Dominique de Villepin

  • Zao Wou-ki est né à Pékin en 1921. En 1947, il s'installe à Paris pour poursuivre ses études à l'École des beaux-arts où il côtoie notamment les artistes Hartung, Giacometti et Soulages. Auteur d'une oeuvre très personnelle unissant les techniques traditionnelles chinoises à la poétique et à l'ambition plastique de la peinture occidentale, Zao Wouki est l'un des plus illustres représentants de l'abstraction.
    Pour la première fois, est réuni ici, suivant un ordre chronologique, l'ensemble de son oeuvre : peintures, et aquarelles, ainsi que des photographies personnelles qui illustrent sa biographie Plus de 350 reproductions, dont 90 tableaux reproduits ici pour la première fois, ses oeuvres de jeunesse à travers lesquels on devine ses maîtres Cette nouvelle édition mise à jour comprend un cahier de 8 pages supplémentaire depuis 2012, date de la deuxième édition de cette monographie aujourd'hui épuisée.
    Ouvrage de référence, cette monographie nous invite à une meilleure connaissance et compréhension de l'oeuvre de l'un des plus grands peintres du XXe siècle.

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  • ZaoWou-Ki fut l'ami des plus grands poètes de son siècle, comme Henri Michaux, René Char ou Yves Bonnefoy. Il illustra tout au long de sa vie des poèmes pour des ouvrages de bibliophilie rarissimes, développant ainsi dès les années 50 une oeuvre parallèle tout à fait originale : ce travail est ici présenté et commenté dans son ensemble pour la toute première fois, permettant de découvrir la richesse et la beauté de ces livres d'art bien souvent réalisés « à quatre mains » avec les poètes eux-mêmes.

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  • Devant l'incapacité des diplomaties contemporaines à penser les questions de sécurité collective autrement qu'à court terme, et sous l'angle étroit d'intérêts nationaux ou régionaux, ce manuel se propose d'ébaucher les pistes concrètes d'une nouvelle approche de la paix. Analysant les grands conflits récents et les fractures de l'ordre international des dernières décennies, Dominique de Villepin entend fournir un éventail d'outils et de méthodes concrètes dans la gestion des crises locales, régionales ou mondiales loin des statu quo trop souvent admis comme indépassables.
    Face à l'illusion d'une pacification entre puissances avec la fin de la Guerre Froide, la multiplication des crises et des menaces a peu à peu brouillé les cartes traditionnelles de la diplomatie, aboutissant au triptyque délétère de l'occidentalisme, du moralisme et de l'interventionnisme. Après quinze ans de guerre inefficace « contre le terrorisme », il est permis de dresser un bilan de l'état des relations internationales, et d'en proposer une compréhension générale. Réformer l'outil militaire, rénover la diplomatie, instituer de nouveaux cadres de coopération internationale : voilà quelles tâches attendent ceux qui désirent oeuvrer en faveur de la paix En tirant les leçons de son expérience politique et diplomatique, Dominique de Villepin interroge les moyens de la paix selon une démarche neuve. Exemples historiques et analyses des conflits actuels nourrissent conjointement cette réflexion qui vise à renouveler les cadres d'analyses d'un monde instable, confronté aux fléaux des « Etats faillis », des frontières contestées, des hystéries identitaires et des pathologies de l'extrémisme politique et religieux. Autant de cadres anciens et sclérosés qui nous empêchent d'imaginer une politique lucide, audacieuse et cohérente, déployant une vision des rapports entre Etats, entre puissances et entre peuples. Penser la paix pour mieux la reconstruire sur la base d'instruments concrets et d'initiatives collectives, tel est l'objet de cet ouvrage.

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  • Nous vivons dans un système de Cour et nous ne le savons pas. Un essai incisif qui démontre historiquement le détournement de la Révolution et les faux-semblants de la démocratie française.

