Fremok

  • Alice sous la terre

    Lewis Carroll

    • Fremok
    • 18 Juin 2020

    « À quoi peut bien servir une livre sans images, ni dialogue ? » questionne Alice, l'aventurière du pays des merveilles. Un lapin en gilet rouge, montre en main, se précipite sous son nez. On connaît la suite illustré par John Tenniell ou Walt Disney,Tim Burton ou mille autres. Mais avant cela, à l'origine, il y a les images et les mots de Lewis Carroll. Il y a une après-midi d'été à marquer d'une pierre blanche. Il y a une petite Alice Liddell qui demande à un Charles Dodgson, qui n'est pas encore Lewis Carroll, de faire un livre de l'histoire qu'il a improvisée pour elle. Ce livre originel, ce carnet où mots et images passionnément dialoguent, le voici miraculeusement restitué en français pour restituer une idylle unique.
    Celui qui se fit appeler Lewis Carroll, lorsqu'il écrivit le célébrissime Alice au pays des Merveilles, est né en 1832, à Daresbury, petite bourgade proche de Manchester. Son père était prêtre de l'Église anglicane.
    Très jeune, Charles dessine et écrit des revues et livrets pour ses frères et soeurs. Après des études de mathématiques, il devient assistant de faculté, décision qui l'oblige de fait à entrer dans les ordres. Désormais diacre, il évitera néanmoins d'être ordonné prêtre. Il est amateur de peinture, de littérature et de théâtre, photographe pionnier, pamphlétiste, bien que cela ne soit pas recommandé par ses fonctions. Un jour, il improvise, pour les trois filles de son doyen, le récit d'une petite fille qui tombe sous terre à la poursuite d'un lapin blanc. L'une d'elles, Alice, lui demande d'en faire un livre. Il calligraphie et dessine alors un livre unique  : Alice's Adventures under Ground. Publié plus tard avec les illustrations de John Tenniel, le texte trouve une renommée mondiale sous le titre Alice in Wonderland. Sa renommée d'auteur pour la jeunesse cache une personnalité complexe et un artiste inclassable.

  • Sauvage

    Valfret

    A l'aquarelle et à la gouache, la série Sauvage rend tout ce que son auteur a vu et digéré, dont quantité de formes-marchandises, de CRS, matraques, détritus dans la rue ou sur écran. Valfret Asperatus vit, révère et vitupère, il fait de ses obsessions des scènes bucoliques ou primales : flics rejouant le Déjeuner sur l'herbe, êtres redevenus humains retrouvant pulsions et besoins, créatures difformes ou amas d'objets ordinaires et détritus.

    Valfret Aspératus n'existe pas mais il a pris le corps de Cyprien Mathieu, né en 1982, originaire de Haute Savoie mais échoué en Belgique il y a des années, aux Beaux arts de Tournai. Après avoir réalisé son rêve d'enfance, être auteur de bande dessinée, grâce à un premier livre aux Requins Marteaux, il décide de s'affranchir en peintures et en dessins au sein de publications collectives aussi variées que Hopital Brut, la Tranchée Racine ou Super Structure. Très vite son énergie graphique survoltée l'ammène à signer seul des livres d'images, comme autant de récits éclatées. C'est la voie qui désormais le mène au Frémok. Valfret ne fait plus de bande dessinée.

