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  • En 1852, Violette Ailhaud est en âge de se marier quand son village des Basses-Alpes est brutalement privé de tous ses hommes par la répression qui suit le soulèvement républicain de décembre 1851. Deux ans passent dans un isolement total. Entre femmes, serment est fait que si un homme vient, il sera leur mari commun, afin que la vie continue dans le ventre de chacune. "Ça vient du fond de la vallée.
    Bien avant que ça passe le gué de la rivière, que l'ombre tranche, en un long clin d'oeil, le brillant de l'eau entre les iscles, nous savons que c'est un homme. Nos corps vides, de femmes sans mari, se sont mis à résonner d'une façon qui ne trompe pas. Nos bras fatigués s'arrêtent tous ensemble d'amonteiller le foin. Nous nous regardons et chacune se souvient du serment. Nos mains s'empoignent et nos doigts se serrent à en craquer les jointures, notre rêve est en marche, glaçant d'effroi et brûlant de désir."

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  • Sois belle / Sois fort est un double essai qui reprend l'essentiel de deux conférences données par Nancy Huston : « Belle comme une image » et « Damoiseaux en détresse ». Point de vue sans concession, il permet de mieux comprendre et accepter les forces et les faiblesses des hommes et des femmes, la part animale qui les assemble et les oppose ainsi que leurs souffrances respectives dans notre monde actuel. Ce petit livre à deux faces nous fait profiter du regard clair de Nancy Huston sur des questions souvent mal posées. Ses propositions concrètes font la part belle à l'urgence d'éduquer. C'est un cadeau à s'offrir et à offrir.

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  • « C'est un stage intensif, en quelque sorte. Formation accélérée en Vie de femme. » Une femme, malade, écrit à sa fille. Elle parcourt ses cahiers intimes, se livre, et cherche les mots qui permettraient d'éviter les souffrances, les mots qui délivreraient. Mais, est-ce possible ?
    Ce texte nous plonge au coeur de la féminité, dans les luttes des femmes depuis toujours : contre elles-mêmes, face au monde et aux hommes en particulier. Mais dans toute cette violence, il est une félicité qui n'appartient qu'aux femmes ...
    Nancy Huston n'y va pas par quatre chemins, il y a urgence : sa langue est tour à tour directe et tendre, pudique et crue, intime et universelle.
    Un livre de femme à mettre entre les mains de tous les hommes !

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  • Ce n'est pas un témoignage en plus sur l'holocauste, sur l'horreur de la guerre, mais un récit duquel émerge une lumineuse tendresse, un récit sensible qui interroge sur le pardon, sur la résilience qui permet de vivre, sur la part d'inhumanité en chacun.
    Il faut oser écrire sur un tel sujet lorsqu'on n'est pas juive. Oui, mais Simone Righetti a connu la guerre, a vu, a entendu...
    Elle a publié, entre 1975 et 2008, 17 livres, essentiellement pour la jeunesse, et 2 romans.
    Maille à maille répond à une urgence, celle de devoir écrire ce texte.
    On ne sort pas indemne de cette lecture, on en sort plus fort.
    Extrait : « Lequel est son vrai nom?? Sarah?? Gerda??
    Penchée sur son tricot, elle compte les mailles, persuadée qu'elle en a lâché une. Et cette maille qu'elle cherche, qu'elle a beau chercher et qui, en s'échappant, a laissé un trou dans le tricot, cette maille, elle fuit comme son vrai nom, comme ses souvenirs d'AVANT. »

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  • Une femme de quarante ans vient d'apprendre qu'elle attend un enfant. Elle décide de louer une chambre chez une vieille dame, quelque part sur la côte ouest du Cotentin. Ces deux-là ne sont pas tout à fait étrangères l'une à l'autre mais elles l'ont oublié ou préfèrent s'en donner l'illusion. Jour après jour, la narratrice accompagne sur son journal la lente remontée d'un passé détourné qu'elle est venue affronter seule dans l'espoir de s'en défaire et de (re)naître autrement.
    Sept jours en face est un petit roman intimiste et énigmatique construit en miroir, une quête sur la vérité des origines, une histoire de résilience et de réconciliation, où le paysage, omniprésent, est presque une figure poétique à part entière.
    Ce livre est lauréat du Festival européen du Premier roman de Kiel en Allemagne, du Festival du Premier roman et des littératures contemporaines de Laval 2020, du Prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais 2021.

