Cédric Gras

  • Saisons du voyage

    Cédric Gras

    «Qu'est-ce alors que cette grande affaire qu'on appelle le voyage? Pulsion innée du grand large, séparation salvatrice, voie apaisée vers l'âge?» L'aventure et la découverte sont-elles encore possibles au XXIe siècle? Du Tibet à l'Albanie, du Pakistan à la Mongolie, Cédric Gras nous invite à suivre ses vagabondages, où voyage et poésie vont de pair.

  • Si Cédric Gras s'est décidé à raconter la vie des frères Abalakov, deux alpinistes russes des plus héroïques de leur génération, c'est après avoir découvert qu'ils avaient été victimes des purges staliniennes. Comment Staline a-t-il pu faire arrêter ces figures glorieuses, chargées de porter le marxisme au plus haut des sommets ?
    Orphelins sibériens, ils pratiquent l'escalade avant de devenir des alpinistes aguerris. Entre Caucase et Asie centrale, ils multiplient les expéditions jusqu'à gravir, dans les années 1930, les vertigineux pic Staline et pic Lénine, au nom du pouvoir. Dans ce monde où l'alpinisme était dicté par l'idéologie d'un monde nouveau, la conquête de territoires et la guerre, Vitali Abalakov sera pourtant victime de la Grande Terreur et des purges en 1938. Libéré et amputé de nombreuses phalanges suite à une tempête en altitude, il reprendra le chemin des cimes et reviendra au plus haut niveau. Son frère Evgueni sera lui retrouvé mort en 1948. Il préparait une ascension à l'Everest.

    Russophone et familier de l'Eurasie, Cédric Gras a enquêté, des archives du KGB au pic Lénine, pour reconstituer le destin exceptionnel et dramatique de ces deux frères indissociables puis désunis, mais qui ont traversé le siècle rouge en rêvant de conquérir l'Everest au nom de l'URSS.

  • Cédric Gras, est un écrivain géographe. Ou plutôt un écrivain de la géographie, un arpenteur, l'un de ceux qui n'hésitent pas à tracer un trait entre Yakoutsk et Vladivostok. Parti de l'idée de voir l'automne se fixer par trois fois dans ces régions septentrionales, l'auteur nous livre le récit de son étonnante pérégrination du 1er septembre au 25 octobre, s'étendant de 62 à 43 degrés de latitude, et parcourue à pied, en autostop, en remorqueur et en Antonov 28. L'occasion d'évoquer des lieux mythiques et de raconter la Russie pacifique contemporaine.
    Un récit de voyage captivant, à mille lieues des clichés russes que peuvent avoir les Occidentaux.

  • Par une chaude journée de décembre, Cédric Gras débarque en Afrique du Sud, au Cap, pour rejoindre un brise-glace russe direction le plus froid des continents : l'Antarctique. Durant trois mois, il a affronté les vents polaires, naviguant parmi les icebergs pour assurer le ravitaillement des bases russes, y déposer les candidats à l'hivernage et récupérer les équipes qui venaient de passer un an sur la glace. Il a partagé le quotidien des passagers : scientifiques, marins, techniciens, femmes affectées aux tâches ménagères, dans le bateau et sur les bases. Il a vécu aux côtés des poliarniks, ces hommes courageux qui consacrent leur vie aux pôles. Il livre le palpitant récit d'une aventure unique, décrivant le quotidien lancinant du bord où l'on perd la notion des jours, dressant le portrait haut en couleur de ces conquérants des glaces, qui ont marqué l'imaginaire de l'URSS presque à l'égal des cosmonautes. II décrit la fascinante histoire de la conquête russe en Antarctique, mais aussi son déclin, celui de l'URSS, et la nostalgie qui s'ensuit.

  • Cédric Gras le dit et ne se l´explique pas, il est attiré par les territoires hostiles qui s´ingénient à repousser les rares voyageurs plutôt qu´à les séduire. C´est un fait, et son regard de géographe singulier n´a pas d´équivalent. Plus intrigante encore cette découverte que le Nord russe se trouve en réalité à l´Est et qu´il faudrait faire pivoter la carte du pays pour tenter de le comprendre. De la Carélie au fleuve Amour, de la Crimée à la mer du Japon, des immenses steppes de Mongolie à Magadan, l´auteur a parcouru des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre des archipels humains perdus que le pouvoir exploite à coups de décrets depuis l´époque soviétique. Les « territoires du Nord et assimilés » correspondent souvent à ce que fut l´Archipel du Goulag : des zones perdues de steppe, de taïga et de montagnes, improbables contrées, plus que rudes, où l´alcool tient lieu de mode de vie et où se côtoient les mille groupes ethniques composant la Fédération de Russie. Fleuves inconnus, villes condamnées qui deviendront la cible des Mig à l´entraînement, champs de neige et de gel...

    L´Occidental curieux croit parfois connaître la Russie : il ne pourra qu´être sidéré à la lecture de ces lignes.

  • Anthracite

    Cédric Gras

    En 2014, en Ukraine, la région minière du Donbass fait sécession pour rejoindre la Russie. Le chef d'orchestre de l'opéra de Donetsk, Vladlen - contraction de Vladimir et Lénine -, s'entête à jouer l'hymne national.
    Il est contraint à une fuite éperdue à bord de la Volga soviétique d'Émile, son ami d'enfance qui travaille dans l'extraction de l'anthracite, le charbon qui a fait la renommée du Donbass au temps de l'URSS.
    La route cabossée traverse les steppes hérissées de terrils et d'usines sidérurgiques. Peu intéressés par la politique mais confrontés à l'absurdité de la guerre civile, ils se confient sur leurs déboires et se disputent au sujet de la révolution pro-européenne de Maïdan. Ils cherchent à quitter une Ukraine en décomposition, mais Vladlen refuse de partir sans Essénia, son nouvel amour.

