Nouvelles Du Champ Lacanien

  • Retour sur la « fonction de la parole » Jacques Lacan fit en 1953 une entrée fracassante et enthousiaste dans la psychanalyse, avec la « fonction de la parole » dite pleine, fondatrice du sujet. C'était du jamais entendu. Quelque vingt ans plus tard c'est un autre son de cloche, la parole est un parasite, un chancre imposé aux êtres qui se définissent d'être parlants. Ce livre s'emploie à suivre ce trajet, à éclairer méthodiquement les redéfinitions de la parole qu'il implique, leurs raisons, ainsi que les nouveaux effets aperçus au fur et à mesure avec leurs enjeux pour la pratique de la psychanalyse.

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  • La honte, remarquait Jacques Lacan, « on s'en est longtemps tu », car « ce n'est pas de cette chose dont on parle le plus aisément ». Le long silence de la psychanalyse à l'endroit de la honte suffit à le démontrer, à quoi semble s'opposer la multiplicité des travaux qui lui sont aujourd'hui consacrés.

    Ainsi, une question nouvelle surgit du lieu même de notre modernité : de quoi la honte nous fait-elle signe ?

    Jacques Lacan s'efforça d'y répondre à l'occasion d'une leçon de son séminaire L'Envers de la psychanalyse, laquelle constitue la pointe de son apport sur la honte. Bien des thèses s'y bousculent, dont ce livre tente de vérifier la portée dans la pratique psychanalytique autant que dans le lien social contemporain, et en s'attachant, plus particulièrement, à l'occasion de cette seconde édition, à en saisir les effets et les manifestations dans l'univers numérique.

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  • La préface que Jacques Lacan rédige en 1974 pour la pièce de Wedekind, L'Eveil du printemps, est comme il se doit un hommage à l'auteur. On se tromperait cependant à ne pas y voir plus loin, car ces trois petites pages ne mobilisent rien moins que ses thèses les plus complexes sur le sexe, la langue, l'Homme, le nom propre, les Noms-du-Père, La femme - et sans le moindre didactisme. D'étonnement en étonnement, une lecture d'élucidation s'imposait, que tente Colette Soler.

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  • Cinquante ans après Freud, Lacan proposait l'École comme le lieu privilégié de l'intranquillité nécessaire à l'analyste pour sa propre réévaluation du trépied freudien : analyse didactique, contrôle, étude de la théorie. Le cartel et la passe sont les principes actifs de la virulence du concept de l'École de psychanalyse. Ils constituent encore aujourd'hui les vecteurs du tourbillon favorable aux « conditions de l'acte analytique », car ils re-suscitent la dé-formation que l'analyse de l'analyste a pu produire. Ce livre reprend les propositions freudiennes et lacaniennes et leurs mises à l'épreuve dans l'expérience actuelle d'une école de psychanalyse, pour que celle-ci « redevienne ce qu'elle n'a jamais cessé d'être, un acte à venir encore ».

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  • Le lien aussi prégnant qu'énigmatique entre un lecteur et une oeuvre peut conduire le premier à souhaiter l'éclairer.
    Ce souhait, ici, est devenu l'occasion de contribuer à jeter quelques lumières sur les relations entre littérature et psychanalyse, chacune ayant pour outils le langage et son échec à dire ce que Jacques Lacan nomma « le réel ».
    On pourra lire dans cet ouvrage les articles suscités par la lecture des livres de Philippe Forest comme autant de façons de saluer sa façon remarquable de ne pas se détourner de la dimension tragique de l'expérience humaine. Et grâce à sa généreuse fidélité dans nos échanges, on pourra lire également les entretiens qu'il nous a accordés durant ces quinze dernières années.

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  • Les scientifiques, les philosophes, les sociologues ont tous souligné que le temps est un objet insaisissable. Et chacun peut observer que quand il nous manque on l'apprécie, mais quand on l'a on ne sait qu'en faire. D'où l'idée de considérer le temps comme un objet essentiel au désir. Ce livre prend comme point de départ une référence de Saint Augustin qui distinguait le présent du passé, c'est-à-dire la mémoire, du présent du futur, c'est-à-dire l'attente et du présent du présent, qui est le temps de la perception directe. Une lecture psychanalytique peut y voir l'écriture d'un noeud temporel au centre duquel se situe ce fameux présent du présent, objet fugace, inaperçu dans la parole, mais qui lui confère son efficacité.
    /> La psychanalyse est une expérience de parole qui se fonde sur le présent de ce qui vient à l'esprit. Elle permet de cerner le temps comme un objet propre à chacun qui conditionne sa façon d'être et de porter sa parole, éventuellement jusqu'à la qualité de l'acte.

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  • Freud emploie le terme de « névrose infantile » pour désigner la période du complexe d'OEdipe. Lacan, lui, interroge très tôt l'usage de ce mythe et son interprétation.

    Il s'agit dans cet ouvrage de revisiter la « névrose infantile » avec le fil lacanien, et d'aborder les modalités contemporaines par lesquelles l'enfant est introduit dans les règles élémentaires du lien social.

