réputation.Cet ouvrage analyse les mises en accusation des phénomènes d'improbité publique qui se prolongent dans une stigmatisation de certaines villes ainsi considérées comme corruptrices et corrompues. Il explore différentes époques (depuis la fin du XIXe siècle à nos jours) et plusieurs espaces européens et nord-américains: les villes étasuniennes des machines politiques (New York, Boston, Chicago), Glasgow au Royaume-Uni, Montréal au Canada, Naples en Italie, Marseille en France. Un traitement spécifique est réservé à cette dernière avec 4 chapitres qui saisissent l'invention et la consolidation de sa mauvaise réputation sur une très longue durée.

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  • Le massacre d'Ascq du 1er avril 1944 a profondément marqué la mémoire et l'histoire de la Seconde Guerre mondiale dans le Nord. Il demeure aujourd'hui un enjeu de transmission mémorielle que l'enseignement scolaire de l'histoire ne peut ignorer. Comment cet événement de la Seconde Guerre mondiale est-il enseigné à l'École ? À quelles difficultés les enseignants sont-ils confrontés ? Plus généralement se pose la question de l'enseignement des traumatismes de l'histoire. Ce livre propose d'abord une mise en perspective historique de cet évènement tragique associant historiens et acteurs de la transmission mémorielle, puis une présentation des pratiques pédagogiques menées par des enseignants des écoles et collèges de Villeneuve d'Ascq lors des commémorations du 75e anniversaire de ce drame. Cet ouvrage donne des clés de lecture d'un événement parfois méconnu et ouvre des perspectives pour que lui soit donné toute sa place dans l'enseignement de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

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  • Pourquoi occulter les arbitrages sur lesquels sont fondées l'action - et l'inaction - publiques ? Qu'il s'agisse en effet des pandémies, du cancer du sein, des discriminations, de l'aide au développement, de l'intégration européenne, ou de la protection de l'environnement, de nombreux problèmes publics sont aujourd'hui dépolitisés. Ils ne sont pas discutés en tant que choix de société mais confinés du débat démocratique. Explorant des politiques très différentes, cet ouvrage enquête sur les modalités de cette dépolitisation, ses procédés rhétoriques et ses dispositifs (secret, confinement, délégation). Il s'attache à en comprendre le succès, en identifiant ses usages politiques et contextes privilégiés. Il en analyse enfin les conséquences, sur les politiques publiques qui en font l'objet, les acteurs et groupes sociaux qui y sont exposés, et les systèmes démocratiques dont cette dépolitisation de l'action publique éprouve les fondements.

    Contributeurs :

    Vincent-Arnaud Chappe ;
    Jean-Baptiste Comby ;
    Audrey Freyermuth ;
    Claude Gilbert ;
    Emmanuel Henry;
    Moritz Hunsmann ;
    Sylvain A. Lefèvre ;
    Raphaëlle Parizet ;
    Cécile Robert ;
    Sébastien Vignon ;

  • Des dieux dans le four Nouv.

    Le monde artisanal grec antique, dont les aspects techniques ont déjà fait l'objet de nombreuses recherches, cache d'autres réalités. L'artisan n'est en effet pas seulement producteur de biens matériels, mais aussi acteur de la vie religieuse et évolue dans un riche univers symbolique, psychologique et social. L'étude des pratiques religieuses des artisans grecs, de l'époque archaïque à l'époque hellénistique, a pour ambition d'explorer ce champ presque vierge, dont les indices, quand ils existent, sont souvent discrets et épars. Les données recueillies n'en forment pas moins un corpus cohérent qui dessine un nouveau profil du monde artisanal, avec des spécificités religieuses mais aussi culturelles et sociales. La vie religieuse des artisans grecs antiques se révèle riche et bigarrée, à l'image du groupe socialement et culturellement composite qu'ils constituent.

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  • Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutant le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée.

    Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences.

    Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.

  • L'écriture contemporaine, qu'elle soit romanesque ou théâtrale, continue de réécrire Shakespeare et loin de se limiter à l'hommage ou au pastiche, fait acte d'ultra-contemporanéité par la pratique suivie et systématique de l'intertexte shakespearien, d'autant que les pratiques de réécriture textuelle pure se combinent et s'opposent à celles multiples de la réécriture scénique. Outre la richesse de son corpus critique, le numéro propose de nouvelles traductions d'un auteur majeur de la scène britannique : Tim Crouch.

