Christian Desplat

  • Longtemps, les historiens ont abordé l'Ancien Régime dacquois en le mettant en perspective, soit avec un Moyen Âge relativement glorieux, soit avec un XIXe siècle où Dax libérée de ses remparts s'ouvre au thermalisme et semble sortir d'un certain immobilisme.
    Cette vision de siècles fades, au cours desquels Dax aurait connu une longue phase de déclin sinon d'assoupissement méritait d'être corrigée.
    C'est ce que démontre Christian Desplat en dressant un portrait précis et dense de ce que fut Dax du XVIe siècle à la veille de la Révolution.
    Citadelle catholique, cité épiscopale triomphante doit faire face au temps des séditions, affirmant son loyalisme à la monarchie. Elle est alors une véritable métropole landaise aux fonctions administratives multiples, considérée encore à la fin du XVIIe siècle comme « une des clefs du royaume de France ».
    Ville close qui tente de repousser ses murs, elle s'organise autour de la « Fontaine chaude » berceau du thermalisme, et de son port marché des pays landais de l'Adour. Ville dans le « siècle des Lumières », elle génère aussi en son sein d'illustres personnalités telles Jean-Charles de Borda, l'un des « pères » du système métrique.

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  • À la fin du Grand Siècle, le Béarn connaît les plus dures des « années de misère » : famines, épidémies,... conséquences de la guerre de Succession d'Espagne. Avec le Siècle des Lumières, une longue période de paix s'ouvre. Les Béarnais ont su trouver des réponses locales à la crise générale. La catastrophique disette de 1693 assure l'introduction du maïs dans la polyculture de subsistance.
    La vie au quotidien, au jour le jour est moins aléatoire ; en dépit d'une forte mortalité néo natale, d'épidémies saisonnières, des ravages de la « picote », la variole, la population s'accroît. Une paysannerie tenace surmonte la plupart des crises, épizootie de 1774, orages de 1778, disette de 1789. L'artisanat et l'industrie en revanche marquent le pas ; la noblesse, seule détentrice des capitaux n'investit pas. L'absence de corporations, la liberté des métiers favorisent par ailleurs un pullulement artisanal nuisible à l'émergence de la modernité économique.
    On ne saurait toutefois minimiser la somme des menues améliorations, celles que réalisent, au quotidien, les plus humbles, qui assurent une « médiocre prospérité » et une paix sociale durable. À la veille de la Révolution, la société béarnaise était préparée aux grands bouleversements à venir et il faut renoncer aux mythes colportés par les siècles qui suivirent : les vallées montagnardes n'étaient pas des Républiques indépendantes de bergers égaux entre eux, pas plus que des sanctuaires d'usages « immémoriaux ». À trop écouter les élites de la fortune et du pouvoir, on finirait par oublier la voix du peuple : en 1789, il fit preuve d'un sens de la modération et du compromis qui honoraient la mémoire du père de tous les Béarnais : Lou Nouste Henric.

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  • Pendant des millénaires, quel que soit le nom que nous leur donnons, chamans, sorcières, guérisseurs, des individus assurèrent un office ambivalent au sein de leur communauté.

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  • La poésie se meurt, la poésie est morte... L'auteur d'une anthologie récente peut écrire « qu'en notre siècle la poésie est peu lue ». Au temps d'Henri IV et depuis des millénaires, elle était au coeur de la cité, de toutes les passions, de tous les savoirs, elle était leur mémoire vivante. Au XVIIIème siècle encore, des thèses de médecine étaient composées en vers.
    Proposer une anthologie de la poésie henricienne de la naissance du roi à nos jours, c'est illustrer la rétraction de la poésie en général. C'est aussi démontrer son rôle dans la fondation du mythe d'un héros du « roman national frnçais ». Lorsque la paix revenue, les Muses repeuplèrent la Cour et la Ville, Henri IV comprit le parti qu'il pourrait en tirer pour mener sa politique de réconcilation nationale et de restauration du prestige de la monarchie. Il toléra que ses adversaires mettent en vers leur détestation envers le « Béarnais » et, à ce prix, il devint le Roi de la Paix.
    Ainsi la poésie contribua à assurer la durée d'un mythe qui échappa à toutes les tentatives d'instumentalisation. Cette anthologie, qui ne prétend pas à l'exhaustivité, apporte sa contribution à une meilleure connaissance d'un mythe historique national et, au-delà, à l'histoire de la poésie française entre son âge d'or et celui de sa confidentialité.

