Joelle Losfeld

  • 1954, USA : alors qu 'il fait sa tournée de nuit à la première neige, sur les hauts plateaux désertiques du comté de Garfield, dans l'Utah, le shérif Nick Corey découvre une voiture abandonnée. Au même moment, il voit atterrir un chasseur Sabre, sans aucune lumière. Et sans pilote. C'est le branle-bas de combat. L'armée et le FBI sont sur les dents. Quant à Corey, il se retrouve confronté à son propre passé : le tueur en série qui a assassiné ses parents et gâché sa vie réapparaît. Corey se lance à sa poursuite. Mais les cauchemars ont la dent dure... Et on peut tomber amoureux d'un agent du FBI.

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  • El Paso, Texas, 1963. Huit ans après la disparition du tueur en série appelé le Dindon *, les lieutenants Rollie Fletcher et Will Drake enquêtent sur la mort suspecte d'un Marine. Ce ne sont pas des modèles de vertu mais la vertu n'a jamais résolu une affaire criminelle. La ténacité, si. Plus Fletcher et Drake progressent dans la recherche de la vérité, plus cet absolu leur échappe, plus l'enquête se révèle être une hydre aux multiples visages. La mort à tous les étages: voilà ce qu'ils auront au menu et qu'ils feront passer avec des balles blindées et des amphétamines. Pas de castagnettes mais des poings américains. Comme seule loi, la loi du talion version country : pour un oeil les deux, pour une dent toute la gueule. On remplit les cimetières comme on peut et on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs. En témoigne cette pluie d'étoiles mortes qui tombe du drapeau américain à la fin du livre.

  • En 1901, Erik Satie a trente-quatre ans. Sans ressources et sans avenir professionnel, il délaisse Montmartre et l'auberge du Chat Noir pour une chambre de banlieue sordide où, coincé entre deux pianos désaccordés et quatorze parapluies identiques, il boit autant, ou plus, qu'il compose. Observateur critique de ses contemporains, l'homme dépeint par Stéphanie Kalfon est aussi un créateur brillant et fantaisiste : il condamne l'absence d'originalité de la société musicale de l'époque, et son refus des règles lui vaut l'incompréhension et le rejet de ses professeurs au Conservatoire. Son isolement artistique est à peine compensé par les amitiés qu'il noue avec Conrad, son frère, Contamine de Latour ou Claude Debussy. L'excentricité d'Erik Satie se paie par la solitude, l'alcool et l'angoisse d'être passé à côté de son siècle, à côté de sa vie.

    Les parapluies d'Erik Satie n'est ni une biographie, ni une hagiographie. Ce n'est pas non plus une fiction, mais c'est comme un roman sur le mal-être et la vie artistique, une création littéraire autour d'un personnage réel, rythmée comme les Gymnopédies.
    Les parapluies d'Erik Satie est le premier roman de Stéphanie Kalfon, qu'elle a conçu à la fois comme un hommage et comme un témoignage sur la vie du musicien. Si Erik Satie à trente-quatre ans ne sait pas encore qui il est, le lecteur de Stéphanie Kalfon reconnaîtra dans cet individu marginal et mélancolique l'une des figures de la musique, incarnée d'une part grâce à un style vif et enlevé qui réussit à faire entendre ses compositions et, d'autre part, à travers les nombreuses réflexions ironiques de Satie qui émaillent le récit : il prête son regard au lecteur, qui est lui-même confronté à la cruauté de la société de la Belle Époque.

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  • L'une apaise, soigne et guérit parfois des corps abîmés. Les gens l'imaginent sorcière ou héroïne, charlatane ou combattante du feu. Elle ne fait que poser ses mains sur leur corps pour essayer d'extirper un peu de douleur. L'autre est une lycéenne éprise d'un camarade de classe qui vit sa première passion.
    Un cataclysme et l'état d'exception qui s'ensuit les réunissent dans une petite ville de France. Aidées par une patronne de bar, un militaire baroudeur et un docteur philosophe, elles luttent ensemble contre le mal et vivent dans l'urgence deux amours impératifs et électriques.
    Des figures empreintes de fêlures mais libres, des aventurières d'aujourd'hui, au souffle émouvant et indomptable.