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  • Dans cet essai court et percutant au titre provocateur, Nancy Huston convoque l'anthropologie, l'amour, la guerre, l'Histoire, la religion, l'art, l'écriture... pour interroger notre rapport au monde vivant, à l'autre - Plus un individu est éloigné de nous, plus son sort nous indiffère - et tenter de comprendre nos mécanismes d'indifférence, de repli. L'empathie est, de nos jours, très valorisée, tout est censé nous y porter : nous sommes informés des souffrances dans le monde, nous communiquons et pourtant, grâce à différentes techniques de distanciation, nous parvenons à ne plus y penser, ou du moins à ne plus nous y identifier. Rien n'est plus facile que l'oubli ... Est-ce ce que nous voulons vraiment ?

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  • Sans qu'on y prenne garde, Laure Sorasso nous emmène avec beaucoup de délicatesse vers... l'éternité. Peu à peu, par des allusions légères, puis des répétitions étranges, des mots plus explicites, l'autrice nous accompagne vers la réalité de son personnage qu'elle ne saura elle-même qu'à la fin du livre. Il lui faudra revisiter la maison et le jardin, réceptacles de tant de souvenirs inscrits dans les murs, dans l'espace, pour accéder au tout dernier.
    Dans le quotidien et la répétition des gestes - fermer, ouvrir les volets pour se protéger du soleil, laisser entrer la fraîcheur de la nuit, préparer les lits, les chambres pour recevoir les enfants -, elle laisse divaguer ses pensées. D'autres souvenirs surgissent : lorsqu'elle était petite fille, sur la route vers la mer, les voisins, le village. De jolis prétextes pour tirer le récit hors d'un huis clos ou d'une introspection trop fermée. Surgissent alors des réflexions sur le temps qui passe, la vie des autres, celle d'aujourd'hui et celle d'avant, la sienne, les odeurs des corps, les rituels de bains... tandis que le soleil chauffe toujours plus fort et que la canicule s'installe.
    Dans ce roman, comme dans «Les guerrières», édité en 2018, la narratrice semble être le personnage principal. Elle parle, raconte, se raconte. Mais, loin d'être une autofiction, une histoire se déroule, une histoire qui raconte aussi les autres, nous. Elle nous concerne tous et, sous la plume de Laure Sorasso, elle prend une allure de belle éternité.

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  • Nous sommes les habitants fragiles et tenaces de Paris. Je suis un homme qui boite, un enfant trop sensible, un chat mélomane, une vieille dame qui perd la boule, une jeune femme désespérée, une adolescente en colère, un homme qui rentre chez lui le 13 novembre, une amoureuse au pied de l'Institut du monde arabe, un gardien de musée, une fille en deuil, un réfugié, une écrivaine, toutes et tous à la fois. Je vous ai certainement croisés, un jour ou une nuit, dans les rues de la ville, au coin d'un parc, sur un quai, au bord d'un pont. À l'instant même ou des mois plus tard, votre image m'a touchée : un regard, une façon de marcher, un geste ténu... Nous sommes, dans cette mosaïque de portraits, les habitants fragiles et tenaces de Paris.

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  • Fusil

    Muriel Roche

    Cela se passe aujourd'hui. C'est une histoire de traque où le gibier peut être Animal ou Homme. C'est l'histoire de Nell, une jeune femme devenue sentinelle pour rassembler, de Sam, tout jeune aussi, qui aura le courage de ne pas fuir. On suit les traces à ses côtés. Les fusils claquent dans la forêt, l'automne flamboie et se laisse surprendre par l'hiver. Le temps s'écoule, en mouvement avec la nature, le jour et la nuit, mais la traque maintient un rythme haletant. C'est là la grande force de l'écriture de Muriel Roche, à la fois poétique et précise, très précise. Un « petit » roman construit comme un grand. Un livre qu'on ne lâche pas, sans pouvoir deviner où le récit va nous mener, qui nous tient en haleine et nous contient dans son propre rythme.
    Cela raconte une rencontre qui aura lieu finalement, au croisement de deux mondes qui s'affrontent. Dans la douceur retrouvée.

