Armand Colin

  • Toute société est traversée par de multiples conflits, et c'est cette conflictualité irréductible qui permet aux sociétés de changer dans le temps. C'est ce que démontre ce livre, pionnier sur la question de la conflictualité sociale en France.
    Son but est tout d'abord de délimiter un champ de recherches, qui ne se confond pas avec la sociologie de l'action collective, mais l'englobe par ses questionnements : comment et pourquoi des conflits sociaux naissent-ils dans une société donnée ? A-t-on affaire à des conflits structurellement différents entre les sociétés traditionnelles et les sociétés modernes, les sociétés industrielles et les sociétés post-industrielles ? Quels effets les conflits produisent-ils sur l'organisation sociale, sur les liens sociaux et sur les processus de socialisation ? Comment les analyser aux échelles « macro » et « micro » ? Comment objectiver leur contribution au changement social ?
    L'ambition de ce manuel est aussi d'examiner la diversification extrême des conflits sociaux ultra-contemporains (de classe, de race, de genre, post-coloniaux, intersectionnels, urbains, au travail, dans les organisations, etc.), en distinguant plus particulièrement trois familles : les luttes autonomes, les luttes subalternes et les nouvelles luttes à l'heure de la crise climatique.

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  • Sociologie politique de l'action publique Nouv.

    Les politiques publiques font pleinement partie de notre vie quotidienne, et influencent, si ce n'est déterminent, la plupart de nos comportements individuels, que ce soit dans les domaines de l'alimentation, des loisirs, de la famille, de la vie professionnelle... L'action publique est donc devenue un objet d'étude incontournable, et son analyse permet d'interroger plus largement la place du politique dans la société et les rapports de pouvoirs entre groupes sociaux.
    Cet ouvrage propose des grilles d'analyse de l'action publique, en mettant l'accent sur la sociologie des acteurs (des élus locaux aux institutions internationales en passant par les experts, les citoyens et les médias), la compréhension de leurs interactions et la démarche comparative.
    Cette nouvelle édition, assortie de nombreuses études de cas en phase avec l'actualité (pouvoir d'achat, protection de l'environnement, réforme fiscale, retraites...), permet de comprendre comment les enjeux actuels sont appréhendés par les politiques publiques.

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  • « Il faut une science politique nouvelle à un monde tout nouveau », écrivait Alexis de Tocqueville découvrant la démocratie américaine. De considérables changements ne travaillent-ils pas aujourd'hui de la même manière le système politique français ?
    Réformes néolibérales, érosion d'un État traditionnellement « fort », recompositions des savoirs experts, fin du cumul des mandats, féminisation du champ politique, transformation de l'espace public du fait des réseaux sociaux, avènement du macronisme, recours au dispositif des primaires, formes inédites de mobilisation populaire (Nuit Debout, Gilets jaunes)... Ces phénomènes nouveaux viennent interroger les acquis routinisés de la sociologie politique classique.
    Telle est l'ambition de cette Nouvelle sociologie politique de la France qui, en articulant les outils théoriques des différentes approches sociologiques à l'actualité la plus récente, permet de saisir la singularité française et d'interroger l'avenir de notre démocratie.

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  • Les études sur le genre suscitent une production scientifique de plus en plus massive et pluridisciplinaire. Cette floraison requiert une présentation claire et rigoureuse des outils forgés par les sciences humaines et sociales pour penser le(s) masculin(s) et le(s) féminin(s).
    Comment naissent les identités de genre ? Quel éclairage les sciences sociales apportent-elles sur la sexualité ? Hommes et femmes ont-ils/elles le même rapport au travail ? Leurs loisirs et leur sociabilité sont-ils identiques ? Quel rôle le genre joue-til en politique ? Les identités de genre sont-elles en crise, une « domination » masculine persiste-t-elle ?
    Intégrant les développements les plus récents et des problématiques de plus en plus débattues (violences, genre et développement, brouillage des identités de genre, etc.), cet ouvrage présente de nombreuses études de cas. Il invite à questionner des catégories bien moins « naturelles » que ne le suggère le sens commun.