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  • La narratrice tunisienne raconte sa mère. Comme le lui dit l'une de ses amies, il t'aura fallu une révolution (des jasmins) pour oser parler de tes rapports avec elle. Le sujet n'est pas tabou mais dévoiler, au sens figuré comme au sens propre, la personnalité maternelle n'est pas une affaire facile. D'autant que le silence familial a toujours été la règle. Raconter l'intime c'est mettre un sens à tout ce qui a été, est et sera. C'est essentiel aussi pour comprendre ce que sont et seront les bouleversements politiques et sociologiques. Fawzia Zouari raconte avec pudeur et authenticité la vie des femmes bédouines tunisiennes, la révolte de l'héroïne qui a dû parcourir un si long chemin pour se libérer sans la renier d'une tradition ancestrale à l'égard du rôle des femmes. La vivacité de l'écriture, la drôlerie de certaines situations, l'inspiration parfois lyrique fait songer aux écrits de Taos Amrouche.

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  • Il y en a une qui prie, une autre qui est en prison, une autre encore qui parle à son chat, et certaines qui regardent les voisines de haut en buvant leur thé infect.
    Leurs maris ont tous disparu. Elles sont vieilles, certes, mais savent qu'elles pourraient bien rester en vie une ou deux décennies encore, dans ce pays où il n'est plus rare de devenir centenaire. Alors elles passent leur temps chez te coiffeur, à boire et à jouer au Scrabble, à essayer de comprendre comment fonctionne un téléphone, à commenter les faits divers, à critiquer leur progéniture qui ne vient pas assez, à s'offusquer de l'évolution des moeurs...
    Elles savent que le monde bouge, et qu'elles devraient changer leurs habitudes, mais comment faire, à leur âge? Aussi, l'arrivée de Nicole, une " jeunesse " qui entame tout juste sa retraite, et l'annonce d'une catastrophe imminente, vont perturber leur quotidien. Ce nouveau roman de Pascale Gautier est irrésistible par sa fraîcheur, sa volonté de prendre avec humour le contre-pied de certaines idées reçues sur la vieillesse.
    On y retrouve avec délectation la causticité et la liberté de ton qui caractérisent ses précédents textes.

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  • Après avoir mené grande et joyeuse vie à l'étranger durant sept ans, Teymour (le personnage principal du livre) décide de revenir dans sa ville natale - une ville d'Orient.
    Parti pour étudier, il revient avec un diplôme acheté et s'en va rejoindre ses anciens amis qui s'adonnent, avec une rare santé, à la " pratique " de l'oisiveté, et cultivent avec soin un goût prédominant pour la dérision et l'ironie, en même temps qu'ils revendiquent une parfaite liberté.
    Il va sans dire, pour toutes ces raisons, le gouvernement local les considère comme de dangereux anarchistes.
    On retrouve les thèmes chers à Cossery : la dérision, l'humour et une critique acerbe des nantis. Le monde est un spectacle tragique et comique qui n'échappe pas à la perspicacité des " héros cossériens " mais l'intelligence des ressorts de ce monde les empêche de faire de celle-ci un usage absurde, c'est-à-dire de vouloir changer le monde, d'être des révolutionnaires.
    Leur parole est dénuée de violence mais non pas d'ironie.

  • Albert Cossery, écrivain égyptien de langue française, est né au Caire en 1913. Après avoir fréquenté les écoles françaises du Caire, il effectue à dix-sept ans son premier voyage à Paris pour terminer ses études. À vingt-sept ans, il publie son premier livre : Les hommes oubliés de Dieu. En 1990, il a obtenu le Grand Prix de la Francophonie pour l'ensemble de son oeuvre.
    Les deux volumes des oeuvres complètes d'Albert Cossery mettent en lumière le magnifique talent et l'évidente cohérence des textes de cet écrivain.

