• quels sont les rapports qui doivent exister entre l'état et l'église, ou plutôt entre l'état et les églises ? pour répondre à cette question, la lettre sur la tolérance emprunte la voie d'une double réflexion sur la nature de la croyance et du pouvoir.
    la croyance ne dépend pas de la volonté, tandis que le pouvoir, qui est essentiellement coercitif, ne peut influer sur la conduite des hommes que dans les actions où ces derniers ont la possibilité de modifier leur conduite par une décision volontaire ; or, puisque la croyance n'entre pas dans cette catégorie, elle ne fait pas partie des objets possibles de l'autorité politique. au coeur du raisonnement qui conduit à l'idée de tolérance figure donc une thèse fort simple : nos pensées ne sont pas en notre pouvoir.
    jointe à la conviction que, en matière religieuse, seule la sincérité sauve, elle constitue le fondement de la conception lockienne de la tolérance.

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  • Traité du gouvernement civil <
    Il explique que les hommes naissent et doivent rester foncièrement égaux et libres ; il attaque l'esclavage comme un état contre nature ; il enferme le pouvoir paternel dans les strictes limites imposées au père par le devoir qu'il a de faire de son fils un homme, et un homme libre ; il démontre l'erreur de ceux qui confondent avec le pouvoir paternel, qui dérive d'un devoir naturel, le pouvoir civil, qui dérive d'un contrat volontaire ; il oppose à la situation que leur minorité fait aux enfants vis-à-vis des parents, la situation que leur commune majorité fait aux gouvernés vis-à-vis des gouvernants ; il établit enfin que, puisque les citoyens doivent être traités par les dépositaires du pouvoir non comme des mineurs mais comme des égaux, l'absolutisme monarchique est essentiellement illégitime.>>
    (Jean Fabre, Les Pères de la Révolution)

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  • " si cette recherche sur la nature de l'entendement permet de découvrir ses pouvoirs (leur portée, ce à quoi ils sont plus ou moins adaptés, les cas oú ils font défaut), je crois que cette recherche peut être utile : elle permettra de maîtriser l'esprit agité de l'homme, d'être plus prudent quand il traite de choses qui excèdent sa saisie, de s'arrêter quand il est arrivé en bout de laisse et de se satisfaire d'une tranquille ignorance concernant les choses que l'examen révèle hors d'atteinte pour ses capacités.
    alors, peut-être, serons-nous moins pressés, sous prétexte de connaissance universelle, de soulever des problèmes et de nous inquiéter (nous-mêmes et autrui) de débats sur des objets auxquels notre entendement n'est pas adapté, des objets dont nous ne pouvons élaborer dans notre esprit aucune perception claire ou distincte, ou dont nous n'avons absolument aucune notion (ce qui sans doute est arrivé trop souvent).
    si nous pouvons découvrir jusqu'oú l'entendement peut porter son regard, jusqu'oú ses facultés lui procurent de la certitude, et dans quels cas il ne peut que juger et conjecturer, alors nous pourrons apprendre à nous contenter de ce qui nous est accessible dans l'état oú nous sommes ". john locke.

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  • Inséré en 1694 dans le grand ouvrage de locke, fondateur de la théorie moderne de la connaissance, le " traité de l'identité " a laissé une trace remarquable du xviiie siècle à nos jours.
    C'est lui qui engage l'empirisme et la philosophie analystique anglo-saxonne dans un débat sans cesse relancé sur les " critères de l'identité ".
    Mais son importance vient surtout de ce que, pour la première fois, il donne un nom aux grandes catégories de la métaphysique du sujet : the consciousness, the self, et les associe étroitement dans une problématique de la " conscience de soi ". pour que celle-ci déploie ses possibilités et ses conflits latents, il faut cependant un moment spécifique de traduction : la proposition par le huguenot français pierre coste, traducteur de locke, des équivalents " la conscience " et " le soi ", fournissant à toute la philosophie continentale les moyens de sortir des apories du cartésianisme.

