Sciences humaines & sociales

  • Une vie

    Simone Veil

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    • 31 Octobre 2007

    C'est un événement. Simone Veil accepte enfi n de se raconter à la première personne. De son enfance niçoise dans une famille juive complètement assimilée, et de sa déportation à Auschwitz avec sa mère et l'une de ses soeurs en mars 1944, jusqu'à ses fonctions les plus récentes, elle a su s'imposer comme une fi gure singulière et particulièrement forte dans le paysage politique français. Femme libre s'il en est, elle a exercé le pouvoir sans jamais le désirer pour lui-même mais pour améliorer, autant qu'elle l'a pu, les conditions de vie de ses concitoyens : à l'administration pénitentiaire, puis au ministère de la Santé dans le gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing - c'est là qu'elle fait voter, contre son camp, la loi sur l'IVG ; à la présidence du Parlement européen, où elle se montre capable de tenir tête au Premier Ministre français, Raymond Barre ; comme ministre des Aff aires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Balladur et présidé par François Mitterrand ; au Conseil constitutionnel ainsi qu'à la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Fidèle à ce qu'elle estime être la fonction des rescapés des camps de la mort, elle a témoigné, chaque fois qu'elle l'a pu, en France comme partout, de son expérience d'Auschwitz.
    Mais cette femme de mémoire n'est jamais nostalgique, jamais passéiste, elle n'a souci que du monde de demain, celui qu'elle lèguera à ses petits-enfants et à ses arrière-petits-enfants dont la place est grande dans sa vie. Elle a beaucoup voyagé, rencontré la plupart des « grands » de ce monde, vécu de près les événements majeurs du XXe siècle. Elle en parle sans forcer sa voix, mais on l'entend.

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  • Et le bien dans tout ça ?

    Axel Kahn

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    • 10 Mars 2021

    «Sois raisonnable et humain !» m'a lancé Jean Kahn, mon père, avant de se donner la mort. Ai-je bien suivi ce fil d'Ariane qui m'a été offert ? Lorsque beaucoup du ruban de la vie a déjà été déroulé, on se retourne parfois pour en juger l'aspect. J'en ai ressenti le besoin pour apprécier la cohérence d'un parcours, confronté aux questions, situations, dilemmes, engagements et combats auxquels j'ai été mêlé. Encore en cette année 2020, j'ai eu à prendre position et à analyser la crise sanitaire de la Covid-19. En tant que Président de la Ligue nationale contre le cancer, mobilisé pour la protection des personnes malades et spécialiste du sujet. Et en tant que citoyen engagé et attentif, explorateur anxieux de la «voie bonne» en tout domaine : la politique, la violence, le Progrès, les technologies, la vie humaine...

    La route a déjà été longue, semée d'embûches comme toute existence, souvent contournée, presque un labyrinthe. Cependant, j'avais, comme Thésée, mon fil d'Ariane. À moi aussi, il a été confié par amour. L'ai-je toujours tenu ? ».

    Axel Kahn

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  • « Partant de l'expérience vécue de la maladie, je voudrais montrer en quoi cette crise sanitaire est révélatrice d'un état problématique de notre société. La pandémie introduit sournoisement, massivement, l'angoisse de la maladie et de la mort ; elle fait apparaître la fragilité de la vie individuelle autant que collective, et notre relative impuissance devant un virus mal connu et contagieux.

    Face à cette épreuve, un président déclare le pays «en guerre», des médias tournent en boucle, des médecins se disputent sur les plateaux... Des courants idéologiques gauchisants, des écologistes fondamentalistes, tout comme un courant de droite réactionnaire qui rêve de revenir en arrière en ont profité pour faire valoir leurs thèses : «On vous l'avait bien dit !» Les polémiques et les oppositions sommaires incitant les citoyens à choisir leur camp ont repris de plus belle. Comment s'y reconnaître dans tout ce fatras ?

    Nous vivons une pandémie anxiogène et bavarde qui nous a plongés dans un monde étrange où il est devenu difficile de démêler le réel de la bulle médiatique qui l'enveloppe. Le confinement nous a plongés dans une sorte de tunnel dont on ne voyait pas le bout - en sommes-nous vraiment sortis ou bien un nouveau mode de vie va-t-il s'installer durablement ?