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  • Anglais The seed man

    Violette Ailhaud

    Version anglaise de «L'homme semence» de Violette Ailhaud traduit par Nancy Huston.
    En 1852, Violette Ailhaud est en âge de se marier quand son village des Basses-Alpes est brutalement privé de tous ses hommes par la répression qui suit le soulèvement républicain de décembre 1851. Deux ans passent dans un isolement total. Entre femmes, serment est fait que si un homme vient, il sera leur mari commun, afin que la vie continue dans le ventre de chacune.
    «It came from the farthest depths of the valley. Long before it forded the river, long before its shadow interrupted the gleam of water between sandbars like a slow blink, we knew it was a man. Our empty, husbandless women's bodies had started thrumming in a way there was no mistaking. In unison, our exhausted arms left off stacking hay. Glancing at one another, each and all of us remembered our oath. We grasped hands, squeezing each other's hands so hard that our knuckles fairly snapped - our dream, icy with fear and burning with desire, had been set into motion.» Postface de l'historien Jean-Marie Guillon de l'université de Provence, membre de l'association 1851.
    Édité sous forme d'un petit livre, ce texte a touché de nombreuses personnes grâce à un bouche-à-oreille qui n'a cessé de s'amplifier. Parmi les lecteurs, un certain nombre d'artistes ont mis leur art au service du témoignage de Violette Ailhaud. Le théâtre, la danse, le conte, la lecture, la gravure, le cinéma et la bande dessinée ont formé une ronde d'interprétations qui permet à ce texte universel de faire le tour de la Terre.
    « L'homme semence » a également été traduit et édité en allemand, en italien, en suédois, en espagnol, en néerlandais, en anglais et en occitan provençal. Le film de Marine Francen, « Le Semeur », est sorti le 15 novembre 2017.

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  • Version occitan provençal de «L'homme semence» de Violette Ailhaud traduit par Daniel Daumàs.
    En 1852, Violette Ailhaud est en âge de se marier quand son village des Basses-Alpes est brutalement privé de tous ses hommes par la répression qui suit le soulèvement républicain de décembre 1851. Deux ans passent dans un isolement total. Entre femmes, serment est fait que si un homme vient, il sera leur mari commun, afin que la vie continue dans le ventre de chacune.
    «« Aquò venguet dau fons de la comba. Tre que passet la gafa, que l'ombra aguet escafat lei belugas de l'aiga tras leis isclas, se veguet qu'era un òme. Nòstra natura de femnas sensa espós se metet a brandilhar. Nòstrei braçs s'arreston d'amolonar le fen. Se regardam e caduna se soven dau jurament. S'aganton nòstrei mans e se sarron a ne'n far petar lei jonchas. S'alarga nòstre pantais, esfrai deliciós entre paur e desideri. » Postface de l'historien Jean-Marie Guillon de l'université de Provence, membre de l'association 1851.
    Édité sous forme d'un petit livre, ce texte a touché de nombreuses personnes grâce à un bouche-à-oreille qui n'a cessé de s'amplifier. Parmi les lecteurs, un certain nombre d'artistes ont mis leur art au service du témoignage de Violette Ailhaud. Le théâtre, la danse, le conte, la lecture, la gravure, le cinéma et la bande dessinée ont formé une ronde d'interprétations qui permet à ce texte universel de faire le tour de la Terre.
    « L'homme semence » a également été traduit et édité en allemand, en italien, en suédois, en espagnol, en néerlandais, en anglais et en occitan provençal. Le film de Marine Francen, « Le Semeur », est sorti le 15 novembre 2017.

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  • Trois livres de Nancy Huston qui se croisent, questionnent la femme et l'homme, la violence, la vie, le monde, du plus intime au plus universel : Leçons d'indifférence (essai - 2020), Rien d'autre que cette félicité (roman 2020), Sois belle-Sois fort (essai - 2016) + 3 cartes postales avec illustrations de Guy Oberson

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  • « À fleur de pierre » est la rencontre entre cinq personnes : Anna, jeune femme au caractère vif, Victor, maître-verrier taiseux, Éric, jeune ado en quête, Georges, père de substitution, et Firmin, l'oeil sensible du village. Tout tournera autour de la réfection de vitraux dans une petite chapelle, dont l'histoire secrète sera enfin révélée, permettant à chacun de mettre en lumière ses douleurs et espoirs cachés.
    Mireille Barbieri revendique le fait de s'attacher à des personnages « ordinaires ». Elle sait faire ressortir dans chacun ce qui en fait un être unique et l'extraordinaire de sa vie. C'est discret mais obstiné, passionné. Ce regard simple et fort, on le retrouve aussi dans toutes les descriptions magnifiques de la nature et de la lumière.
    /> Ce livre est un hommage vibrant à l'art, à l'intégrité et à la simplicité. Il transmet de la force et du courage. Il traite avec finesse et optimisme de sujets graves, des relations humaines, de la place de l'art et de la nature dans la vie.