    Nous vivons dans un système de cour et nous ne le savons pas.
    En apparence, nous évoluons dans une démocratie exemplaire, assise sur le suffrage universel et la récompense du mérite. En réalité, il n'en est rien, nous démontre Dominique de Villepin dans cet essai historique qui retrace l'histoire de la cour depuis sa fondation jusqu'à nos jours.
    A la fois instrument pour parvenir et foire aux vanités, la cour est indissociable du pouvoir, qui n'a cessé de croître, et d'élites, qui n'ont cessé de se déchirer pour le conquérir puis le conserver.
    Conjuguant la démarche de l'historien et le regard du témoin, l'ancien Premier ministre nous retrace une autre histoire de France vue à travers le prisme du pouvoir et de ses élites. A l'exception des moments où une figure de proue parvient à dominer la cour et imposer un grand dessein - Louis XIV, Napoléon, de Gaulle -, l'esprit de cour domine la scène ; avec d'autant plus d'efficacité qu'il avance dans l'ombre, sous couvert de principes dont il se réclame pour mieux les contourner. C'est ainsi que la Révolution puis la République se sont détournées de leur essence au profit de « l'éternel retour » de la courtisanerie avec son cortège de complots et de cabales.
    Dans le dernier chapitre intitulé « Le déclin présidentiel», l'auteur - pour la première fois - raconte son expérience et nous livre des confidences inédites, notamment sur sa relation avec Jacques Chirac, et les raisons de sa « rupture » avec Nicolas Sarkozy.

  • Au zénith de son règne, Napoléon remet à nouveau son sort au hasard des batailles.
    Cet homme seul, écartelé entre la confiance en son étoile et le doute perpétuel, cède à l'illusion de la puissance, obsédé par l'écriture d'une page supplémentaire de son roman personnel. De la guerre civile espagnole aux déserts glacés de Russie, Dominique de Villepin montre comment la fragilité d'un empire impossible, bâti trop vite, trop tôt et sans véritable légitimité, précipite sa chute. En entremêlant, selon la méthode qui a fait le succès des précédents tomes, analyses, portraits, récit très écrit des événements et réflexions sur la solitude de tout pouvoir, Dominique de Villepin livre une fresque inspirée de ces années tragiques pour la France.
    Les Cent-Jours (Grand Prix de la Fondation Napoléon et Prix des Ambassadeurs) et Le Soleil noir de la puissance ont chacun conquis des dizaines de milliers de lecteurs.

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  • Une autre histoire de Napoléon.

    Il a fallu près d'une décennie à Dominique de Villepin pour écrire une trilogie inspirée sur la vie de Napoléon. Unanimement saluée par les critiques, elle a connu un grand succès public et déjà conquis plus de cent mille lecteurs.
    Le Soleil noir de la puissance (1796-1807) raconte l'ascension spectaculaire de Bonaparte de la victoire de Lodi à l'apogée de Tilsit.
    La Chute ou l'Empire de la solitude (1807-1814) déroule le fils implacable de la crise, puis de l'écroulement du Grand Empire à partir de la campagne de Russie.
    Les Cent-Jours ou l'Esprit de sacrifice propose un récit élevé et enlevé du vol de l'Aigle et de sa chute foudroyante, dans la foulée de Waterloo, jusqu'à son dernier exil à Sainte-Hélène (Grand Prix de la Fondation Napoléon et prix des Ambassadeurs).
    La voici pour la première fois rassemblée dans une édition de prestige revue et actualisée à l'occasion du bicentenaire des Cent-Jours et de la chute de l'Empereur.

  • Le 1er mars 1815 commence l'extraordinaire aventure du vol de l'Aigle. De clocher en clocher, acclamé par le peuple et l'armée, l'Empereur reconquiert son trône sans tirer un coup de fusil. Mais déjà le piège se referme : l'Europe le condamne. Entre une dictature aux relents révolutionnaires et un pacte libéral, il hésite avant de donner une constitution qui ne satisfait personne puisqu'elle lui aliène le peuple sans lui rallier les élites. Seul, dépouillé de son mystère impérial, Napoléon joue le tout pour le tout en s'en remettant au verdict du champ de bataille. Ouverte en fanfare, la titanesque campagne de Belgique trouve son dénouement cruel à Waterloo. L'épopée s'achève en tragédie. Dans l'ombre se dressent des seconds rôles prodigieux : Ney, Constant, Chateaubriand, La Fayette, La Bédoyère. Il y a aussi ces Français écartelés entre Révolution et Restauration, ou déchirés entre fidélité à Napoléon et peur de l'invasion. Cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau la personnalité de l'Empereur comme les enjeux de la période. Derrière le duel entre Louis XVIII et Napoléon, tout est mouvement, doute, crise, qui dessinent le visage de la France moderne.
    Dominique de Villepin, Secrétaire général de la Présidence de la République de 1995 à mai 2002, est depuis ministre des Affaires étrangères.
    Cet ouvrage a été couronné par le Prix des Ambassadeurs et le Grand Prix de la Fondation Napoléon.