    Le personnel soignant s'est trouvé confronté à l'épreuve du tragique. Il subissait depuis des années des restrictions budgétaires enveloppées dans une incroyable logomachie managériale sur la «performance» et ses multiples «boîtes à outils». Malgré la bureaucratie, le manque de protection et de moyens, il a su y faire face de manière exemplaire.

    La pandémie a révélé une société malade et fracturée, en même temps qu'elle a fait apparaître des «réserves d'humanité» qu'on aurait pu croire disparues à l'heure du repli individualiste et communautariste. Un tel élan est-il temporaire ou se prolongera-t-il par-delà le choc de la pandémie ? »

  • Comme tant d'autres en Grande-Bretagne, la vie de la jeune Alathea Fitzalan Howard a été bouleversée par le début de la Seconde Guerre mondiale. Pour échapper aux bombardements qui menacent Londres, elle est envoyée chez son grand-père dans son domaine de Cumberland Lodge, à quelques pas du célèbre château de Windsor. Enfant solitaire et mélancolique, Alathea trouve l'affection dont elle rêvait grâce à son amitié privilégiée avec ses nouveaux voisins : les jeunes princesses, Elizabeth et Margaret, et leurs parents, le roi George VI et son épouse. Ensemble, les adolescentes aimeront les fêtes, les soirées cinéma et les pique-niques. Mais la guerre n'est jamais loin. Leur quotidien est rythmé par les sirènes nocturnes, le souvenir des jeunes gens envoyés au front qui n'en reviendront jamais et l'hôpital de campagne où Alathea travaille comme bénévole.

    Dans ses journaux intimes, Alathea a tout consigné : les détails à la fois profondément sincères et fascinants de sa vie avec la famille royale, ses moments d'angoisse et de peur face cette époque troublée qu'est la Seconde Guerre mondiale, mais aussi ses rêves et espoirs de devenir une femme de demain.

    Publié pour la première fois, Dans l'intimité des Windsor dévoile un portrait franc et plein de vie de la famille royale et de la princesse Elizabeth, jeune fille si chaleureuse et pourtant très discrète, déjà en route vers son destin : la Couronne.

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  • Le féminisme se porte-t-il sur un t-shirt ? Kim Kardashian est-elle un objet sexuel ou une femme puissante ? La série Grey's anatomy peut-elle changer la vie des femmes ? Dans un essai à la première personne documenté, passionné et engagé, Jennifer Padjemi, journaliste spécialiste questions de société, explore l'alliance, pour le meilleur et pour le pire, du féminisme et de la pop culture. En reprenant le fil des mouvements féministes modernes, de l'émergence d'un féminisme intersectionnel au mouvement "body positive" en passant par Me too et en se basant sur son expérience de femme noire, elle décortique le rapport que nous entretenons avec les objets culturels les plus populaires.
    Biberonnée aux clips vidéo, chansons grand public et maintenant aux séries TV, notre consommation de divertissement façonne, accompagne, et parfois challenge notre vision du monde. En utilisant la pop culture comme un miroir de notre société mondialisée, l'auteure questionne à travers elle le féminisme, le genre, la sexualité, l'intersectionnalité. Jennifer Padjemi interroge les liens d'interdépendance entre consommation de masse et idéologie progressiste, et jette un regard joyeux et lucide sur nos divertissements, sans concession au patriarcat.
    Un livre à mettre entre toutes les mains !

  • Ce livre n'est pas un manuel de grammaire rébarbatif mais bien plutôt une passionnée et très amusante déclaration d'amour au français.

    Il propose une approche ludique, vigoureuse et tendre, qui vise à décorseter notre langue pour se l'approprier, la prendre, et l'apprendre.
    Il est question de rimes embrassées, d'accords, de liaisons scandaleuses, du temps qui passe, de naissances, de changement de genre, de jeux et de faux semblants, de la chair d'un mot et de la caresse d'un accent.

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  • Que reste-t-il d'un pays disparu depuis plus de vingt-cinq ans et dont l'effacement est toujours un enjeu social et politique ? Sur les tables des videgreniers, par terre dans les hangars ou dans les entreprises délaissées, la République Démocratique Allemande (RDA, 1949-1990) est aujourd'hui un pays à la brocante, un pays à l'horizontal.
    Ce livre invite à un voyage sur les traces de ce pays disparu. Dans les usines ou les écoles à l'abandon, il arrive que l'on récupère des dossiers individuels, des empreintes des vies de l'époque. Les traces ce sont aussi les milliards d'objets du temps du socialisme qui ont connu de nouveaux destins depuis la chute du Mur. L'enquête suivra ceux qui célèbrent, aujourd'hui, le souvenir de la RDA, et ceux qui veulent la faire revivre un peu.
    À travers tous ces chemins, à travers la pratique de l'exploration urbaine (Urbex), l'historien raconte les expériences sensorielles et personnelles de ces troublantes rencontres avec un monde disparu, toujours porté par ceux qui l'ont vécu, proposant ainsi une ample réflexion sur les traces et la mémoire.

