Fremok

  • Je suis fou. Non, c'est les autres. Non. Nous sommes tous fous ici, sauf moi. Le Chat n'a pas de bouche vous aime beaucoup. Le Chat n'a pas de bouche vous sourit. Le Chat n'a pas de bouche a séduit les filles, les garçons, ceux qui n'avait pas de tête, pas de nom, ceux qui avait toute leur raison. DoubleBob, c'est lui, qui fait des petits dessins, des petits miquets qui prolifèrent sous le crâne et sous la peau comme des souris. Le Chat n'a pas de bouche vous attrape et vous happe comme une souris. Le Chat n'a pas de bouche vous aime beaucoup. DoubleBob est né, une seule fois à ce que l'on sait, en 1981 à Albi. Il a suivi un cursus d'arts appliqués, puis fait une très courte apparition en arts plastiques, à l'université, et deux ans aux Beaux-arts de Poitiers sans que le système de ces écoles semble lui correspondre tout à fait. l a toujours dessiné, bien qu'il ne montre ses oeuvres que depuis peu de temps par le biais de quelques ouvrages auto-édités et d'expositions. Le Chat n'a pas de bouche vous aime beaucoup est son premier livre. Un recueil de dessins devrait sortir très bientôt aux éditions Derrière la salle de bain de l'écrivain Marie-Laure Dagoit. DoubleBob partage son temps entre le dessin et un atelier de sérigraphie artisanale.

  • Base zone

    Doublebob

    « À un moment, tout est calme, tes yeux voient...
    Tu es à la base. Tu sais que tu es à la base.
    Discrètement le flou apparaît, les choses...
    Leur sens disparaît. Il faut tout recommencer, errer. Je ne sais pas comment font les autres.
    Certains ont des objets, des danses ou des chorégraphies.
    Des souvenirs aussi. Mais ils disparaissent, on les oublie. » C'est décidé. Vous partez en mission. Dans la zone. Mais n'ayez crainte. Vous serez en contact avec la base.
    Vous trouverez un chemin. Intérieur et animal.
    Magique et lumineux.

    Guide de survie et encyclopédie hantée, manuel de bricolage et récit d'aventure, Base- Zone se situe à la croisée de la bande dessinée, du dessin contemporain et de la poésie. Au fil de presque 300 pages tracées au crayon sur du papier carbone, DoubleBob compose un ouvrage-monde, un grimoire intime qui mêle questions, inventaires et solutions. Si vous voulez survivre à la vie plus encore qu'à la mort, si vous voulez sauver l'enfant meurtri qui sommeille en vous, si vous voulez libérer votre âme prisonnière, ce livre est pour vous.

  • Éric Lambé débute sa carrière à l'aube des années 90, en animant avec Alain Corbel les précieuses revues Moka et Pelure Amère. Son voyage l'ayant conduit du Seuil chez Casterman, en passant par Futuropolis, le voici enfin rentré au port FRMK avec Play with me (qui précède son prochain ouvrage à venir aux éditions FRMK, Le Fils du Roi). Joue avec moi, pense une jeune fille en regardant un garçon. Un instant figé à un arrêt de bus, des objets au travers desquels ils s'incarnent pour tenter de s'atteindre, échos d'eux-mêmes qui les complètent et déterminent finalement qui ils sont.
    Vaudou poétique et sensible. « Je plains les hommes qui n'ont pas rêvé de se changer en l'un quelconque des divers objets qui les entourent : table, chaise, animal, tronc d'arbre, feuille de papier. ». L'intelligence d'Éric Lambé esquisse avec sensibilité les atermoiements de l'âge tendre.