  • Stefan Van Dinther explore les mythes fondateurs de l'humour en bande dessinée, en laissant ses deux personnages espiègles improviser, dans deux dimensions où chaque trait peut provoquer un glissement de sens graphique. Ligne claire et phylactères, deux images par page ou quatre cases autorisent toutes les bévues savantes à Gars & Gus, silencieux duo burlesque devant qui chaque forme ou référence prend un sens, poétique ou comique, inattendu. Stefan Van Dinther est né en 1969 à Hertogenbosch aux Pays-Bas. Il suit des études d'informatique avant d'entrer aux Beaux-arts St-Joost de Breda en 1991, puis en 1993 à l'université de Nijmegen où il étudie le cinéma et le théâtre. Depuis 1995, Stefan Van Dinther est graphiste web. Parallèlement, il enseigne l'informatique et le dessin à l'école des Beaux-arts d'Utrecht. Il est à l'origine, avec Tobias Schalken, de la revue Eiland, dont quatre numéros sont parus à ce jour. Il a également réalisé une dizaine de courts-métrages d'animation. Depuis ses débuts, Stefan Van Dinther participe à de nombreux festivals et expositions, de bande dessinée, d'art ou d'animation à travers le monde.

  • Eldorado

    Tobias Tycho Schalken

    Faisceau de récits prenant la chute de notre civilisation et la bande dessinée comme objets d'expérimentations, Eldorado de Tobias Schalken est un livre en perpétuelle mutation, qui surprend à chaque page notre horizon d'attente. Peintures, sculptures, installations et dessins s'y unissent, laissent libre cours à l'interprétation et à la déambulation dans un monde ébranlé. Étranges et poétiques, les aventures intimes des personnages y font écho à nos doutes, de familières prémonitions teintent nos cauchemars de sérénité, de sensualité. Tobias Schalken est né 1972. Fils d'un dessinateur de procès (qui l'emmenait avec lui et le laissait dessiner paires de moustache ou de lunettes) et d'une mère femme de ménage au Rijksmuseum d'Amsterdam (qui l'emmenait avec elle jusqu'à ce qu'il égratigne un tableau et qu'elle soit licenciée), Tobias Schalken est réellement né dans l'Art.
    Il a fondé avec Stefan Van Dinther la revue Eiland, dont sont à ce jour parus 5 volumes, le dernier aux éditions FRMK. Pratiquant aussi bien la bande dessinée que la peinture, la sculpture ou la vidéo. Tobais Schalken a vu son travail présenté aux côtés de celui des plus grands (Bill Viola, Sophie Calle...), dans les circuits de l'art contemporain. Une monographie est même consacrée à son travail, The heart of the matter, et, chose rare, elle reprend tous les pans de son champ d'action, y compris ses récits en bande dessinée. En 2012, son travail a été présenté dans le cadre du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême lors de l'exposition dont il a réalisé l'affiche « Une autre histoire, bande dessinée  : l'oeuvre peint » à la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l'Image. En 2012, les éditions de la cerise ont fait paraître son livre Balthazar, prépublié au fil de 3 numéros d'Eiland. 

  • Cela aurait pu n'être qu'un récit burlesque, romanesque certes, mais loufoque voire foutraque. Cela aurait pu aussi être l'ouvrage d'une auteure (D. Goblet), talentueuse et reconnue, qui, dans une démarche empreinte de bons sentiments judéo-chrétiens, se serait mise au service d'un artiste brut (D. Théate) dont la jeunesse s'est fracassée dans un accident de moto...
    L'Amour Dominical n'est rien de cela.
    Récit d'aventure épique et relation d'un improbable triangle amoureux entre Hulk Hogan, la femme à barbe bleue et un orthodontiste criminel, cette création à quatre mains conjugue tout ce qui fait la singularité de Dominique Goblet avec les obsessions de Domi- nique Théâte : réinvention langagière, combats de catch et quête de l'amour absolu.

    Les aventures du célèbre catcheur et de sa charmante épouse barbu sont rythmées par les nombreuses pages issues du journal de Théate, rédigé au jour le jour sur ordinateur, où il décrit inlassablement son quotidien prosaïque mais aussi ce fatidique accident qui l'a privé d'une réussite conformée dont il projette les fantasmes dans son récit.
    La « magnifique Dominique » (surnom officiel attribué par Théate à sa comparse) se confronte ici à une poétique nouvelle, une déconstruction de la fiction dont elle s'empare avec autant de vir- tuosité graphique que de subjectivité et de profon- deur. C'est elle qui, par-delà le plaisir de la lecture d'une histoire rocambolesque, nous invite à la méditation et nous aide à envisager nos propres fragilités et notre finitude.
    L'Amour Dominical est l'aboutissement d'une véritable rencontre au long cours, d'une déflagration artistique entre deux mondes (l'art et l'altérité) et du cheminement de deux êtres qui, ensemble, font acte de résilience.