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  • L'effet Louise

    Caroline Boudet

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    • 29 Janvier 2020

    « Vingt regards sont braqués sur moi. Ils m'écoutent, tous, et je me demande ce que je fous là, avec l'impression d'être une mauvaise comédienne dans le remake sans le sou d'une série judiciaire américaine.
    Vingt personnes, des dossiers de vingt pages photocopiés trois fois, une heure de temps de vie multipliée par vingt individus multipliée par les heures de préparation desdits dossiers, les échanges par mail, par courrier et par téléphone.
    Tout ça pour régler au millimètre les conditions d'entrée de ma fille à l'école de la République.
    Ma petite Louise, trois ans, deux bras, deux jambes et toujours ce foutu chromosome en plus. ».

    Quatre ans après La vie réserve des surprises, Caroline Boudet prend de nouveau la plume et revient sur les mois qui ont précédé l'entrée en maternelle de sa fille Louise, porteuse de trisomie 21. Des mois lourds, difficiles, souvent ubuesques : un véritable parcours du combattant pour elle et ses proches.

    Dans ce récit émouvant et drôle, l'auteure raconte la lutte sans répit pour la scolarisation de Louise. Elle en profite aussi pour dire ce qui est souvent tu, pour montrer ce qui est caché, par pudeur ou par gêne, concernant le handicap et le quotidien qui en découle (un autre bébé ou pas, et le grand frère ?, et le couple dans tout ça ?, le syndrome de stress post-traumatique après l'annonce du handicap d'un enfant, rester une femme quand on est « mère courage »...) Avec, en filigrane, ce tourbillon d'émotions - dont le rire, omniprésent dans les pires situations - qu'est la vie avec un chromosome en plus.

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  • Sur l'amour

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    • 7 Octobre 2020

    « Décidément, on ne se comprend pas du tout... c'est comme si l'on ne parlait pas la même langue ! ».
    C'est, à peu de chose près, en ces termes que s'achèvent bon nombre de discussions entre hommes et femmes.
    Finalement, nous réalisons, une fois la crise passée, que malgré notre amour, notre bonne foi, et nos efforts, il s'agissait, bien entendu, d'un énorme... malentendu.
    C'est justement pour essayer de dissiper ce malentendu, parce que nous sommes un homme et une femme ami(e)s de longue date, l'un médecin, l'autre psychologue, que l'envie nous a pris d'essayer d'apprendre à nous connaître, afin d'avoir une vraie chance de mieux comprendre le langage de l'autre malgré nos évidentes différences.
    Nous avons cherché, dans nos pratiques respectives, ce qui pouvait expliquer d'un point de vue psychologique ou médical, les différences de comportement.
    Nous avons également enquêté autour de nous et en particulier auprès de la jeune génération car nous voulions comprendre en quoi leur vision du monde différait de la nôtre.
    Que ce livre vous fasse sourire ou vous étonne, sachez que nous n'avons rien travesti, ni rien exagéré des confidences reçues. Et si vous y découvrez le moyen de vivre à deux en harmonie malgré vos dissonances, en confiance et en toute complicité, faites-le-nous savoir... Nous serions vraiment heureux d'apprendre que nous aurions, en quelques pages, résolu un problème vieux de plusieurs milliers d'années ! ».
    Michel Cymes et Patricia Chalon

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  • « En 1974 la guerre est entrée dans ma vie. Elle m'a poussé d'un coup vers un rebord de moi-même que je n'aurais peut-être jamais découvert si mon père avait été simplement français. ».