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  • En raison de sa position particulière dans l'espace scolaire et de sa dépendance aux influences sociales, politiques, culturelles, le champ de l'EPS traduit depuis 1945 et avec une sorte d'effet de loupe les tensions et les débats relatifs qui ont soutenu l'exigence générale de démocratisation. D'où l'importance particulière que revêt, pour la discipline mais aussi au-delà, le présent travail d'historiens, devenu un « classique » depuis sa première parution en 2004.
    À travers une triple analyse, institutionnelle, politique et culturelle, les auteurs du présent ouvrage précisent les facteurs qualitatifs et quantitatifs de cette démocratisation. Ils apportent une attention soutenue aux grandes problématiques : apprentissage de la citoyenneté, socialisation, égalité des chances, diffusion des savoirs.
    Le livre a été soigneusement mis à jour pour cette quatrième édition en intégrant les effets des transformations dues aux réformes et changements sociaux (Covid-19, etc.) du premier quart du XXIe siècle.

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  • Cet ouvrage académique, à vocation de formation, propose de fournir les cadres théoriques, les concepts et la synthèse des travaux qui ont été réalisés sur la révolution numérique afin d'en saisir les principaux enjeux. Le numérique, ici traité au sens large (informatique, réseaux télécoms, médias), est analysé à travers les différents sous-domaines de la sociologie. Une partie historique permettra à la fois de mettre en perspective les discours d'accompagnement du buzz quotidien sur l'innovation. Le chapitre suivant traite des dimensions économiques et organisationnelles du numérique. Le troisième chapitre est consacré aux enjeux socio-politiques. Le quatrième chapitre traite le numérique comme une technologie cognitive. Le cinquième chapitre revient sur le bilan des travaux de la sociologie des usages. Enfin le dernier chapitre est consacré au nouveau domaine des "humanités numériques", dans une réflexion sur  les sciences sociales.

  • Pourquoi parler aujourd'hui de crise des identités ? Cette expression renvoie à des phénomènes multiples : difficultés d'insertion professionnelle des jeunes, montée de nouvelles exclusions sociales, brouillage des catégories servant à se définir et à définir les autres...
    Comprendre comment se reproduisent et se transforment les identités sociales implique d'éclairer les processus de socialisation par lesquels elles se construisent et se reconstruisent tout au long de la vie.
    La dimension professionnelle des identités a acquis avec la modernité une importance toute particulière.
    La socialisation secondaire - à l'âge adulte - est devenue indispensable pour affronter les changements de plus en plus fréquents dans les cycles de vie et les impératifs de la construction identitaire.
    Ce livre, réactualisé pour cette 5e édition, fournit des instruments d'analyse et des résultats empiriques pour saisir la dynamique en cours de la socialisation professionnelle et des identités sociales.

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  • Peu d'institutions sont à la fois aussi explorées et mal connues que la famille. Celle-ci fait l'objet d'un discours politique et médiatique qui se renouvelle sans cesse ; chacun de nous est tenté par ailleurs de juger de la famille à partir de la connaissance intime, mais nécessairement partielle, voire partiale qu'il en a...
    Tout en conservant les développements sur l'histoire de la famille, l'ouvrage intègre les nouveaux débats concernant la place de l'institution familiale dans le champ social, en relation avec les phénomènes de crise, de chômage et de migration. Il donne un large écho aux discussions relatives au « mariage pour tous », comme aux nouvelles techniques et aux nouvelles pratiques qui transforment profondément le champ de la filiation.
    S'appuyant sur un ensemble de travaux neufs, ce classique sur le sujet, régulièrement actualisé, offre une vision renouvelée du champ familial.