  • Je suis fou. Non, c'est les autres. Non. Nous sommes tous fous ici, sauf moi. Le Chat n'a pas de bouche vous aime beaucoup. Le Chat n'a pas de bouche vous sourit. Le Chat n'a pas de bouche a séduit les filles, les garçons, ceux qui n'avait pas de tête, pas de nom, ceux qui avait toute leur raison. DoubleBob, c'est lui, qui fait des petits dessins, des petits miquets qui prolifèrent sous le crâne et sous la peau comme des souris. Le Chat n'a pas de bouche vous attrape et vous happe comme une souris. Le Chat n'a pas de bouche vous aime beaucoup. DoubleBob est né, une seule fois à ce que l'on sait, en 1981 à Albi. Il a suivi un cursus d'arts appliqués, puis fait une très courte apparition en arts plastiques, à l'université, et deux ans aux Beaux-arts de Poitiers sans que le système de ces écoles semble lui correspondre tout à fait. l a toujours dessiné, bien qu'il ne montre ses oeuvres que depuis peu de temps par le biais de quelques ouvrages auto-édités et d'expositions. Le Chat n'a pas de bouche vous aime beaucoup est son premier livre. Un recueil de dessins devrait sortir très bientôt aux éditions Derrière la salle de bain de l'écrivain Marie-Laure Dagoit. DoubleBob partage son temps entre le dessin et un atelier de sérigraphie artisanale.

  • Alors à un moment donné Cowboy Henk reçoit un cheval comme cadeau... Et tu sais ce qui se passe à ce moment-là ? - Non, vas-y raconte. - Eh bien une histoire fantastique commence ! - WAW !

  • 6 mois, 20.000 miles, un ours, 4 hectolitres de Bud Light, 3 arrestations, des cafards géants, et douze environnements bruts à tomber sur le cul. « Des Pépites dans le Goudron  ! » C'est le rêve américain d'un froggie fondu d'art brut, un vrai road-trip sur les traces d'une bande de créateurs au génie loufoque, des boires et des déboires, une ruée vers un art aussi modeste que grandiose, un Pied Nickelé au pays des Tuniques Bleues... Matthieu Morin (F, 1977) est graphiste, musicien et collectionneur d'art brut. Il se passionne en particulier pour les environnements créés par ces créateurs autodidactes de l'art. Lors d'un long road trip aux Etats-Unis, Matthieu a recueilli une matière visuelle et textuelle qui a permis la production de l'ouvrage  Les Pépites dans le Goudron.  Un livre personnel, ancré dans la qualité de ses rencontres et illustré par Camille Lavaud.
    Matthieu Morin est aussi cofondateur du label  La Belle Brute  qui produit des disques de musique brute et qui n'a de cesse de défendre ces créateurs hors normes.

  • Humpf !

    Jean Leclercq

    "Et BAM dans la bd  ! Alors que la bande dessinée n'en finit pas d'interroger ses propres codes, c'est presque par effraction que Jean Leclercq percute, tambour battant et à grands renforts d'onomatopées, la scène graphique contemporaine.  L'artiste brut, qui ne lit jamais mais «  marque les mots  », nous bombarde de cases plus improbables les unes que les autres. La déflagration nous prive  de tout contexte narratif. Boulimique possesseur de bandes dessinées, dessinateur compulsif du samedi soir, Leclercq s'empare de ses modèles pour nous balancer toute la beauté brute de ses images. Allez  ! Crash  ! Bang  !! Plouf  ! On fonce dans l'univers chaotique et burlesque de HUMPF! Jean Leclercq est un artiste plasticien né à Esneux près de Liège et qui a débuté son parcours artistique à La «  S  » Grand Atelier en 2008. S'il explore volontiers différentes disciplines comme la création textile et la gravure, son univers créatif s'est principalement construit autour de la pratique du dessin qu'il affectionne depuis longtemps et par laquelle il parvient à traduire sa grande passion pour la bande-dessinée. Muni d'albums qu'il récupère généralement sur les brocantes, Jean Leclercq reproduit en grand format les cases où apparaissent ses héros préférés, Lambique dans «  Bob et Bobette  », «  Lucky Luke  » ou encore «  Michel Vaillant  », avant de les coloriser à la peinture. "

  • « Souvenir d ' une journée parfaite explore les frontières ténues entre autobio- graphie et fiction et capture avec grâce la fragilité d'un souvenir lumineux.
    Longtemps épuisé, Souvenir d'une jour- née parfaite dévoile l'ampleur du travail de Dominique Goblet : intime, puissant. » Tout commence par une visite au cimetière.
    L'auteure tente de retrouver le nom de son père parmi une forêt de vies disparues, sans y parve- nir. Frappée par cette disparition, elle s'attache alors aux traces qui subsistent et à un nom en particulier : Mathias Khan (1945-1988).

    Mathias Khan, Memento Mori : Souviens-toi que tu vas mourir. Conscient de sa mort imminente, Mathias Khan retient le présent : il rejoint celle qu'il aime, profite d'une balade en forêt, essaie en quelques mots d'immortaliser la perfection d'un voyage vers la mer. Des souvenirs gravés dans un petit agenda, a present time book.

    « Chaque déchirure est une histoire. » Faute de pouvoir saisir la dernière présence tangible d'un père, le récit s'engouffre dans l'existence d'un autre. Passé, présent, la vie, la mort : le dessin même explore ce mouvement que nul ne peut interrompre, imitant sa fugacité, ou déployant sa densité. Pour vaincre la disparition, Dominique Goblet fixe mille sensations qui donnent corps au souvenir : un ciel tumultueux, une pluie fine, la beauté d'une lumière automnale, la quiétude de la forêt, la rondeur et l'éclat réconfortant des châtaignes - le fruit des défunts -, l'harmonie d'un moteur et de deux êtres à l'unisson.

    Publié initialement en 2001 dans le cadre du projet Récit de ville, Souvenir d'une journée parfaite rappelle qu'une cité se construit par strates : on y détruit, on y jette, on y brûle, on y meurt ; on y construit aussi. On y vit, on y aime.

    Édité à l'époque à 3000 exemplaires, le livre révéla une artiste majeure, consacrée par la suite avec Faire semblant c'est mentir. Depuis, Souvenir d'une journée parfaite Dominique Goblet a multiplié expositions per- sonnelles, collaborations et résidences, tant en Belgique qu'à l'étranger. Pour appréhender l'oeuvre de cette auteure de renommée interna- tionale, la réédition de Souvenir d'une journée parfaite était donc essentielle.

  • Mes locataires

    Doublebob

    • Fremok
    • 4 Octobre 2018

    DoubleBob est né, une seule fois à ce que l'on sait, en 1981 à Albi. Il a suivi un cursus d'arts appliqués, puis fait une très courte apparition en arts plastiques, à l'université, et deux ans aux Beaux-arts de Poitiers sans que le système de ces écoles semble lui correspondre tout à fait.

    Il a toujours dessiné, bien qu'il ne montre ses oeuvres que depuis peu de temps par le biais de quelques ouvrages auto-édités et d'expositions. Le Chat n'a pas de bouche vous aime beaucoup est son premier livre. Un recueil de dessins devrait sortir très bientôt aux éditions Derrière la salle de bain de l'écrivain Marie-Laure Dagoit. DoubleBob partage son temps entre le dessin et un atelier de sérigraphie artisanale.