    En 1974, la plus orientale des îles méditerranéennes est violemment déchirée. Chypre, envahie par la Turquie, est partagée en deux territoires. Le père de l'auteure, l'aîné des Makariou, ne s'en relèvera pas. Comment réparer une telle blessure ?
    Historienne d'art, spécialiste d'art islamique, Sophie Makariou a voué sa vie à ce que son histoire familiale lui semblait lui donner pour ennemi : « la Turquie », et au-delà l'Orient et l'Islam. Elle fait oeuvre de mémoire pour comprendre, s'attache à connaitre pour réparer.
    Ce récit, écrasé de soleil et teinté de sang, tisse et détisse, dans l'amour et l'inquiétude, un « monstrueux accroc », une identité déchirée comme l'a été Chypre. Entrecroisant les parfums et les sons sur la trame de l'histoire, l'auteure observe, dans ces pays aimés plus que tous autres - du Liban à la Syrie, en passant par la Turquie -, comment cette partie du monde que l'on nomme l'Orient est au coeur des convulsions de ce siècle.

    « Le pire du cataclysme est encore à venir. Je sais de la même façon qu'il y a quarante-six ans que la table de l'histoire est en train de se renverser. »

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  • « Comment et pourquoi un populiste sans pitié, avec l'aide d'une bande de sympathisants toujours plus nombreux, a pu mettre fin à la démocratie turque au cours de la nuit du 15 juillet 2016, est une histoire longue et compliquée. Le propos de ce livre n'est pas de raconter comment nous avons perdu notre statut de démocratie, mais d'essayer d'en tirer des leçons au profit du reste du monde. »   E. T.
    Dans ce livre vivant, passionné et provocateur, Ece Temelkuran dissèque la montée du populisme à l'international. Elle révèle les schémas, explore les causes profondes et les différentes façons dont les pays, même les nôtres, peuvent sortir de la démocratie sans s'en apercevoir.

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  • Le père d'Elisabeth de Fontenay a été une figure majeure de la Résistance française. Elisabeth de Fontenay a fait sien l'attachement de son père à la République française et à la démocratie au risque de sa vie, et elle n'a cessé depuis, dans son oeuvre de philosophe, de défendre ces convictions de gauche. Or un livre n'a jamais quitté son père, il s'agit du roman de Victor Hugo, Quatrevingt-treize.
    Pourquoi ? Parce que dans cet ouvrage mieux que partout ailleurs est évoquée la tragédie qui a marqué dans le sang la naissance de la Première République française. La Révolution a tué presque deux cent mille Vendéens, au nom du principe d'universalité. Aujourd'hui la mémoire de cet événement est soit éteinte, soit récupérée et caricaturée, comme au Puy du Fou. Il y a donc nécessité non seulement à ne pas oublier cette violence qui a marqué cette République dont nous sommes les héritiers, mais à méditer sur cette ambivalence terrible qui peut transformer la cause du progrès en terreur.
    Cet épisode historique est un enseignement important pour nous aujourd'hui, il y va de notre liberté et de l'égalité entre hommes et femmes. Cette méditation tourmentée autant que nuancée, qui convoque romanciers, historiens et philosophes, frappe par sa force intellectuelle. "Quel sens peut désormais prendre le souci de la nation, de la langue et de la littérature françaises si le pays où nous demeurons, que nous soyons nés sur son territoire ou que, par naturalisation, nous en ayons été faits citoyens, ce pays est devenu un archipel, en dépit de la préoccupation, sans cesse affichée par les autorités politiques, de l'unité nationale, de l'intégrité du territoire et de l'indivisibilité de la République ? Ce livre tente précisément d'interroger une histoire dont je demande en même temps jusqu'à quel point elle peut encore être dite nôtre.
    Sur ce nous, je resterai incertaine, divisée, désolée par la modernité et son pouvoir de déliaison, mais aussi forte de l'espoir qu'elle peut encore apporter plus de libertés et d'égalité entre les hommes et les femmes".

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  • Pour la première fois depuis qu'il a quitté l'Élysée, François Hollande s'explique. Il tire les leçons humaines et politiques d'une expérience unique.
    Comment vit un président au jour le jour ? Comment tranche-t-il dans le feu de l'action ? Comment agit-il sur la scène internationale ? Comment a-t-il décidé, pour redresser le pays, d'encourir l'impopularité et l'incompréhension parmi les siens ?
    Face aux épreuves qui ont ensanglanté notre pays, il donne ses sentiments intimes et nous fait partager, par les portraits saisissants des principaux dirigeants du monde, les défis majeurs de la planète. Il livre des vues aiguës sur la crise que traverse la démocratie européenne et sur l'avenir de la gauche réformiste.
    Dans sa vie publique, comme dans les replis de sa vie privée, sans impudeur mais sans faux-fuyant, il confesse aussi ses regrets. Il révèle enfin les raisons qui l'ont conduit à ne pas se représenter et détaille les relations complexes qu'il entretient avec Emmanuel Macron.
    Un document rare sur l'exercice du pouvoir que tout citoyen et tout lecteur curieux de l'expérience humaine des grands dirigeants lira avec passion.

