• "C'est le récit d'un instituteur en classe unique, Pascal Corbet, qui refuse de cautionner la guerre d'Algérie qui endeuilla tant de familles pendant huit ans, de novembre 1954 au printemps de 1962, et dont nous éprouvons encore les conséquences négatives en France et en Algérie, malgré les années ; il s'agit pour notre héros d'assumer une décision bien difficile..."

  • Le 21 août 1870, Napoléon III quitte le camp de Châlons-sur-Marne avec une grande partie de son armée ; on connaît la suite : une capitulation honteuse, sans condition à Sedan. A peine âgé de 12 ans, Alfred Maizières, né de "père inconnu" quitte son village natal de Neuville-Day, pour se placer à la ferme de la Sabotterie. La guerre le surprend avec son cortège d'horreurs : occupation, réquisitions sévères en tous genres, répression féroce contre les francs-tireurs, la ferme où il habite est anéantie.

  • Le souvenir recomposé, poétisé par le temps, peut marier l'imaginaire au réel. Le narrateur évoque tout un univers rural un peu étrange sur fond des peurs de l'enfance que la guerre intensifie et d'anecdotes mémorables. La liberation met fin à cette période et suite à un déménagement dans un bourg viticole, notre héros fait l'apprentissage grisant de la liberté en même temps que le versant sombre de la vie. L'école, les lectures vont l'imprégner des valeurs humanistes et forger ses idéaux.

  • « Finalement, la mort pose cette question : Pourquoi étais-je né ? Qu'ai-je fait de ma vie ? J'habiterai encor cet antique donjon Qui pointe à l'horizon, dans sa suprématie... » « Car ce soir, j'ai vingt ans : je suis instituteur Entre les murs de chaux de la vieille école... » L'amour est sans doute la seule vraie valeur, car tout le reste est dérisoire ; c'est le plus puissant moteur de l'existence, le plus diversifié. Presque tous nos conflits nous ramènent à l'amour... La poésie est une sorte de chansonnette caractérisée par la musique des mots, un air profond et insistant. D'où vient l'inspiration du poète ? Redoutable question : de ses expériences, de ses rencontres avec l'Autre ou avec notre mère Nature. Le parcours de l'auteur ressemble à celui de son lecteur ; en arpentant les chemins forestiers ou les «?paysages?» de la vie, mais aussi les sentiers mystérieux de la mémoire, Norbert Adam nous entraîne dans ses vagabondages bucoliques, nostalgiques ou oniriques...

  • 9782351673263 Été 1945, à la grisaille de la Seconde guerre mondiale succède le soleil d'une période d'embellie annoncée. Pour Alexandre, encore enfant, c'est l'époque d'un déménagement à la campagne qui va changer son existence, d'une vie en vase clos, il va apprendre le sens du mot liberté... des jeux, farces et frasques entre amis aux premières amours.

    Devenu collégien, Alexandre voit la réalité de cette vie rêvée se déformer. En décalage avec le monde environnant, il se rebelle doucement, refusant de participer à la guerre d'Algérie qui n'ose pas dire son nom. Peut-être que certains lecteurs se reconnaîtront dans son itinéraire. Le héros tente de rester fidèle à l'humanisme transmis par quelques professeurs, avec lucidité, sans renoncer à conserver les " clés magiques " de son enfance et de son adolescence. Pourquoi devrions-nous trahir cet état d'âme ?

    Que faisons-nous sur Terre ? Alexandre a appris à vivre sans attente ; c'est peut-être le début d'une certaine sagesse, bien qu'il conserve intactes, en lui, ses révoltes.

  • « Promis : je reviendrai vers mes songes d'enfant Libre et insouciant en cette vie heureuse, Quand le long du ruisseau, je lisais en rêvant De la poésie pure et très voluptueuse. L'hiver, je reviendrai, serein et mirifique, Aux temps des durs frimas sur les chemins perdus, Et je contemplerai la vigne squelettique Déroulant ses ceps nus en rangs inattendus. » Se perdre et se retrouver, s'oublier et revenir à soi : ces flux et reflux rythment les Poèmes buissonniers de N. Adam, oeuvre où la promenade, la balade, le chemin sont les motifs majeurs. Et le poète d'arpenter les sentiers forestiers et naturels, mais aussi ceux de sa mémoire au fil d'un recueil où résonnent notes bucoliques ou nostalgiques, courtoises ou mélancoliques.

  • Pascal, le narrateur, vieil amoureux immuable, parcourt les chemins forestiers et naturels tout en vagabondage poétique, regarde le monde environnant avec lucidité, et avec lequel il se sent en décalage ; il tente de rester fidèle à ses idéaux humanistes ; il vit son dernier amour, sans attente et c'est peut-être le début d'une certaine sagesse. Que faisons-nous sur terre ?

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