  • La Poupée de Monsieur Silence s'ouvre sur une chaise vide. Cette chaise est celle de l'attente à laquelle se résument les journées de la narratrice, amoureuse d'un homme toujours ailleurs, voué à son exigeante mission : apporter le silence au coeur d'un monde de plus en plus violenté par le bruit.
    Cette femme sans nom et sans pouvoir, surnommée la Poupée par celui qu'elle attend, se contente d'obser- ver le vacarme extérieur qui bat à sa fenêtre. Dans le vide feutré de la maison, son existence transparente trouve pourtant à se dire. Nous voilà pris, retenus par sa voix économe, poétique, qui n'use que des mots nécessaires aux images que sa claustration convoque.
    Images de mélancolie et de patience, de colère et d'in- cendie des sens. Vole en éclat la prison de verre. Se donne enfin le vaste monde. Un monde de bruit et de fureur, sans doute, mais aussi de douceur et d'espoir, de cris verts, de nuages jaunes, de langues rouges et d'humains multicolores.
    En oeuvrant à la connivence secrète des couleurs et des bruits, de la lumière et des sons, des perceptions et de l'émotion, Caroline Lamarche et Goele Dewanckel évoquent la mélancolie salvatrice d'un être avide d'al- térité et de rencontres. Le temps de s'asseoir sur la chaise offerte, dès la première page, à notre médita- tion, nous découvrons grâce à elles une histoire à la fois douce et violente, grave et jubilatoire.

  • L'homme armée

    Frédéric Coché

    • Fremok
    • 8 Novembre 2018

    Il était une fois un royaume entouré d'une forêt verdoyante. Quelques ruines se dressaient çà et là mais, bon an mal an, le château et ses habitants tenaient bon face à l'érosion du temps. Jusqu'à ce que deux étrangers aux pouvoirs extraordinaires fassent irruption. Le fragile équilibre du palais s'effondre dès la première bataille. Le prince, mortellement touché, agonise. Pour le sauver, le roi son père descendra jusqu'aux entrailles de la terre affronter celles qui gouvernent sur la vie et la mort..

  • Le premier volume des aventures de Cowboy Henk a remporté le Prix du Patrimoine au Festival International de Bande Dessinée d'Angoulême en 2014.

    Le célèbre héros à la houpette blonde venu de Belgique est enfin de retour ! Désormais inscrit officiellement au patrimoine mondial (prix du Patrimoine à Angoulême en 2014) et après avoir revêtu ses plus beaux habits de professeur d'histoire avec Histoire de la Belgique pour tous, il nous revient pour de nouvelles aventures toujours plus surréalistes !
    Ce second volume, sous-titré L'Art actuel, ravira les fans et poursuivra sa conquête des territoires francophones et belgophiles. C'est dans un fonds de plus de 1500 planches existantes, réalisées pendant 30 ans chaque semaine pour l'hebdomadaire flamand Humo que les meilleures pages ont été sélectionnées et remises en couleur.
    Le premier volume tel que le Frémok l'a édité a déjà été publié en Espagne, en Finlande, en Norvège, en Suède, et le sera prochainement aux Etats-Unis par la légendaire maison Fantagraphics. L'icône pop et absurde part à la conquête du monde !
    Cowboy Henk a été publié dans la cultissime revue RAW d'Art Spiegelman, avant de faire des apparitions en France dans Psikopat, L'écho des savanes ou HARA KIRI dans les années 80 et 90.

  • Base zone

    Doublebob

    « À un moment, tout est calme, tes yeux voient...
    Tu es à la base. Tu sais que tu es à la base.
    Discrètement le flou apparaît, les choses...
    Leur sens disparaît. Il faut tout recommencer, errer. Je ne sais pas comment font les autres.
    Certains ont des objets, des danses ou des chorégraphies.
    Des souvenirs aussi. Mais ils disparaissent, on les oublie. » C'est décidé. Vous partez en mission. Dans la zone. Mais n'ayez crainte. Vous serez en contact avec la base.
    Vous trouverez un chemin. Intérieur et animal.
    Magique et lumineux.