  • Barques

    Vincent Fortemps

    Pépites de la collection Flore, Barques de Vincent Fortemps et Heureux, Alright ! de Thierry Van Hasselt et Mylène Lauzon sont enfin rééditées. L'occasion de redécouvrir deux oeuvres emblématiques du Frémok, toutes deux issues de performances et de collaborations artistiques pluridisciplinaires, qui par leur travail sur la matière et le mou- vement ne cessent de repousser les limites de l'expérimentation graphique.
    Une côte battue par les vents, une tempête, des vagues déchaînées et habitées, des bateaux secoués, échoués... Rien de plus, en apparence, ne compose ce documentaire brut sur un rivage à la météorologie agitée, cette plongée dans la matière et dans le geste des dessins de Vincent Fortemps.
    Le livre prolonge Bar-q-ues, spectacle créé en 2007 à l'aide de La Cinémécanique, un dispositif permettant la création d'images en mouvement et en temps réel par le biais de procédés associant le dessin, la lumière, un capteur vidéo, et des micros grâce auxquels le geste du dessinateur devient musique. Issus de cette performance artistique et scéno- graphique, les dessins de Barques, triturés, malmenés, déroulent le spectacle angoissant d'une nature hostile, éphémère et en mouvement. Prolongeant ainsi son expérience de la scène,Vincent Fortemps livre ici un diamant noir et turbulent où tout est affaire de sensations tour à tour vertigineuses et apaisantes, où la matière mise à mal vacille à chaque instant pour nous offrir un sens sans cesse renouvelé, en constante évolution.

  • Notre père

    Thisou Dartois

    Notre Père ravive avec une infinie délicatesse le souvenir d'une enfant grandie dans l'ombre tyrannique d'un homme qui se voulait un dieu. Mais c'est une femme devenue auteur qui trace le chemin de l'émancipation.
    Enfant, Thisou Dartois a observé avec crainte son père, homme tout puissant, dont elle redoutait les foudres et recevait les enseignements. Son père qui savait décrire le bruit causé par le hérisson, la nuit, et connaissait le nom des arbres, mais dont la colère aveugle s'abattait avec fureur. Dévoré par la foi et perclus par le dogme, ce père ne laissait de place à personne, si ce n'est à Dieu, et surtout pas à sa femme. Alors sa fille a regardé, minutieusement, tout ce dont ses sens pouvaient se saisir, palliant ainsi l'impos- sible expression au sein de sa famille. Elle a enregistré les plis du pantalon paternel, le cliquetis des épingles de sa mère en train de coudre, la répétition des motifs d'une robe.
    Échappant ainsi à l'austère vie quotidienne, l'enfant a vu se révéler tout un monde de formes, de couleurs et de sensations, la promesse d'une vie plus pleine s'offrir.
    Notre Père : en choisissant pour titre cette formule sacrée, Thisou Dartois suggère la complexité du lien qui l'unissait à son père. La candeur des motifs et des couleurs se joue avec ironie des bénis-oui-oui et exacerbe la dureté de l'atmosphère décrite. La simplicité de la voix s'associe à l'observation quasi scientifique pour renouer avec la vision de l'enfant. Récit classique et chatoyant, Notre Père opère par nuances et révèle ainsi toute sa force.

  • Photomatons 10.09

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    Voici le second opus des Photomatons de Vincent Tholomé, rencontre hybride entre bande dessinée et poésie contemporaine. De nouveau et plus loin, les deux artistes creusent la matière, celle des mots et celle du lino. Les gravures de Jean-Christophe Long, intenses, intimes, ondulent en noir et en blanc, célébrant le chant doux et torturé de Vincent Tholomé.
    Leur pérégrination autour et dans la chair se poursuit, leur réflexion sur les liens du sang se développent en circonvolutions aériennes et terriennes, « car c'est le corps et la chair qui appellent la chair et pas l'esprit des mères et des pères ». À travers ressemblances et différences, vraisemblances et errances, s'extirpe l'origine de l'identité, se révèlent la douleur et l'amour. Dévorer le temps, le remonter puis le tuer, tel les Frankenstein que nous sommes, créatures assemblées à partir des membres disparates de notre lignage.
    « C'est comme cela qu'on tue le temps.
    Qu'on tue le mieux le temps. Qu'on bouffe le temps. Nous ses enfants .»

  • La mort du roi

    Frédéric Coché

    A partir d'un escalier dérobé se déroule une rêverie qui traverse les époques, entre l'histoire et la légende. Des aigles volent autour d'un château protégé par une forêt, Bisclavret côtoie Romulus et Remus pendant qu'un soldat sur son tank discute avec deux jeunes filles. Le récit se caractérise par une absence de linéarité narrative et chronologique.

