• Vous verrez dans ces pages que j'ai des choses à vous reprocher. Mais ce que j'ai lu de vous sonne en moi comme un appel à fouiller la mémoire, à lire l'Histoire à travers elle aussi pour aller de l'avant". S. B. Hannah Arendt occupe une place particulière dans la pensée du XXe siècle. Elle en a vécu les tragédies, a tenté d'en expliquer les causes et les manifestations. Cette expérience l'a conduite à s'intéresser à la genèse du sionisme et de la création de l'Etat d'Israël et à poser un regard visionnaire sur le destin de ce nationalisme particulier.
    Dans un aller-retour entre les guerres du vieux monde et les défis actuels, Sophie Bessis dialogue avec la philosophe, la conteste parfois, l'admire toujours. