Arts et spectacles

  • Kiarostami

    Youssef Ishaghpour

    Dans sa première rencontre avec le cinéma de Kiarostami, le public européen découvrait un Iran profond : une vision contemplative, donc à distance, célébrant l'enfance et les villages, la vie dans un présent intemporel, comme intouchée par l'existence moderne.
    Complexe dans cette apparente simplicité, l'oeuvre d'Abbas Kiarostami connaîtra une transformation radicale. Il n'est plus alors un réalisateur «?iranien?», mais un cinéaste et photographe international. Animé par l'intranquillité qui l'engage à prendre la route, il semble être partout chez lui, avec le même détachement esthétique, sa sérénité, sa disponibilité, son ouverture.
    Ce livre reprend et rassemble les deux ouvrages de l'auteur sur l'oeuvre de Kiarostami publiés en 2001 et 2012. Il comprend un dialogue avec le réalisateur et photographe.

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  • Le cinéma documentaire se voulait le fruit d'un artisanat furieux, à l'écart du marché. De cette liberté des formes, les télévisions, principaux financeurs, ne veulent plus. Elles imposent des normes (commentaires redondants et montages accélérés) qui stérilisent les films diffusés et ceux qui aspirent à l'être. Une certaine tendance au conformisme s'impose. Il faudrait à la fois se conformer et donner le change en passant pour « neuf ».
    Dans les années quatre-vingt, j'ai renoncé au cinéma « de fiction » et lui ai préféré le documentaire pour sa liberté. C'est en documentaire que la parole filmée prend force et beauté, que les corps filmés, quels qu'ils soient, acquièrent une dignité - celle dont les serviteurs du marché se moquent.
    /> J.-L. C.

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  • L'art comme expérience

    John Dewey

    Issu d'une série de conférences que Dewey donna en 1931 à Harvard, L'art comme expérience propose une vision de l'art adaptée aux sociétés démocratiques et débarrassée des mythes qui en obscurcissent la signification et les potentialités. Ce livre, qui s'attaque aux présupposés majeurs auxquels nos conceptions restent encore largement subordonnées, est à la source de préoccupations et d'orientations dont l'art américain s'est amplement nourri depuis plus d'un demi-siècle. L'intérêt tardif qu'il a commencé à susciter dans le contexte français exigeait qu'une traduction en fût enfin proposée. Il répond à une double attente, celle des philosophes qui s'intéressent à l'art vivant et celles des artistes ou des critiques qui s'attachent à ressaisir leur pratique à la lumière des actions et des formes d'expérience qui en sont réellement constitutives.

  • À l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités et de ce qui y a accédé à la forme : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du xxe siècle, de l'imaginaire de ses salles obscures, de l'horreur réelle de ses désastres, à ses tentatives de rédemption par l'art.

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  • L'auteur livre une étude sur Piero della Francesca, proposant une réflexion sur le nécessaire affranchissement du peintre envers ses maîtres afin de devenir un grand artiste. Extrait du livre Maîtres et serviteurs.

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  • Je veux me divertir

    Pierre Michon

    • Verdier
    • 6 Juin 2013

    « Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? Ce peut être un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. » P Michon. Ce texte de Pierre Michon sur Watteau est extrait du recueil Maîtres et serviteurs (Verdier, 1990).

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  • Cinéma

    Youssef Ishaghpour

    • Verdier
    • 15 Octobre 2015

    Dans sa généralité, l'existence du cinéma pose un certain nombre de questions théoriques qui sont abordées dans la seconde partie de l'ouvrage.
    Mais le cinéma est d'abord, essentiellement, un ensemble ouvert de possibilités, créées et réalisées par les oeuvres d'art cinématographiques qui exigent d'être envisagées, ne serait-ce que de manière très schématique, dans leur diversité historique.
    Dans ce parcours rapide, il ne s'agit pas d'un « catalogue », d'une volonté de « tout dire », de « nommer » beaucoup de réalisateurs et de films.
    Mais de « dire le tout », de donner une vision d'ensemble à la fois analytique et synthétique du cinéma, d'un point de vue historique et esthétique, depuis la formation de l'expression cinématographique jusqu'au cinéma contemporain.

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  • Lorsqu'il meurt, en octobre 1944 dans une chambre à gaz de Birkenau, Benjamin Fondane a seulement quarante-cinq ans. Il laisse cependant une oeuvre importante de poète, de dramaturge, d'essayiste, mais aussi de cinéaste - la part la plus ignorée de son oeuvre bien que difficilement dissociable du reste.
    Déjà, en 1928, il écrivait à propos de ses ciné-poèmes : « Une partie de moi-même que la poésie refoulait vient de trouver dans le cinéma un haut-parleur à toute épreuve. » Ayant perdu toute confiance dans les mots, Fondane s'enthousiasme pour le muet. Mais le film devient sonore, parlant - bavard disait Fondane -, soumis de plus en plus à des impératifs économiques. Cependant, entre 1934 et 1936, il lui est permis de faire quelques expériences cinématographiques comme il les a rêvées. Il tourne notamment Tararira. Le film scandalise le producteur qui refuse de le distribuer.
    Ses écrits sur le cinéma sont ceux d'un homme qui se faisait l'idée la plus haute du septième art et qui, ayant vécu comme une tragédie le passage du muet au parlant, en apporta, en son temps, l'analyse la plus pénétrante et la plus lucide.

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  • La numérisation du cinéma, de la prise de vues à la projection, menace de l'entraîner dans l'accélération générale du monde. Informations, spectacles, publicités, marchés, la pression monte.
    Or, le spectateur de cinéma résiste à être traité comme un consommateur de spectacles. C'est une chance :
    Art du temps, le cinéma nous invite à entrer dans des formes et des durées qui ne sont pas celles de l'expérience courante. Dans un monde saturé d'images, le hors-champ qui s'ouvre dans les salles de cinéma est l'aventure d'une liberté de nos imaginaires.
    Le lecteur trouvera dans les quelque deux cents entrées de cet abécédaire une approche à la fois pratique, technique et théorique des gestes, des pensées et des outils qui font le cinéma, de l'argentique au numérique.
    L'histoire des techniques éclaire leur usage.
    Le cinéma est désormais dans toutes les mains, et c'est tant mieux : contre la dislocation du présent, il est encore ce qui nous réunit.

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  • Daech filme ceux qu'il torture jusqu'à la mort en recourant à un usage maniaque d'effets visuels les plus spectaculaires, dignes des films d'action hollywoodiens. Daech possède des studios, et maîtrise parfaitement toutes les techniques de diffusion numérique. Contrairement aux nazis qui, par précaution, avaient choisi de ne pas filmer les chambres à gaz.
    Par là, l'ennemi se tient au plus près de nous.
    Il achète et vend, exploite, spécule et asservit, entre autres par sa propagande filmée.
    J'ai voulu comprendre ce qu'il arrive au cinéma que j'ai connu enfant, et auquel je n'ai cessé de croire, jusqu'à devenir cinéaste. J'ai voulu comprendre cette extravagance propre à notre temps.

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  • Le 12 août 1988, le peintre noir américain jean-michel basquiat était trouvé mort, sans doute d'une overdose, dans son loft de great jones street, la tête tournée vers le ventilateur.
    Il avait 27 ans. l'enfant de brooklyn, le gras de soho qui signait sous le nom de samo, venait de traverser les années quatre-vingt et le monde de l'art con une météorite laissant dans son sillage plus de huit cents tableaux et deux mille dessins qui continuent d'illumine le ciel de la peinture d'un éclat nonpareil. c'est à sa manière digressive, vagabonde et fragmentaire jean-jacques salgon nous emmène à la rencontre de cet artiste, de son univers et de son oeuvre.
    Attentif aux traces, aux moindres signes qui pourraient soudain e en résonance avec sa propre vie, il reste en ce sens fidèle à celui qui déclarait un jour à un journaliste : " je ne pense pas à l'art quand je travaille, j'essaie de penser à la vie. "

