Paul Guimard

  • Au volant de sa MG, un homme, la petite quarantaine, roule de Paris vers la Bretagne où il se rend pour le déjeuner. Tandis qu'il chemine en regardant le paysage, il pense à un ami perdu, à l'heure à laquelle il arrivera à Rennes, à la femme qu'il aime, à celle qu'il a épousée, quand soudain la voiture percute inévitablement un camion bloqué en travers de la route. Arrivent alors les secondes d'éternité, juste avant, quand on se dit qu'il est encore possible d'éviter l'accident, puis celles d'après, quand il est déjà trop tard.
    Alors, à demi conscient, les yeux clos, les sensations affluent, plus fortes que jamais, et avec elles les souvenirs : tout ce qu'on pourrait laisser derrière soi, tout ce qu'on a aimé, tout ce qu'on pourrait retenir, changer et faire, encore.
    Variation superbe et poétique sur le temps qui passe et sa mémoire, Les Choses de la vie est un récit d'une rare justesse. Paul Guimard livre une magnifique déclaration d'amour à la vie et à ses choses qui nous façonnent. Une lecture bouleversante qui donne envie de profiter de la vie, d'aimer, d'écrire et de dire, tant qu'il est encore temps.

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  • L'ironie du sort

    Paul Guimard

    • Folio
    • 16 Septembre 1974

    Sans l'apparition d'ursula sur le seuil de mon bureau - " le département information me prie de vous demander le dossier concernant.
    " - sans son entrée dans ma vie - " je vous vois souvent déjeuner seule au restaurant du personnel " - je n'aurais pas quitté marie-anne, non pas tant par lâcheté que par désir de ne pas détruire cette construction qu'était mon foyer, un peu fragile, mais conservant encore une part de la chaleur passée.

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  • Le mauvais temps

    Paul Guimard

    Depuis des années, les miroirs et les objectifs m'imposent l'image d'un monsieur entre deux âges.
    Il devient encombrant. nous avons un vague air de famille, cela est certain, il pourrait être mon oncle mais la ressemblance s'arrête là. son nom est m. guimard. moi, je m'appelle paul. j'ai découvert l'existence de ce personnage très progressivement. par exemple, le matin en me rasant, j'apercevais des traits de son visage se superposant au mien. ce phénomène s'est précisé au fil du temps. désormais je ne vois plus que lui, installé avec outrecuidance au premier plan de ma vie.
    C'est lui qui choisit mes nourritures, mes alcools, mes gestes, mes cravates, mes actes et pourquoi pas mes rêves ! en outre, il n'est pas soigneux. il perd tout : mon souffle, ma mémoire, ma force et certaines de mes amours. il commence même à perdre nos cheveux.

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  • A l'âge où chaque au revoir pourrait être un adieu, Pierre, un grand architecte parisien épicurien de nature, a décidé de s'éloigner de sa propre vie. Il s'est exilé en Irlande et vit chaque journée dans sa plénitude, son oeil d'étranger captant avec délices tout ce que l'habitude empêche de percevoir : la rumeur d'un fleuve souterrain, la complicité discrète d'une femme, la rencontre de ces grands Irlandais qui, à deux pas d'un abri, poursuivent sous la pluie amicale de joyeuses conversations de noyés... Toutes les circonstances de la nouvelle existence de Pierre sont réelles mais le roman dépasse la réalité. Une inexplicable calcification, progressivement révélée, gagne son héros et le figera, sans douleur mais sans rémission. {L'âge de Pierre} est un livre de sagesse, celui de la réconciliation de l'homme avec sa destinée, quand, le coeur et la pensée rassérénés, il accepte de se fondre et se confondre avec les éléments qui soutiennent ce projet mystérieux entre tous, et auquel il a sans doute contribué : l'univers.

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  • Rue du havre

    Paul Guimard

    • J'ai lu
    • 5 Octobre 2006
  • Quand le serpent leur apprend qu'ils sont homme et femme, Adam et Eve se retrouvent dans une drôle d'aventure : ils sont libres, c'est vrai, conscients de leur nature et de celle des choses qui les entourent. Mais l'Eden, c'est bien fini ! Nos deux premiers venus découvrent un monde qu'ils ignoraient jusqu'alors : la température est instable, les animaux parlent un langage incompréhensible... Enfin et surtout, ils vont découvrir l'amour. Les{ premiers venus}, ce sont aussi les descendants d'Adam et Eve : Caïn, le guerrier amoureux des femmes, Abel, le doux contemplateur, ou encore une impressionnante progéniture qui, chemin faisant, conduit le lecteur jusqu'au temps presque présent... Ainsi va la création du monde, revisitée par Paul Guimard.