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  • Cet ouvrage classique, aux nombreuses éditions internationales, dresse un panorama complet des grandes théories de la communication et offre un tableau précis des travaux et réflexions motivés par l'évolution des technologies et des pratiques. Il met en évidence l'apport majeur de la sociologie dans la compréhension de la communication et des médias sur les plans organisationnels, identitaires, culturels, politiques et symboliques.
    Outil pédagogique, mais aussi ouvrage de réflexion de référence, ce manuel apporte une contribution importante à la compréhension comme à l'orientation des débats sur les rapports entre sciences sociales et sciences de l'information et de la communication. Revenant sur plus d'un siècle d'approche sociologique de la communication, il aborde : le déterminisme technologique, les courants critiques et empiriques, la sociologie de la domination et de la réception, les liens entre sémiologie/sémiotique et sociologie, les professions et logiques de production, le journalisme et la construction de l'opinion publique, les théories de l'espace public. Enfin, il défend l'intérêt d'une ouverture plus affirmée sur les Cultural Studies et propose la constitution d'une nouvelle sociologie des médias réconciliant les recherches sur la production et celles sur la réception.
    Cette troisième édition enrichie développe largement l'analyse du « supermédia » Internet (réseaux sociaux, « démocratie électronique/démocratie Internet ») et ses implications sociales et politiques, tout en répertoriant ses mutations (des blogs à l'Internet « des objets »).

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  • Classes populaires, milieux populaires, quartiers populaires, électorat populaire. Autant d'expressions récurrentes dans les discours médiatiques et les débats politiques. Pourtant, la notion demeure floue, le « populaire » étant perçu tantôt comme une figure sociale inquiétante, tantôt comme une figure à revaloriser.
    Revenant sur plusieurs décennies de recherches et s'appuyant sur des travaux récents, cet ouvrage propose une analyse sociologique inédite. Après un retour sur la constitution d'une sociologie des classes populaires en France et ses enjeux, chaque chapitre comporte un cadrage empirique et une mise en perspective théorique : qui sont les ouvriers et les employés aujourd'hui ? Quels conditions et modes de vie caractérisent ces hommes et ces femmes ? Quelles sont les dynamiques qui animent ces groupes et en modifient sans cesse les contours ?
    Fondé sur des données historiques, statistiques et des enquêtes de terrain, enrichi de nombreux encadrés, ce manuel propose une lecture d'ensemble de la société française contemporaine, vue à partir des groupes populaires, qui en composent la majeure partie.

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  • L'organisation territoriale est une question politique majeure, comme l'a illustré la récente réforme des régions en France et les vifs débats qu'elle a suscités. C'est en effet à l'échelle locale que le pouvoir politique semble le plus incarné, à travers les élus locaux et les administrations déconcentrées de l'État. Les réformes décentralisatrices ont également rendu les Pouvoirs locaux plus visibles.
    En s'intéressant aux relations de pouvoir et à la façon dont se déploie l'action publique au niveau infranational, cet ouvrage propose une analyse complète du pouvoir politique local. L'étude des collectivités territoriales, des élus qui sont à leur tête comme de leurs administrations, est en effet articulée à celle des groupes d'intérêts, des experts qui agissent auprès d'elles ou encore des mobilisations sociales locales. C'est ainsi à la fois la place des Pouvoirs locaux dans le système politique national et l'exercice localisé du pouvoir politique qui sont interrogés.
    À travers cette étude du pouvoir à l'échelle locale, c'est toute une réflexion sur les modalités d'exercice du pouvoir politique dans les démocraties représentatives qui est ici proposée.

  • Dans nos sociétés de la mobilité et de la mondialisation, comment rendre compte de la dimension culturelle des territoires et de la complexité des espaces ? Les déterminants anthropologiques sont souvent oubliés, mais ils n'ont pas disparu : nos espaces quotidiens restent empreints de règles, obéissent à des conventions et répondent à des valeurs, le plus souvent implicites. D'où l'intérêt de cette synthèse et réflexion sur les formes et les usages de l'espace. Si toutes les sociétés ont en commun de fonder, habiter, classer, distribuer, transformer et reformuler, elles le font toutefois de diverses manières. Selon quelles logiques et avec quels enjeux ? Cette 2e édition, enrichie de nouvelles illustrations, développe plus largement la question de la représentation de l'espace. Les étudiants, chercheurs et professionnels trouveront ici une ressource privilégiée pour appréhender de façon globale tous les défis de la spatialité.