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  • Notre vieux pays

    Dominique de Villepin

    • Plon
    • 25 Août 2011

    Au cours de mes nombreux déplacements à travers la France, j'étais sans cesse désarçonné par le changement des paysages.
    Ce n'était plus le pays que j'avais connu. Ce n'était pas non plus le pays tel qu'il s'imaginait, tel qu'il se montrait à lui-même et aux autres. Je me suis rendu compte que je préférais les Français tels qu'ils étaient, changeants, incertains, vivants, aux images d'Epinal immuables et ridicules qui occupent l'espace public. La France au quotidien, ce n'est ni une pagnolade ni une caricature hip-hop sur fond de souffrance urbaine.
    On peut l'aimer telle qu'elle est, et pas seulement comme on croit qu'elle a été ou comme on voudrait qu'elle soit. Je n'ai guère la nostalgie d'une France de l'enfance, car la France, je l'ai rêvée avant de la connaître, depuis l'autre rive de la Méditerranée où je suis né, depuis l'autre rive de l'Atlantique où j'ai grandi. Recommencer, encore recommencer, voilà le mot d'ordre de toujours des amoureux de notre pays.
    Rien ne serait pire que de le figer dans le marbre. Faisons-nous encore peuple, faisons-nous encore société ? Quelle étrange et fière nation, de si haute ambition et de si peu de citoyens.

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  • Dans cette chronique des premières semaines de son quinquennat, Dominique de Villepin se dévoile, tout en révélant les mesures qu'il prendra s'il est élu à la présidence à la République.
    Ce récit tourné vers l'action détruit tous les clichés dont on l'a affublé : un amoureux des postures, un aristocrate qui joue à la politique, un homme que les habitudes de son milieu éloigne des préoccupations des Français, un littéraire égaré dans une époque dominée par les gnomes de la finance ; un homme, enfin, qui se soucie tellement peu de la démocratie qu'il a négligé d'en passer par le suffrage universel. Jusqu'à ce jour de décembre où il a étonné tous les observateurs de la vie politique en se présentant à l'élection présidentielle.
    Dominique de Villepin livre ici les raisons profondes pour lesquelles il lui a paru nécessaire de se lancer dans la bataille, en expliquant ce qu'il fera s'il est élu et pourquoi.
    Il exprime les sentiments qui naissent en lui de son observation des Français et de son dialogue avec eux.
    Ce livre donne à découvrir une personnalité nouvelle dans la vie politique, qui répond aux exigences d'une démocratie moderne, composée de citoyens formés, vigilants, désireux de participer aux décisions tout en ne lâchant rien sur l'amour de la grandeur qui caractérise notre pays.

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  • Nous vivons dans un système de cour et nous ne le savons pas.
    En apparence, nous évoluons dans une démocratie exemplaire, assise sur le suffrage universel et la récompense du mérite. En réalité, il n'en est rien, nous démontre Dominique de Villepin dans cet essai historique qui retrace l'histoire de la cour depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Conjuguant la démarche de l'historien et le regard du témoin, l'ancien Premier ministre nous retrace une autre histoire de France vue à travers le prisme du pouvoir et de ses élites.
    Dans le dernier chapitre intitulé " Le déclin présidentiel ", l'auteur - pour la première fois - raconte son expérience et nous livre des confidences inédites, notamment sur sa relation avec Jacques Chirac et les raisons de sa " rupture " avec Nicolas Sarkozy.

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  • Exposition organisée par le Centre d'art-Hôtel de Caumont, Culturespaces, Aix-en-Provence, du 7 mai au 10 octobre 2021 - en collaboration avec la Fondation Zao Wou-ki.
    L'Hôtel de Caumont-Centre d'Art présente une exposition des oeuvres de l'artiste français d'origine chinoise Zao Wou-Ki (1920-2013), réalisée en collaboration avec la FondationZao Wou-Ki.
    L'exposition regroupe 90 oeuvres de 1935 à 2009 (huiles sur toile, aquarelles et encres de Chine sur papier) provenant de collections publiques et privées, avec pour ambition de mettre au jour un des grands thèmes de création de l'artiste : inventer de nouveaux espaces picturaux construits à partir de son travail sur la couleur et la représentation de la lumière. Lumière et espace sont en effet indissociables dans son oeuvre et permettent de comprendre son objectif récurrent de « donner à voir » ce qui ne se voit pas et qui l'habite, « l'espace du dedans ».
    Guidé à ses débuts et jusqu'à la fin de sa vie par le génie de Paul Cezanne (Paysage Hangzhou, 1946 ;
    Hommage à Cézanne, 2005), Zao Wou-Ki a lui aussi été sensible à la lumière spécifique du soleil du midi de la France. A partir de 2004, Zao Wou-Ki fait de nombreux séjours dans le Lubéron Zao Wou-Ki y travaille « sur le motif », fait nouveau pour lui, et peint une série d'aquarelles qui seront présentées pour la première fois à l'Hôtel de Caumont. Elles rendent compte de la luminosité et des couleurs tantôt flamboyantes tantôt assourdies des paysages du Luberon. Ces oeuvres expriment à l'ultime moment de sa vie son bonheur de peindre immuable.