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  • Retracer l'histoire des relations cinématographiques entre la France et la RDA de l'immédiat après-guerre jusqu'au lendemain de la chute du Mur de Berlin à partir d'un croisement inédit de sources met à jour la circulation de films et de professionnelles qui façonnèrent les cinématographies des deux pays. Ces échanges s'initièrent à travers le réseau communiste et permirent notamment à Gérard Philipe de passer derrière la caméra en réalisant l'unique film de sa carrière.

    Cette camaraderie s'estompe ensuite au profit d'un sentiment d'exotisme qui justifie l'engouement du public est-allemand pour des stars françaises comme Brigitte Bardot, et conduit enfin des cinéastes tels que Jean-Luc Godard ou Chris Marker à filmer la disparition de cette "autre" Allemagne. L'exploration de ces rapprochements esthétiques, politiques et culturels démontre l'importance (et aussi les limites) du rôle joué par les échanges cinématographiques entre l'Est et l'Ouest de l'Europe pendant la guerre froide.

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  • En quoi l'horizon est-il un concept central de la phénoménologie husserlienne ? Si elle n'est pas neuve, cette thèse n'a, chez les commentateurs successifs, cependant pas encore reçu de véritable justification. Ce livre veut montrer qu'elle ne la recevra qu'en embrassant simultanément le problème de l'horizon et celui de la phénoménologie husserlienne comme telle. Car comment justifiera-ton la centralité d'une notion dans une philosophie, sans déterminer le centre d'une telle philosophie - centre à partir duquel seulement on peut fixer de façon motivée l'importance de cette notion ? Et comment apprécier le sens et la fonction de l'horizon dans la phénoménologie de Husserl sans avoir défini le principe de cette dernière ? L'horizon comme problème ne peut donc être déterminé que dans le cadre d'une entreprise phénoménologique dûment définie. En retour, on verra comment l'histoire de ce concept contribue à porter un regard neuf sur l'histoire de la phénoménologie husserlienne elle-même.

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  • Nous sommes, avons e´te´, serons tous un jour confronte´s a` l'e´preuve du deuil, a` sa de´chirure, a` sa violence aussi. Le deuil est une e´preuve car il impose un effort, un « travail », qui puise dans nos ressources, nous e´puise, tout en maintenant l'espoir d'un soulagement, d'une e´claircie, voire d'une forme de « relation » apaise´e avec l'autre disparu, ou tout du moins avec son souvenir. Le deuil interroge nos rapports à l'autre qui n'est plus et dont persiste l'image, mais également les autres qui nous entourent, nous contraignent ou nous soutiennent.

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  • La photographie au théâtre propose une approche nouvelle des relations entre théâtre et photographie qui montre que l'histoire du théâtre moderne et contemporain est intimement liée à la naissance et au développement du média photographique, partenaire essentiel ou source d'inspiration majeure dans des démarches de création d'artistes comme Konstantin Stanislavski, Etienne Decroux, Jean Genet, Thomas Ostermeier ou Romeo Castelluci par exemple.

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  • Marie et Arnaud Desplechin, dans leurs oeuvres respectives, ne cessent de revenir à Roubaix et à Croix au 19 rue Kleber. Le numéro explore cette géographie personnelle, refuge permanent ou douleur insupportable. Ce lien fort au nord exigeait que la revue consacrât un numéro à leurs oeuvres.

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  • Dans la continuité de sa thèse intitulée «Droit pénal des mineurs et justice restaurative. Approche comparée franco-belge», Jessica Filippi envisage au travers de sa réflexion la justice restaurative comme un élément du système pénal et souhaite comprendre l'existence d'obstacles et de points d'ancrage à son développement. L'analyse ne résulte pas seulement en une étude classique du droit pénal des mineurs entre la France et la Fédération Wallonie Bruxelles. Elle envisage également de l'étudier sous le prisme de l'influence de la «rationalité pénale moderne» et de la «réhabilitation de la deuxième modernité» dans la justification de la construction de la réponse pénale à l'égard des mineurs délinquants. Ainsi, la place de la justice restaurative, son institutionnalisation et sa pratique sont analysées. Si la justice restaurative a trouvé une place dans l'édifice protectionnel des mineurs, des efforts sont à poursuivre pour pérenniser cette innovation, dans l'intérêt des victimes et des auteurs.

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  • Dans cette livraison spéciale de la revue Enjeu, publiée dans le cadre de leur partenariat "Mémoire et vigilance" par la FMD et le Conseil économique, social et environnemental (CESE), nous avons souhaité rendre compte d'une journée d'étude consacrée aux femmes dans la déportation sous le régime national-socialiste.

