Le Quartanier

  • Les occasions manquées Nouv.

    Martha se voit demander par son père, Kurt, en phase terminale d'un cancer, de l'amener de Hanovre jusqu'en Suisse, dans une clinique de suicide assisté. Mais ne conduisant plus, traumatisée par un accident, Martha sollicite Betty, son amie depuis vingt ans, qui consent à les accompagner. Or, le but du voyage se révèle bientôt un prétexte à d'autres desseins. L'odyssée burlesque alors engagée se prolonge en Italie, et ce n'est plus seulement Martha qui explore les voies de libération d'une histoire douloureuse, mais Betty.
    Entravée par le legs symbolique d'un beau-père tromboniste et menteur, elle aspire à se recueillir sur sa tombe. Le roman de la route devient alors polar. De Berlin aux Cyclades, Betty et Martha, à l'aube de la quarantaine, cherchent un père, des pères, et se déprennent du regret des occasions manquées. Dans une langue innervée d'un humour acide et d'une gouaille mélancolique, Lucy Fricke mène ses héroïnes, soudées par les confidences et l'alcool, au fil des rebondissements et des rencontres, vers une vie délestée.

  • L'inexistence Nouv.

    L'inexistence

    David Turgeon

    Avant la guerre, Carel Ender habite à Privine. Il est fonctionnaire de l'administration impériale. C'est toujours mieux que ce qu'en attendait sa famille. Ses amis se nomment Isabelle Van Duyck, fondatrice d'une résidence utopique ; Jean Faber, militant politique de gauche ; Nina Fischer, journaliste de renom donnant de son temps au Secours des réfugiés ; Ilya Rehberg, jeune dramaturge intéressé par la "question kadienne" ...
    Puis la grande histoire tombe sur Privine, et efface le souvenir de cette communauté. Des années plus tard, l'historienne Sabine Oloron rencontrera le nom de Carel Ender dans ses recherches. Peut-être saura-t-elle dire la morale de cette fable.

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  • La déesse des mouches à feu, c'est Catherine, quatorze ans, l'adolescence allée chez le diable. C'est l'année noire de toutes les premières fois. C'est 1996 à Chicoutimi-Nord, le punk rock, le fantôme de Kurt Cobain et les cheveux de Mia Wallace. Des petites crisses qui trippent sur Christiane F. et des gars beaux comme dans les films en noir et blanc. Le flânage au terminus et les batailles de skateux contre pouilleux en arrière du centre d'achats. L'hiver au campe dans le fin fond du bois, les plombs aux couteaux, le PCP vert et les baises floues au milieu des sacs de couchage. C'est aussi les parents à bout de souffle et les amants qui se font la guerre. Un jeep qui s'écrase dans un chêne centenaire, les eaux du déluge qui emportent la moitié d'une ville et des oiseaux perdus qu'on essaie de tuer en criant.

  • Dans la grande tradition des travestissements d'oeuvres canonisées comme on en fait depuis l'âge baroque, le livre propose une adaptation souriante de l'Enfer de Dante où l'invention langagière la plus débridée puise dans l'argot populaire et les archaïsmes français pour composer la « vulgaire parlure », sorte de miroir inversé du « vulgaire illustre » développé dans l'original proto-italien. La contrainte spéciale ici : que la mutation grotesque opérée ne s'exempte pas d'une versification conséquente, et affecte le moins possible le contenu narratif et les enjeux historiques ou intertextuels propres au poème dantesque. En un mot, le rire n'a pas à interdire la poésie, ni la fidélité, pour ne rien dire de la clarté ou de la lisibilité.

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  • Western spaghetti Nouv.

    Qu'ils soient enfant sillonnant les routes de la Nouvelle-Écosse, ouvreuse de cinéma à Montréal, jeune mère de famille derrière sa poussette dans les rues de Paris, adolescente qui nage dans le lac Huron, ou vieux cow-boy qui prend la route à bord d'un camping-car, les personnages de ce livre n'ont qu'un but : échapper à leur vie. Ils s'évadent et se réinventent, poussés par une injonction à survivre, à régler des comptes, à résoudre les énigmes qui les hantent. Tantôt braves, tantôt lâches, tous se trouvent à un moment charnière de leur existence, à l'instant où tout bascule.
    Western spaghetti, ce sont huit voix vibrantes qui, avec tendresse et cruauté, racontent la vie secrète des familles, l'amour et le désamour, la fuite en avant, les hontes muettes et la rédemption.