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  • Les huit encres créées par Zao Wou-Ki en 2006 ont été sources d'inspiration poétique pour Dominique de Villepin qui a composé ce recueil Mots cueillis dans un jardin d'amitié. Sa poésie nous transporte dans un jardin de souvenirs où les contrées chinoises se mêlent aux souvenirs de l'atelier parisien de l'artiste. Le recueil se compose de huit feuillets ouvrants présentant le face à face des poèmes bilingues français/chinois simplifié et des encres. Un texte en prose, hommage à Zao Wou-Ki, est illustré par dix-huit aquarelles datant de 1950 et tirées d'un carnet inédit. Ainsi qu'une biographie illustrée d'images d'archives. »

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  • A travers le napoléon de la fin, ce livre raconte une des périodes les plus riches de notre histoire.
    Tout commence en 1814 avec les adieux de fontainebleau. trahi, abandonné, napoléon découvre sur le chemin de l'exil la haine et l'humiliation. l'île d'elbe devient le refuge oú cet homme blessé panse ses plaies et médite sur sa chute avant de tenter le pari fou du retour. le 1er mars 1815 commence l'extraordinaire aventure du vol de l'aigle. de clocher en clocher, acclamé par le peuple et l'armée, l'empereur reconquiert son trône sans tirer un coup de fusil.
    Mais déjà le piège se referme : l'europe le condamne et les notables s'éloignent. entre une dictature aux relents révolutionnaires et un pacte libéral, il hésite avant de donner une constitution qui ne satisfait personne puisqu'elle lui aliène le peuple sans lui rallier les élites. seul, dépouillé de son mystère impérial, napoléon joue le tout pour le tout en s'en remettant au verdict du champ de bataille.
    Ouverte en fanfare, la titanesque campagne de belgique trouve son dénouement cruel à waterloo. devant la fronde parlementaire, l'aigle fait le choix du sacrifice et s'éloigne vers sainte-hélène tandis que fouché et talleyrand, " le vice et le crime ", scellent leur alliance pour s'emparer du pouvoir au prix d'un marché de dupes. l'épopée s'achève en tragédie. dans l'ombre se dressent des seconds rôles prodigieux : ney, constant, chateaubriand, la fayette, la bédoyère.
    Il y a aussi ces français écartelés entre révolution et restauration, ou déchirés entre fidélité à napoléon et peur de l'invasion. cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau la personnalité de l'empereur comme les grands enjeux de la période. derrière le duel entre louis xviii et napoléon, tout est mouvement, doute, complot, crise, qui dessinent le visage de la france moderne.

  • " Passionné depuis toujours par Napoléon et par l'époque, j'ai préféré privilégier l'analyse de la chute plutôt que la gloire de l'Empire. Car, bien qu'ébloui par le soleil d'Austerlitz, je pressentais qu'il ne s'agissait que d'un soleil noir.
    "Pour comprendre la chute, il faut partir du sommet, et plus précisément disséquer la décennie triomphale qui relie le point de départ de Lodi à l'apogée de Tilsit. Et ses deux choix majeurs accomplis au zénith de la gloire : l'hérédité rétablie avec le sacre de 1804 ; le pari de la conquête avec le Blocus continental fin 1806.
    " Ce livre, remanié sans cesse depuis 2002, se nourrit d'une conviction fortifiée par l'expérience personnelle de la solitude du pouvoir, de sa fragilité, de son immense complexité, enfin de son caractère foncièrement tragique, appuyé sur les ressorts de la peur et du rêve. " D. de V.