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  • La police au sens large - nationale, municipale, privée, gendarmerie - constitue un véritable acteur du jeu politique et un enjeu d'une centralité croissante dans le débat public. Mais elle est aussi un instrument de production de sens et de représentations politiques en ce qu'elle contribue à l'émergence de catégories descriptives qui participent de l'imaginaire collectif : crime crapuleux, outrage, racaille, violence collective, manifestation, ordre public. en sont des exemples connus. La police est devenue un élément incontournable des sociétés contemporaines.
    Pourquoi et comment la police s'est-elle constituée ? Quelle est la nature de l'organisation policière et quels rapports entretient-elle avec les autorités politiques ? Qui sont les agents de police (leur origine, leur profil) ? En quoi consistent leurs activités et quelles en sont les déviances ? Quelles transformations et réformes sont aujourd'hui possibles ?
    Pour répondre à l'ensemble de ces questions, ce manuel sans équivalent propose à la fois une sociologie et une science politique de la police. Riche en exemples dépassant le seul cadre français, appuyé sur de nombreux travaux de terrain et une dense littérature, il vient éclairer de manière originale les rapports entre la police et le politique, et interroger le fonctionnement de nos démocraties.

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  • La jeunesse est une catégorie aux contours incertains. À quel âge commence-t-elle, à quel âge finit-elle ? Cette simple question soulève un ensemble de difficultés théoriques et pratiques. Plutôt que de chercher une définition autour de l'âge biologique, objective, mais forcément arbitraire, la sociologie doit montrer comment l'âge est une production sociale qui a évolué au cours de l'histoire et qui varie en fonction des situations sociales.
    Cette incertitude entourant la définition de la jeunesse s'est accrue avec l'affaiblissement des rites de passage, l'allongement des transitions professionnelles et la prolongation du temps des expériences qui tendent à repousser toujours plus tard l'âge d'accès à un plein statut adulte.

    Cette troisième édition propose une relecture et une reconstruction sociologiques de la jeunesse. Mais, au-delà de la réflexion sur cette catégorie, l'ouvrage en teste l'efficacité pour décrire et analyser la situation des jeunes dans la société française, Cette exploration permet également de passer en revue les principaux concepts élaborés par les sociologues pour comprendre le rôle de l'âge dans les sociétés.

  • Les questions de la maladie et de la santé sont parmi les plus vives aujourd'hui. Elles se posent au croisement des préoccupations individuelles et d'un débat public qui, outre une remontée assez faible des points de vue exprimés par les « clients » du système de soin, ne tend que trop à s'enclore dans des cadres soit biologiques et techniques, soit politiques et gestionnaires. Alors même que le système de santé est appelé à évoluer, il est essentiel, à l'appui des décisions à venir, de clarifer les diverses dimensions et implications sociales de ces questions majeures.C'est ce à quoi s'emploie, avec une ampleur inédite, le présent ouvrage. S'appuyant sur une très vaste littérature, principalement anglo-saxonne et française, il propose une lecture sociologique particulièrement éclairante, structurée autour de trois grands thèmes (institutions, professions, maladies) et fournit tout l'outillage conceptuel prescrit pour penser le lourd et complexe processus de médicalisation à l'oeuvre dans nos sociétés.Cette synthèse critique remet aussi en perspective le rôle des divers acteurs médicaux et paramédicaux ainsi que celui des nouveaux protagonistes apparus dans l'arène sociale de la santé - qu'ils soient issus du monde politique, du journalisme ou de l'univers associatif.Cet ouvrage constituera une référence, un outil de travail et un support de réflexion pour les universitaires (enseignants, chercheurs et étudiants en sciences sociales et en médecine) comme pour l'ensemble du public soucieux d'affronter en connaissance de cause les mutations du monde de la médecine, de la maladie et de la santé.Danièle Carricaburu, Maître de Conférences en Sociologie à l'Université de Rouen, est chercheure au GRIS/Rouen et chercheure associée au CERMES/Paris.Marie Ménoret, Maître de Conférences en sociologie à l'Université de Caen, est chercheure en délégation au CNRS, et affiliée au CERMES (EHESS, INSERM, CNRS).
    L'institution hospitalière. Les fonctions sociales de l'institution hospitalière. L'hôpital comme organisation. L'activité médicale : des professionnels et des patients. Le médecin : contrôleur social ou entrepreneur moral. Au-delà des médecins : les autres groupes professionnels du monde médical. Sociologie de l'activité médicale : des médecins et des patients. Malades et maladie. Maladies chroniques et normalisation. Vivre avec une maladie chronique. Le sida dans l'espace public. La recomposition du monde de la santé. Déchiffrer la santé. Action collective et santé. À nouvelles techniques, nouvelles critiques ?