    Guide de survie et encyclopédie hantée, manuel de bricolage et récit d'aventure, Base- Zone se situe à la croisée de la bande dessinée, du dessin contemporain et de la poésie. Au fil de presque 300 pages tracées au crayon sur du papier carbone, DoubleBob compose un ouvrage-monde, un grimoire intime qui mêle questions, inventaires et solutions. Si vous voulez survivre à la vie plus encore qu'à la mort, si vous voulez sauver l'enfant meurtri qui sommeille en vous, si vous voulez libérer votre âme prisonnière, ce livre est pour vous.

  • Hortus sanitatis

    Frédéric Coché

    • Fremok
    • 19 Mai 2016

    Il était une fois un livre précieux, épuisé depuis maintes années. Par la grâce d'un magicien de la technique, le Frémok ressuscite Hortus Sanitatis et ses splendides eaux-fortes.

    Frédéric Coché convie à une étonnante découverte de Bruxelles, cité où le moderne le dispute au monde ancien, les buildings européens y avalant les maisons biscornues. Peut-être est-ce pour cela que dans Hortus Sanitatis, c'est la Mort qui mène la danse. L'ambiance est à la liesse populaire : on célèbre le carnaval. Tout est sans dessus-dessous, on porte des masques et les puissants sont moqués. Dans ce chaos, il pleut des moules, que l'on retrouve dans une casserole, évocation de l'oeuvre du plasticien et poète belge Marcel Broodthaers. Au fil de son errance dans les ruelles, la Mort perd son combat contre la vierge Marie, incarnation de la fécondité, qui donnera naissance à un majestueux arbre de vie.

  • Il était une fois un poète, visionnaire et martyr.
    Penché au dessus de l'abime de la condition humaine, marié à l'univers, ainsi contait Aristophane.
    Faune se réveille. Il n'est pas frais, ni dispos. Il a fait la java tard la nuit, il a la gueule de bois. Après avoir uriné les violettes de son jardin sauvage, il décide de partir à travers sentiers et collines. Il s'imagine qu'une promenade le rafraîchira... Ainsi débute notre ouvrage. Il va nous conduire vers la fin pathétique d' un dieu cruel et terriblement humain, qui jette là ses derniers feux. Toutes ses victimes, hommes et bêtes, seront bientôt liguées contre lui. Et l'on découvrira que même un mythe peut mourir.

  • Éric Lambé débute sa carrière à l'aube des années 90, en animant avec Alain Corbel les précieuses revues Moka et Pelure Amère. Son voyage l'ayant conduit du Seuil chez Casterman, en passant par Futuropolis, le voici enfin rentré au port FRMK avec Play with me (qui précède son prochain ouvrage à venir aux éditions FRMK, Le Fils du Roi). Joue avec moi, pense une jeune fille en regardant un garçon. Un instant figé à un arrêt de bus, des objets au travers desquels ils s'incarnent pour tenter de s'atteindre, échos d'eux-mêmes qui les complètent et déterminent finalement qui ils sont.
    Vaudou poétique et sensible. « Je plains les hommes qui n'ont pas rêvé de se changer en l'un quelconque des divers objets qui les entourent : table, chaise, animal, tronc d'arbre, feuille de papier. ». L'intelligence d'Éric Lambé esquisse avec sensibilité les atermoiements de l'âge tendre.