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  • L'impression d'avoir contracté une dette est ressentie par tous ceux qui aiment Giraudoux, ce sentiment d'avoir reçu un message qui demande une réponse. Il n'est jamais trop tard pour cela. Quand meurt une personne aimée à laquelle vous devez une lettre, si vous êtes égoïste, vous vous en réjouissez. Si vous êtes bon, vous n'aurez de tranquillité qu'après avoir écrit cette réponse {(Juliette au pays des hommes)}. Nous sommes beaucoup à devoir une lettre à Giraudoux. P.G.

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  • Georges Pompidou est président de la République. Karine est une jeune Russe en exil, danseuse et comédienne. Ils ne se sont jamais rencontrés, mais la mort de l'un, attendue, et celle de l'autre, inexpliquée, ne sont pas sans rapport. Quand une pierre tombe dans un étang, qui sait jusqu'où se propage l'onde de choc ? Un concours de circonstances faisant le bonheur des uns et le malheur des autres va brasser des destins dissemblables. Un homme d'influence surpris au milieu de sa vie, un flic prudent, une femme perplexe, une adolescente en proie à la haine amoureuse, une femme de ménage sans emploi, un prêtre à la dérive, un don Juan soviétique en service commandé... Leur point commun : l'ombre portée d'une danseuse morte qui enseigne à chacun combien la réalité est toujours opaque, complexe, dérisoire.

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  • Les faux freres

    Paul Guimard

    • Denoel
    • 21 Mars 1976

    Nouvelle édition en 1976

  • " J'ai toujours su que ce Journal amoureux existait ; même si je ne l'avais jamais lu ni même vu... Ma mère m'en avait parlé. C'est Paul qui en a eu l'idée pour l'aider à prendre confiance en elle, et en son talent, auquel elle ne croyait guère à l'époque. Pourtant, elle vivait depuis toujours, dans et par les mots : elle tenait son journal intime et entretenait une nombreuse correspondance, amicale puis amoureuse, dans une famille où tout passait et se réglait par des lettres...
    De là à penser publier, il y avait un pas qu'elle ne se décidait pas à franchir. Alors Paul a eu cette idée épatante d'écrire ce journal, chacun prenant la parole à tour de rôle pour raconter leur quotidien. C'était d'autant plus généreux de sa part qu'il n'a jamais tenu un journal de sa vie et que c'était même contraire à sa nature. Maman lui rendait souvent hommage pour cette initiative - et elle n'avait l'hommage facile pour personne ! ", Blandine de Caunes.

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  • Benoîte est la soeur de Flora, Paul est le mari de Benoîte, Flora est la femme de Bernard, Blandine et Lison sont les filles de Benoîte. Six auteurs de la même famille, tous écrivains, rassemblés pour la première fois _ et probablement la seule _ en un livre, sorte de journal à douze mains, Des Nouvelles de la famille.

    Ces nouvelles inédites toucheront des sensibilités aussi variées que sont divers les tempéraments romanesques de cette famille hors du commun. Chaque heure du jour, chaque âge de la vie, toute la gamme des sentiments trouveront des correspondances dans ce " livre de lecture ". Longue ou courte, gaie ou mélancolique, chaque nouvelle est une histoire, racontée par un écrivain. A travers les contrastes qui les séparent, nos six auteurs ont mis en commun leur aventure familiale: la passion de l'écriture.

    Benoîte et Flora Groult se retrouvent ici pour la première fois depuis " Il était deux fois ". Blandine de Caunes a publié un roman " L'Involontaire " (Stock) et sa soeur, Lison de Caunes " Les Jours d'après " (Lattès). Bernard Ledwidge vient de publier son premier roman " Frontières " (Flammarion). Paul Guimard (Les Choses de la vie,...) est le premier de la famille à avoir pris la plume.

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