Turquoise

  • "Alma-Ata, capitale de la République socialiste soviétique du Kazakhstan, se trouve ici à la croisée de plusieurs histoires. Elle berce les espoirs et nourrit les rêves du jeune Tchinguiz, soldat soviétique qui s'éprend d'une résistante française dans le maquis du Tarn. Elle fascine Nurlan, petit-neveu de Tchinguiz, qui découvre cette ville-forêt en 1991 alors qu'autour de lui l'URSS s'effondre. Il y rencontre l'attrayante Alicia qui prétend venir d'un futur où le stade suprême du communisme a été atteint.
    L'intrigue de ce roman fait ressurgir un épisode oublié de la seconde guerre mondiale : l'engagement de « Mongols » - soldats soviétiques d'Asie centrale - tant dans la Résistance française que dans l'armée allemande, qui donna parfois lieu à des luttes fratricides. Elle suit également l'évolution du jeune Nurlan, confronté à l'effacement de l'URSS qu'il vénère, à la disparition d'une façon de vivre et d'envisager le monde.
    Samuel Aubin, né en 1967, est réalisateur, producteur et scénariste. Il anime des formations au documentaire au Kazakhstan, au Kirghizstan, en Arménie et en Turquie, au sein des réseaux Docmonde et Lumière du monde.""Le Pommier rouge d'Alma-Ata"" est son premier roman."

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  • Élevée dans le cercle de la haute aristocratie viennoise, Martha Althaus, fille et femme de militaires, traverse en l'espace de quelques décennies les épreuves de quatre guerres (notamment celle de 1870) qui ponctuent ce roman. Après avoir perdu son jeune époux, elle prend peu à peu conscience de ce que la société semble vouloir dissimuler : l'atrocité de toute guerre, décidée dans le confort de cabinets gouvernementaux, et imposant ­d'indicibles souffrances aux individus dont la communauté ­attend néanmoins un « fier » silence.
    Ce roman témoigne tout autant des ­expériences du front, par le biais d'une riche correspondance, que des ­discours tenus à l'arrière, afin d'obtenir l'adhésion de la société, et du ­quotidien de ceux que les soldats ont dû laisser - pour certains, à jamais.
    Publié en 1889 en Allemagne, le roman Bas les armes ! valut immédiatement à son auteure une grande notoriété, et devint un best-seller mondial. Les questions posées par ce récit résolument pacifiste sont, aujourd'hui encore, brûlantes d'actualité.
    Dessin de couverture : Pablo Picasso, "Colombe de l'avenir, les armes de la ferraille", 10 mai 1962.

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  • Lire Ömer Seyfettin est un choc. Le choc de la guerre et des bouleversements liés à l'agonie de l'Empire ­ottoman. Choc de l'ancien qui se meurt sans que n'émerge le neuf. Choc des mots qui, pour la ­première fois en Turquie, ­plongent dans le grand bain de la prose et de ce réel tissé d'atrocités, de violences, trempé de ­couleurs, de sons et d'émotions intenses. Jeune nouvelliste, Ömer ­Seyfettin nous entraîne avec lui dans la matière traumatique et fascinante des Balkans, de ­l'Anatolie du début du XXe siècle.

    Il meurt à 36 ans, terrassé par le diabète et l'histoire. Si elle n'a pas ­raison de la maladie, son incroyable ­énergie littéraire produit des ­anticorps face à l'anéan­tissement promis alors aux Turcs et à la Turquie. Ömer Seyfettin n'écrit pas pour ­vivre mais pour survivre. Il secoue le joug de la vieille langue ottomane et y fait entrer par ­effraction la nouveauté et la violence du monde. Il taille dans les mots comme le réel taille dans la vie. Son ambition ? ­Donner une langue et une identité à son ­peuple, les fondements d'une nation, ce ­berceau du progrès.

    Écrivain révolutionnaire, ce grand lecteur de Maupassant pose de ­solides ­fondations à la littérature moderne turque. Un formidable ­témoignage sur le destin de ce pays.

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  • Au début des années 1970, à Ankara, la capitale de la Turquie, une femme, Aysel, entre dans une chambre d'hôtel, s'y déshabille et se couche, bien décidée à boire le calice de la vie. Acte radical, c'est aussi le prétexte pour elle, dans ce crépuscule d'une mort ­orchestrée, de mesurer le chemin parcouru, de faire le bilan de son ­existence. Que de chemin en effet ! Fille de petit commerçant d'Anatolie, Aysel devient professeure d'université !
    Mais à l'afflux des réminiscences que reste-t-il ? Une liberté durement acquise, une vie construite surtout en réponse aux exhortations modernisatrices de la République ; en butte aux valeurs et références de sa famille.
    Alors cette existence, l'a-t-elle vraiment voulue ?

    Dans le sillage d'Aysel, l'auteure nous plonge aussi dans les vies des jeunes de son âge, tout juste immergés dans la Turquie moderne. C'est le journal intime du fils du sous-préfet appartenant à l'élite et a priori promis à un bel avenir qui nous est alors montré, ou, a contrario, les souvenirs du jeune paysan que son instituteur envoie à Ankara afin qu'il essaie, justement, d'en avoir un d'avenir, ou la correspondance épistolaire de jeunes filles promises au mariage.

    Ce roman choral brosse un portrait vivant, complexe et subtil des trois ­premières décennies de la république en Turquie après la mort de Mustafa Kemal Atatürk, de 1938 à 1968, et nous confronte également aux conflagrations de la seconde guerre mondiale. Sont alors dévoilés avec brio les espoirs, les illusions et les contradictions de cette époque et de cette modernité imposée d'en haut.

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  • Combien d'entre nous savent que laTurquie a accueilli dès 1933 des universitaires allemands et autrichiens révoqués par les nazis pour des raisons raciales, politiques ou idéologiques ? Cette émigration - synonyme de survie pour ces Juifs, ces « non-Aryens », ces opposants déclarés ou supposés - permit à nombre d'intellectuels de continuer leurs recherches, et à la Turquie de poursuivre la modernisation du pays lancée par Mustafa Kemal Atatürk dès 1923.

    Publié pour la première fois en français, Exil sous le croissant et l'étoile nous donne accès à une source exceptionnelle : le rapport rédigé par le fonctionnaire nazi Herbert Scurla sur le travail de ces universitaires.

    Retrouvé par l'historien Klaus-Detlev Grothusen, le « rapport Scurla » constitue un témoignage unique sur l'ignominie des nazis, appliqués sans relâche à persécuter leurs ennemis, à les empêcher de vivre et de travailler - y compris à l'étranger. Rédigées par différents auteurs, les autres sections du livre sont aussi l'occasion de découvrir le volet étranger de la politique culturelle et scientifique du IIIe Reich, de partager les souvenirs de certains des exilés, et de mesurer la richesse - souvent étonnante - de leurs biographies. Les contributions de Frank-Walter Steinmeier, Klaus-Detlev Grothusen, Edzard Reuter, Fritz Neumark et Christiane Hoss comptent ainsi parmi les éléments les plus précieux cet ouvrage. Quant à l'album de photos de Otto Gerngross, professeur de technologie agricole à l'École supérieure d'agronomie d'Ankara, il apporte le témoignage concret d'une étonnante modernité dans la Turquie des années trente.

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  • Comptant parmi les premières grandes reporters, Myriam Harry dévoile à ses lecteurs, au gré de nombreux articles et romans, le Moyen-Orient de l'entre-deux-guerres. Ses écrits témoignent des rivalités franco-anglaises, de la recomposition de l'Empire ottoman, de l'arrivée des colons en Palestine, du désir d'émancipation des femmes... et font écho à la situation actuelle. Née à Jérusalem en 1869 d'une mère allemande et d'un père juif ukrainien converti à l'anglicanisme, elle y vit heureuse jusqu'au suicide de ce dernier en 1884. Après sa scolarité à Berlin, à 18 ans, elle réalise son rêve : vivre à Paris. Douze ans plus tard, ses premiers récits paraîtront dans le journal féministe « La Fronde ». Depuis son premier recueil de nouvelles orientales en 1899 jusqu'à la fin des années 1930, son succès ne cessera pas. En 1904, avec « La Conquête de Jérusalem », elle devient la première lauréate du prix Femina, créé par des femmes écrivaines scandalisées par le refus du jury Goncourt d'attribuer son prix à un « jupon ». Elle siégera en tant que juré du prix Femina pendant près de cinquante ans.

