Elyzad

  • J'ai besoin d'invoquer votre visage, le fantôme de votre présence pour instaurer entre nous un tant soit peu d'intimité épistolaire. [... ] me mettre dans vos pas, revisiter les moments de votre vie étroitement noués à votre oeuvre. L'une et l'autre inscrivent en profondeur leurs effets de résonance en moi. En native de la même terre, Martine Mathieu-Job interroge avec une affectueuse complicité le lien d'Albert Camus à l'Algérie en s'intéressant surtout à deux périodes clés : son enfance, qui a nourri un rêve utopique brisé par l'histoire coloniale, et les années trente qui ont forgé son éducation esthétique et politique.
    Sous le signe d'une M ? éditerranée lumineuse et tragique, le dialogue avec le philosophe-artiste aide plus que jamais à penser les questions toujours brûlantes du rapport à l'altérité, à la justice, à la haine et à la solidarité.

  • Vous verrez dans ces pages que j'ai des choses à vous reprocher. Mais ce que j'ai lu de vous sonne en moi comme un appel à fouiller la mémoire, à lire l'Histoire à travers elle aussi pour aller de l'avant". S. B. Hannah Arendt occupe une place particulière dans la pensée du XXe siècle. Elle en a vécu les tragédies, a tenté d'en expliquer les causes et les manifestations. Cette expérience l'a conduite à s'intéresser à la genèse du sionisme et de la création de l'Etat d'Israël et à poser un regard visionnaire sur le destin de ce nationalisme particulier.
    Dans un aller-retour entre les guerres du vieux monde et les défis actuels, Sophie Bessis dialogue avec la philosophe, la conteste parfois, l'admire toujours. Cette lettre se veut un propos libre, personnel et politique, et une interrogation sur notre devenir collectif. Et le texte de 4e du roman "Le silence des horizons" de Beyrouk C'est l'histoire d'une course éperdue contre des passions impossibles.
    Un jeune homme tourmenté s'enfuit et rejoint un ami parti accompagner quelques touristes dans le Sahara. Parcourant l'immensité brûlante et les anciennes cités des sables, le héros tente de se délester des images qui le poursuivent : un premier amour déçu, le rictus affreux d'une femme qui l'a trop aimé, un père honni par la société - mais était-il vraiment coupable ? Seule la tendre attention des enfants, lorsque le soir venu il s'improvise conteur, console son errance.
    Tour à tour enquête policière, émouvante introspection, conte contemporain, ce roman nous emporte aux confins du désert, dans un décor majestueux. Portée par l'écriture singulière et poétique de Beyrouk, grand écrivain mauritanien, c'est aussi une ode à la beauté de la nature et à l'écoute des autres.

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  • Une baignoire dans le désert est l'histoire d'Adel, un enfant qui rencontre son premier ami, Darwin, un scarabée géant, au moment où ses parents lui annoncent leur divorce et où la guerre éclate dans le pays. Le temps que sa mère rende visite à sa grandmère, Adel est seul, dans la tourmente des combats qui agitent jusqu'à son village. Sa mère ne peut plus rentrer.
    Apparaît alors Tardigrade, son second ami. Le trio demeure dans l'appartement aussi longtemps que possible. Puis c'est la fuite, et l'enlèvement d'Adel qui se retrouve face à un cheikh soupçonneux. Adel devra faire ses preuves et démontrer qu'il devient un garçon responsable.
    Réflexion sur le passage de l'enfance à l'âge adulte, ce roman d'apprentissage intéressera un public large, de 7 à 77 ans.

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  • Kamal Ben Hameda nous offre à découvrir ces vers émouvants que le poète Rajab Bou Houaiche Almnefi dicta à l'un de ses compagnons du camp de concentration d'Aguila. Témoignage de la tragédie que le peuple libyen a vécue durant la colonisation italienne, ce long poème, bien connu des Libyens, énumère les blessures qui rongent le poète :
    L'arrachement aux prairies de son enfance, l'avilissement des siens, la mort des compagnons, la perte de la dignité.

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  • Janvier 2011. La Révolution tunisienne surgit, inattendue. Onde de choc intérieure. Dans des formes brèves, « car nous vivons dans un temps fragmenté, où tout peut basculer d'un instant à l'autre », Cécile Oumhani témoigne des événements ressentis avec une grande fébrilité durant ces mois de 2011.
    Depuis Paris, sa voix se mêle à la clameur des milliers d'exilés pour dire le bonheur mais aussi la solidarité avec les peuples libyen et syrien. Puis il y a le retour dans le nord de la Tunisie pour partager ce qui est en train de se passer sur place. Élections d'octobre 2011, espoir brouillé, euphorie brisée. Blanc. L'auteure reprend ses carnets en ce début d'année 2013, tentant de cerner les contours d'un avenir incertain. Elle y écrit l'amertume, les craintes, les déceptions de ceux avec qui elle avait partagé les premiers moments d'enthousiasme.

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  • A l'image des pointes sèches, griffant le métal et créant des formes à l'insoutenable finesse, ces textes, resserrés sur des éclairs de vies, s'essaient à rendre, en peu de mots, les moments qui nous traversent et nous façonnent. Situations sans fard ni apprêts, issues du quotidien le plus banal. Histoires courtes, esquissant, en un détail, l'essentiel d'une âme. Car, en définitive, qui sommes-nous ? Sous la couche des apparences, couve une lave tiède, où cordialité et tendresse le disputent souvent à l'aversion, voire aux instincts les plus sanguinaires ;
    Tout cela croque un bestiaire humain, trop humain, où une mouche, au fond d'une tasse de café, une étreinte dans un aéroport, peuvent suffire à raconter une vie.

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  • Inspiré par un voyage à Eskisehir (Turquie) et par le soufi Yunus Emre (1240-1321), grand poète de l'amour, Tahar Bekri réaffirme dans ce recueil ses préoccupations : l'amour et la liberté ici sur cette terre, loin des doctrines et des dogmes obscurs. Ses poèmes, nourris par la nature, diffusent un message de paix entre tous les hommes. Mais il s'agit aussi d'interrogations philosophiques modernes sur le monde, la société et le pouvoir, percutant de plein fouet les tensions de l'actualité tunisienne post-révolutionnaire.

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  • « En 1997, j'avais abordé Leïla Sebbar pour lui demander de me raconter l'existence d'une petite fille dont les parents instituteurs enseignaient la langue française en Algérie coloniale et je l'avais écoutée raconter les femmes du peuple de son père l'étranger bien aimé. Et puis c'est elle qui m'a interrogée sur ce que j'appelais mon enfance africaine à Aubervilliers, bourgade populaire ouvrière de l'Île-de-France en 1960. Notre dialogue qui depuis n'a pas cessé venait de commencer. Il tourne autour de notre quête commune d'une langue où résonne celle des griots d'Afrique, des conteuses kabyles et algériennes des Hauts Plateaux et des générations d'immigrés qui se sont succédé dans la périphérie. C'est une langue traversière. » Dominique Le Boucher.
    Tout au long de ces entretiens, Dominique Le Boucher plonge dans les textes de Leïla Sebbar, en saisit ce qui s'y tapit, parfois à l'insu de la romancière, et amène celle-ci à se livrer sans détours...

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