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  • Un voleur habile, intelligent, élégant et ironique - de ceux qu'affectionne particulièrement albert cossery - trouve dans le portefeuille d'une crapule de promoteur une lettre prouvant sa responsabilité dans l'effondrement d'un immeuble qui provoqua la mort de dizaines de pauvres gens.
    Aussitôt une association de voleurs philosophes met au point une stratégie pour faire passer l'envie aux escrocs officiels d'abuser de leur pouvoir. après un silence d'une quinzaine d'années albert cossery nous livre son dernier roman dont l'action se passe au caire, en partie dans la nécropole aménagée en lieu d'habitation. tous les thèmes de prédilection d'albert cossery y sont abordés : haine des nantis, ironie à l'égard du pouvoir et désir de voir triompher les seuls êtres qui méritent sa considération : ceux qui ont compris que la vie était ailleurs que dans la possession de biens matériels.

  • Albert Cossery, écrivain égyptien de langue française, est né au Caire en 1913. Après avoir fréquenté les écoles françaises du Caire, il effectue à dix-sept ans son premier voyage à Paris pour terminer ses études. À vingt-sept ans, il publie son premier livre : Les hommes oubliés de Dieu. En 1990, il a obtenu le Grand Prix de la Francophonie pour l'ensemble de son oeuvre.
    Les deux volumes des oeuvres complètes d'Albert Cossery mettent en lumière le magnifique talent et l'évidente cohérence des textes de cet écrivain.

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  • Après Les vieilles, La clef sous la porte est, au vu du titre, une suite logique.
    Jusqu'à un certain point. Ici il n'y a pas que des vieux mais des personnages qui, tous, vont vivre un moment de crise. Le texte est construit de la même façon que celui de Les vieilles : suite de scénettes en compagnie de personnages récurrents : José, retraité solitaire et endurci, qui vit devant la télé. Ferdinand, dont la vie sonne mal au bureau comme dans son univers familial où il subit une femme volage et une fille ado, véritable tête à claques qui le déteste. Auguste, la cinquantaine, pris en tenaille entre une mère tyrannique et un père plutôt faible. Et Agnès, la quarantaine, toujours amoureuse d'hommes mariés dont le père vient de mourir tandis que sa mère agonise. Ses trois frères, des fardeaux qu'elle redoute, la supplient de venir à l'hôpital.
    Pascale Gautier exploite l'un de ses thèmes de prédilection, ancien comme l'histoire de l'humanité : la relation parents / enfants, souvent ingérable mais qui fournit à l'écrivain une source d'inspiration inaltérable, caustique et tendre.
    Tous ces personnages ont en commun le dur désir de durer. Mais comment ? Que peuvent-ils faire de leur vie, ces héritiers d'une histoire familiale, affublés du rôle qu'on leur a attribué dès leur naissance ? Comment changer lorsque l'on s'est habitué des années durant à une existence terne et monotone sans rébellion d'aucune sorte ?
    Pascale Gautier, admiratrice de Queneau et de Thomas Bernhard, sait manier la narration humoristique avec brio. Derrière l'humour, il y a toujours quelque chose de profond qui a l'apparence de la légèreté. Les personnages se débattent afin de ne pas perdre pied, sans entretenir d'illusions extrêmes mais doués d'une certaine espérance. Ainsi arriveront- ils, chacun à sa façon, à choisir la liberté et mettre la clef sous la porte.

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  • Bastia, 1954 : Joseph, un garçon de douze ans, pense devenir fou quand des voix s'invitent dans sa tête... C'est le début d'un jeu de piste avec certains objets qui lui parlent et l'attirent. Secondé par Mammò, l'arrière-grand-mère sage et révérée qui prend son don comme une malédiction, Joseph se plonge corps et âme dans la résolution des mystères familiaux par l'entremise d'un anneau perdu, d'une vieille photo oubliée ou d'un disque remisé dans un grenier.

    Différents narrateurs, à différentes époques, prennent en charge le récit et éclairent l'histoire d'un jour nouveau. Les thèmes du roman sont multiples. Le don et la distance qu'il implique quand il vient toucher un enfant au hasard. L'amour bien sûr, et la force des femmes. Mères, soeurs, amantes, elles s'affirment au fur et à mesure comme les véritables héroïnes du roman. Des femmes fortes, aux histoires singulières, qui s'agrègent pour n'en faire qu'une. La véritable trame du livre. Parmi ces femmes, il y a Mammò. Mammò, qui a un secret. Joseph, pour le découvrir, devra arpenter des rues où plane encore l'ombre des deux guerres.

