Cerf

  • « Avec ce volume, écrit J. Habermas, je poursuis les recherches concernant "Morale et communication". Ce qui relance la discussion ce sont surtout les objections faites aux concepts universalistes de la morale qui remonte à Aristote, Hegel et le contextualisme contemporain. Il s'agit de dépasser l'opposition stérile entre un universalisme abstrait et un relativisme qui se contredit lui-même. Je tente donc de défendre la prééminence du juste, compris dans un sens déontologique, sur le bien. Mais cela ne signifie pas que les questions éthiques, au sens étroit du terme, doivent être exclues du questionnement rationnel. » Comme l'indique le traducteur, M. Hunyadi, « dans cette perspective, la question morale centrale n'est plus, on le voit bien, la question existentielle de savoir comment mener une vie bonne, mais la question déontologique de savoir à quelles conditions une norme peut être dite valide. Le problème se déplace de la question du bien vers la question du juste - de celle du bonheur vers celle de la validité prescriptive des normes. Les questions morales - concernant le juste, et décidables au terme d'une procédure argumentative - sont à distinguer des questions éthiques - concernant les choix axiologiques préférentiels de chacun, par nature subjectifs -, c'est l'une des entreprises originales de ce livre que de le montrer. »

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  • Morale et communication

    Jürgen Habermas

    • Cerf
    • 1 Janvier 1987

    Ce livre, publié en 1983, est à plusieurs égards un livre décisif pour cette fin de siècle Il l'est en premier lieu en tant que démenti formel à la rumeur insistante selon laquelle la philosophie serait bientôt - sinon déjà - condamnée à la futilité et à l'inaction.
    S'appuyant sur une analyse lucide de la modernité, Habermas montre que si la tâche philosophique de médiation de la rationalité demande certes à être réévaluée, elle est non seulement possible mais encore essentielle à notre réflexion. Non content de le dire, Habermas le prouve. Tout d'abord, en mettant en oeuvre la conception de la philosophie qu'il défend, conception liée à la théorie critique de la société qu'il a lui-même reconstruite sur la base d'une Raison communicationnelle, et qui préconise une coopération de toutes les activités intellectuelles déclarant une exigence de rationalité.
    Il le prouve encore en mettant en place, à partir de l'activité communicationnelle et de l'éthique de la discussion de K.O. Apel, une théorie proprement philosophique des relations humaines dans les sociétés contemporaines ; théorie formelle de l'intersubjectivité, elle apparaît comme une morale non prescriptive dont les principes ne sont liés qu'à la garantie de l'intercompréhension, offrant ainsi une nouvelle appréhension de la Raison pratique.
    Il le prouve toujours en démontrant que cette théorie, sans rien renier de son caractère philosophique, peut nouer un dialogue effectif et heuristique avec une science sociale - ici avec la psychologie sociale, de Kohlberg. Il le prouve enfin en apportant à la société contemporaine, par ce dialogue, une intelligibilité critique d'elle-même qu'elle ne pourrait acquérir autrement.

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  • La paix perpetuelle

    Jürgen Habermas

    • Cerf
    • 9 Octobre 1996

    Appelée de ses voeux par l'abbé Saint-Pierre, la paix perpétuelle est pour Kant un idéal par lequel on peut rendre l'idée d'un état cosmopolite à la fois attractive et concrète.
    Kant apporte ainsi à la théorie du droit une troisième dimension : au droit étatique et au droit des gens va s'ajouter - telle est son innovation qui aura de multiples conséquences - le droit des citoyens du monde. L'ordre républicain d'un état de droit démocratique fondé sur les droits de l'homme ne requiert pas seulement que les rapports internationaux dominés par la guerre bénéficient d'un encadrement minimal au nom du droit des gens.
    Bien au contraire, l'état juridique intra-étatique doit déboucher sur un état juridique global qui tout à la fois unit les peuples et supprime la guerre.

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  • Ecrits politiques

    Jürgen Habermas

    • Cerf
    • 20 Novembre 1990

    L'intervention dans le débat public est pour Habermas partie intégrante de son activité de philosophe.
    Ces écrits politiques doivent donc être tenus comme le lieu d'élaboration et de mise à l'épreuve de la théorie critique de la société, le témoignage de ce que la philosophie est plus que jamais l'époque actuelle " saisie par la pensée ".
    Rédigés entre l'automne 81 et le printemps 90, ces essais abordent des questions esthétiques, culturelles, Juridiques, historiques et immédiatement politiques, autour d'un noyau dur qui est peut-être en fin de compte la difficile question de l'identité allemande et de la culture européenne.
    Deux textes de mars 90 font le point sur ce problème que la chute du Mur de Berlin le 9 novembre ont rendu de pure actualité.

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  • Textes et contextes

    Jürgen Habermas

    C'est en prenant clairement position qu'Habermas s'exprime ici au sein de débats qui comptent tant pour le développement de son oeuvre que pour la discussion philosophique en général.
    Ainsi, la conférence sur Ch. S. Peirce lui fournit l'occasion de rappeler et de discuter les intuitions fondamentales d'une conception sémiotique et pragmatique de la réalité ; le débat avec Husserl lui permet d'en découdre une fois encore avec le paradigme de la philosophie de la conscience ; les essais sur Horkheimer réévaluent les enjeux d'une théorie critique aujourd'hui ; une importante digression fait enfin le point - pour la première fois dans l'oeuvre d'Habermas - sur les rapports entre la théologie et la théorie de l'agir communicationnel.
    Une place à part revient à l'analyse qu'Habermas propose du débat plus récent sur l'oeuvre de Martin Heidegger, dont le prétexte fut la controverse suscitée en France par le livre de Farias qui montrait la collusion de l'auteur d'Etre et Temps avec le nazisme. Mais on retiendra également, les brèves et brillantes pages qui situent Wittgenstein, Adorno et Heidegger dans une même constellation philosophique, auxquelles s'ajoutent les mises au point plus circonstancielles sur l'état contemporain des sciences humaines en Allemagne.

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  • Martin heidegger

    Jürgen Habermas

    • Cerf
    • 15 Septembre 1988
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