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  • Cet ouvrage retrace les grands modèles de professions qui se sont succédé en Occident et expose les principales théories sociologiques des professions. Les évolutions récentes des groupes professionnels - changements démographiques, transformation du rôle de l'État, managérialisation et internationalisation - sont présentées autour de cas empiriques. L'ouvrage clarifie le vocabulaire qu'utilisent les sociologues pour décrire le travail professionnel, analyser la dynamique des groupes professionnels et des marchés du travail, interpréter l'évolution des systèmes et des identités professionnelles. Cette quatrième édition prend acte des nombreux travaux suscités en France par cette discipline.

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  • Cet ouvrage fait le point sur deux objets dont la présence est récurrente dans l´espace public : les opinions et, derrière elles, les sondages qui permettent de les saisir.  Après avoir rappelé l´histoire et la naissance des sondages d´opinion, il interroge la méthodologie (échantillon, entretien, questionnaires, réalisation de l´entretien) et la production des données d´opinion. Il questionne également les différents usages (marketing et surtout politiques) des sondages.
    Sont-ils un progrès ou une régression de la démocratie ?

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  • Ce manuel permet de comprendre les rouages de ces institutions majeures de la régulation politique, économique et sociale que sont le droit et la justice. Il englobe l'ensemble des acteurs, des professions et des organisations qui contribuent au fonctionnement du système.

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  • De la discussion politique à la manifestation de rue, du vote à la consommation engagée, de la grève des urnes à celle de l'impôt ou à l'Internet militant, cet ouvrage porte un regard novateur sur une question centrale en démocratie : la "participation politique". Une participation foisonnante, multiforme, contournant les canaux institutionnels, débordant les frontières de l'État nation, mais toujours inégalitaire. Il présente les grands modèles explicatifs et leurs applications concrètes, les auteurs marquants, les concepts clés de la sociologie politiques contemporaine, tant française qu'étrangère, ainsi que les principaux débats qui la traversent. S'appuyant sur les grandes enquêtes tant hexagonales (Cevipof) qu'internationales (ESS, Enquêtes valeurs, ISSP) depuis les années 60, l'auteur resitue le cas français dans une perspective historique, comparative et interdisciplinaire. Autant d'atouts qui font de ce livre un outil indispensable pour penser la redéfinition des frontières du politique, et la référence pour aborder la "crise" de la représentation que traversent toutes les démocraties occidentales.

