Puf

  • Cette étude est animée par le voeu de comprendre levinas selon sa plus grande difficulté.
    Ce voeu explique le choix quasi exclusif, à titre de guide de ma lecture, de autrement qu'être ou au-delà de l'essence.
    Le pari majeur de ce livre est de lier le destin du rapport à établir entre l'éthique de la responsabilité et l'ontologie au destin du langage et l'une et de l'autre : le dire du côté de l'ontologie. (d'oú) deux difficultés engendrées par la manière nouvelle de philosopher : difficultés, d'une part, pour l'éthique de s'affranchir de son infatigable confrontation avec l'ontologie - difficulté, d'autre part, à trouver pour l'exception déréglant le régime de l'être, le langage qui lui convient, son langage propre, le dit de son dire.

    Les deux difficultés sont indissociables et se condensent dans le mot, dans l'adverbe : autrement, autrement que.

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  • Cet ensemble éditorial, dirigé par Jean-Claude Milner, répond à la vocation d'ouverture que s'est donné le Collège International de Philosophie depuis sa création : la philosophie comme discipline, de sorte qu'elle puisse aller à la rencontre des autres champs du savoir ou de la création ; l'ouverture vers la société, en prenant part à l'élaboration du questionnement contemporain ; l'ouverture internationale. Pour répondre à cette ambition, la " Bibliothèque " du Collège publie des oeuvres de fonds servant à la fois d'assises et de références à son travail théorique, les " Essais " du Collège (ils restent dirigés par François Jullien) proposent des textes courts, incisifs, nés du risque et du plaisir d'une idée, dans l'esprit des Lumières, qui soient à la fois le déploiement d'une idée et l'engagement d'une pensée, la " Librairie ", quant à elle, regroupe des textes de référence tel Le rapport bleu, actes de fondation du Collège.
    La collection s'appuie sur une revue trimestrielle Rue Descartes, expression collective du travail réalisé par les membres du Collège

  • Ce volume est le second recueil d'études de Louis Marin après Pascal et Port-Royal paru dans la même collection en1997. Publiés entre1982 et1996, ces textes sont présentés, comme pour le précédent, dans l'ordre chronologique de leur parution, afin de laisser apparaître l'évolution de la manière et des problématiques entre les textes consacrés à Roland Barthes (1982) et à Ignace de Loyola (1991) et, ceux, intermédiaires, consacrés à Stendhal et Montaigne. Conformément à ce qui fut toujours une constante des recherches de Louis Marin, ces études constituent une réflexion sur le genre autobiographique à partir des apports de « la théorie du texte », l'un des actes forts étant un précipité de l'autobiographie dans l'autographie, dans « l'écriture de soi ». Des index permettent au lecteur de circuler et nouer des fils, d'un texte à l'autre et même d'un volume à l'autre.

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  • De la cruauté à la sévérité de la loi, en passant par les bienfaits de la discorde civile, les usages du mal sont le fil directeur de l'oeuvre de Machiavel, ils concernent tout régime politique, quel qu'il soit. Pensée du politique, celle d'un mode particulier de spéculation, liée à la fois à la positivité de l'Histoire et à une écriture de la cohérence brisée, l'oeuvre machiavélienne perturbe toute philosophie politique en ouvrant à une réflexion tout autre sur l'essence de la vérité. Qu'il soit Prince ou République, en montrant sa virtu alors que la Fortune le harasse, l'agent politique n'en reste pas moins sujet à la foudre inexorable d'une « chose » qui ne le vise même pas.
    Table des matières Introduction. - La décision machiavélienne Première partie : L'INVENTION DE LA VIRT I - FORTUNA ET VIRT 1 / La cause déterminante 2 / Identité et différence 3 / Dualisme ou monisme : une antinomie machiavélienne ? 4 / La nature du symbolique II - JUGEMENT ET VOLONTÉ 1 / Le juste milieu 2 / Le conseil de Calypso 3 / La juste distance 4 / Jugement sans critères et divination sans dieu III - L'IDÉAL DU VIRTUOSO 1 / L'imagination en veilleuse 2 / L'identité du virtuoso 3 / Les formes de lutte (loi, force, ruse) 4 / La vérité de l'action 5 / Le fondateur et son temps 6 / L'idéal de la Virtù et l'ambiguïté des modèles Deuxième partie : LA MESURE DU MAL IV - LE DIFFÉREND POLITIQUE 1 / L'intelligence du mal 2 / Le problème de la fondation 3 / Le différend des humeurs 4 / La suprématie de la république 5 / Le ressaisissement dans le principe 6 / L'État en guerre 7 / La tension essentielle (vivre civil et État) V - LA FOI ET LA LOI DANS L'HISTOIRE 1 / L'adoucissement du droit 2 / La religion chrétienne et son destin 3 / Le modèle romain et la valeur du paganisme 4 / Le judaïsme, arme de guerre 5 / Le religieux dans le politique VI - LA PENSÉE DU MAL ET LA FORME DE L'ESSAI 1 / Le fil directeur de l'oeuvre 2 / L'écriture de l'autosubversion 3 / Le partage du récit