    C'est l'ensemble de cet événement dont nous sommes encore tributaires, l'invention européenne de la conscience, qui se trouve étudié à travers la réédition des textes de locke et coste, l'essai d'une nouvelle traduction, le commentaire historique et philisophique.

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  • Cet ouvrage de Locke est l'un des textes fondateurs de l'attitude critique en théorie de la connaissance. Traduit une première fois en 1700, il est ici proposé dans une version française modernisée.
    La réédition corrigée de ce second volume comporte en outre les annexes à la
    5e édition que l'auteur rédigea afin d'éclairer et d'éclaircir certains des paragraphes déterminants de son ouvrage, en particulier ceux consacrés à la substance ou à l'idée.

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  • Publiés sans nom d'auteur en octobre 1689, les Deux traités du gouvernement de John Locke ont très tôt acquis le statut d'un classique de la pensée politique dans une lettre à son ami William Molyneux, puis, à nouveau, dans une note destinée à servir de plan d'éducation pour un jeune gentleman, Locke lui-même les range aux côtés de la Politique d'Aristote et des Laws ecclesiastical polity de Richard Hooker parmi les livres qu'il convient de connaître pour s'initier aux mystères du gouvernement et de la propriété. Locke n'en reconnaîtra explicitement la paternité que dans un codicille à son testament daté du 15 septembre 1704, un peu plus d'un mois avant sa mort. La raison de cet anonymat est difficile à percer, mais on peut conjecturer que, même après le triomphe de la Glorieuse Révolution, la prudence devait inciter Locke à ne pas avouer un écrit qui, en cas de restauration des Stuarts, pouvait devenir un danger pour son auteur.

    Trois siècles plus tard, les Traités suscitent toujours des interprétations divergentes.
    Table des matières Introduction : L'histoire du texte -- Le problème de la date de la composition -- Locke, écrivain politique -- Problèmes d'interprétation -- Conclusion Le second traité du gouvernement. Un essai sur l'origine véritable, l'étendue et la fin du gouvernement civil Introduction -- De l'état de nature -- De l'état de guerre -- De l'esclavage -- De la propriété -- Du pouvoir paternel -- De la société politique ou civile -- Du commencement des sociétés politiques -- Des fins de la société politique et du gouvernement -- Des formes de la république -- De l'étendue du pouvoir législatif -- Du pouvoir législatif, du pouvoir exécutif et du pouvoir fédératif de la république -- De la prérogative -- Du pouvoir paternel, du pouvoir politique et du pouvoir despotique considérés ensemble -- De la conquête -- De l'usurpation -- De la tyrannie -- De la dissolution du gouvernement

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  • " quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable ".


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  • Conçu intialement par Locke comme un chapitre supplémentaire de l 'Essai sur l'entendement humain et publié pour la première fois dans un volume d'oeuvres posthumes, ce texte aborde les thèmes majeurs qui ont occupé Locke, tels que la théorie de la méthode, l'art de penser et la logique, et offre ainsi une vision de la pensée en développement et en devenir du philosophe.

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  • Dans les deux traités du gouvernement, publiés sans nom d'auteur, locke poursuit des fins polémiques, politiques, philosophiques.
    Il écrit le premier traité contre la théorie du droit divin des rois lié à la primogéniture, dont filmer, alors décédé, s'était fait le protagoniste. il oppose aux adversaires qui se réclament de filmer une réfutation acharnée. a cette rude école, la raison politique accède à la maturité du deuxième traité. locke, à son époque, en angleterre, sert la cause de la royauté constitutionnelle de religion réformée.
    Il préconise ce régime avant la révolution et l'applaudit après la réussite révolutionnaire de 1689. cependant les arguments qu'il invoque à l'appui de son choix doivent leur validité à l'effort dont ils procèdent. locke affirme le principe du pacte social, l'exigence de la séparation des pouvoirs. il affirme que le gouvernement légitime ne peut se fonder ni sur la conquête, ni sur l'usurpation, ni sur la tyrannie.