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  • " On ne fait pas la guerre avec de bons sentiments - la paix non plus. " Ces mots issus de l'introduction donnent le ton d'un ouvrage consacré au thème - difficile - de la paix. Un thème que les éditions Turquoise, soucieuses d'éviter le lieu commun, ont choisi de traiter dans ses dimensions poétique, historique et photographique.
    Le volet poétique revient à Lionel Ray, grand poète français, auteur d'une préface très documentée et d'une sélection de " poèmes du monde " (64 pays représentés, plus de 120 poètes) qui montre que la paix, ou plutôt la guerre, est une inspiratrice universelle.
    Le volet historique est signé Olaf Müller et Francesca Fabbri. Le premier avec une histoire des mouvements pacifistes, la seconde avec un texte abondamment illustré retraçant l'origine de la colombe comme symbole de paix.
    Le volet photographique, enfin, est présent d'un bout à l'autre de l'ouvrage avec une sélection de plus de 170 photographies dont les plus anciennes remontent à la guerre de Crimée, les plus récentes au conflit israélo-libanais de l'été 2006.
    L'ensemble se veut un ouvrage cohérent, ambitieux et même courageux, puisque relié sous une couverture immaculée - comme la paix dont il fait l'éloge. L'événement, inédit dans le domaine du beau livre, signe l'originalité de l'ouvrage.

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  • Diyarbakir

    Seyhmus Diken

    Diyarbakir, le Tigre, la Mésopotamie : cinq mille ans pour une histoire d'amour qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours.
    Aujourd'hui, au XXIe siècle, Diyarbakir - " Amed " de son nom kurde - est la métropole du sud-est de la Turquie, une agglomération en extension permanente que les Kurdes de cette région tiennent pour leur capitale.

    Dans cet ouvrage, publié en français pour la première fois, Seyhmus Diken se fait la voix de sa ville natale - une voix douce et amicale, une voix apaisée.
    Voix de son passé, de ses murs antiques et monumentaux, de cet anneau de pierre noire qui lui offre les plus longues fortifications urbaines de la planète.
    Au fil des pages s'impose le caractère basaltique d'une cité que dévorent le présent, les souffrances et les vagues de l'exil des hommes.
    L'auteur donne la parole aux lieux enfouis, détruits et oubliés, aux sensations, aux amitiés envolées, à cette nostalgie que distillent chants et poèmes où se rêve Diyarbakir.
    À mille lieues de tout discours urbanistique, il se livre à un essai de géographie intime, conviant en ses lignes un assemblage unique de souvenirs personnels, d'anecdotes et d'airs populaires qui donnent une chair si singulière à cette ville fugitive.

    Suivre le sillage du guide Seyhmus Diken, c'est plonger - par le texte et ici par l'image - dans la mémoire d'une Turquie " turque " mais aussi kurde, juive, arménienne, syriaque et chrétienne, d'une Turquie bien plus complexe et bigarrée que ne le dit, que ne le veut le présent. C'est en redécouvrir les promesses.

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  • 343 poétesses de Sappho à nos jours, 477 poèmes, 162 pays et peuples, 84 langues. 49 femmes photographes, 104 photographies de femmes du monde entier.

    Ce livre constitue aussi un objet singulier, hybride, auquel donna naissance l'ambition d'allier l'art poétique ancestral à l'art photographique encore jeune. Mille images (saisies par Eve Arnold, Alexandra Boulat, Françoise Hughier, Claudine Doury...) et mille mots (ceux de Anna Akhmatova, Al-Khansâ, Ingeborg Bachmann, Louise Labé, Gabriela Mistral, Taslima Nasreen...) s'entrelacent et se dénouent au gré de rencontres, de chocs parfois, où se télescopent les époques, les langues, les cultures et les imaginaires.

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  • Ce témoignage rare est consacré au sort que connurent les prisonniers du camp des Puissances centrales (allemands, austro-hongrois, turcs, bulgares...) pendant la Première Guerre mondiale. Plus de 2 300 000 d'entre eux furent envoyés du front jusqu'aux camps de transit russes, puis internés dans tout l'Empire, de la Russie occidentale jusqu'aux steppes d'Asie centrale et aux confins de la Sibérie. Beaucoup périrent de froid, de faim ou succombèrent au fléau des épidémies.
    Pendant cinq ans, Elsa Brändström visita nombre de ces camps comme déléguée de la Croix-Rouge suédoise et s'efforça inlassablement de procurer aux prisonniers soins médicaux, vivres, vêtements et objets de première nécessité. Elle leur apporta aussi un grand réconfort moral et contribua à leur rendre le sentiment de leur ­dignité d'être humain, ce qui lui valut le surnom d'Ange de Sibérie.
    Paru originellement en 1921 en suédois, puis en allemand, et publié en français pour la première fois, son texte décrit également l'organisation des aides apportées par les États, les particuliers et les associations en faveur des détenus. Un siècle après les traités de Versailles, cet ouvrage vient enrichir de façon décisive la mémoire de la Grande Guerre.