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  • Plus qu'un commentaire cette introduction est une interrogation du dialogue pour le " faire parler ", c'est aussi " accueillir Platon au centre de la discussion philosophique actuelle ". Les modèles inventés par Platon dans le Théétète, la mémoire-bloc de cire, les lettres et les syllabes sont suffisamment forts pour avoir été repris par Aristote et par les empiristes du XVIIIe siècle, le bloc de cire par exemple. Les inventeurs de l'atomisme logique n'ont-ils pas cru le reconnaître dans la théorie modélisée par les lettres et les syllabes dans les dernières pages du Théétète? Au lecteur revient alors de se faire assez inventif pour imaginer des utilisations possibles auxquelles Platon a ou même n'a pas pensé.


    Table des matières Avant-propos de Michel Narcy -- Préface de Myles Burnyeat -- Prologue PREMIÈRE PARTIE - « LE SAVOIR, C'EST LA PERCEPTION » La stratégie d'ensemble de 151 d - 184 a -- Exposition des trois thèses (151 d - 160 e) -- Critique des trois thèses (160 e - 184 a) -- Interruption de la critique (171 d - 177 c) -- Reprise de la critique : (i) réfutation de Protagoras (177 c - 179 b) -- Reprise de la critique : (ii) réfutation d'Héraclite (179 c - 183 c) -- Conclusion de la première partie : perception et jugement (184 a - 186 e) -- Encore une idée DEUXIÈME PARTIE - « LE SAVOIR, C'EST LE JUGEMENT VRAI » Préliminaires : questions de structure -- L'aporie (188 a-c) -- Quel diagnostic ? L'alternative -- Approches différentes (188 c - 190 e) -- Quel diagnostic ? L'alternative -- Le Bloc de Cire (191 a - 195 b) -- Critique du Bloc de Cire (195 b - 196 d) -- La Volière (196 d - 199 c) -- Critique de la Volière (199 c - 200 c) -- Rétrospective sur le jugement vrai et le jugement faux -- Le Jury (200 d - 201 c) TROISIÈME PARTIE - « LE SAVOIR, C'EST LE JUGEMENT VRAI ACCOMPAGNÉ D'UN LOGOS » L'Étape Un de la théorie : le rapport de Théétète (201 c-d) -- L'Étape Deux de la théorie : le rêve de Socrate (201 d - 202 c) -- Wittgenstein et le Rêve -- Antisthène et le Rêve -- Le jugement vrai dans le Rêve -- La perception dans le Rêve -- L'Étape Trois de la théorie : lettres et syllabes (202 c - 203 c) -- Parties et touts : (i) le dilemme (203 c - 205 e) -- Parties et touts : (ii) progrès en direction du savoir (206 a-b, 207 d - 208 b) -- Dire la différence (208 c - 210 a) -- Finale (210 a-d) et conclusions Bibliographie complémentaire

  • " Dès lors, si nous proposons la création d'un Collège de philosophie, ce n'est pas pour marquer l'appartenance intégrale de cette institution à ce que nous croirions pouvoir d'avance déterminer comme sa destination ou son essence philosophiques. C'est pour désigner un lieu de pensée où se déploierait la question de la philosophie et pour définir ce qu'elle peut être et doit faire aujourd'hui dans notre société au regard des nouvelles formes de savoir. Destiné à la recherche et à la formation à la recherche, le Collège... s'orientera vers de nouvelles intersections et travaillera à frayer d'autres voies entre des savoirs constitués ou cloisonnés. " Outre l'ensemble des textes fondateurs connus sous le nom de " Rapport bleu ", on trouvera en annexe des interventions de J. Derrida, de M. Deguy et de J.-F. Lyotard, des documents précisant la structure du Collège et ponctuant son histoire.