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  • Cet ouvrage nous propose une plongée dans les fondements même de la psychanalyse, à partir dun de ses concepts majeurs, le transfert, cet étrange amour découvert par Freud, l'inventeur de l'inconscient.
    Reprenant les premières thèses de celui-ci, l'auteur procède méthodiquement pour les mettre en regard des différents développements postérieurs, souvent complexes, de Jacques Lacan. Elle y montre, avec rigueur et exigence de simplicité, combien celui-ci a renouvelé tant le concept que l'usage pratique de cet amour « subverti ». Les professionnels, psychanalystes, psychiatres, psychologues, et cliniciens divers aussi bien que les usagers de la psychanalyse, les analysants, y sont tous intéressés.

  • De nombreux débats sur la différence des sexes agitent aujourd'hui nos sociétés. Jacques Lacan les aura à sa façon devancés en redéfinissant totalement, en psychanalyse, la différence sexuelle, réintroduisant l'énigme et la surprise là où le sens prétendument commun voudrait fixer chacun à ce qu'il croyait savoir. Pour exemples : qu'est-ce qu'un homme ? Un qui est affecté de n'être que « semblant de pouvoir ». L'homosexualité ? A écrire désormais avec deux m, et qui concernera l'inconscient de chaque être parlant, quelles que soient ses préférences sexuelles. L'hétérosexuel ? Celui « qui aime les femmes, quel que soit son sexe propre ». Etc. La redéfinition par Lacan de la différence entre les sexes est au principe de toutes les autres. Nous tâcherons ici de dire en quoi, et suivrons pour cela la voie de ses aphorismes. Leur sobriété, leur effet de Witz et leur rigueur logique renouvellent l'abord de la différence sexuelle, loin des moralisations et passions identitaires.

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  • La parole : des noeuds qui tressent, coincent, étranglent les corps, imaginairement, symboliquement ou réellement, n'étant pas exclu de surcroît qu'ils se transforment les uns les autres. La parole présuppose bien sûr le pacte, mais la violence que charrient les mots demeure, et sera à préciser. Ce que nous appelons les structures cliniques sont autant de façons pour les parlêtres d'y répondre, jusque dans leurs actes conscients, manqués ou imposés. Desserrer ces noeuds est l'enjeu de la parole aussi, quand elle s'inscrit dans le discours psychanalytique.

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  • "L'étourdit" est un des textes de Lacan dont l'abord est le plus difficile, notamment par son recours à la topologie.

    Cet ouvrage se propose de suivre comment Lacan retrace le déroulement dune cure analytique en partant du sujet névrosé, supporté par la figure du tore, jusquà l'acte du dire de linterprétation, comme coupure sur le cross-cap.

    Le texte de Lacan n'est pas illustré. Mais les auteurs, en revanche, ont fait le pari de dessiner les schémas qu'ils espèrent utiles aux lecteurs qui s'aventureront sur ces chemins de lignes, de points et de surfaces.

    Ce guide permet aussi d'aborder le dire oublié derrière les dits. Cette thèse centrale de "L'étourdit" passe par la notion majeure de coupure, elle-même indissociable de celle d'interprétation. Ce guide sera donc encore utile pour suivre les développements ultérieurs de Lacan, au moment du recours à la topologie nodale.

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  • Dans cet essai, Michel Bousseyroux apporte un éclairage au problème de la visée et de la fin d'une psychanalyse telle que Lacan, dans le moment borroméen de son dernier enseignement, l'a conceptualisé. Soit comme une identification finale de celui qui devient analyste à son symptôme - auquel il préfère l'orthographe ancienne de sinthome.

    En même temps qu'il construit cette thèse, Lacan accorde de plus en plus d'importance à la poésie et en vient à dire qu'il n'est certes pas un analyste né mais qu'il est un poème né, de par le fait que le dire le moins bête de l'inconscient prend naissance poétique dans les premiers balbutiements de la lalangue.

    Ce qui amène Michel Bousseyroux à explorer la poétologie de Paul Celan et de Ghérasim Luca qui arrivent à être bègues dans la langue propre du poème. Ce livre est donc destiné à ceux dont le coeur bat pour la psychanalyse aussi bien que pour la poésie.

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  • Etude psychanalytique des trois mathématiciens à travers leurs travaux qui les menèrent au bord de la folie.

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  • Synthèse des apports de Jacques Lacan sur la question de la différence des sexes dans l'inconscient et dans la civilisation.

  • Georges Canguilhem faisait commencer la psychologie avec René Descartes, et aboutir celle-ci avec Sigmund Freud. Ainsi sont mises en série les deux oeuvres, qui sans doute, ont le plus marqué celle de Jacques Lacan.
    Mais ces deux marques ne sont pas la même. La référence de Lacan à Freud est de filiation, car Lacan prétend avant tout restaurer et prolonger - même si c'est souvent avec d'autres moyens - l'entreprise de Freud, soit la psychanalyse.
    Tandis que la référence de Lacan à Descartes semble plus valoir pour délimiter une méthode que pour définir un projet ; elle est de révérence.
    Il s'agit de la place d'exception occupée par Descartes dans la série des philosophes que Lacan lit, et dont il se sert. Si Lacan tient tant à Descartes, c'est qu'il trouve chez lui non seulement un système, mais aussi un mouvement presque identique à celui du processus analytique - à certains détails près, oùse joue la solidarité entre science et psychanalyse, et où se fomente leur séparation.

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  • Dans ces trois essais, Michel Bousseyroux revient sur la question de la jouissance des mystiques qu'en 1973 Lacan, dans son séminaire Encore, attribue à ce qui de la jouissance du corps a partie liée avec le signifiant de l'incomplétude de l'Autre qui, dans le corps, creuse le sans fond de son abysse. Cette thèse est à supplémenter de celle, tout aussi énigmatique, que Lacan avance sur le saint dans son écrit « Joyce, le symptôme II » : le saint préfère la castration de l'escabeau (escabeau que se fait naturellement l'homme pour supporter son corps), laquelle « scabeaustration » ne s'accomplit que de l'escapade. Une hypothèse topologique du retournement du tore du réel propre au noeud mental en jeu dans l'extase sera ici avancée.

    Les cas cliniques de trois mystiques du XXe siècle sont à travers ces essais mis à l'épreuve de la psychanalyse : Marie de la Trinité, Simone Weil, et Thérèse Neumann.

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  • Lacan consacre une annéee de son Séminaire à James Joyce. A travers la littérature de Joyce et en particulier, l'oeuvre intitulée Finnegans Wake, il souligne l'affinité entre la création et la psychose.
    Mais cette affinité peut aussi être mise en relief au travers de l'oeuvre de nombre d'autres créateurs littéraires, parmi lesquels l'auteure a retenu Fernando Pessoa et Jean-Jacques Rousseau.

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  • Ce livre est l'histoire d'une crise dans la psychanalyse.
    Jacques Lacan, pour avoir pêché contre le dogme et les standards de l'Association Psychanalytique Internationale, fut frappé, en 1963, d'une mesure d'exclusion. Aujourd'hui, une même politique d'ostracisme a pris pour cible tous ceux, nombreux, qui, dans la nouvelle Association Mondiale de Psychanalyse, l'AMP, ont osé résister si peu que ce soit à l'imposition de la pensée unique.
    Freud a triomphé dans le siècle par ses textes, non par son association, l'IPA. Pour Lacan, la différence est encore plus nette : le renouveau de son enseignement a commencé à se faire reconnaître contre l'opposition de la puissante IPA, et c'est lui, cet enseignement, qui l'a légitimé comme chef d'Ecole, et non l'inverse.
    /> Quand au contraire, le pouvoir légifère sur le savoir, l'amour du chef induit la soumission mentale : alors commence la secte. Face à un tel risque, il faut choisir, et beaucoup l'ont fait dans cette crise.

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  • Large recherche sur le champ du regard, qui utilise les concepts psychanalytiques en de multiples domaines du savoir et des arts. Le regard comme objet a, concept de Lacan, est ici la boussole de l'auteur pour éclairer la philosophie de Platon à Descartes, Husserl et Merleau-Ponty. Il fait tourner la théorie analytique autour de cet objet de la pulsion voyeuriste-exhibitionniste, présent comme objet de jouissance, plus de regard, dans tout ce qui concerne le désir érotique.
    L'auteur examine diverses situations, symptômes et émergence du regard : dans le rêve-tableau, le bouclier du fantasme, le théâtre de l'hystérie, la scène de l'obsessionnel, le film de la perversion, la mise à nu du regard-surmoi dans la psychose, le destin de l'objet et du savoir au terme d'une psychanalyse.
    La fin de l'ouvrage analyse le malaise dans la civilisation actuelle, société scopique où tout est spectacle et surveillance, commandée par le plus-de-regard au service du capitalisme.

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  • Beckett avec lacan Nouv.

    Ce livre contribue à l'exploration des liens que la psychanalyse entretient avec la littérature depuis son invention par Freud et la lecture par Lacan d'oeuvres majeures. Si Lacan a peu parlé de Beckett, ce livre montre les résonances qui existent entre ces deux auteurs au travers d'exemples pris dans les réflexions de Beckett sur les arts et dans ses oeuvres. Cette hypothèse repose sur la notion de "discours intérieur" établie au début du 20e siècle en France comme procédé littéraire à part entière, ce dont Beckett s'est fait le champion par ses créations. De son côté, Lacan pose le "discours intérieur" comme un effet incontournable du langage sur l'être parlant. Bien que nul sujet n'y échappe, la psychanalyse s'est encore peu penchée sur ce phénomène. Or, un des enjeux majeurs d'une cure n'est-il pas de libérer la parole du sujet de son soliloque interne ? La réflexion ouverte avec ce livre vérifie que ces deux disciplines continuent à s'éclairer mutuellement.

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