  • Une variation autour des néons et des panneaux publicitaires qui symbolisent le rêve américain. Sortis de l'imagination de l'auteur, jouant avec les codes de l'image et du désir, ils évoquent la violence sous diverses formes : prostitution, vente d'armes, chirurgie esthétique, etc.

  • Pépites de la collection Flore, Barques de Vincent Fortemps et Heureux, Alright ! de Thierry Van Hasselt et Mylène Lauzon sont enfin rééditées. L'occasion de redécouvrir deux oeuvres emblématiques du Frémok, toutes deux issues de performances et de collaborations artistiques pluridisciplinaires, qui par leur travail sur la matière et le mou- vement ne cessent de repousser les limites de l'expérimentation graphique.
    Métamorphoses des corps, des visages, des paysages : dans un univers trouble aux confins du rêve et de l'errance mentale, la matière palpite, se dissout, et crée, par ses mouvements, un sens toujours fluctuant, jamais fixé. En perpétuelle transformation, les corps se meuvent, se répondent et se fondent au creux de décors mouvants et délavés.
    Aux ondulations d'un espace et de corps toujours changeants se superpose un dialogue lancinant de voix qui cherchent à se dire, à se définir, à s'atteindre sans jamais y parvenir vraiment. Née dans le cadre du projet chorégraphique de Karine Ponties, Holeulone, la rencontre entre les images issues des séquences animées de Thierry Van Hasselt et l'écriture de la poète canadienne Mylène Lauzon repousse les limites de la perception tout en créant un langage visuel et narratif à part, constitué de la rugosité de la matière autant que des mots répétés, martelés d'une langue à l'autre. Noce de la poésie contem- poraine et de l'expérimentation visuelle, Heureux, Alright ! ouvre de nouveaux horizons dans le champ de la littérature graphique.

    Membre fondateur des éditions Fréon et du Frémok, éditeur, scénographe, installateur, graphiste, Thierry Van Hasselt est né en 1969. Il a rencontré une importante reconnaissance critique à la sortie de son premier livre : Gloria Lopez, enquête obsessionnelle sur les traces d'une « vertueuse Justine». Séduite par l'atmosphère et les matières de ces images, Karine Ponties, danseuse et chorégraphe de la compagnie Dame de pic, l'enrôle pour une création commune qui prendra la forme d'un livre et d'un spectacle : Brutalis. Pour leur seconde collaboration, Holeulone, il réalise un film d'animation, intégré au spectacle et aux mouvements des danseurs. Le projet implique aussi l'écrivain Mylène Lauzon avec qui va se nouer également une coopé- ration étroite. Les travaux de Van Hasselt font l'éloge de la matière, triturée, étalée, diluée, que ce soit les noirceurs veloutées du crayon aquarelle, de l'encre du monotype, ou l'acidité colorée de la peinture à l'huile. Très impliqué dans la collaboration artistique et éditoriale du Frémok avec La « S » à Vielsalm, notamment à travers la collection Knock Outsider, il travaille actuellement avec l'artiste Marcel Schmitz à la création de Vivre à Fran Disco, à travers lequel il donne vie, en bande dessinée, à la ville éponyme imaginée et construite jour après jour par son comparse.

  • Kub

    Atak

    Petit livre qui se parcourt avec précaution, fragile et rare, il restitue le sentiment que l'on éprouve parfois face à des photos fanées, fixant le souvenir ému d'une visite dans une boutique démodée. Cachée dans le Jura, cette boutique surannée remplie d'objets désuets et vieillots est tenue par KUB, jeune fille aussi jolie qu'intemporelle. Accompagné de trois reproductions d' authentiques cartes postales des lieux, la délicatesse de cet ouvrage aux couleurs passées et au trait étudié nous révèle imperceptiblement la mélancolie du temps qui passe.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

  • Le Chat n'a pas de bouche vous aime beaucoup est le premier ouvrage créé pour s'inscrire dans l'Expérience Alice dont il explore les multiples ouvertures.