    Table des matières Préface, Avant-propos Première partie : IDÉE RÉGULATRICE Protocole -- Titres : I - Philosophie II - Interscience et limitrophie III - La dimension collégiale et internationale IV - Recherche et formation à la recherche Deuxième partie : CONSTITUTION Activités du Collège -- Rythmes de la recherche et attribution des titres : I - Formation à la recherche II - Doctorat du Collège international de philosophie Structures techniques du Collège -- Le Collège proprement dit : I - Statut II - Composition et installation -- Contrats d'association Troisième partie : PROJECTIONS Modes d'emploi par François Châtelet -- Coups d'envoi par Jacques Derrida -- Réseaux par Jean-Pierre Faye -- Dénouements par Dominique Lecourt Annexe I : Points de repère Jacques Derrida : L'autre nom du Collège (allocution prononcée en février 1995, au cours de la cérémonie commémorant le dixième anniversaire de la fondation du Collège international de philosophie) Michel Deguy (allocution prononcée au terme de son mandat de président de l'Assemblée collégiale, en juin 1992) Jean-François Lyotard (allocution prononcée le 26 février 1997, à l'occasion du lancement des nouvelles collections du Collège aux PUF) Annexe II : Statuts et règlement intérieur Statuts de l'Association Collège international de philosophie Association Collège international de philosophie - Règlement intérieur Documents publics de 1982 sur le Collège international de philosophie

  • Dans la tradition philosophique à laquelle il appartient en apparence (celle de l'idéalisme spéculatif, de hegel et schelling à heidegger), hölderlin, eu égard à l'interprétation de la tragédie grecque, fait exception.
    La raison en est peut-être très simple : s'il s'y affronte, à travers sophocle, s'il la traduit ou la réécrit, s'il la commente et l'analyse, c'est mû d'abord par un souci de théâtre et en vue de rendre possible une compréhension effectivement moderne du tragique. quand on sait quels effets - esthétiques, politiques, philosophiques, - l'interprétation spéculative de la tragédie a pu produire, on devine aisément l'enjeu d'un tel écart.
    Notre théâtre, seul, n'est pas impliqué, mais aussi bien notre destin, si l'un et l'autre sont encore, sous la loi d'une étrange anachronie, indissociablement liés.

  • De ce que fut la querelle de l'hystérie et des débats féroces que suscitèrent, indépendamment de Freud, les essais pour en comprendre les symptômes, nous ne savons plus rien. Babinski, Bernheim ou Delboeuf font sourire, comme des trouvailles érudites pour historiens de la médecine. Freud n'a pas été le seul à avoir perçu l'énigme sur laquelle Charcot a buté. Il y a eu une multiplicité d'options épistémologiques dont la psychanalyse s'est détachée, ayant chacune une histoire. Cette dispute médico-philosophique a bouleversé les représentations les mieux établies du positivisme, du romantisme et de l'individualisme libéral.


    Table des matières Préface -- Introduction - La formation du discours psychopathologique : les enjeux scientifiques, culturels et sociaux de la Querelle de l'hystérie, entre 1881 et 1913 Première partie : CHARCOT, BERNHEIM ET BABINSKI I - UNE SCIENCE DE L'EXPÉRIENCE DE L'INCONSCIENCE I / Charcot et l'invention du parallélisme Grande Hystérie - Grand Hypnotisme II / Fiction et vérité de l'argument du parallélisme III / La théorie du traumatisme et l'issue psychologique de la doctrine de l'hystérie IV / Une énigme en héritage : objectivité et vérité de l'hystérie II - « MAINTENANT, VOUS ENTENDEZ DE NOUVEAU ! » I / La réfutation de la nosographie de la Salpêtrière par Bernheim, et la première Querelle de l'hystérie II / Paradoxes de la suggestion pure III / Où et en qui se matérialisent les effets de la suggestion ?