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  • Rien ne prédestinait Lubna à devenir l'une des personnalités éminentes du développement culturel de Cordoue. Capturée enfant lors du pillage de sa ville natale, elle devient esclave du calife Abd al-Rahman III, puis de son fils al-Hakam II, un homme éclairé et tolérant. Elle reçoit une éducation complète au palais et, à force de persévérance et de travail acharné, elle parvient à intégrer l'élite intellectuelle du califat, tout en évoluant au plus près du pouvoir.
    Ce récit, narré du point de vue de Lubna, nous guide dans le dédale des rues de Cordoue à la suite d'une femme savante, convertie à l'islam, et restitue une vie au coeur de l'al-Andalus - actuelle Andalousie - du xe siècle, plein de couleurs, d'odeurs et de saveurs. Variation sur cette figure du califat omeyyade, il aborde la place des femmes et de la culture dans l'Espagne musulmane d'alors, comme les liens complexes et parfois distendus entre religion, science et philosophie.

    Couverture de « Lubna, la copiste de Cordoue » Kuran okuyan kîz (« Jeune femme lisant le Coran » / « Young woman reading »), de Osman Hamdi Bey (1842-1910).

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  • En 1912, un journaliste français traverse la Libye. De ce voyage, le correspondant de guerre, Georges Rémond, rapporte un carnet de route. Au jour le jour, alors que l'Italie s'acharne à s'emparer de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque, il y consigne événements et rencontres. De puits d'eau salée en villages abandonnés, Georges Rémond se retrouve, pendant cinq mois, avec chameliers et ­interprètes, à dos de cheval. Il recueille à la fois les témoignages des hommes de l'armée ottomane et ceux des tribus arabes, autrefois ennemies, soudain réconciliées dans la guerre italo-turque, à combattre aux confins de l'Empire ottoman. Au fil du récit se dessine une fresque historique avec, en filigrane, us et coutumes, fantasias impressionnantes... La force de l'ouvrage réside aussi dans la manière qu'a l'auteur de concilier la vie de la nature avec l'être humain, de sans cesse les faire vivre en symbiose.

    La Libye est l'un de ces pays dont on ne parle que sous le prisme des événements récents, devenant alors la proie des fantasmes et des écrits parfois fantasques. Pourtant, loin de sa médiatisation, la Libye a sa propre histoire. Ce livre se veut donc un hommage à cette terre d'origine berbère, à plusieurs reprises conquise, et apporte, à travers ce voyage, lors de la guerre de Tripolitaine (1911-1912), un témoignage rare et inattendu de ce pays. Un périple intense, de la Tunisie à l'Égypte...

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  • Automne 1941 : la rumeur de l'arrivée, au port de Constanza, d'un navire luxueux ayant pour destination la Palestine, se répand rapidement au sein de la communauté juive du pays. D'aucuns y voient l'occasion de fuir les persécutions qui se multiplient dans une Roumanie collaborant avec l'Allemagne nazie. En dépit de l'inquiétude que suscite la découverte du Struma, véritable épave, les émigrants espèrent que celui-ci les conduira à bon port. Il ne poussera pourtant jamais au-delà d'Istanbul. Pour l'immense majorité des passagers, mis en quarantaine par les autorités turques et réduits à survivre dans des conditions épouvantables, la mer Noire sera le dernier horizon. En reconstituant l'histoire personnelle de quelques-uns d'entre eux, l'auteur de ce roman historique ravive la mémoire des milliers de migrants juifs qui cherchèrent à fuir les exactions et l'extermination en Europe de l'Est. Il rappelle à nos contemporains cet épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale et éclaire les rouages politiques qui conduisirent à l'échec de nombreuses tentatives ¬d'immigration clandestine en Palestine.