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  • être humain, pleinement

    Axel Kahn

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    • 30 Mars 2016

    Dewi et Eka sont de vraies jumelles nées dans la province sud du Kalimantan, à Bornéo. La première est sauvée d'un effroyable incendie dans lequel tout le monde pense qu'a péri Eka. En fait, cette dernière a été récupérée par une femelle orang-outan qui l'élèvera. Dewi, elle, sera une des femmes les plus brillantes de sa génération, et recevra le prix Nobel de physiologie et médecine. Eka, bien que recueillie dans une société humaine à dix ans, restera une enfant sauvage souffrant d'un grave retard mental. Elle mourra misérablement. Les deux soeurs ont pourtant les mêmes gênes. Comment Dewi a-t-elle pu développer les outils d'un épanouissement pleinement humain, quelles en furent les étapes et les conditions ? Pourquoi tout cela n'a-t-il pu s'enclencher chez Eka ?
    Axel Kahn utilise la forme romanesque pour introduire la thématique qu'il développe à travers un essai, s'attachant à enrichir, touche après touche, l'observation de ses héroïnes gémellaires.

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  • Le vote de 2016 sur le Brexit a provoqué la stupeur dans le monde et au Royaume-Uni, généralement considéré comme l'incarnation de la mondialisation heureuse. Même si la Grande Bretagne est un pays insulaire, très différent des États membres continentaux de l'Union européenne, et intuitivement eurosceptique, ce scrutin a en réalité marqué le début d'une ère populiste où l'expertise et les faits sont rejetés au profit des passions souvent négatives. Les thèmes dominants exploités par des démagogues issus eux-mêmes des classes privilégiées ont été la haine des élites, le rejet de l'immigration et un réflexe identitaire profond fondé sur la nostalgie d'un âge d'or fantasmé. Cela a été révélateur d'un basculement du monde, qui a trouvé sa réplique quelques mois plus tard aux Etats-Unis avec l'élection de Donald Trump, mais aussi en Italie avec l'émergence du mouvement 5 étoiles et de la ligue de Salvini, en Allemagne avec l'arrivée d'une centaine de députés d'extrême droite de l'AFD au Bundestag, et en France avec les gilets jaunes.

    Pendant que l'Union européenne se défait, la Chine poursuit sa politique de puissance géoéconomique alors que les États-Unis ont initié une nouvelle guerre froide tous azimuts. La pandémie de Covid a mis en lumière et accentué ce phénomène et le monde se définit désormais par rapport à la rivalité entre ces deux géants, qui devrait être le facteur déterminant des prochaines décennies.

    Dans ce contexte, le Royaume-Uni malgré la proclamation d'une « global Britain » a choisi un chemin solitaire, pris en étau entre Pékin et Washington qui limitera ses choix au lieu de les augmenter. L'Union européenne doit maintenir une ligne solidaire afin de préserver sa liberté et exercer le rôle d'une puissance d'équilibre.

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  • Joseph Staline, dictateur sanguinaire ? Certes. Mais comment expliquer, alors, la fascination qu'il exerce chez tant de Russes ? Pourquoi la tombe du responsable de millions de morts est-elle fleurie chaque année ?
    À l'heure où l'on célèbre le 75e anniversaire de la victoire sur le nazisme, Vladimir Fédorovski retrace le parcours d'un tyran, mais aussi celui d'un remarquable stratège, doté d'une volonté de puissance hors du commun. L'écrivain et ancien diplomate nous invite aux premières loges de l'histoire : à Stalingrad, dans la plus grande de toutes les batailles de la Seconde Guerre mondiale, ou encore à Yalta, en 1945, où l'extraordinaire flair diplomatique du dictateur partagera l'Europe en faveur de l'URSS. S'appuyant sur de nombreuses archives, lettres et conversations téléphoniques, il nous montre aussi le destin d'un jeune Géorgien entré dans la clandestinité et devenu bientôt Staline, « l'homme d'acier ».
    Dans cette fresque haute en couleurs, Vladimir Fédorovski analyse le « phénomène Staline », et ce que cette popularité reconquise par-delà la tombe dit de la Russie d'aujourd'hui.