    L'Alice de Lewis Carroll présente en effet des thèmes chers à l'auteur. Une perception différente de la réalité, le refus des règles imposées, la déambulation... Le titre est un cut-up, un découpage collage aléatoire de textes, qui représente à merveille le processus interne de cette oeuvre libre et inspirée, qui enchante tout en traitant d'isolement et de folie.

  • Je suis un ange aussi est le troisième livre de Michaël Matthys. Développé durant l'élaboration de son dernier opus Ville Rouge, commencé en 2006, l'auteur a choisi de travailler autour du thème de la "fête d'enfants".

    Ces dessins préparatoires, esquissés au fusain et au crayon, devaient tout d'abord servir de base à la réalisation de grands formats. C'est sur la proposition du FRMK de réaliser un livre dans la collection Flore que le projet prend une autre tournure.

    À travers les crayonnés apparaissent des images d'anniversaires, comme sorties des photos souvenirs de notre enfance, mêlées à d'autres images où la rue semble défiler à travers les vitres d'une voiture. Des phrases écrites en rouge, au bas de quelques images, viennent interpeller les enfants de manière inquiétante et peu à peu ces empreintes sanglantes envahissent les pages.

    Ce troisième livre vient confirmer l'intelligence et le talent du plasticien Michaël Matthys, à qui le musée des Beaux-Arts de Charleroi, en Belgique a choisi de consacrer une exposition cette année.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Après avoir exécuté un honnête dictateur, les amants *Démoniak partagent un moment d'amour dans la plus secrète de leurs caches. Ils s'adonnent ensuite aux joies de la lecture sans se douter que des soldats américains font route vers leur repaire...

    Le livre qui tue est le premier volume des aventures de *Démoniak qui paraîtront tous les deux mois dans la collection Flore. Selon ses détracteurs, *Démoniak n'est qu'un vulgaire avatar des pires visages de la culture populaire. Pour les critiques, c'est un «absurde fatras mythologique, politique et pornographique». Pour les croyants, c'est le Livre impie par excellence. Le pire sans doute est que l'on en ignore à ce jour la fin... mais aussi le début ! En effet, la parution du Livre qui tue sera suivie en mars de l'épisode précédent, Mort à Babylone, et la série continuera sa course en alternant numéros en aval et en amont.

  • Au fil de courts chapitres auréolés d'étrangeté, Zoé Jusseret évoque la difficulté à se sentir femme par le biais d'images, dessinées comme symboliques, aussi brutales que touchantes.
    Qui mange des couteaux marie la violence et la beauté par la grâce d'un imaginaire subtil : conte moderne et puissant, c'est un joyau noir qui brille d'une douce mélancolie.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

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    J'ai plus de 18 ans

  • Coloriage, vie sexuelle des bêtes, plaisir sans risque, jeux des 9 erreurs, le tout rythmé par les meilleurs moments de la Vie d'Albert... On ne va pas s'ennuyer cette année sur les plages, dans les transports, au bureau ou entre amis : Steve Michiels est là. Avec cet ouvrage, vous serez en mesure de faire face aux temps morts de votre existence, mieux, vous ne cesserez d'y retourner à tout moment pour vous amuser et stimuler votre esprit. Si malgré tout, on vous trouvait en train de vous interroger sur le sens de la vie ou la société de consommation, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous même.
    Avouez-le, vous avez besoin de temps en temps d'un moment de détente. Pour cela, rien de tel qu'un professionnel. Steve Michiels a une solide expérience d'amuseur public dans les journaux belges, connus pour être parmi les plus joviaux au Monde. Son esthétique ronde et bonhomme sait à merveille nous parler de la face obscure de l'humanité, non pour nous tirer des larmes, mais pour nous arracher des sourires doux amers. Observateur bienveillant mais sans illusion, voilà un pédagogue qui a le courage et le mérite de nous ramener à notre condition : un animal aux moeurs bien étranges. Cahier de vacances pour la plage, la révolution et les dîners mondains est le partenaire idéal de l'homme moderne, l'amant caché de la femme au foyer, le compagnon de jeux de l'adolescent solitaire. Indispensable quand la température monte, quand l'ennui guette ou quand partent en fumée les faux semblants.

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