• Un douar de l'Ouest algérien au tout début des années cinquante.
    Salim a sept ans. Sa relation avec son frère est chargée de discorde. Il en a assez de passer pour une « fillette » ou un « bébé ». Il attend avec angoisse et impatience le couteau de la circoncision qui l'élèvera enfin au rang de mâle accompli.
    Cérémonial inéluctable, sa purification est pourtant remise indéfiniment. Un handicap terrible qu'il lui faut taire et supporter alors que s'ouvrent à lui les portes de l'école française où l'attendent de nouvelles inquiétudes, de nouvelles interrogations.
    Chronique tendre et subtile, parfois cruelle, ce roman initiatique fait surgir une Algérie inattendue. De Mouloud Feraoun à Marcel Pagnol. Un souffle épique où se profilent les rumeurs de la guerre qui commence.

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  • « Avant d'apprendre la profession de son père, j'étais prêt à me damner, à devenir daltonien. À inventer de l'iris vert dans le bleu de son regard ! J'étais prêt à tout accepter, tout admettre. Tout mais pas un militaire ! Pas un officier ennemi alors que les frères se battent, les mains presque nues, face à une puissance surarmée ! Au maquis ou en prison, ils meurent par dizaines depuis quatre ans, pour reconquérir notre dignité bafouée. » Algérie, la guerre d'indépendance couve. Salim, un jeune garçon du douar, rentre à l'école et s'éveille aux autres, à ses désirs, ses révoltes et à ce déchirement qui le gagne inexorablement.

    Tel est le propos de ce roman d'apprentissage qui répond autant à l'exigence d'une mémoire personnelle qu'au souci de célébrer l'amour de vivre dans un pays en proie au fracas de l'histoire.

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  • Années 70. Palestiniens et Israéliens se livrent une guerre sans merci : prise d'otages de Munich, coups d'éclats de Septembre Noir... À Paris, Kamel, étudiant algérien idéaliste et bon vivant, s'engage auprès de compatriotes militant pour la démocratie en Algérie. Comme eux, il se sent solidaire de la cause palestinienne. Aussi, lorsque le charismatique chef du mouvement l'investit d'une mission secrète au Liban, se voit-il incapable de refuser. Mais Kamel à Beyrouth, c'est un peu Candide au pays du Cèdre. La valise orange à double-fond est bien trop voyante pour ne pas être repérée... Pris dans la tourmente d'un pays au bord de l'explosion, ballotté au gré de rencontres déconcertantes ou d'enjeux politiques qui le dépassent, Kamel vogue de galères en surprises. Quand la fiction se frotte à la réalité, les tribulations d'un Algérien à Beyrouth nous promènent dans les coulisses de l'Histoire.

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  • Pour échapper au temps du massacre, Salim se réfugie dans un territoire inexpugnable, celui de la mémoire.
    En revisitant quelques personnages du passé, il s'aperçoit qu'il n'a lui-même jamais franchi les bornes de l'enfance. Délicieuse occasion alors pour voguer au gré de l'imagination et de la géographie : un rêve andalou qui ne se limite pas à la nostalgie, des aventures d'écolier où la "guerre des boutons" le cède très vite à la vraie guerre, le souvenir d'un beignet amer substitué à un vélo, le contre-pied de Ben-Nicolas, le seul petit roumi ami des Arabes...
    Jusqu'à cet ultime retour au pays où les massacres sont pudiquement évoqués, au passé.
    Évocation de l'exil, des racines, des gens du voyage. Loin de vouloir jouer les redresseurs de tort, Djilali Bencheikh comme son personnage Salim - son double -, souhaite simplement lancer un bouquet de fraîcheur à la face de ses contemporains. Juste pour dire que le bonheur est d'abord un acte de liberté.

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  • Nina sur ma route

    Djilali Bencheikh

    Alger, 1965. Salim a 20 ans et deux pôles d'intérêt : son activité militante au sein de l'Union des étudiants. et les filles. Pas facile de perdre son pucelage dans cette Algérie rigoriste où Boumedienne vient de renverser Ben Bella. Après maints fiascos plus ou moins comiques, il rencontre Nina, étudiante en pharmacie, qui n'est peut-être pas une beauté hollywoodienne, mais dégage beaucoup de charme et un fort charisme, sans oublier une propension à l'humour et à la dérision. Il tombe fou amoureux, mais bien plus mature que lui (elle l'appelle Candido à cause de sa naïveté confondante), c'est elle qui va décider où et quand. Est-elle amoureuse ? En tout cas, elle a beaucoup de tendresse pour lui.
    Jusqu'au jour où le père de Nina, opposant à Boumedienne, doit fuir en France avec sa famille. Salim est effondré. Nina refuse de lui donner son adresse, juste un N° de téléphone parisien « à n'utiliser qu'en cas d'urgence ». De France, elle lui écrit mais toujours sans donner d'adresse.
    La poursuite de ses études amène Salim à partir en Allemagne, puis à Paris. Il erre dans le quartier latin sans oser composer le fameux N°. Jusqu'au jour où il s'y décide. Ce qui va entraîner une succession de séismes, qui auront pour épilogue - pas vraiment un happy end - le cadre des jardins du Luxembourg.

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