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  • Il est marionnettiste, et vient distraire les enfants dans les hôpitaux. Il fait la connaissance de Louis, un adolescent plongé dans le coma à qui il raconte son histoire. La disparition de sa mère, le tête-à-tête avec son père, homme ambigu en affaires et en sentiments, son grand amour, Halva, une jeune Algérienne dont le souvenir ne l'a jamais quitté.
    Après avoir évoqué d'autres périodes troubles de l'Histoire, Michel Quint revient sur la guerre d'Algérie, et évoque les dissensions qui ont opposé les partisans de l'Algérie française à ceux de l'indépendance. Mais que serait ce récit sans la sensibilité et l'humanité dont l'auteur, toujours fidèle à ce devoir de mémoire qui avait tant ému dans Effroyables jardins, honore ces personnagesoe

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  • Cinq vies de l'enfance à la maturité, cinq portraits de Chinoises d'aujourd'hui, qui s'extirpent des noirceurs d'une Chine secouée par les guerres, les famines, les atrocités pour accéder à une modernité clinquante et contemporaine. Suivant les destins croisés de ses héroïnes, Chantal Pelletier donne un aperçu de l'élan et du dynamisme qui sont en train de transformer la Chine en pays le plus riche du monde, et du prix fort que les individus ont à payer dans ce combat sans pitié.
    Sont évoqués avec réalisme des sujets rarement abordés à propos de la Chine contemporaine : l'accession des femmes à des postes à responsabilités, la sexualité et l'homosexualité, la dureté des rapports familiaux...

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  • « Il était tard sur la terre. » Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Édimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française - qu'il ne voit pas d'un très bon oeil - puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Écosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque.
    À travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire :
    Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où « tout est symbole » - où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.

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  • Rop Claassens, célèbre reporter photographe, trouve la mort lors d'une prise d'otages dans un lycée de Lille. Dom, qui tient le bar Dominus Bier, et Judith, son associée, rachètent sa maison. Ils y découvrent qu'une jeune fille y a vécu avant de disparaître subitement. Avec Laura, une serveuse au passé trouble que Dom vient d'engager, ils partent à sa recherche. A force de fouiller les archives de Claassens, le trio est plongé au coeur de la grande histoire, depuis les premiers exploits lillois de la bande à Bonnot, du temps où celle-ci avait encore ses illusions anarcho-pacifistes, en passant par les SS wallons de Léon Degrelle, jusqu'aujourd'hui et les petites horreurs du quotidien. Nos apprentis détectives, animés par leur bel enthousiasme et leur soif de vérité, entraînent le lecteur de rebondissement en rebondissement.

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  • Il n'existe pas de trêve estivale pour les espiègleries des enfants. Virginie, neuf ans, va en subir les conséquences : les frères de sa meilleure amie, Mado, emportent ses vêtements au sortir d'un bain de mer. Terrifiée, elle devra toute la nuit se cacher, entièrement nue et impuissante, dans une cabane de pêcheurs abandonnée. Après cet épisode, les deux amies s'éloignent l'une de l'autre et ce n'est qu'en classe de quatrième qu'elles se retrouvent : débute alors une phase de séduction suivie de gestes sensuels, qui s'apparente à un jeu frivole et enfantin engagé par une Mado devenue plus provocante et plus libre. Mais peu à peu cette légèreté cédera la place à la convoitise amoureuse. Virginie, moins délurée que son amie, se laisse abuser par les apparences, ce qui la conduira à commettre un acte dicté par la jalousie et, finalement, à une souffrance infinie.

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  • Après une longue séparation, un père et sa fille se retrouvent pour emprunter la route du blues entre Memphis et La Nouvelle-Orléans en espérant renouer des relations jusqu'alors chaotiques. S'ils découvrent peu à peu l'envers du décor d'une musique devenue folklore pour touristes, ils apprennent la vérité vraie sur la mort énigmatique de Robert Johnson, figure tutélaire de la musique bleue. Mais le voyage est surtout l'occasion pour le père de s'interroger sur ses crises de migraine, ce douloureux symptôme d'aucune maladie formellement identifiée qui conduit les victimes à entretenir avec le monde un rapport d'observateur misanthrope. Difficile dans de telles conditions de se livrer à des confidences.