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  • Le cinéma cadre les corps.
    Et l'histoire du cinéma pourrait se raconter comme le désir de ces corps d'être cadrés, mais aussi comme leur résistance à se soumettre tout entiers à la discipline du cadrage. Car le cadre est une pression que le corps filmé désire mais aussi subit. Les bords du cadre, qui séparent le visible du non-visible, sont les agents de cette lutte des corps dans les cadres. Entrant et sortant du cadre, le corps filmé affirme les enjeux du hors-champ.
    Il s'agit donc de reprendre l'histoire du cinéma comme histoire politique au plus près des corps, de leur soumission ou de leur liberté. Du corps acteur comme du corps spectateur: l'un et l'autre invités à la liberté du hors-champ, à ne pas tout céder à l'empire du spectacle. Jean-Louis Comolli prolonge la remise en jeu de l'histoire du cinéma entamée dans Voir et pouvoir et réunit dans Corps et Cadre ses textes critiques et théoriques parus entre 2004 et 2010.
    La question du hors-champ est le fil rouge qui court à travers les films étudiés ici, de Louis Lumière, S.M. Eisenstein, Luis Bunuel, Pedro Costa, Raymond Depardon, John Ford, Chris Marker, Abbas Kiarostami, Ginette Lavigne, Jean Renoir, Jean Rouch, Claudio Pazienza, Frederic Wiseman, Jia Zang Khe... En ce temps de surexposition médiatique, la part de l'ombre, sauvée par le cinéma du hors-champ, est devenue un enjeu esthétique, et politique, majeur.

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  • La sainte alliance du spectacle et de la marchandise s'est réalisée.
    D'un pôle, d'un tropique à l'autre, le capital a trouvé l'arme absolue de sa domination : les images et les sons mêlés. Jamais dans l'histoire autant de machines n'avaient donné à autant d'hommes autant d'images et de sons à voir et à entendre. L'aliénation dévoilée par Marx n'est plus seulement ce qui dore la pilule amère de la misère, l'opium du peuple ; elle va au-delà du service rendu au capital.
    Elle se sert elle-même. Les spectacles, les images et les sons nous occupent dans le but de nous faire aimer l'aliénation en tant que telle. Le spectacle ne se contente pas de servir la marchandise. Il en est devenu la forme suprême. Se battre contre cette domination, c'est mener un combat vital pour sauver et tenir quelque chose de la dimension humaine de l'homme. Cette lutte doit se faire contre les formes mêmes que le spectacle met en oeuvre pour dominer.
    Il nous revient, spectateurs, cinéastes, de défaire maille à maille cette domination, de la trouer de hors- champ, l'ébrécher d'intervalles. Cinéma contre spectacle ? Mais c'est le cinéma qui, dans son histoire, a construit un spectateur capable de voir et d'entendre les limites du voir et de l'entendre ! Un spectateur critique. Cette dimension critique était en jeu dans les six articles parus sous le titre " Technique et idéologie " dans les Cahiers du cinéma (1971-1972).
    Ils sont repris ici, pour la première fois depuis ces années cruciales, dans la deuxième partie de l'ouvrage.

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  • Ce livre traite de politiques et d'architecture : leurs incidences et leurs influences réciproques.
    Une occupation civile : la politique de l'architecture israélienne est une collection de documents établis par des architectes israéliens, chercheurs et auteurs qui examinent le rôle de l'architecture israélienne dans le conflit du Moyen Orient. Au travers d'une série d'écrits, cartes et photographies, Une occupation civile démontre comment au cours du siècle dernier, l'architecture et l'urbanisme se sont transformés d'une activité professionnelle banale vers un outil tactique et une arme stratégique. Dès le début du XXe siècle, le mouvement sioniste s'est assimilé à la construction d'une terre d'accueil pour les Juifs sur le sol d'Israël. À partir de l'implantation offensive des Towers, et des villages de Stockade dans les années 30, à travers la planification totale du territoire d'Israël, juste après son indépendance, avec la colonisation des territoires occupés à partir de 1967 et jusqu'à présent. L'architecture israélienne a été un moyen employé pour concrétiser le projet sioniste, autant qu'elle en a affiché les buts utopiques .
    Le débat politique et professionnel qui a suivi l'interdiction à la vente de la première édition du livre par son éditeur d'origine, l'Association israélienne des architectes unis, a fait la preuve que l'architecture n'est en rien innocente. Si Israël est perçue comme un des laboratoires des plus radicaux de notre temps, les sujets initiés par ce livre doivent être considérés dans une plus large mesure : les politiques de l'architecture israélienne sont les politiques de toute architecture.