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  • Lire « Ma vie rurale », c'est être assuré de passer un bon moment. Suivre les aventures de cette Parisienne, issue du milieu audiovisuel et de celui des magazines, dans son passage au monde rural, c'est convier le sourire et même le rire, d'une page à l'autre.
    On peut ouvrir le livre et, sans suivre l'ordre chronologique, prendre une bonne bouffée d'humour et d'intelligence. Le rythme est enlevé, l'écriture fluide et le fond bien dans la réalité de la vie à la campagne.
    On y apprend tout sur la tête de veau, le repas des chasseurs, les grands vents d'automne... mais aussi la mort du maquignon, l'importance des odeurs, le regard de l'autre.
    Si ce livre démystifie le retour à la nature, c'est bien aussi de son éloge dont il s'agit ou comment une décision prise à la légère devient un vrai choix, décidé légèrement.

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  • Il ne faut pas se fier à l'allure légère du livre d'Emilie Kah, il va bien plus loin que ça, mine de rien... Plus d'un thème sont abordés dans ce roman : du « passage à vide » face à sa propre vie que chacun peut connaître et qui peut faire basculer dans une autre vie, à la question de l'identité... Mais peut-être est-ce une autre manière de se poser la question... Comment se construire dans l'exil?? se demande Istvan. Quant à France, la question serait plutôt : qu'est-ce que j'ai fait de ma vie?? Ces deux-là ne devraient jamais se rencontrer et pourtant, c'est là que l'histoire peut exister, légère et même un peu futile par instants, mais de cette futilité qui emmène à l'essentiel sans en avoir l'air. Cela se passe aujourd'hui et Emilie Kah sait en parler autour d'un verre de bon vin, dans les néons de la nuit. On la lit avec plaisir et facilité sans mesurer où elle va nous mener.

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  • Il y a le voyage qui vous amène et celui qui vous emporte. Celui de l'exil est toujours l'un et l'autre. Il vous pose ici et vous a fait quitter là-bas. Généralement sans retour, il ferme une porte pour en ouvrir une autre devant laquelle va se construire un nouveau monde, une nouvelle vie. Dans ce roman, la narratrice écrit à l'encre violette le parcours d'exil de deux femmes. Ce faisant, elle se reconstruit et finit par livrer sa propre histoire. Le plus troublant est qu'elle réveille en chacun de nous un exil que nous ignorions, ou presque.

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  • Un jeune homme cherche sa voie, choisit la marche et le dessin en guise d'exutoire. Sa route bute sur un village. Une vieille femme étrange, un peu baronne, très solitaire, regarde inlassablement les oiseaux de son jardin. Une aubergiste énergique et chaleureuse s'emploie à faire vie de tout.
    Des liens forts vont se nouer et quelque chose se dénouer dans ce village du fin fond de la France des années 70, qui étouffe ses secrets et se meurt inéluctablement.

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  • Version allemande de «L'homme semence» de Violette Ailhaud traduit par Frédérique Marie Miñana.
    En 1852, Violette Ailhaud est en âge de se marier quand son village des Basses-Alpes est brutalement privé de tous ses hommes par la répression qui suit le soulèvement républicain de décembre 1851. Deux ans passent dans un isolement total. Entre femmes, serment est fait que si un homme vient, il sera leur mari commun, afin que la vie continue dans le ventre de chacune.
    »Es kommt aus der Tiefe des Tals. Lange bevor es das seichte Wasser erreicht, bevor der Schatten sich zwischen den Sandflächen im Zeitraum eines langsamen Wimpernschlags vom Glanz des Wassers abhebt, wissen wir es: Es ist ein Mann. Unsere männerlosen leeren Frauenkörper fingen auf eine Weise an widerzuhallen, die nicht lügt. Gleichzeitig unterbrechen unsere müden Arme das Häufen. Wir schauen uns an und jeder von uns wird der Schwur gegenwärtig. Unsere Hände fassen sich, zerren so sehr, dass die Finger knacken. Was wir uns erträumten ist auf dem Weg, furchterregend und heißbegehrt.« Postface de l'historien Jean-Marie Guillon de l'université de Provence, membre de l'association 1851.
    Édité sous forme d'un petit livre, ce texte a touché de nombreuses personnes grâce à un bouche-à-oreille qui n'a cessé de s'amplifier. Parmi les lecteurs, un certain nombre d'artistes ont mis leur art au service du témoignage de Violette Ailhaud. Le théâtre, la danse, le conte, la lecture, la gravure, le cinéma et la bande dessinée ont formé une ronde d'interprétations qui permet à ce texte universel de faire le tour de la Terre.
    « L'homme semence » a également été traduit et édité en allemand, en italien, en suédois, en espagnol, en néerlandais, en anglais et en occitan provençal. Le film de Marine Francen, « Le Semeur », est sorti le 15 novembre 2017.

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