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  • « Ce livre est une pierre posée sur le fragile édifice de la mémoire de la Shoah. » M. Cymes Les médecins ont été parmi les premiers malades atteints de la Peste Brune : à Auschwitz, à Dachau, à Buchenwald ou à Strasbourg, les pires atrocités ont été commises par ceux qui avaient prêté le serment d'Hippocrate. Si le nom de Mengele est encore connu, il ne faut pas oublier les actes et les victimes de Rascher, Clauberg, Heim et Hirt : c'est à cet exercice de mémoire que nous convie Michel Cymes, qui jette son regard de médecin d'aujourd'hui sur une facette moins connue de la barbarie nazie, les expérimentations médicales pratiquées sans consentement sur les détenus.
    S'appuyant sur de nombreux témoignages ainsi que sur une documentation récente voire inédite, révélant des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre, Michel Cymes raconte avec franchise et passion comment Hippocrate est descendu aux enfers.

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  • Qu'est-ce que se sentir femme aujourd'hui ? l'opinion commune, fondée sur la différence des sexes, postule l'existence d'une « nature féminine » liée à la capacité d'enfanter. contre cette conception régressive, cet essai percutant appelle à ne pas défaire ce que les générations précédentes avaient conquis : à résister à la tentation de pénélope. car c'est à partir d'une féminité réellement vécue qu'un féminisme qui ne serait ni abstrait ni belliqueux est ici envisagé.
    J'ai placé le désir au centre du livre : c'est parce que nous aimons les hommes et les désirons que nous cherchons les moyens de mieux vivre ensemble. j'ai placé la liberté comme moteur et comme horizon : contre les revendications identitaires, elle seule permet de travailler à se dégager des vieux modèles et des préjugés, pour pouvoir réinventer sans cesse nos vies. l'essai est bâti sur trois modes tressés : l'implication personnelle (car de quel surplomb pourrais-je parler d'une question aussi intime qu'elle est partagée ?) ; la réflexion autour des représentations (toujours historiques) de la différence des sexes, des genres et de la sexualité ; et la discussion de certains travaux féministes récents. trente-six brefs chapitres évoquent le cerveau des femmes, l'aliénation, la politique, la beauté des hommes, le non-désir d'enfant, la possibilité de la suspension des genres, la prostitution, etc.
    Livre modeste parce qu'il est écrit sur le mode du « pour l'instant » : demain nous réserve tant de surprises. livre d'optimisme parce que l'égalité est en marche, inexorable, si nous ne la ralentissons pas nous-mêmes. livre d'engagement enfin parce que, traquant les représentations qui nuisent à l'émancipation et essayant d'imaginer les chemins de l'égalité, il déploie quelques profondes convictions.

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  • « Pourquoi m'avoir exclue de leur histoire ? Voulaient-ils m'épargner le rôle asservissant de gardienne du temple ? Ou était-ce parce que je ne me montrais pas à la hauteur de la légende ? La culpabilité du rescapé les empêchait-elle de se confier ? D'un commun accord, ils ne tenaient pas à me relier à leur passé. J'aime à croire qu'ils voulaient m'en protéger. » Fille de Régis Debray et d'Élizabeth Burgos, dont l'aventure commune a toujours gardé sa part de mystère, l'auteur les raconte, comme les héros d'un film d'aventure au scénario romantique, parfois dramatique. De Saint-Germain-des- Prés à Fidel Castro, le Che, les geôles boliviennes, la France de Mitterrand, la grande histoire est intimement mêlée à la leur, celle d'un couple, et d'une enfant, ensuite. Comment se construire entre ces monstres sacrés dont le combat politique et intellectuel fut l'unique obsession ? Avec la distance d'une historienne et la curiosité d'une fille, le regard d'une génération sur la précédente.

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  • « Après ne pourra pas être comme avant. » « Nous tirerons tous les enseignements de cette crise sans précédent. » Multiplication d'appels, surenchère de serments, abondance d'engagements. Mais pour combien de temps, avant le retour du « business as usual » ? Oui la sécurité sanitaire, mais l'économie, idiot ! Oui l'environnement, mais la croissance, mon grand ! Oui la justice sociale, mais le réalisme, braves gens !

