Giosuè Calaciura

  • Borgo vecchio

    Giosuè Calaciura

    « Il les vit tellement seuls au monde, il les reconnut dans le caprice de Dieu et dans la violence sans remède de la nature, prisonniers du rêve sans mystère des enfants du Borgo Vecchio. » Mimmo et Cristofaro sont amis à la vie à la mort. Ils grandissent dans un quartier misérable de Palerme, parmi les parfums de la mer, le marché aux balances truquées et les venelles tortueuses où la police n'ose pas s'aventurer. Le soir, tandis que Cristofaro pleure sous les coups paternels, Mimmo cherche à apercevoir Celeste, qui patiente sur le balcon quand sa mère reçoit des hommes. Tous les trois partagent le même rêve : avoir pour père Totò, voleur insaisissable et héros du Borgo Vecchio. Lui seul possède un pistolet, dont Mimmo voudrait bien se servir pour sauver Cristofaro d'une mort certaine...
    Violence et beauté se mêlent au coeur de ce roman envoûtant, qui nous tient en haleine jusqu'au grand final.

  • Îlot de lumière dans l'obscurité de la nuit de Noël, un tramway part du centre de Rome pour rejoindre sa périphérie éloignée.
    Un mystère, fragile, y a été abandonné. Au fil des arrêts montent progressivement des travailleurs pauvres, précaires, qui ont à peine fini leur journée. Une prostituée déportée d'Afrique et son client malheureux ; un sans-papiers et sa camelote ; une infirmière assiégée par la solitude ;
    Un père incapable d'offrir un dîner de fête à sa famille...
    Tous se dirigent, silencieux, vers le réveillon qui les attend, ou qui ne les attend pas. En pensée, en mémoire, sur leur corps, tous ont une histoire différente, toujours compliquée, mêlée d'impuissance et de colère. Miracle de Noël, ce mystère abandonné à l'arrière du tramway va les rassembler et rompre l'indifférence.

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  • Urbi et Orbi Une bande de jeunes ecclésiastiques corrompus et sans foi, prêts à tout, dès leur ordination, pour gérer la Curie romaine comme une entreprise rentable ; un pape dont le déclin physique est d'autant plus patent et pitoyable qu'il fut un pontife sportif, énergique, faisant souffler un vent nouveau sur une Église ronronnante. Ils sont néanmoins fascinés par ce pape qui s'approche de la sainteté : en effet la geste héroïque du pontife des débuts parlant aux animaux et sillonnant le monde pour bénir ses ouailles s'est transformée en calvaire de la décrépitude d'un vieillard portant les stigmates. Le drame de leur incroyance est de ne pouvoir faire autre chose que de convertir le désir de Dieu et de transcendance en manigances mercantiles et en spectacle à faire digérer par les médias et consommer par les foules.

    Malacarne (publié par la première fois aux Allusifs en 2007) est le long monologue d'un petit truand emporté dans le récit de sa propre vie. Toute l'évolution de la mafia contemporaine est brassée dans une sorte de fantasmagorie générale ; et c'est la mort qui domine et finalement règne sur cet univers désespéré livré en permanence à sa propre destruction. Un roman apocalyptique fascinant qui emporte tant les bourreaux comme les victimes, les malfrats comme leurs juges.

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  • Passes noires

    Giosuè Calaciura

    « Nous partîmes la nuit suivante et ce fut le noir. Dans la soute, il n'y avait plus ni lueurs ni reflets, que le noir répété mille fois jusqu'à ne plus être un nombre, et mille fois le râle de l'asphyxie, la neuvaine du salut, la prière des torturés. »
    Passes noires, conte des mille et une nuits de brutalité et de solitude, donne à voir l'apocalypse des femmes venues au monde pour l'esclavage et l'injustice. Arrachée à son Afrique natale par des négociants de chair fraîche, la jeune Fiona échoue dans un port italien où elle rejoint l'Amie chère, Cendrillon et la Boiteuse pour vendre son corps dans les obscénités et les humiliations des soldats, étudiants, pères de famille, magistrats, marchands de fritures et prélats qui dévorent les filles à vil tarif, sous l'oeil mort de la sainte patronne de la ville.

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  • Malacarne

    Giosuè Calaciura

    Malacarne est un long monologue, celui d'un petit truand (un "malacarne" en sicilien) de la mafia emporté dans le récit de sa propre vie fait au juge qui est ou pourrait être devant lui, l'interroger ou l'écouter, en tout cas présent dans cette apostrophe récurrente et lancinante : "monsieur le juge". Cette apostrophe marque et ponctue l'élan du flux verbal, de même que la formule anaphorique "nous n'étions plus rien" qui revient en début de chaque chapitre, ou plutôt de chaque remise en route, respiration peut-être, de cette parole qui prend peu à peu des accents épiques. C'est en effet toute la vie, l'évolution de la mafia contemporaine qui est brassée dans une sorte de fantasmagorie générale avec ses luttes fratricides et ses combats de clans, et c'est la mort qui domine et finalement règne sur cet univers désespéré livré en permanence à sa propre destruction. L'écriture de Giosuè Calaciura ne cherche pas la minutie du compte-rendu journalistique mais brasse le réel et l'imaginaire, le sordide et le grandiose dans une langue poétique aux accents d'un baroque moderne.

  • Henriette recherche des perles blanches et bleues dans la nuit de makerere iii oú même le sol se dérobe, vêtue de sa robe de mariée rouge hibiscus.
    Son histoire voyage, racontée par ceux dont elle est l'emblème, les dépossédés de tout, qui survivent dans une misère suffocante, à l'extrême limite du désespoir. l'écriture de giosuè calaciura, d'une grande ampleur poétique et d'une profonde humanité, cisèle un conte sombre d'oú surgissent l'irréelle clarté des lucioles, qui endort les enfants nés dans les fruits, le feu des sacrifices offerts aux dieux ou encore la promesse d'une rets royce arrachée aux eaux.
    Elle entraîne le lecteur dans un voyage bouleversant qui culmine avec cette interrogation : que s'est-il perdu, avec la fille d'henriette ?.

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