  • Vladivostok

    Cédric Gras

    • Libretto
    • 7 Février 2013

    Sous la forme d'un récit de voyage, Cédric Gras, universitaire, diplomate et grand voyageur, raconte la ville de Vladivostok et la Russie telle qu'il les découvre et non plus comme l'Occident les fantasma. Une ode sans faux-semblants servie par le regard singulier de l'auteur de Le Nord c'est l'Est.

  • « L'amour est pour le voyageur un des plus grands périls que lui réserve la route, car il frappe au hasard des sentiers et au gré des chemins. Il fait fi des rêves d'ailleurs et des destinations. Il force le vagabond à la halte, il anéantit ses espoirs de lointain. » Recueil composé de douze nouvelles ayant pour fil conducteur la difficulté de concilier l'amour et le voyage, Le Coeur et les Confins est la première incursion de Cédric Gras dans la fiction. Peut-on aimer une femme et avoir le goût de l'aventure ? Avoir des envies irrépressibles d'ailleurs et le besoin de se fixer ? Les douze nouvelles de Cédric Gras répondent à ses questions en nous faisant voyager aux quatre coins du monde, dans des régions toujours plus reculées, et à sa manière, c'est-à-dire sac au dos, sans attache ni but précis. Dans l'une, un jeune homme, après deux années passées à bourlinguer, tergiverse à rentrer par peur que celle qu'il aime le refuse. Dans une autre, un homme, pour avoir goûté à la route et à la solitude, se présente devant l'institution où travaille son amie sans jamais frapper à sa porte. Autant de légendes urbaines qui, le temps d'une nouvelle, expriment des peurs universelles.

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  • Cédric Gras le dit et ne se l´explique pas, il est attiré par les territoires hostiles qui s´ingénient à repousser les rares voyageurs plutôt qu´à les séduire. C´est un fait, et son regard de géographe singulier n´a pas d´équivalent. Plus intrigante encore cette découverte que le Nord russe se trouve en réalité à l´Est et qu´il faudrait faire pivoter la carte du pays pour tenter de le comprendre. De la Carélie au fleuve Amour, de la Crimée à la mer du Japon, des immenses steppes de Mongolie à Magadan, l´auteur a parcouru des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre des archipels humains perdus que le pouvoir exploite à coups de décrets depuis l´époque soviétique. Les « territoires du Nord et assimilés » correspondent souvent à ce que fut l´Archipel du Goulag : des zones perdues de steppe, de taïga et de montagnes, improbables contrées, plus que rudes, où l´alcool tient lieu de mode de vie et où se côtoient les mille groupes ethniques composant la Fédération de Russie. Fleuves inconnus, villes condamnées qui deviendront la cible des Mig à l´entraînement, champs de neige et de gel...

    L´Occidental curieux croit parfois connaître la Russie : il ne pourra qu´être sidéré à la lecture de ces lignes.

  • L'hiver aux trousses

    Cédric Gras

    • Stock
    • 4 Février 2015

    C'est à un joyeux exercice de « géographie narrative » que nous invite Cédric Gras. Une pérégrination glacée aux confins de l'extrême orient russe où, six semaines durant, il a arpenté le pays de l'« avenir lumineux » à la poursuite d'un automne sans fin. À trois reprises, entre les 56e et 43e degrés de latitude nord, entre Irkoutsk et Vladivostok, la « chasse aux feuilles rouges » a scandé et guidé ses pas. Chemin faisant, il a remonté le cours du temps et côtoyé les Bouriates et les Manchous jadis égarés en ces contrées où « on mourrait d'y résider ». Il a dialogué avec les fantômes encombrants d'un passé marqué à l'enclume d'un goulag inavouable et échangé avec une population éthique abandonnée par le grand cycle de l'histoire.
    Au coeur de la Yakoutie, le long des rives du fleuve Amour, au plus loin de l'île de Sakhaline, il a surtout emboîté le pas de Joseph Kessel et Blaise Cendrars eux-mêmes égarés un temps dans cet Eldorado rêvé, taches blanches définitives d'une littérature qui ne supporte rien moins que les frontières bornées.

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  • Vladivostok - neiges et moussons Nouv.

  • Lorsque Cédric Gras, irrésistiblement attiré par les confins du monde, descend du Transsibérien fantasmé par tant de voyageurs, en réalité sept jours dans l'inconfort depuis Moscou, bercé par des paysages uniformes de bouleaux, et découvre Vladivostok, il est déçu de ne pas trouver la ville imaginée.
    « Vladivostok, c'est un marais à l'eau salée et à l'air vicié. On a beau être dans le plus grand pays du monde, on n'en reste pas moins prisonnier de cette péninsule à la pointe difforme ». Cette désillusion initiale ainsi que la délicate prise de fonctions de ce jeune universitaire et diplomate ne compromettent pas l'élan qui guide son exploration patiente de la ville et la découverte de ses habitants.
    La fascination grandit, saison après saison. Celles-ci scandent les temps forts du récit : le festival de cinéma en été, sorte de festival de Cannes de seconde zone, l'arrivée brutale de l'hiver, le 1er de l'an arrosé de vodka, la fonte des glaces et la mousson. Cédric Gras a à coeur de comprendre la région et, avec finesse et vivacité, il donne à voir sa géographie, les rêves de sa population, notamment étudiante, et ses relations avec le reste du monde : Moscou le pôle d'attraction, la Chine voisine et redoutée, la Corée du Nord insondable, le Japon des affaires, mais aussi l'« Eldorado » américain que beaucoup aimeraient rejoindre.

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