    Alors, cette fois, ce sont peut-être des femmes qui oseront donner leurs chances à l'impossible. Si ces femmes, de tous les continents, qui ont su conquérir leur place à la force de leurs idées, ne sont pas entendues, qui le sera ?

    Pour cela, il fallait les convaincre de s'exprimer, de s'exprimer ensemble, non pas d'une seule voix, mais dans une polyphonie. Pour dessiner un autre avenir que l'attente de la crise prochaine. On entendra ici la parole de la franco-américaine Esther Duflo, prix Nobel d'économie, celle de la navigatrice Isabelle Autissier, première femme à avoir accompli un tour du monde en solitaire et présidente du WWF France, celle encore de Godeliève Mukasarasi qui, pour son engagement lors du génocide rwandais a été désignée « Femme de courage », celle de la romancière Fang Fang dont le Journal tenu à Wuhan a fait le tour du monde malgré l'hostilité des autorités chinoises, celle de la généticienne Mayana Zatz, dont les travaux sur la cartographie du génome a permis d'aider des milliers de familles malades au Brésil, ou enfin celle de la philanthrope Melinda Gates dont la fondation investit massivement dans la santé mondiale et le développement.

    De Paris à Kigali et de Sao Paulo à Seattle, chacune a puisé dans son expérience la plus intime, plus que dans une idéologie toute faite, pour contribuer à ce plaidoyer, comme s'il était possible que ce soit celui la dernière chance.

  • Ce qui n'a pas de prix

    Annie Le Brun

    • Stock
    • 16 Mai 2018

    C'est la guerre, une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s'intensifie depuis qu'elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d'extraire de la valeur. S'ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d'éblouissement et qui, pas plus que l'éclair, ne se laisse assujettir.
    Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d'un certain art contemporain, à l'origine d'une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Et comme, dans le même temps, la marchandisation de tout recours à une esthétisation généralisée pour camoufler le fonctionnement catastrophique d'un monde allant à sa perte, il est évident que beauté et laideur constituent un enjeu politique.
    Jusqu'à quand consentirons-nous à ne pas voir combien la violence de l'argent travaille à liquider notre nuit sensible, pour nous faire oublier l'essentiel, la quête éperdue de ce qui n'a pas de prix ?

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  • Lorsque la mère de Benjamin Stora est décédée en 2000, il a découvert, au fond du tiroir de sa table de nuit, les clés de leur appartement de Constantine, quitté en 1962. Ces clés retrouvées ouvrent aussi les portes de la mémoire.
    La guerre est un bruit de fond qui s'amplifie soudain. Quand en août 1955, des soldats installent une mitrailleuse dans la chambre du petit Stora, pour tirer sur des Algériens qui s'enfuient en contrebas, il a quatre ans et demi et ne comprend pas. Quelques années plus tard, quand ses parents parlent à voix basse, il entend les craintes et l'idée du départ. Mais l'enfance et la vie alors sont en même temps pleines de gaité et de chaleur. Les souvenirs de Benjamin Stora sont visuels, colorés, sensuels. Il raconte la douceur du hammam au milieu des femmes, les baignades à la plage de Philippeville (aujourd'hui Skikda), le cinéma du quartier où passaient les westerns américains, la saveur des plats et le bonheur des fêtes.
    Ces scènes, ces images révèlent les relations entre les différentes communautés, à la fois proches et séparées. Entre l'arabe quotidien de la mère et le français du père, la blonde institutrice de l'école publique et les rabbins de l'école talmudique, la clameur des rues juives et l'attirante modernité du quartier européen, une histoire se lit dans l'épaisseur du vécu.

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  • Ce livre soeinscrit dans le prolongement direct du précédent, La Mémoire, loehistoire, loeoubli, dont il explore loeune des pistes laissées ouvertes : celle de la reconnaissance.

    Ce thème, il le parcourt dans ses diverses acceptions, en partant pour cela de ses divers répertoriés par les dictionnaires : la reconnaissance comme processus doeidentification (je reconnais cette table) ; se reconnaître soi-même (je me reconnais le même quoehier ou quoeil y a vingt ans même si joeai changé) ; la reconnaissance mutuelle (je vous reconnais dans votre différence, et même, je vous suis reconnaissant).

    Paul Ricoeur fait le pari que cette diversité lexicale noeempêche pas la constitution doeune philosophie unifiée de la reconnaissance, philosophie qui fait jusquoeici complètement défaut et que Ricoeur est le premier à tenter.

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