    III - LE SIGNE DE LA PANTHÈRE I / Babinski et la critique neurologique de l'hystérie de Charcot : la seconde Querelle de l'hystérie II / Suggestion et persuasion quelques paralogismes de la polémique avec Bernheim III / Comment éviter le recours au psychisme ? Le concept de physiopathie Deuxième partie : LE DISCOURS PSYCHOPATHOLOGIQUE IV - JANET ET LE RENOUVEAU DE LA MÉTHODE PSYCHISTE I / De Ribot à Janet, continuité ou restructuration du champ de la psychologie ? II / La pathologie du Je et son interprétation psychiste : effets systématiques de la rupture avec la psychologie pathologique III / Les dichotomies de Janet : automatique et volontaire, conscient et subconscient, champ de conscience et tension psychologique IV / L'hystérie remembrée V / L'extension du champ psychopathologique : de la psychasthénie à la psychose V - L'INDIVIDU ASSUJETTI I / La crise de l'individualisme libéral et les concepts de la psychologie nouvelle : de Barrès à Féré II / L'individu malade et la crise du traitement moral classique III / Les équivoques de la psychothérapie : action psychologique sur le moral, ou action morale sur le psychisme ? IV / L'hypnotisme dans la querelle entre Tarde et Durkheim VI - NATURALISME, HYSTÉRIE ET DÉCADENCE I / La dramatisation psychologique de l'hystérie chez les Goncourt II / Huysmans : l'étoffe phantasmatique du psychisme subjectif Conclusion - Le statut de la subjectivité moderne et la psychopathologie -- Chronologie et bibliographie historique -- Références bibliographiques choisies -- Lexique des termes médicaux rares Index nominum

  • Comment échapper à la crise de l'éthique, à la perte de tout repère permettant de juger, de s'orienter dans l'existence ? Cette interrogation nous conduit vers Kant qui s'est efforcé de trouver une issue en fondant l'éthique non plus sur le Bien, mais sur la Loi. Qu'en est-il de cette éthique en un temps où le mal le plus radical se réclame de la « loi » ? Comment démarquer la vérité de la Loi de sa défiguration, de cette pseudo-loi dévoyée dans le mal ?

    Table des matières Introduction. - Le gardien de la porte Première partie : RÉVÉLATION DE LA LOI L'abîme de la métaphysique (de l'opposition) : Une expérience éthique originaire ? - L'objection de Mani et la loi de Rousseau - L'ontodicée de Leibniz - Introduction du concept de grandeur négative : l'opposition-réelle de la Loi et du mal - Les traits essentiels de l'opposition : obstance et co-appartenance des opposés - Le pas-en-arrière sceptique - De l'inconsistance du sentiment moral - La leçon de Rousseau : évidence de la Conscience, passage de la théodicée à l'anthropodicée - L'opposition-réelle dans la pensée kantienne : de la table du Rien au mal radical.

    L'énigme de la Critique (de la possibilité de la philosophie pratique) : Topique transcendantale et amphibolie - Le problème de l'unité de la raison - De la possibilité de la liberté : liberté et causalité - La « solution » de la troisième antinomie - Un usage transcendantal des catégories : le coup de force de la deuxième Critique - De la temporalité pratique - « Il ne nous reste plus que l'analogie » - De la synthèse pratique - Le concept kantien de « loi » : objectivité, universalité, position par le Sujet - Un usage organique de la logique - Du primat de la raison pratique.

    L'illusion de la Loi (de la possibilité de la synthèse pratique) : La question de l'Apparence pratique - L'aporie du Canon : l'illusion de la liberté - L'impossible déduction de la synthèse pratique - Échec de la « solution » par le concept d'autonomie - Ambiguïté de la « solution » par le concept de monde intelligible - L'aporie finale des Fondements - La « solution » de la deuxième Critique : le fait de la raison pure - Le don de la Loi - Pour une critique de la raison pratique pure - L'équivoque du factum - Pour une critique du « sens commun pratique » - Soumission et obéissance - L'énigme de la Loi.

    Deuxième partie : EXPOSITION DE LA LOI Le paradoxe de l'éthique : La révolution copernicienne de l'éthique - Lex, logos, nomos - Que le don de la Loi appartient à la Loi - L'ex-position de la Loi - Qu'il n'y a pas de Sujet de la Loi - Le paradoxe de l'instauration : en deçà du bien et du mal ? - L'angoisse d'Adam - L'angoisse d'Abraham - Un impératif singulier.