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  • Oeuvre de nuit qui brille des ors illusoires du jeu, Le plongeur raconte un monde où chacun dépend des autres pour le meilleur et pour le pire. Roman d'apprentissage et roman noir, poème sur l'addiction et chronique saisissante d'une cuisine vue de l'intérieur, Le plongeur est un magnifique coup d'envoi, à l'hyperréalisme documentaire, héritier du Joueur de Dostoïevski et du premier récit d'Orwell, celui d'un plongeur dans le Paris des années vingt.

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  • Mathilde est travailleuse sociale. Elle voit toute la journée défiler des personnes en difficulté et fait de son mieux pour les aider. Mais quand elle apprend pourquoi ses voisins Mohammed et Nadia sont menacés d'expulsion, elle comprend que les dispositifs légaux seront inutiles et qu'il va falloir se salir les mains.
    Quarante-six ans, ancienne judoka de haut niveau, massive et mutique, Mathilde puise dans son passé ténébreux la volonté d'en découdre, et pourquoi pas de refermer enfin, douze ans plus tard, de douloureuses blessures.
    La place carrée, c'est un quartier populaire dans une ville moyenne de province.
    Mathilde ne dit rien est le premier volet d'une série qui s'intéressera à ses habitants, à leurs parcours, leurs magouilles, leurs espoirs, leurs fantômes.

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  • L'instruction

    Antoine Brea

    Patrice Favre a suivi les traces de son père magistrat. Sorti d'école, il est nommé temporairement juge d'instruction en banlieue parisienne. On observe les débuts de Favre, ses premières audiences au Palais de justice, ses investigations dans le cas criminel où son prédécesseur - Herzog, un magistrat décati, énigmatique - s'est épuisé avant de se donner la mort.
    Mais Favre sera bientôt renvoyé à ses dilemmes, à ses choix de vie, à sa propre histoire familiale et au récit national trouble, à toute la comédie sociale qu'il faut jouer pour tenir le rang dans son milieu et son métier.
    Roman empruntant parfois au documentaire, manière d'anti-polar, L'instruction questionne avec inquiétude la société française contemporaine à travers le prisme technocratique, judiciaire, carcéral et policier.

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  • Tu quitteras sans retour la ville dévastée pour t'enfoncer dans la forêt. Tu marcheras vers le nord. Tu fuiras la lumière et tomberas du côté foisonnant du miroir. Tu verras, encore debout, les animaux et les plantes. Eux aussi te verront. Car ce livre est un pont, une cassure, une allégorie qui se replie sur elle-même. Un exil, une résistance. Tu fuiras et, dans ta fuite, tu entremêleras ta destinée à celle d'autres humains.
    Avec eux, tu lutteras contre le froid, la faim, la promiscuité, les pilleurs. Bientôt vous ne serez plus qu'un noyau minuscule dans l'immensité des plateaux de gneiss mangés par les aulnes et le myrique baumier. Avec eux, tu devras tout reconstruire. Dans les glaces brisées du territoire, tu croiseras peut-être un reflet autre. Affûte tes lames et pars. Le monde est une gorge à trancher.

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  • Il y a quelques années, les laboratoires de Renault-PSA dévoilaient la BlackJag, une voiture révolutionnaire, entièrement organique et vivante, résultat d'années de recherches croisant plusieurs disciplines scientifiques. Aujourd'hui, le professeur Fransen, l'ingénieur généticien à la tête du projet, voit revenir l'un des tout premiers modèles, le prototype, envoyé par la police pour interrogation. Pendant dix ans, c'est ce modèle qui a servi aux démonstrations devant public partout dans le monde, avant d'être mis en vente. Or son propriétaire, Antoine Donnat, vient de disparaître, et la BlackJag est la dernière à l'avoir vu. Sous la supervision de l'huissier Klein, Fransen va interroger la mémoire synthétique de la voiture pour essayer de reconstituer les événements des derniers mois. C'est la BlackJag qui parle, témoin direct du quotidien de la famille Donnat, c'est elle qui au fil des enregistrements raconte son histoire.