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  • « Foulard islamique », disparition des abeilles, vieillissement de la population : comment des faits ou des dossiers deviennent-ils « problèmes », dont s'emparent les médias ou les partis en campagne ?
    Une tradition sociologique née aux États-Unis au début du XXe siècle est venue montrer que la réponse n'était pas dans une gravité objective des « faits ». Les brutalités sur les enfants n'ont été que tardivement constituées en problème public, alors que l'usage de la margarine suscitait jusqu'à des référendums. C'est donc vers l'activité des entrepreneurs de problèmes qu'il faut se tourner.
    Qui sont-ils (think tanks, haut-fonctionnaires, mouvements sociaux) ? Comment justifie-t-on de l'importance d'un problème ? Pourquoi certains problèmes suscitent-ils plus l'attention médiatique que d'autres ? Comment des cadrages viennent-ils les mettre en récit pour qu'ils soient au diapason des sensibilités sociales ? Quels tris président à leur prise en charge (ou non) par les politiques publiques ? Est-ce là la fin du processus ?
    Dense en exemples pratiques proposés sous formes d'encadrés et en outils théoriques, ce manuel aide à penser comment s'alimentent nos conversations, les « Unes » des médias et l'agenda des politiques.

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  • Connaître l'histoire des pensées sociologiques est une étape essentielle pour tous ceux qui souhaitent aborder cette vaste discipline qu'est la sociologie. C'est en se familiarisant avec les modèles scientifiques et les théories concurrentes que l'on peut saisir l'originalité des discours sur le social et dépasser leurs apparentes contradictions (individu vs société, subjectivisme vs objectivisme.).
    Le présent ouvrage, qui fait référence depuis sa première édition, s'organise autour de trois dimensions : une présentation détaillée des grands sociologues, de leurs analyses et de leurs outils ; un retour aux textes originaux ; une approche historique et un regroupement par familles de pensée afin de situer les principaux débats.
    Cette quatrième édition a été complétée de nouvelles présentations et augmentée d'un chapitre sur les relations de la sociologie avec trois de ses disciplines voisines : l'économie, l'anthropologie et la psychologie.

  • Cette synthèse inédite mobilise les savoirs et démarches des sciences sociales (histoire, sociologie, science politique, anthropologie.) pour comprendre l'émergence de la problématique des élites dans les sociétés occidentales. Elle questionne les processus de leur institutionnalisation et leurs effets dans la vie sociale et politique. Ce manuel tente de se dégager de l'opposition masse-élite pour saisir les nouvelles formes de l'élitisme et montrer que le politique se construit sur et avec les élites.

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  • Les études sur le genre suscitent une production scientifique de plus en plus massive et pluridisciplinaire. Cette floraison requiert une présentation claire et rigoureuse des outils forgés par les sciences humaines et sociales pour penser le(s) masculin(s) et le(s) féminin(s). Comment naissent les identités de genre ? Quel éclairage les sciences sociales apportent-elles sur la sexualité ? Hommes et femmes ont-ils / elles le même rapport au travail ? Leurs loisirs et leur sociabilité sont-ils identiques ? Quel rôle le genre joue-t-il en politique ? Les identités de genre sont-elles en crise, une " domination " masculine persiste-t-elle ? Refondue et augmentée pour intégrer les développements les plus récents et des problématiques de plus en plus débattues (violences, genre et développement, brouillage des identités de genre, etc.), cette deuxième édition présente de nombreuses études de cas. Elle invite, au-delà d'un public de spécialistes, à questionner des catégories bien moins " naturelles " que ne le suggère le sens commun.

  • Longtemps destinée à tracer une frontière symbolique entre les morts et les vivants, la ritualisation du deuil a cédé la place dans les sociétés industrielles à un nouveau rapport à la mort qu'illustre le développement des soins palliatifs, de la thanatopraxie, de la crémation et des testaments obsèques.
    Mais les évolutions les plus profondes sont à venir. L'accroissement de l'espérance de vie et l'explosion démographique des années d'après-guerre ont produit un report des décès, dont l'augmentation sera exponentielle dans les vingt prochaines années. Le débat sur l'euthanasie volontaire et l'accompagnement des mourants, l'émergence d'une pragmatique du « bien mourir » ou les controverses actuelles autour des lieux légitimes de dispersion des cendres annoncent une mutation plus globale.
    Face aux réactions légales, morales et émotionnelles suscitées, la sociologie de la mort permet de poser les questions autrement et de mieux comprendre les enjeux des choix actuels.

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