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  • Un homme arrive dans un village du Nord. Ses parents se sont suicidés. Il n'en connaît pas la raison. Commence alors une quête aux souvenirs. Flash-back : nous sommes pendant la Seconde Guerre mondiale, les parents du narrateur viennent de se rencontrer. Ambiance d'un atelier de couture où les ouvrières chantent, aiment et pleurent leurs amours défuntes. Tout est prétexte à oublier les noirceurs de la guerre. Arrive un espion anglais qu'il faut cacher, mais un Allemand n'est pas loin qui peut mettre en péril cet élan généreux.
    Michel Quint convoque son héros, un homme ambigu qui avoue ses faiblesses, révèle sa part d'ombre et devine le moment où il n'existera plus de retour en arrière possible. Il jette ainsi, dans ce beau texte d'une densité remarquable, tout son potentiel de compassion et d'empathie.

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  • Lorsque la rumeur commence à se propager dans la ville, elle parvient tout naturellement aux oreilles de Lena. On murmure qu'un jeune homme, presque un adolescent, hante le parc voisin, racontant des histoires aux enfants venus y jouer. Il est revenu... lui dont elle n'a jamais parlé à quiconque, l'homme qui a partagé ses jeux d'enfant... La seule personne qu'elle informe de cette réapparition est sa mère avec laquelle elle ne communiquait plus depuis des années. Depuis la mort de son père. Depuis le jour où son frère a disparu... Aujourd'hui, Lena est marié à un homme qui ne sait rien de sa vie passée et dont elle a un petit garçon. Pour autant, elle ne cesse de penser à l'adolescent qui a élu domicile dans le par cet ne peut s'empêcher, à l'insu de tous, de partir à sa rencontre... Ce troisième roman de Dominique Mainard, Le ciel des chevaux, révèle une fois de plus le talent et l'imagination indéniables de cet auteur qui réussit à créer un vrai suspense autour des secrets de famille.

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  • L'écriture a, incontestablement, été le moteur incandescent de toute la vie de Taos Amrouche, car c'est par cette écriture intimiste qui caractérise l'ensemble de son oeuvre romanesque1 qu'elle dit s'être réalisée pleinement. Comme elle se réalisa également, avec la même passion, dans les chants berbères de Kabylie, transmis par sa mère Fadhma Aït Mansour Amrouche, qu'elle porta, toute sa vie durant, comme un feu sacré. Comme elle s'engagea aussi, avec fougue et ardeur, dans son incessant combat pour la reconnaissance de la langue berbère.
    De 1953 (elle a alors quarante ans) à 1960, Taos Amrouche est à une période de sa vie où des phases de bonheur et d'épanouissement amoureux alternent avec des moments de désespoir et de profonde solitude.
    /> Elle a alors le sentiment que tout se précipite, car après l'extase de sa liaison passionnée avec Jean Giono, elle est en proie, d'un côté, à des doutes, à l'angoisse de la rupture, à la douleur de la disparition et la perte d'êtres chers, à la réalité de la dislocation progressive de la cellule familiale, à l'épreuve de la maladie qu'elle arrive, avec force, à transcender ; mais aussi, d'un autre côté, à des considérations plus intellectuelles liées à la création littéraire, à l'écriture et à l'inspiration romanesques, à la lecture passionnée de romans ou d'essais qu'elle commente avec beaucoup d'ardeur, de sensibilité et de discernement. C'est aussi le moment où elle se bat pour la publication de son roman Rue des Tambourins et où elle se heurte à maintes difficultés d'ordre personnel, familial et professionnel. Elle est ici à un moment charnière de sa vie, qu'elle ressent elle-même comme particulièrement important, et l'écriture de son journal va agir comme une catharsis, les « cahiers », tel un exutoire lui permettant de se raconter, plus, de se questionner, de se comprendre et d'essayer de comprendre également le comportement et la psychologie de personnes appréciées et aimées - voire passionnément chérie, particulièrement pour l'une d'entre elle, objet de sa passion et de ses tourments - ou vomies et exécrées, qui l'ont accompagnée à différents moments de sa vie.
    Toute l'oeuvre de Taos Amrouche a été republiée et est disponible aux éditions Joëlle Losfeld.

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