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  • A l'école, quand on nous demandait ce que nos parents faisaient dans la vie, je n'avais rien à répondre, car mes parents ne faisaient rien. Ce n'était pas leur faute. Je ne comprenais pas pourquoi ils avaient fait un enfant. Ils m'ont eue, mais nous avons failli être deux. Souvent je me dis qu'ensemble il aurait été plus facile de vivre avec eux, d'obéir à ceux qui ne désiraient rien créer. A la place, je suis deux.
    Je ne peux ni te libérer, ni t'avaler pour de bon. J'ai dû apprendre. J'ai grandi avec toi, je suis partie avec toi, vers une lumière que moi seule arrive à voir. Ce n'est pas juste, mais c'était la seule solution.

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  • Vie nouvelle

    Michaël Trahan

    Il est dans ce livre question d'entrer dans une image. Cette image est une vie, un théâtre coupé en deux. Au milieu, il y a une forêt et il y a la nuit. Il y a aussi une rivière et une salle de cinéma. Quelqu'un entre dans la chambre et s'installe devant le miroir pour lire un roman d'amour. Personne d'autre ne vient. Au matin, on ne sait plus très bien comment sortir. On le regrette. On doit dire la vérité.
    Peut-être est-il temps d'apprendre à vivre. L'idée est belle, et la beauté compte, mais on s'attache facilement à ce qui nous encercle. On cherche une histoire bleue comme le ciel et on écrit un poème interminable. Il faut aller jusqu'au bout. Le rideau est lourd, on n'y arrivera jamais. La douleur est lente. A la fin, un enfant apparaît. C'est mon fils. Il dort dans la clairière. Vie nouvelle est un livre d'éducation sentimentale.
    Je l'ai écrit comme on choisit une vie.

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  • Le Quartanier réédite Corps étranger, de Catherine Lalonde, qui a remporté en 2008 le prix Émile-Nelligan. Cette oeuvre confronte désir et sauvagerie, lyrisme et prosaïsme, s'adressant à ce qui excède, à l'autre, à ce qui fait mal, la parole s'incarnant au coeur de la rencontre sexuelle. Impossible de ne pas mesurer, plus de dix ans après la parution du livre aux éditions Québec Amérique, toute la puissance de cette langue, inventive et riche d'une tradition poétique québécoise reprise à son compte et au plus près du corps. La poète se donne par nécessité cette langue propre, c'est-à-dire sale, poétique, vulgaire, sublime, la langue de la mauvaise fille mauvaise héritière, dont le corps, la douleur, la jouissance, la mémoire et tant de noms de femme ont un impérieux besoin - pas moins aujourd'hui qu'hier.

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  • La raison vient à Carolus Nouv.

    Tout au long de son enfance, Carolus avait réalisé une oeuvre pléthorique, protéiforme, fragmentaire, en tout cas entièrement inédite. Celle-ci avait été archivée dans une série de boîtes. Qui avaient été déposées chez moi. Il fallait bien qu'un événement m'obligeât à les ouvrir.

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  • Lutterie électrique est un livre qui porte sur des questions de poétique propres au travail du poète Samuel Rochery. Il prend la forme d'un échange entre Steve Savage et l'auteur, afin d'élucider les raisons, parfois simplement les causes, d'une position qui peut s'entendre comme la fabrication d'un instrument de lutte, fût-ce avec les moyens du bord, pour que puisse passer un courant dans la langue - au-delà de ce qu'on range déjà sous le nom de littérature. On y cherchera à savoir comment s'articule l'improvisation à l'idée du livre achevé, pourquoi et comment lier la musique rock à la poésie, en quel sens une figurine peut remplacer le personnage littéraire, en quoi le poète est lyrique (comme tout le monde), et que son lyrisme, il lui appartient d'en faire autre chose.

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  • Ouvrir son coeur raconte l'amitié conflictuelle entre Alexie et Fannie dans une petite ville industrielle du Québec. Elles ont en commun la maladie et les opérations subies en bas âge. L'une souffre d'un strabisme sévère, et l'autre est née bleue. La première, défiante, sent que quelque chose ne va pas avec elle, et la seconde est une enfant solaire aimée de tous. L'une devient écrivaine, et l'autre meurt à dix-huit ans, pendant l'opération qui aurait dû lui sauver la vie. Avec ce premier roman, Alexie Morin éprouve les limites de la mémoire. Elle raconte la honte, la solitude, la colère d'une enfant et d'une adolescente convaincue que personne ne peut l'aimer. Elle raconte sa fuite vers Montréal, qui n'arrange rien, et ce mystère fugitif, magnifique, qui dès la naissance précède la mort.

