Turquoise

  • "Alma-Ata, capitale de la République socialiste soviétique du Kazakhstan, se trouve ici à la croisée de plusieurs histoires. Elle berce les espoirs et nourrit les rêves du jeune Tchinguiz, soldat soviétique qui s'éprend d'une résistante française dans le maquis du Tarn. Elle fascine Nurlan, petit-neveu de Tchinguiz, qui découvre cette ville-forêt en 1991 alors qu'autour de lui l'URSS s'effondre. Il y rencontre l'attrayante Alicia qui prétend venir d'un futur où le stade suprême du communisme a été atteint.
    L'intrigue de ce roman fait ressurgir un épisode oublié de la seconde guerre mondiale : l'engagement de « Mongols » - soldats soviétiques d'Asie centrale - tant dans la Résistance française que dans l'armée allemande, qui donna parfois lieu à des luttes fratricides. Elle suit également l'évolution du jeune Nurlan, confronté à l'effacement de l'URSS qu'il vénère, à la disparition d'une façon de vivre et d'envisager le monde.
    Samuel Aubin, né en 1967, est réalisateur, producteur et scénariste. Il anime des formations au documentaire au Kazakhstan, au Kirghizstan, en Arménie et en Turquie, au sein des réseaux Docmonde et Lumière du monde.""Le Pommier rouge d'Alma-Ata"" est son premier roman."

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  • Un film peut-il agir comme un vaccin ?
    C'est le cas de « Midnight Express », réalisé par Alan Parker en 1978, qui a vacciné des générations de spectateurs contre la Turquie, stigmatisant allègrement tout un peuple.
    Dans un voyage qui prend le film pour point de départ, présenté lors de sa sortie comme « une histoire vraie » , mais chargé de clichés, de préjugés et de vieilles rancoeurs, l'auteur remonte le cours des siècles sur les traces de la vision des Turcs développée par les Européens. Enfin, une autre histoire se fait jour, l'histoire toute personnelle qu'il vit depuis trente ans avec les Turcs et la Turquie. Au fil de ces pérégrinations, il rencontre divers personnages qui nourrissent sa réflexion - Alan Parker à Londres, mais aussi Goethe et son « Divan » à Weimar, les Camondo dans leur fragile rêve de modernité à Paris, Nâzim Hikmet dans la prison où il composa ses « Paysages humains », un certain Halil Usta, roi du kebab, de même que les descendants des premiers chrétiens de la plaine de Mésopotamie et bien d'autres personnages qui, ensemble, élaborent peu à peu un antidote à la xénophobie et à l'ignorance.

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  • Que peut bien penser un Arménien révolutionnaire, à l'aube du XXe siècle, en découvrant la Suisse ?
    L'auteur, issu du milieu rural arménien, confie, dans une vingtaine de lettres, ses impressions et réflexions au fil de ses découvertes dans les villages suisses.

    À travers son regard oriental sur une société occidentale, il dépeint le contraste extrême entre les deux villages. Il guide son lecteur dans un voyage entre idylle suisse et désarroi arménien, révélant le quotidien de deux modes de vie opposés. Cette oeuvre constitue, grâce à son approche ethnographique, une riche source d'informations historiques.

    Révolutionnaire en quête des principes conducteurs qui mènent à la civilisation, l'auteur prend la Suisse comme modèle afin d'exhorter son peuple au progrès. Sa réflexion, de dimension universelle, s'attache aux questions de l'évolution de la civilisation et du heurt entre Orient et Occident. « Le Village suisse » se propose à tout un chacun comme un (r)appel à la Civilisation que Aharonian concevait comme une aspiration à la justice, à la tolérance, à la xénophilie et à l'humanisme.

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  • Automne 2014. Istanbul. Autour d'un plat d'oursins en compagnie de ses deux colocataires turques, Mona sent ressurgir les questions qui la taraudent à propos de son père. Qui est-il? Se trouve-t-il dans ce pays?
    Mars 1984. Anatolie orientale. Marie, Bretonne engagée dans la cause kurde, se retrouve au sein du foyer de l'homme dont elle est tombée amoureuse, un combattant kurde.
    Au fil d'une narration en deux temps, Mona, venue des côtes armoricaines jusqu'en Turquie, marche sur les traces de sa mère, Marie, dans une quête intime. Son but est de découvrir l'identité de son père et de comprendre l'histoire de sa famille aux multiples origines, toujours inextricablement mêlée au militantisme et à la Turquie.
    Ce récit, qui nous plonge au coeur de la société turque en proie à un régime autoritaire, est également une peinture subtile des relations entre Mona et ses amies istanbuliotes, trois jeunes femmes aux personnalités et aux combats différents.
    Il s'agit de l'un des premiers romans évoquant les liens qui unissent Kurdes et Bretons sur les plans politique et identitaire.

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  • Les guerres des Balkans sont restées dans l'ombre de la Grande Guerre.

    À la veille de la guerre de 1914-1918, six siècles après la domination ottomane, les Balkans se transforment en une véritable poudrière. En octobre 1912, le Monténégro, la Serbie, la Grèce et la Bulgarie déclenchent la guerre sur plusieurs fronts contre l'Empire ottoman. Les Grecs assiègent Janina, l'actuelle Ioannina, capitale de la région de l'Épire, héritière gréco-romaine, près de l'Adriatique.

    Dans ce contexte, l'auteure, Guy Chantepleure, femme du consul de France, est le témoin privilégié de ce siège. Elle décrit les souffrances des ­populations, ainsi que les combats, les morts inutiles. Depuis les montagnes escarpées de l'Épire, elle observe, impuissante, la lutte vaine des soldats, les uns pour conserver cette terre ; les autres pour la récupérer. De monts en collines, face à autant de dénuement, le souhait qu'elle exprime est que les cimetières cessent de s'agrandir, les hôpitaux de se remplir.

    Mais par-delà les privations et souffrances, cette femme, à la fois sur le front et protégée, pose un regard singulier, naïf parfois, sur les ­événements. Elle les rend plus supportables et, paradoxalement, offre un récit sur le quotidien, l'environnement et le multiculturalisme dans les Balkans qui finit par fasciner.

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  • 1909, Constantinople. L'Empire ottoman est en crise, deux camps s'opposent : les révolutionnaires jeunes-turcs progressistes ; les islamistes contre-révolutionnaires. Marcelle Tinayre devient alors le ­témoin privilégié de ces affrontements.

    Ces violents bouleversements, au terme desquels le sultan Abdülhamit II sera déposé, permettent également à l'auteure de tracer le portrait d'une société en mutation. La romancière entre dans les harems, assiste à des mariages, visite des hôpitaux, des écoles. Ce qu'elle découvre devient la matière sensible de ses écrits. Marcelle Tinayre excelle dans la représentation imagée, où tous ses sens sont en éveil, avec une simplicité et un naturel qui lui sont propres.

    Grâce à cette proximité et à cette empathie offerte, confiantes, les femmes turques lèvent le voile sur leur quotidien d'épouse, de mère ou de fille. Certaines lui confient même leurs espérances, comme si la révolution n'était pas qu'une chimère, que la chute du sultan ­ouvrait une nouvelle ère d'émancipation.

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