Belin

  • L'au-delà, le devenir de l'âme, la mort, sont au coeur des pensées religieuses. Les chrétiens des premiers temps prient, cherchent à intercéder par leurs dévotions pour le salut de l'âme de leurs proches défunts. Le monde des vivants est intimement et quotidiennement lié à celui des morts. Au cours des IIIe et IVe siècles, alors que le christianisme, de religion persécutée, devient religion d'Empire, la richesse des grandes familles infléchit la conception du Salut : les dévotions s'accompagnent de donations fastueuses qui financent les plus riches trésors d'églises et les plus somptueuses constructions de marbre du monde occidental. Le blanc manteau d'églises se constitue, les chapelles funéraires se multiplient, la richesse personnelle et les actes de générosité envers l'Église et ses saints devenant un élément clé dans la recherche de la Rédemption. Ce retournement économique et social provoque des débats doctrinaires houleux au sein de l'Église sur l'argent et ses usages. Peter Brown éclaire ce lien entre Église, doctrine chrétienne et fortune séculaire en étudiant les pratiques et les controverses dans l'ensemble du monde occidental, de l'Afrique du Nord à l'Irlande, de l'Espagne à Babylone, entre le IIIe et le VIIe siècle. Il rend intelligibles, avec finesse, vivacité et une poignante clarté une pensée religieuse profonde et complexe, notamment celles de saint Augustin, saint Colomban ou encore Grégoire de Tours.

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