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  • Depuis les Balkans jusqu'au Moyen-Orient, de 1913 à 1918, l'Empire ottoman
    connaît les déchirements d'un déclin auquel la Grande Guerre mettra un terme
    terrible. « - Mon pacha, pourriez-vous me dire pour quelle raison nous sommes
    entrés dans cette guerre ? - Pour pouvoir payer les salaires ! » Paroles
    cyniques, bien réelles, d'un homme, Djamal Pacha, commandant de la IV armée,
    qui dirigea d'une main de fer le Moyen-Orient à cette époque. Avec Enver Pacha
    et Talat Pacha, il fut l'un de ceux qui, à la tête de l'Empire ottoman après la
    révolution des Jeunes-Turcs, le précipitèrent dans le chaos et causèrent
    finalement sa débâcle. Cette débâcle, c'est précisément la plume de Falih Rîfkî
    Atay, alors jeune officier dans l'état-major de Djamal Pacha basé à Jérusalem,
    qui va nous la rendre réelle à travers ses récits, ses anecdotes empruntées au
    quotidien. Un jour, face à une mère qui implore : « - Avez-vous vu mon Ahmet ?
    » l'auteur avoue son impuissance. « Qu'est-ce qui extermina ton Ahmet ?
    s'interroge-t-il : les glaciers, le sable, l'eau, les plaies du scorbut ou les
    poux du typhus ? Même si ton Ahmet avait pu sauver sa peau de toutes ces
    calamités, il serait tellement méconnaissable que tu lui demanderais aussi :
    «As-tu vu mon Ahmet ?» » Passage émouvant où affleure l'écriture sensible de
    Falih Rîfkî Atay, matière d'un témoignage rare et panoramique sur une époque,
    sur une région et sur ses peuples : Turcs, Arabes, Juifs, Arméniens., tous
    acteurs d'un front méconnu de la première guerre mondiale.

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  • "J'aurais dû mourir à l'âge de neuf ans. Cette vie, je ne la dois qu'à la grâce de Dieu." Sud de la Turquie. 1915. Il a neuf ans. Déporté comme des centaines de milliers d'Arméniens, il perd son père, sa mère, une partie de son entourage. Il est vendu, échangé...
    Quasiment parvenu au terme de sa vie, il décide de consigner, sur bandes magnétiques, les souvenirs de cette enfance tragique : le bain de sang, les fuites successives pour échapper à ceux qui l'ont "adopté" et cette errance de dix ans achevée à Alep où il retrouvera ceux de ses proches restés en vie. Paroles quasi indicibles, et pourtant paroles dites, en turc, langue qu'il connaît le mieux.
    La force de ce récit réside bien sûr dans l'atrocité des événements que vécurent Manuel Kirkyacharian et les siens. Mais elle tient également à l'attitude si particulière adoptée par le narrateur.
    Il raconte tout simplement sans jamais se mettre en avant, en se dissimulant presque derrière ces deux initiales, "M.K.". Il narre sans pathos et sans haine. Il a su pardonner et trouver des remèdes aux cauchemars qui le hanteront tout au long de sa vie.
    Un récit en cela unique et captivant, empreint d'une véritable émotion. Un témoignage exceptionnel sur ce terrible massacre.
    Baskin Oran est une figure de proue de la société civile en Turquie. Professeur en sciences politiques, intellectuel engagé, il écrit pour plusieurs titres de la presse turque. Il a également publié de nombreux ouvrages et articles concernant les relations internationales, les nationalismes et les droits des minorités.

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  • Cette biographie retrace le destin mouvementé d'une femme exceptionnelle à la veille de la Grande Guerre : celui de la première lauréate du prix Nobel de la paix, Bertha von Suttner (1843-1914).
    Avec une énergie hors du commun, la comtesse Kinsky, épouse baronne von Suttner, s'engagea contre la guerre et le militarisme, devient la journaliste politique la plus célèbre de son temps, fonda le Bureau international de la paix et plusieurs sociétés de paix, en Allemagne, en Autriche-Hongrie ansi qu'ailleurs dans le monde. Son engagement ne se limita d'ailleurs pas à la cause de la paix : elle lutta également contre les conventions surannées, l'oppression des femmes et l'antisémitisme. Grâce à son roman "Bas les armes", qui connut un immense succès, elle acquit une notoriété mondiale.
    Il convient à présent d'honorer sa mémoire et de soumettre son combat au jugement des générations actuelles et futures.

