• Nantucket clipper 5

    Berns

    • Sybex
    • 26 Février 1999
  • Que se passe-t-il dans la tête d'un chien ? Qu'est-ce que pense et ressent le meilleur ami de l'Homme ? Vieille question de la cognition animale ! Pour y répondre enfin, le neuroscientifique Gregory Berns s'est livré à une première :
    étudier le cerveau de nos amis à quatre pattes, avec les nouvelles technologies d'imagerie cérébrale. afin de visualiser leur activité cérébrale et déterminer quelles sont les zones qui réagissent à différentes émotions. Cette excursion inédite dans le cerveau canin a été complétée par d'autres études sur des animaux sauvages : lions de mer (qui peuvent apprendre à danser), dauphins (qui « voient » par écholocalisation), et même d'un animal éteint : le tigre de Tasmanie !
    Les ré sultats de ces recherches pionnières montrent que les structures du cerveau animal sont organisées de la même manière que leurs homologues humaines : elles leur ressemblent et fonctionnent de façon similaire ! Ce qui incite à reconsidérer complètement la façon dont nous percevons et traitons les animaux.

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  • La guerre des philosophes

    Thomas Berns

    • Puf
    • 9 Octobre 2019

    En parcourant les représentations de la guerre produites par la philosophie, de Platon à Clausewitz, et en mettant à nu les stratégies constantes et les impensés qui les soustendent, ce livre montre combien le philosophe ne cesse de manquer un enjeu guerrier qui pourtant l'obsède mais qu'il ne peut toucher qu'en le neutralisant. Quelques figures à la fois insistantes et exclues de ces philosophies de la guerre - l'esclave, le pirate, le colonisé.... - , de même que des pratiques philosophiques restées plus marginales - la pensée romaine, le matérialisme machiavélien, la démarche généalogique ou la déconstruction...- , permettent à leur tour de bousculer ce discours philosophique neutralisant et, ce faisant, de révéler une certaine compromission de la philosophie dans la guerre.

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  • De la libre concurrence au rapport de couple, en passant par la logistique, la stratégie militaire, la génétique ou la santé mentale, rien ne semble échapper à la communication et l'information. Ces dernières deviennent l'expression d'une réalité de plus en plus générique et recoupent un nombre croissant de domaines d'expérience. La communication est l'objet central de l'économie : le « capitalisme cognitif ». Elle équivaut au social : la « société de l'information ». Elle serait le seul vecteur de régulation politique et le garant de la démocratie à l'ère post-idéologique. Elle serait l'élément commun des sciences de la vie, des sciences mathématiques et des sciences humaines...

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  • Après la longue mise en veilleuse par les Modernes de tout « discours sur les vertus », force est de constater un retour de la notion de courage dans les discours contemporains : non seulement dans le champ médiatique, prompt à ériger de nouveaux temples pour des héros d'un jour, mais plus encore dans un certain discours politique qui appelle les individus tantôt à la performance, tantôt à la responsabilisation de soi. Face à ce retour qui agit à la manière d'une injonction, cet essai veut se réapproprier la notion de courage par les chemins de son histoire philosophique, de manière à indiquer les présupposés et les conséquences de ce nouvel appel commun à l'héroïsme individuel.
    Le courage est-il un acte héroïque, tel que mis en scène dans l'Iliade d'Homère, ou réside-t-il dans une patience discrète, valorisée par les chrétiens ? Doit-il être pensé comme modération, dans la lignée de la morale d'Aristote, ou comme excès politique à la façon machiavélienne ? S'agit-il d'une vertu individuelle, comme le suppose l'éthique grecque, ou d'une vertu collective et anonyme telle qu'une tradition républicaine plus romaine le suggère ? Est-il défini par l'action, comme chez Arendt, ou par la réflexion, comme chez Platon et Kant ? S'il est action, celle-ci doit-elle être pensée dans son caractère radicalement politique ou, au contraire, comme le réclame Dewey, dans son contexte social ? S'il est par contre réflexion, celle-ci n'est-elle pas alors d'abord celle du philosophe sur sa propre actualité, comme le suggère Foucault ?

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  • Que faire de la souveraineté, d'une idée de la souveraineté qui semble sortir plus dense de toutes nos tentatives pour nous en débarrasser ? Ne devons-nous pas plutôt l'effriter de l'intérieur, depuis son caractère absolu, exclusif, purement théorique, depuis son indifférence, depuis sa suffisance, pour comprendre qu'elle se joue en fait toujours dans le repli et la négation, qu'elle est d'abord un signe de faiblesse. L'analyse de la construction du principe de souveraineté et de sa mise au centre du politique à l'aube des Temps Modernes nous montre en effet une souveraineté essentiellement inquiète d'elle-même et n'ayant de sens que dans cette inquiétude, dans le projet de signifier, à l'encontre de Machiavel, que le politique peut être à l'abri de la variation et de la division. Cette souveraineté-là, dont on peut suivre pas à pas la construction dans les textes de Bodin, se révèle avant tout dans les relations de manque et de repli qu'elle doit entretenir avec le droit et le gouvernement.