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  • Pourquoi un écrivain et un ministre, un Français et un Espagnol, un militant républicain et un gaulliste fer-vent se retrouvent-ils dans le désir de défendre le même rêve européen oePourquoi deux hommes de langues différentes, engagés dans des chemins différents, nourris de mémoi-res différentes, d'images différentes, rassemblent-ils leurs énergies pour soutenir un même projet, celui d'une Europe de paix et de démocratie oeEn neuf chapitres définissant les divers aspects de la construction européenne, Dominique de Villepin et Jorge Semprun confrontent leurs expériences, leurs sensibilités, leurs analyses, pour une conclusion commune.

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  • Hôtel de l'insomnie

    Villepin Dominique D

    • Plon
    • 31 Janvier 2008

    « Ici, rue de Varenne, les Ouvriers de l'Heure passent, mais ils ne se livrent guère. Voici donc consignés quelques fragments d'un registre sans date, arrachés à une longue nuit. Face aux Minotaures, ce fil d'encre et de papier m'a aidé à tenir le cap. A chaque feuillet, j'ai voulu m'alléger, me désamarrer : creuser en moi pour trouver la force d'avancer jusqu'au retournement de la conscience où l'épreuve devient une chance de libération. Quoi que l'on entreprenne, il y a toujours vautours et gibets au bord du chemin. Mais peut-être notre meilleur allié est-il le mauvais sort. A minuit, la solitude se brise par la grâce de compagnons sollicités, compagnons invisibles qui défrichent la vie aux avant-postes, qui fixent des repères, qui nous donnent des mots comme autant d'armes pour notre propre combat. A leur suite, tout un peuple de riverains s'élance à l'assaut des horizons neufs. Et au matin, le miracle se renouvelle : l'homme s'éveille, libre de toutes entraves. » D.V.

  • Face à l'histoire en train de se faire, retrouvons la capacité d'agir pour la changer plutôt que la subir.
    Connaître. Comprendre. Anticiper. S'engager. Raisonner sur les événements en cours à l'aide des exemples du passé et des courants de fond qui travaillent nos sociétés est, à soi seul, un exercice d'émancipation. Je m'y suis efforcé au cours de ces deux dernières années à travers voyages et rencontres, en France et dans le monde. Partout, j'ai constaté l'urgence de se saisir d'un destin commun. Les hommes sont les acteurs de leur propre histoire, non malgré eux, par une ruse de la raison, mais par la vertu de leur liberté.
    Il s'agit de construire une communauté d'hommes libres, sur les ruines d'un passé révolu. Pour la première fois, à l'issue d'un siècle d'intégration mondiale tantôt douloureuse, tantôt heureuse, nous sommes en situation d'affirmer pleinement notre destin collectif à l'échelle du globe. Le chantier est immense car il consiste à rechercher, avec un oeil neuf, ce qui peut aujourd'hui constituer l'intérêt général pour le monde.

  • Au zénith de son règne, Napoléon remet à nouveau son sort au hasard des batailles.
    Cet homme seul, écartelé entre la confiance en son étoile et le doute perpétuel, cède à l'illusion de la puissance, obsédé par l'écriture d'une page supplémentaire de son roman personnel. De la guerre civile espagnole aux déserts glacés de Russie, Dominique de Villepin montre comment la fragilité d'un empire impossible, bâti trop vite, trop tôt et sans véritable légitimité précipite sa chute. en entremêlant, selon la méthode qui a fait le succès des précédents tomes, analyses, portraits, récit très écrit des événements et réflexions sur la solitude de tout pouvoir, Dominique de Villepin livre une fresque inspirée de ces années tragiques pour la France.
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  • " J'ai souvent redouté le drame d'un pays aveuglé, marchant à tâtons ", écrit Dominique de Villepin, après sept années passées au sommet de l'État.
    Dans une fulgurante synthèse historique, de la monarchie à la récente cohabitation, il décrit la France comme le pays du pouvoir, un pouvoir paralysé, divisé, confronté aux angoisses des Français. Dénonçant avec une verve nourrie de son expérience " l'esprit de Cour " qui s'est répandu partout, Dominique de Villepin veut croire au sursaut collectif, au " passeur " comme à tous ceux qui voudront participer à la " révolution pacifique ".
    " À nous, écrit-il, d'établir un nouveau pacte, un nouveau contrat, bien au-delà de celui venu du fond des âges, conclu entre le peuple inquiet et le Léviathan. " Pour lui, comme pour Malraux, ce qui caractérise la civilisation d'aujourd'hui est, à l'évidence, son absence de décisions. Aussi pense-t-il enfin venue l'heure " décisive ", le " temps de l'action ". Ce texte bref, lyrique, d'un style éblouissant porte le débat à son plus haut.

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