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  • Un film peut-il agir comme un vaccin ?
    C'est le cas de « Midnight Express », réalisé par Alan Parker en 1978, qui a vacciné des générations de spectateurs contre la Turquie, stigmatisant allègrement tout un peuple.
    Dans un voyage qui prend le film pour point de départ, présenté lors de sa sortie comme « une histoire vraie » , mais chargé de clichés, de préjugés et de vieilles rancoeurs, l'auteur remonte le cours des siècles sur les traces de la vision des Turcs développée par les Européens. Enfin, une autre histoire se fait jour, l'histoire toute personnelle qu'il vit depuis trente ans avec les Turcs et la Turquie. Au fil de ces pérégrinations, il rencontre divers personnages qui nourrissent sa réflexion - Alan Parker à Londres, mais aussi Goethe et son « Divan » à Weimar, les Camondo dans leur fragile rêve de modernité à Paris, Nâzim Hikmet dans la prison où il composa ses « Paysages humains », un certain Halil Usta, roi du kebab, de même que les descendants des premiers chrétiens de la plaine de Mésopotamie et bien d'autres personnages qui, ensemble, élaborent peu à peu un antidote à la xénophobie et à l'ignorance.

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  • Ankara

    Y.K. Karaosmanoglu

    Premier ouvrage mettant en scène la capitale méconnue de la Turquie, "Ankara" revêt une résonance particulière à l'heure où ce pays se trouve au centre de l'actualité européenne.
    Roman d'un des plus grands auteurs turcs du vingtième siècle, Yakup Kadri Karaosmanoglu, paru en 1934, "Ankara" retrace en effet les deux décennies de réformes menées par Mustafa Kemal Atatürk des années vingt à quarante, dont la ville-titre a été le théâtre privilégié, et ayant transformé la Turquie en cette République moderne et laïque qui fait aujourd'hui tant débat.  A travers le personnage de Selma, jeune patriote originaire d'Istanbul éprise d'absolu, et de tous les hommes et femmes qu'elle croise au cours de son existence mouvementée, l'on assiste à la profonde mutation d'une capitale appelée à jouer un rôle essentiel dans l'essor de la Turquie ainsi qu'à l'évolution radicale et contrastée de la société turque, qui voit alors l'émergence de nouvelles classes tiraillées entre une tradition tenace et une occidentalisation inéluctable.
    Les amours et les choix déterminants de Selma font s'entremêler petite et grande histoire au coeur d'une ville qui devient un acteur à part entière de l'intrigue, se métamorphosant et vibrant à l'unisson avec les personnages évoluant en son sein. La figure solaire d'Atatürk est également omniprésente tout au long du récit.
    Autant d'éléments faisant d' « Ankara » une fresque intime et historique palpitante, narrée dans une prose intensément romanesque, et qui apporte quelques réponses aux interrogations actuelles se posant sur la Turquie.

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  • Que peut bien penser un Arménien révolutionnaire, à l'aube du XXe siècle, en découvrant la Suisse ?
    L'auteur, issu du milieu rural arménien, confie, dans une vingtaine de lettres, ses impressions et réflexions au fil de ses découvertes dans les villages suisses.

    À travers son regard oriental sur une société occidentale, il dépeint le contraste extrême entre les deux villages. Il guide son lecteur dans un voyage entre idylle suisse et désarroi arménien, révélant le quotidien de deux modes de vie opposés. Cette oeuvre constitue, grâce à son approche ethnographique, une riche source d'informations historiques.

    Révolutionnaire en quête des principes conducteurs qui mènent à la civilisation, l'auteur prend la Suisse comme modèle afin d'exhorter son peuple au progrès. Sa réflexion, de dimension universelle, s'attache aux questions de l'évolution de la civilisation et du heurt entre Orient et Occident. « Le Village suisse » se propose à tout un chacun comme un (r)appel à la Civilisation que Aharonian concevait comme une aspiration à la justice, à la tolérance, à la xénophilie et à l'humanisme.