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  • Rivés à leurs écrans, les agents veillent à la bonne marche d'un monde qui tourne sans eux. Dans des box blindés, dans de hautes tours de verre d'un autre siècle, ils travaillent et luttent pour conserver leur poste, buvant du thé, s'achetant des armes. Tous les moyens sont bons. Ruse, stratégie, violence - guerre totale. Parce qu'il y a pire que la mort, pire que la Colonne Rouge. Il y a la rue, où règnent les chats, le chaos, l'inconnu.
    Roman dystopique aux accents kafkaïens, dans la lignée du J. G. Ballard de la trilogie de béton et des oeuvres obsessionnelles de Philip K. Dick, Les agents raconte un monde où l'aliénation du travail est devenue la loi généralisée et machinique en vertu de laquelle tous s'affrontent pour survivre - où la solidarité est une arme à double tranchant.

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  • Tubes et odes réunit deux livres parus en 2007 et 2009. Ils ont un point commun que cette réédition permet d'estimer: le besoin de bien déchanter, là où les airs fameux (qu'on appelle tubes ou hits, dans la chanson) et les modes traditionnels de la poésie (le mode lyrique de l'ode, en l'occurrence) offrent peu de marge de manoeuvre pour la pensée d'une instrumentation personnelle. Or, il existe des poètes, et des éditeurs, pour qui avoir tous les canons de la poésie admise à portée de main ne suffit pas: il leur faut surtout les moyens du bord, ceux d'une conduite capable de déplacer la lecture et l'attention, dans ce qui continue d'importer et d'élargir notre monde. Cette réédition, c'est l'histoire du bourdonnement d'un petit ampli, qui n'a rien à envier aux chants de l'unisson.

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  • Un jour, Albert Langlois explique à son fils Thomas en quoi il n'est pas comme les autres. Pour préserver l'équilibre précaire du monde, pour que s'accordent la révolution des planètes et le tic-tac atomique des horloges suisses, Thomas ne peut pas exister tous les ans. Quelque part dans une des salles secrètes de la Royal Society, ou dans les souterrains de la Rome des papes, on a décidé de son sort, plusieurs siècles auparavant.
    Puis Albert disparaît. Il retourne dans le nord, avec son secret et ses carnets de notes contenant l'ensemble de ses recherches, et Thomas se met à grandir comme les autres, entouré des Appalaches et du quotidien des rues chaudes de Chattanooga, Tennessee.
    Son corps aurait dû ralentir, mais les événements se sont précipités.
    Roman des territoires éternels et des destinées fragiles, des tribus déportées et des guerres civiles; légende d'une autre époque qui cherche à conquérir la nôtre et à la transcender, L'année la plus longue se nourrit autant de la magie du Benjamin Button de Fitzgerald que des fabulations historiques de Ferron. Daniel Grenier signe avec ce premier roman une grande épopée américaine traversant trois siècles, une histoire inoubliable de vies trop courtes et de vies sans fin.

  • Quand mon père est mort, je n'ai pas hérité de boîtes pleines de documents et de lettres. Ses cendres ont été jetées à l'eau. Ses biens ont été donnés, détruits à la hâte. Sur les photos, il avait cette allure virile et négligée caractéristique des années soixante-dix. Il ne pouvait pas se mettre à table sans son couteau de poche et du pain. Il disait «il» à ceux qu'il aurait dû vouvoyer, parce qu'il refusait de se soumettre à leur supériorité de classe. Il était drôle et colérique. Il était sensible. Il fumait, il buvait; il n'a pas laissé grand-chose derrière lui. Je crois qu'il avait commencé à disparaître de son vivant déjà. Quand on a soulevé son corps, j'ai vu la légère empreinte qui creusait le drap, là où était posé son crâne. Puis elle s'est effacée, et le drap est redevenu lisse.

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  • Ciguë

    Annie Lafleur

    Avaleuse d'eau mortelle, aux abois, tombée de la branche, elle cuve au vent son poison, son philtre, sa drogue, son remède, et retrouve au sol son frère guéri par la foudre. Le pacte est scellé et l'odyssée commence, contre la mort toute-puissante criée à l'oreille. Corps lancés, gueule ouverte, dans les forêts, les coulées, les ravins, franchissant les barrages la tête au ciel. Corps excités par une langue addictive et haletante, par une langue qui donne à la vie une soif égale à la sienne. Qui boira la ciguë, qui mourra de la soif, qui vivra verra.

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