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  • de la naissance historique dit cinéma, de l'apparition du parlant, de la situation particulière du cinéma entre art et marchandise, de la continuité du cinéma et de la possibilité des films, du cinéma et des autres arts, de sa hantise de l'histoire et de son rapport a la tradition, de la modernité et de son terme, de l'interdit des images et de leur résurrection, de la fin de l'utopie oú de la situation de l'art et de son sens aujourd'hui.
    c'est des divers aspects de " la question du cinéma " et de son " historicité " qu'il s'agit dans les essais dont se constitue ce livre. l'idée de " l'historicité du cinéma " englobe non seulement " l'histoire du cinéma ", ou " cinéma et histoire ", et des effets réciproques de l'un sur l'autre, mais surtout " l'historicité et l'authenticité du matériau " comme l'appelait adorno, et celle des formes.
    " l'historicité du cinéma " implique également l'historicité du discours sur le cinéma. dans cette relation, le cinéma n'est plus traité comme quelque chose de particulier et de fermé sur soi, mais - ainsi que l'exige la relation à toute création véritable dans l'ouverture d'horizon qui est, et doit être, la sienne.

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  • Dès 1903, Paul Klee s'engage dans un projet auquel il va se consacrer pendant deux ans. Il s'agit de constituer un corpus de gravures qu'il pourra exposer pour se faire connaître. Ses récentes tentatives dans le domaine pictural l'ont laissé insatisfait alors que son travail graphique semble ouvrir de plus larges perspectives. Il s'approprie progressivement la technique de la gravure pour aboutir à une simplification de la figure. Au terme de ce travail rigoureux, la main pourra enfin se libérer pour retrouver l'ingénuité de l'enfance, la spontanéité du geste. Ces lettres de Paul Klee à sa fiancée Lily Stumpf témoignent de ses doutes et de ses progrès. Elles rendent aussi compte de la richesse de leurs échanges intellectuels, de leur vision du monde... Une fois encore, l'écriture est l'occasion d'une réflexion sur soi. Loin des textes théoriques plus tardifs ou des notations parcellaires du journal, cette correspondance avec la femme aimée dessine le portrait spontané et plein de vie d'un grand artiste en devenir.

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  • La grande ville contemporaine, cette nappe d'infrastructures et d'équipements qui s'étend à perte de vue, désoriente.
    On la dit chaotique. Mais elle est en même temps le résultat de logiques socio-économiques et techniques qui ne doivent pas grand-chose au hasard. Est-elle aussi désordonnée que cela ? Ne serait-ce pas plutôt qu'elle échappe aux grilles de lecture tradionnelles de l'urbanité ? Un autre point de vue, un nouveau type de regard s'avèrent nécessaires afin de l'apprivoiser. Tout regard présuppose un sujet.
    La ville idéale de la Renaissance était insépable de cet homme générique, animal doué de raison, microcosme ordonnateur, dont la perspective cherchait à codifier la vision. Dans cet essai, le cyborg tient un rôle comparable, s'agissant cette fois d'explorer les complexités de la ville territoire d'aujourd'hui. Hybride d'homme et de machine, individu parfait parce que rendu pleinement autonome par la technologie, le cyborg est bien sûr une fiction.
    Cette fiction n'en permet pas moins d'analyser des aspects essentiels de la grande ville d'aujourd'hui, de son étrange parenté avec l'univers des jeux électroniques au rôle qu'y tiennent les réseaux, avant de se pencher sur son architecture.

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  • Maulnes est en terre de Bourgogne. Une terre de chasse.
    Maulnes est une maison faite pour une femme et un homme. Elle est de taille humaine. Se nomme château, tient en cinq faces et forme un pentagone.