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  • Elles furent poétesses, savantes, philosophes, artistes ou bien encore politiques, à une époque où l'on attendait des femmes qu'elles soient surtout de bonnes épouses, qu'elles tiennent correctement leur foyer et engendrent des enfants.
    Si la mémoire de quelques-unes d'entre elles - Sappho, Cléopâtre, Agrippine, Zénobie ou Hypatie - est restée vive de nos jours, la plupart nous sont totalement étrangères. L'histoire officielle s'est chargée de les laisser sombrer dans l'oubli. Le système patriarcal en vigueur dans les sociétés antiques grecque et romaine voyait d'un mauvais oeil que des femmes osent se mêler d'affaires réservées aux hommes. Naître femme, c'était alors se conformer à l'idée que la gent masculine était ­supérieure à soi. C'était mener l'existence d'une éternelle soumise. Celles qui refusaient de s'y plier s'attiraient la méfiance de leurs contemporains.
    Les nouvelles qui constituent ce recueil, complétées de biographies, puisent dans une somme d'histoires, de relations et d'anecdotes de l'époque grâce auxquelles se profile un portrait singulier de l'histoire intellectuelle de l'Antiquité.

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  • Livre pour tout public, s'interroger sur la Turquie revient en réalité à s'interroger sur le sens de la construction européenne. La vieille question d'Orient suscite encore les passions, attise les peurs.
    En abordant les principaux arguments historiques, religieux (islam et laicité), géographiques et économiques, cet ouvrage entend contribuer au débat politique (pour et contre) et citoyen sur la candidature turque sans oublier les problèmes des arméniens, des kurdes, des droits de l'homme et les dernières réformes du gouvernement turc etc. Une analyse complète de Jean-Paul Burdy précédé d'une vingtaine d'articles écrits par les meilleurs spécialistes parmi lesquels Valéry Giscard d'Estaing, Michel Rocard, Alain Besançon, Jacques Delors, Jean-François Bayart, Jean-Paul Roux, Gilles Veinstein, Thierry de Montbrial, Henri Tincq, Hubert Védrine, Michel Wiviorka... Avec des dessins de Plantu et une chronologie très détaillée de l'histoire de la Turquie avec des cartes.

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  • Automne 2014. Istanbul. Autour d'un plat d'oursins en compagnie de ses deux colocataires turques, Mona sent ressurgir les questions qui la taraudent à propos de son père. Qui est-il? Se trouve-t-il dans ce pays?
    Mars 1984. Anatolie orientale. Marie, Bretonne engagée dans la cause kurde, se retrouve au sein du foyer de l'homme dont elle est tombée amoureuse, un combattant kurde.
    Au fil d'une narration en deux temps, Mona, venue des côtes armoricaines jusqu'en Turquie, marche sur les traces de sa mère, Marie, dans une quête intime. Son but est de découvrir l'identité de son père et de comprendre l'histoire de sa famille aux multiples origines, toujours inextricablement mêlée au militantisme et à la Turquie.
    Ce récit, qui nous plonge au coeur de la société turque en proie à un régime autoritaire, est également une peinture subtile des relations entre Mona et ses amies istanbuliotes, trois jeunes femmes aux personnalités et aux combats différents.
    Il s'agit de l'un des premiers romans évoquant les liens qui unissent Kurdes et Bretons sur les plans politique et identitaire.

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  • Rien ne prédestinait Lubna à devenir l'une des personnalités éminentes du développement culturel de Cordoue. Capturée enfant lors du pillage de sa ville natale, elle devient esclave du calife Abd al-Rahman III, puis de son fils al-Hakam II, un homme éclairé et tolérant. Elle reçoit une éducation complète au palais et, à force de persévérance et de travail acharné, elle parvient à intégrer l'élite intellectuelle du califat, tout en évoluant au plus près du pouvoir.
    Ce récit, narré du point de vue de Lubna, nous guide dans le dédale des rues de Cordoue à la suite d'une femme savante, convertie à l'islam, et restitue une vie au coeur de l'al-Andalus - actuelle Andalousie - du xe siècle, plein de couleurs, d'odeurs et de saveurs. Variation sur cette figure du califat omeyyade, il aborde la place des femmes et de la culture dans l'Espagne musulmane d'alors, comme les liens complexes et parfois distendus entre religion, science et philosophie.
    Couverture de « Lubna, la copiste de Cordoue » Kuran okuyan kîz (« Jeune femme lisant le Coran » / « Young woman reading »), de Osman Hamdi Bey (1842-1910).

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