    Forma dat esse rei (équivoque du formalisme) : Pour une détermination intégrale de la Loi : insuffisance de sa détermination par le mode impératif - La forme est le don de la Loi - Ambiguïté des concepts kantiens de matière et de forme - Réduction de la forme à l'universalité logique - Origine du concept formaliste de forme : la domination de la forme par l'eidos - Universalité, restriction figurale et instrumentalité - Vers un concept non figural de forme : singularité, infinitude et auto-donation.

    L'équivoque de l'impératif catégorique (de la possibilité du schématisme pratique) : Vers un concept non formaliste d'universalité : l'universitas - Communauté et communité - Validité logique, validation transcendantale, prévalence dans l'opposition - Les trois formules de l'impératif - La « difficulté particulière » du schématisme pratique - Le type, substitut d'un schématisme impossible - Ni schème ni symbole ? - Insuffisance de la « solution » kantienne - Signification logique et signification ontologique du type - L'impératif primordial : qu'il y ait le monde - Rechute dans l'ontodicée - Limitation de la première formule de l'impératif.

    Le visage de personne (équivoque de la fin en soi) : Un pas au-delà du formalisme - Les quatre déterminations de la fin en soi : existence réelle, auto-consistance, singularité, caractère limitatif - Évidence de la personne - L'antinomie de la fin en soi - Que la fin en soi n'est pas une « fin » - La fin en soi comme volonté autonome ? - La fin en soi comme limite de la volonté autonome - Équivoque de la personnalité - Qui est « personne » ? - L'interprétation de Ricoeur : autrui comme fin en soi - Critique de cette interprétation - Personnalité et humanité - Dawider et Zuwider : la fin en soi comme Limite transcendantale.

  • Une traduction de la pièce de Sophocle suivie d'un travail de mise en scène entrepris avec Marcel Bozonnet a inspiré cet essai d'interprétation. Ces dernières années, la philosophie, la psychanalyse et même l'anthropologie ont donné une nouvelle image d'Antigone. Le drame a été adapté et actualisé. Un mythe s'est constitué, il importe de revenir au projet de Sophocle, au texte et à la composition d'ensemble. Ce livre apporte un nouveau regard sur le sens et la fin du conflit tragique.


    Table des matières Note sur la tragédie : 1. Le montage 2. L'emblème 3. Le délire 4. La malédiction 5. Une allure plus songeuse 6. Créon, un héros contraint à la connaissance 7. Antigone ou/et Créon 8. La loi, les lois 9. La lecture et le mythe 10. Lire Antigone 11. Le temps tragique Un principe sophocléen : le retour

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  • Cette succession de textes (des Propos concernant le Triangle) forme un collage surréaliste. L'axiome du choix permet l'assemblage d'un texte composé uniquement de citations et même de citer des textes inexistants, écrits exprès et pour l'unique raison d'être cités. Le choix effectué par la lecture se trouve incarné dans l'ordre de l'écriture, et cet ordre est porteur d'un message, il véhicule une thèse, il articule une idée dont le sens ne devient transparent que par le tout. Ce palimpseste propose un regard nouveau sur le passé : à travers les ténébreuses galeries souterraines de l'Histoire, l'esprit prend conscience de sa propre liberté. C'est une « émission en direct » : des intellectuels engagés, réunis hors temps, dans l'espace de la pensée, parlent légèrement de choses graves.

  • Descartes et Freud ont pour véritables soucis fonciers, l'un l'évidence, et l'autre l'étrangeté.
    Il est remarquable qu'ils ne déterminent ces notions qu'implicitement, de façons réellement paradoxales. Cela peut surprendre, surtout si l'on ajoute que leurs façons sont identiques. A partir de la décision cartésienne d'identifier le vrai à l'évident se trouve fondée la science ; et l'identification freudienne du vrai à l'étrange fonde la psychanalyse. La question de la relation entre science et psychanalyse porte donc, ici, sur le réel du nouage paradoxal entre les deux déterminations du vrai pointées par Descartes et Freud, sur leur différence et leur inséparabilité.
    Plus spécifiquement, c'est d'abord du point de vue du rapport entre mathématique et psychanalyse que la question est approfondie. La visée du livre est de construire le principe de ce nouage, de ce noeud hétérogène. La ressource centrale est de considérer comme vitale, tant au jeu de l'évidence qu'à celui de l'étrangeté, la question de la lettre.

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