    Telle est l'histoire née en ce lieu. Celle d'un couple singulièrement uni, lié à la cour des Valois et plus discrètement aux chefs huguenots. Celle d'une société aristocratique, toute puissante en ses terres. Et d'un temps violent, raffiné, l'ultime Renaissance, et ses guerres incessantes.
    L'histoire de ces pages est celle d'une rencontre. Entre une maison et un architecte. Ce que l'un fit à l'autre, ce que l'autre reçut et sut réfléchir.
    * Face à de tels objets il est des questions auxquelles on ne peut échapper. Que faire de telles maisons ? Merveilleuses, uniques et effrayantes. Comment les habiter, le faut-il ? Est-il juste de leur prêter une vie idéale qu'elles n'ont pas eues, de viser une restauration exemplaire, de bouleverser leur isolement en pièce de curiosité ?

    Les maisons fascinent, inquiètent, hantent. Nous perdent parce qu'elles nous touchent. Elles usent d'un langage codé, déclinent en chaque lieu une pensée unique faite géométrie, matière, lumière, feu, usage.

  • Le récit du voyage commence dans les lacets pluvieux des collines d'Hollywood, quelque part entre Sunset Boulevard et Mulholland Drive, à la conquête d'un pavillon de verre et d'acier surplombant la cité des anges.
    Le conducteur pose son regard d'architecte sur l'objet convoité. Dès lors l'appétit d'en connaître davantage sur l'énigmatique architecture aux photographies inoubliables de Julius Shulman le conduit vers l'émergence de trente-cinq autres projets et constructions disséminés dans la nappe urbaine illimitée de la métropole. Toutes différentes et pourtant aux ambitions semblables, les maisons vont éclore après-guerre, pendant près de vingt ans, par la volonté et la vision d'un éditeur, John Entenza, promoteur des " good living conditions " pour la famille postatomique.
    Elles s'exposeront dans la vitrine de son mensuel Arts & Architecture sous le label de Case Study House Program. Promenade contemporaine dans les Case Study Houses retrace l'histoire du programme s'étendant de 1945 à 1966. Il propose un regard critique sur une parcelle d'architecture moderne et son rapport aux médias, questionne un patrimoine architectural en Californie, un patrimoine sans réel statut, dans une métropole cannibale et trop pressée.
    Aussi l'ambition de l'ouvrage est-elle de révéler ces objets domestiques particuliers dans leur quotidien et leur environnement d'aujourd'hui, sans maquillage ni effets spéciaux, pour les vivre et les parcourir encore avec les habitants, qui parfois ne les ont jamais quittés ou trahis.

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  • L'intérêt grandissant pour le patrimoine des jardins a eu pour corollaire, ces dernières années, un renouvellement des recherches historiques, qui a permis de le replacer dans le cadre d'une approche culturelle complexe, alliant arts, sciences et techniques. Dans ce contexte, il devient indispensable d'interroger l'historiographie, de retracer une certaine généalogie de la recherche, pour en comprendre les avancées, les aléas et les lacunes. Ernest de Ganay (1880-1963) fait ici figure de pionnier. À la fois amateur éclairé, poète de la mouvance symboliste et historien rigoureux, il fut un acteur de premier plan de la vie culturelle de l'entre-deux-guerres. Il élabora alors une oeuvre importante où se conjuguent des analyses monographiques, nourries d'une profonde familiarité avec les jardins eux-mêmes, et d'ambitieuses synthèses qui reposent sur une parfaite maîtrise des sources. Bibliophile, éditeur savant de textes inédits ou de traités oubliés, il a établi une Bibliographie de l'art des jardins, travail resté longtemps inédit dont il légua le manuscrit, avec l'ensemble de ses archives à la Bibliothèque des arts décoratifs (Paris). Associant la réédition de cette compilation savante, qui reste un ouvrage de référence pour les chercheurs et les amateurs, au texte du Poème des jardins (1919), ainsi qu'à la publication de l'inventaire des " Papiers de Ganay " conservés à la bibliothèque des Arts décoratifs, ce livre propose un portrait intellectuel d'un des pères fondateurs de l'histoire des jardins en France.

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