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  • Une histoire de Henri IV en un Prologue, dix thèmes et un épilogue, cartes, lexique et chronologie. Ce petit livre destiné à de jeunes lecteurs, ceux du collège.
    Il se propose de donner du sens à la légende d'Henri IV, un mythe national, de la confronter à l'Histoire, de former l'esprit critique du citoyen.
    Henri IV appartient aux passions françaises, le roi absolu est oublié et ne demeure que le « seul roi dont le peuple ait gardé la mémoire », figure familière d'une France fidèle à sa vocation de grandeur, de concorde intérieure et de paix européenne. Il reste le héros mythique de l'unité et de la tolérance, celui de tous les Français.
    Quand à l'histoire, comment pourrait-elle épuiser la diversité des facettes d'un tel personnage et celles d'une France déchirée à laquelle il sut apporter une sortie de crise honorable.
    Le livre est illustré de gravures entières ou détails permettant d'illustrer tel ou tel point.
    L'iconographie a été sélectionnée par Isabelle PEBAIL, chartiste en charge de l'icononographie au Musée National, Chateau de Pau.

  • Découvrez Baron de Lahontan, le livre de Christian Desplat

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  • Le Crime des Seize, la « Mourt » de L'abbé de SauveLade (25 octobre 1663) « s'en parle autant coum de la mourt de saubalade » Le 25 octobre 1663, Jacques Boyer, chanoine de Saint Étienne de Toulouse, abbé commendataire de Sauvelade, était assassiné en Béarn, ainsi que son aumônier, dans sa demeure de la « grange » cistercienne de Capbis. Seize assassins, mandatés par les communautés de Bruges, Asson et Louvie-Juzon perpétrèrent ce crime avec une rare sauvagerie.
    Dans le Piémont pyrénéen, le petit bassin de Capbis était à égale distance des grandes vallées pastorales de l'ossau et de l'ouzom. Les cisterciens n'avaient jamais mis en valeur ce modeste domaine dont les « herms », les terres communes, servaient de pâturages en indivision aux trois communautés.
    Cet essai cherche à démêler les circonstances, les causes, les visages des assassins et des victimes d'un crime qui donna matière à un proverbe d'un emploi courant jusqu'à la fin du XIXe siècle. L'abbé de sauvelade ne fut pas le seul ecclésiastique victime d'un crime dans le Béarn du XVIIe siècle. Pourquoi sa « mourt » est-elle la seule dont la mémoire collective ait conservé si longtemps le souvenir ?

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  • Les frontières sont de toutes sortes, politiques, militaires, géographiques, linguistiques... elles peuvent aussi être culturelles et mêmes imaginaires. Entre pays, entre États persistent ou se créent des limites invisibles et pourtant reconnues de tous.
    Il y a les frontières que l'on défend et celles que l'on viole, mais aussi la fraternité au-delà même de celles qui devaient séparer.
    A l'heure européenne, ce volume tend à étudier dans l'histoire comme dans le présent l'ensemble des facettes réelles ou mythiques que recouvre cette notion.

  • En Gascogne, par le passé, les étapes de la vie des individus étaient soumises à la vigilance collective. Ainsi le charivari sanctionnait les remariages ou les unions mal assorties dans le souci de préserver l'équilibre démographique et moral. Cet ouvrage y est consacré, ainsi qu'à l'ensemble des pratiques communautaires et des mentalités collectives expliquant son existence et son évolution.

    Au temps où les solidarités communautaires s'exprimaient avec éclat, toutes les grandes étapes de la vie des individus étaient ainsi soumises à la vigilance collective. Le charivari qui sanctionnait les remariages et les unions mal assorties, était inspiré à la communauté par le souci de préserver son équilibre démographique et moral. Mais les États et les Églises, pour qui il était un concurrent ancien et redoutable, tentèrent de remplacer cette tradition populaire orale par des codes et des lois écrites. Pourtant sa vigueur est encore attestée sous des formes diverses - théâtre, chansons, mascarades - dans les Pyrénées et en Gascogne. Là, un environnement culturel bien préservé, une certaine permanence familiale et sociale lui ont permis d'échapper à ses adversaires et au temps.
    25 ans après la première publication de cet ouvrage, l'auteur a souhaité reprendre l'enquête orale conduite dans les mêmes conditions qu'en 1982. Le constat est sans appel : le charivari appartient désormais au passé. Les vérités de l'Histoire sont contingentes, ses conclusions provisoires. À l'heure du PACS, de l'union libre, du divorce, le couple monogame stable, le mariage, institutionnalisé par les Églises et l'État n'est plus une norme impérative, mais un libre choix ; il est sorti de la sphère publique pour entrer dans celle du privé. Les pessimistes concluront au triomphe de l'amoralité dans la société contemporaine. Les réalistes, instruits par l'Histoire, rechercheront les causes de la transition et les nouveaux codes qui s'inventent tous les jours sous nos yeux. Toujours promise, annoncée, la fin de l'Histoire n'est pas pour demain...

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  • Pourquoi peut-on dire qu'Henri IV, roi de France et de Navarre, est le « seul roi dont le peuple garde la mémoire» ?
    Ce Béarnais ne fut pas seulement le brave soldat au «panache blanc», le bon roi qui souhaitait que les paysans mangent une poule au pot chaque dimanche. Roi de la paix, il mit un terme à d'affreuses guerres civiles et religieuses. Il réconcilia les Français et leur apprit la tolérance. Il rendit à la France sa place en Europe, restaura son économie et son rayonnement dans le monde.

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