  • Auréolés d'une couronne de laurier fraichement cueillie au dernier Festival d'Angoulême, Herr Seele et Kamagurka, patrimoines vivants de la bande dessinée, sont de retour pour de nouvelles aventures surréalistes et hilarantes!
    A l'occasion de ceHe année électorale capitale pour la Belgique, il devenait en effet urgent de se pencher sur ce pays encore trop peu connu, carrefour des cultures, berceau des civilisations, coeur battant de l'Europe.
    Accompagné du professeur Henk, embarquez pour un voyage merveilleux dans le temps iusqu'aux origines du marasme politique actuel, en découvrant avec stupéfaction la fabuleuse (et véridique) Histoire du plat pays.
    A la faveur d'un récit savoureux et chatoyant, Cowboy Henk, modèle de l'Homme moderne et troubadour détonnant, vous fera revivre les plus chaudes heures des annales belges.
    Alors n'hésitez plus, en famille ou au bureau, parcourez 10 000 ans d'Histoire, des hommes des cavernes aux peintres flamands, de la guerre des Gaules à l'invention de la frite, pénétrez les coulisses de l'autre pays de l'humour.
    Cowboy Henk, 80% cowboy, 40 % historien, 100% belge!

  • Barques

    Vincent Fortemps

    Pépites de la collection Flore, Barques de Vincent Fortemps et Heureux, Alright ! de Thierry Van Hasselt et Mylène Lauzon sont enfin rééditées. L'occasion de redécouvrir deux oeuvres emblématiques du Frémok, toutes deux issues de performances et de collaborations artistiques pluridisciplinaires, qui par leur travail sur la matière et le mou- vement ne cessent de repousser les limites de l'expérimentation graphique.
    Une côte battue par les vents, une tempête, des vagues déchaînées et habitées, des bateaux secoués, échoués... Rien de plus, en apparence, ne compose ce documentaire brut sur un rivage à la météorologie agitée, cette plongée dans la matière et dans le geste des dessins de Vincent Fortemps.
    Le livre prolonge Bar-q-ues, spectacle créé en 2007 à l'aide de La Cinémécanique, un dispositif permettant la création d'images en mouvement et en temps réel par le biais de procédés associant le dessin, la lumière, un capteur vidéo, et des micros grâce auxquels le geste du dessinateur devient musique. Issus de cette performance artistique et scéno- graphique, les dessins de Barques, triturés, malmenés, déroulent le spectacle angoissant d'une nature hostile, éphémère et en mouvement. Prolongeant ainsi son expérience de la scène,Vincent Fortemps livre ici un diamant noir et turbulent où tout est affaire de sensations tour à tour vertigineuses et apaisantes, où la matière mise à mal vacille à chaque instant pour nous offrir un sens sans cesse renouvelé, en constante évolution.

  • Eiland est une plateforme d'expérimentation.
    Crée par les deux auteurs Tobias Schalken et Stefan Van Dinther en 1997, celle-ci leur permet, lorsqu'il « y a assez de matière à lire », de publier leurs récits.
    Représentants de la nouvelle vague de la Bande Dessinée hollandaise, leurs expériences graphiques impressionnantes et leurs peintures poétiques dépassent les enjeux traditionnellement associés à la Bande Dessinée, travaillant à redéfinir ses limites de forme et de contenu.
    Pour la première fois traduit en langue francophone, il s'agit ici pour le Frémok, comme pour les auteurs, de sortir de la forme de la revue, pour bel et bien développer une réflexion sur « l'objet-livre ». Pensé comme un livre à tiroirs, Eiland est un véritable labyrinthe dont les jeux de miroirs et détournements d'images se retrouvent savamment agencés pour (r) éveiller notre réflexion de lecteur tranquille. Travail de penseur autant que de dessinateur, de plasticien autant que d'éditeur, Tobias Schalken et Stefan Van Dinther nous proposent un cheminement à travers rébus graphiques et mise en abîme du répertoire iconographique contemporain.
    Un discours sur l'utilisation de l'image dans nos sociétés contemporaines, c'est-à-dire supérieurement marchandes, leur prostitution au profit d'un utilitarisme forcené, épuisant leur vertu comme leur beauté, les transformant en figures vides et exsangues. Eiland est un livre à lire comme on dégusterait un mille-feuille de possibles.

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