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  • Alors que la philosophie moderne du droit semble s'organiser entièrement autour d'un sujet de droit individuel dans lequel elle trouverait son principe constitutif, force est de prendre acte aujourd'hui de la présence croissante de différents types d'entités plurielles dans et autour de la sphère juridique : quartiers, associations, minorités, cultures, générations, genres, peuples, patrimoine commun, humanité... Comment les appréhender ? Impliquent-ils un remodelage de l'idée même de sujet de droit ? Peut-il s'agir de sujets collectifs de droit ? Doit-on laisser émerger d'autres types et niveaux de références pour le discours juridique ? Comment le droit, de nos jours, parvient à penser ce qui est collectif, tel est l'objet de ce recueil. Au-delà de la question trop frontale du sujet de droit, cet ouvrage explore les multiples ouvertures, souvent très spécifiques, offertes par le droit à des registres collectifs, de même que les stratégies déployées par les collectivités lorsqu'elles font pression sur le droit. Qu'invente-t-on, d'un côté et de l'autre, pour se rencontrer ? En multipliant ainsi les relations des " collectifs " au droit, en envisageant tant ceux qui agissent sur le droit, que ceux au nom desquels, sur lesquels ou par lesquels on agit dans le droit, nous nous donnons la possibilité à la fois de " resituer ", dans le temps et dans l'espace, les sujets du droit contemporain et de tester l'accueil que ce droit peut réserver à ce qui est nécessairement multiple, avec le risque assumé d'ébrécher l'interchangeabilité essentielle du sujet de droit traditionnel.

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  • Inaugurée par le Fowler Museum de Los Angeles, l'exposition « Central Nigeria Unmasked: Arts of the Benue River Valley » nous fait remonter le cours de la rivière Bénoué et découvrir ainsi, dans leur contexte géographique, plus de 150 objets, sculptures et masques, en bois, métal et céramique, de plus de 25 groupes ethniques. Cet important catalogue, qui propose une étude approfondie de la signification des objets, est un livre de référence sur les arts du Nigeria.

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  • L=a=n=g=u=a=g=e, le livre Nouv.

    Ce volume est la traduction française d'une anthologie des textes parus dans la mythique revue de poésie d'avant-garde qui a fait école. Ils présentent un spectre d'écritures concentrées sur le langage et les différentes manières de faire sens, et ne considérant ni le langage, ni la grammaire, ni le processus, ni la forme, ni la syntaxe, ni le programme, ni le sujet, comme allant de soi, et d'interroger la relation de l'écriture à la politique.

  • Le droit des gens moderne est présenté d'habitude comme une mise en forme juridique de ce qui jusqu'alors, dans la théorie de la guerre juste médiévale (de saint Augustin à saint Thomas) apparaissait comme une réflexion sur le péché, comme une théorie morale. La période moderne serait ainsi le moment charnière du passage des théories de la guerre juste à celui, objectivé et salvateur, de la guerre questionnée dans ses formes, dans sa régularité, avec les limitations strictes de la violence que cela induit.
    Comment le droit des gens prend-il forme autour de cette ambition, et jusqu'où peut-on considérer qu'il s'agit là d'un mouvement unitaire et proprement moderne ? Qu'advient-il de la justice de la guerre lorsqu'elle se confronte à sa formalisation juridique ? Dans quelle mesure l'approche plus formelle qui se dessine ouvre-t-elle à des possibilités nouvelles de régulation du conflit ? Les textes réunis dans ce volume cherchent à répondre à ces questions à partir de sources philosophiques et de problématiques variées.
    Des précurseurs aux figures emblématiques du droit des gens moderne, de Vitoria, Grotius, Hobbes, Leibniz ou Kant à Maistre et Hegel, de ses racines antiques et médiévales à l'idée de son crépuscule advenu avec la Grande Guerre, le tout ponctué par un dialogue critique avec Carl Schmitt, ce recueil interroge les théories de la guerre juste à l'aune de la modernité et de "son" droit des gens, et réciproquement.

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  • On connaît à fond l'histoire de l'automobile. On ignore encore d'où vient le désir d'inventer un véhicule qui se déplace de lui-même. L'homme s'y est employé avec un acharnement contre toute raison, alors que pendant des siècles, les voitures à cheval ont été incomparablement plus rapides que toutes les automobiles plus ou moins fantaisistes ou grotesques issues de son cerveau.
    Cette enquête nous fait plonger dans l'inconscient humain, à l'époque même où la Renaissance enfante le monde moderne : les hommes sont alors saisis du rêve de ressusciter les dieux et de les imiter en se mouvant comme eux, afin d'avoir le sentiment d'échapper à leur condition de simples mortels. Elle retrace l'aventure de cette tentative d'auto-divinisation qui habite l'Occidental contemporain. De la sorte, elle éclaire bien des liens obscurs qui attachent, voire unissent aujourd'hui l'homme à son véhicule.

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  • Dans les années 1570, une série d'appels à des activités de recensement des personnes et des richesses se fait entendre. Si leur première finalité semble purement administrative - fiscale, militaire, statistique -, ils apparaissent immédiatement aussi comme porteurs d'un projet moral et d'une capacité à agir sur les moeurs collectives. Le censeur romain dénombrait, mais il était aussi celui qui pouvait agir sur les comportements les plus intimes, et ce, simplement parce qu'il faisait rougir, comme le disait Cicéron. Faire rougir chacun sans même devoir punir l'un ou l'autre, c'est précisément un tel contrôle constant et modulable que les défenseurs des pratiques de dénombrement mettent en avant, développant ainsi l'idéal d'une action normative en tout point distincte de celle de la loi, laquelle justement ne peut faire efficacement face aux problèmes des moeurs collectives. En dévoilant quelques-uns des éléments qui ont permis l'émergence de la statistique au seuil de la modernité, l'auteur propose une généalogie originale de certains principes et fantasmes à l'oeuvre au coeur des pratiques de gouvernement néolibérales - par exemple la transparence - et donne, en creux, un sens nouveau à la spécificité de la loi dans un champ normatif ainsi élargi.

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