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  • " puisque vous me demandez mon opinion sur la tolérance réciproque entre les chrétiens, je vous répondrai en peu de mots que c'est, à avis, le principal critère de la véritable eglise...
    la tolérance à l égard de ceux qui ont des opinions religieuses différentes est si conforme à l'evangile et à la raison qu'il semble monstrueux que des hommes puissent n'y point voir une si claire lumière. " la question de la tolérance était, à cette époque, au centre des discussions entre philosophes, théologiens et hommes de lettres. de nombreuses polémiques ont suivi la publication de cette lettre, qui, au cours des siècles suivants, servit de point de départ à toute réflexion sur la tolérance.
    cette édition bilingue, traduite et introduite par raymond polin, reprend le texte latin de l'editio princeps, elle est complétée par la préface que william popple apporta à sa traduction anglaise.

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  • En 1697, le philosophe John Locke présentait un rapport au ministère du Commerce et des colonies, en réponse à la question " comment mettre les pauvres au travail, selon quelles méthodes et quels moyens ? " C'est ce rapport, inédit en français, que nous publions sous le titre Que faire des pauvres ?
    Ce texte bref présente une typologie des pauvres et s'attarde sur les pauvres oisifs. Droit à l'assistance, travail forcé, maisons de correction, charité : autant de thèmes qui nourrissent le propos, qui en appelle à une réforme profonde de la vie sociale, enfin débarrassée de la corruption des moeurs.
    Alors que la confrontation entre préférence pour l'assistance et préférence pour le travail ne cesse de nourrir les débats sociaux aujourd'hui, ce texte, écrit par le père fondateur du libéralisme, est à certains égards un essai d'actualité.

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  • In his essay, Locke rejects all appeals to authority and the theory of innate knowledge, arguing that knowledge derives from sense, perceptions and experience, as analysed and developed by reason.

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  • Morale loi naturelle

    John Locke

    • Vrin
    • 17 Avril 2003
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  • Les écrits sur la monnaie de John Locke ont été publiés à la fin du XVIIe siècle, à une époque de bouleversements politiques et économiques, où l'on se détachait peu à peu des pratiques et habitudes de pensée héritées du Moyen Âge. Textes de circonstances, souvent polémiques, ils jettent aussi les bases, avant Adam Smith, d'une science économique naissante. Souvent cités, ils ont été peu traduits. Cette première traduction intégrale en français du recueil de 1696 permettra à chacun - philosophe, économiste, historien - de les redécouvrir, en approchant au plus près du texte original.


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  • Oeuvres diverses de M. Locke . Nouvelle édition considérablement augmentée. [Précédé d'un Éloge historique de Locke par J. Le Clerc] http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75668w

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  • Essai philosophique concernant l'entendement humain , où l'on montre quelle est l'étendue de nos connoissances... par M. Locke, traduit de l'anglois par M. Coste. Troisième édition, revue, corrigée et augmentée de quelques additions importantes de l'auteur qui n'ont paru qu'après sa mort, et de quelques remarques du traducteur http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54249426

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  • Traité du gouvernement civil (Ed. rev. et corr. exactement, sur la dernière de Londres) / par M. Locke ; trad. de l'anglais http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k210120m

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  • Abrégé de l'Essai de Monsieur Locke sur l'entendement humain (Nouv.éd.) / trad. de l'anglois par Mr. Bosset http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109203d

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  • La tradition reconnaît en john locke (1632-1704), le penseur dont l'influence sur l'empirisme anglais a été aussi prépondérante que l'a été celle de descartes sur le rationalisme français.
    Tout l'enseignement de locke, qui demeure le père du libéralisme en politique, consiste, par son appel à la tolérance et par son éloge de la justice, à conduire les hommes sur le chemin de la liberté.

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