    Arnaud Boulligny et Pierre-Emmanuel Dufayel nous initient à la singularité de la déportation des femmes. Catherine Lacour-Astol livre une approche régionalisée de la répression-déportation des femmes en zone Nord-Pas-de-Calais. Philippe Mezzasalma s'intéresse aux aspects nouveaux de la déportation des femmes en terme d'engagements, d'analyse "genrée" et de construction d'une mémoire spécifique. Sandrine Labeau et Alexandre Doulut analysent les facteurs qui ont pesé sur le destin des femmes juives déportées de France et leur faible taux de survie. Patricia Gillet et Cyrille Le Quellec notent la convergence et la diversité des témoignages de déportées marqués par une volonté commune de transmettre leur expérience vécue. Marie-Claire Ruet analyse la contribution d'Anise Postel-Vinay, résistante déportée à Ravensbrück, à l'écriture de l'histoire post-concentrationnaire. Cécile Vast révèle l'importance d'un carnet où Lise Lesèvre a consigné pendant sa déportation les tortures subies, révélées au procès de Klaus Barbie. Boris Golzio explique le cheminement qui l'a conduit à réaliser une BD sur Ravensbrück. Emelyn Weber et Raphaëlle Manière présentent la délégation aux droits des femmes du CESE et rappellent l'actualité d'un combat combien nécessaire aujourd'hui encore. Enfin, Dafroza Gauthier et Nadia Tahir témoignent du rôle des femmes face au génocide des Tutsis et aux crimes de la dictature militaire argentine.

    Édité par Pierre-Emmanuel Dufayel, Benoît Garcia, Yves Lescure, Philippe Mezzasalma, Cécile Vast, Serge Wolikow ;

    Indisponible
  • La révolution de 1848 a des origines politiques : le refus de la réforme électorale par le roi Louis Philippe et son ministre Guizot. Or sous la monarchie de Juillet, la Chambre des députés avait aussi son mot à dire. Les députés étaient désignés par une minorité d'électeurs censitaires et accordaient leur confiance aux ministres du roi. Il s'est trouvé qu'en 1846, les élections législatives donnèrent au gouvernement une solide majorité parlementaire. Et celle-ci partagea les vues du roi sur la réforme électorale. Toute la question est donc de savoir si les élections ne furent pas corrompues et si ces députés une fois élus soutinrent Guizot sans menace ou intimidation. L'étude montre que l'osmose était profonde entre cette majorité et le gouvernement de Louis Philippe au point qu'on peut se demander si ce n'était pas elle qui imposait ses vues à ce dernier. Aussi par dérision, la presse d'opposition qualifia ces députés ministériels de « satisfaits ».

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  • Anthony Mann. Arpenter l'image est le premier ouvrage en français qui propose une analyse des films majeurs de l'un des plus importants réalisateurs hollywoodiens classiques, Anthony Mann (1906-1967). Celui-ci s'est investi dans les genres les plus importants de l'art cinématographique: film noir, western, film de guerre, péplum. Les auteurs visent, à travers ces analyses, à réfléchir l'image cinématographique et à contribuer à une philosophie de l'image.
    C'est que l'ambition de Mann est bien réelle: il s'obstine, tout au long de sa carrière, à comprendre ce qu'est l'image et l'action qu'elle donne à voir. Mann raconte et s'efforce de comprendre en même temps, à même ses images, ce que c'est que de narrer en image, ce qu'est une action qui est de part en part image. Mann arpente les images qu'il compose.

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  • Quand, comment et sur quoi se fonde l'engagement de la puissance publique dans le choix du recours et de la justification de la démolition dans un contexte de crise du logement en France ? Quels arguments sont mis en avant, quelles stratégies les acteurs déploient-ils pour quels résultats attendus ? L'objectif de ce travail de recherche collectif est de contribuer, à partir de l'étude d'un vaste corpus textuel, à expliciter ce qui fonde l'action locale et ses discours. Cet ouvrage questionne les discours des acteurs décisionnaires et les formes des opérations de rénovation urbaine. Il analyse d'une part les conceptions de l'espace portées par ces opérations et interroge d'autre part les logiques de l'action sur lesquelles elles reposent. La rénovation urbaine marque ainsi le retour de l'espace comme outil stratégique de et en politique. En s'attaquant à des questions urbaines et sociales fortes, l'ouvrage contribue notamment à redéfinir les contours et les relations entre les réseaux d'acteurs (élus, praticiens, bailleurs) aux différentes échelles territoriales.

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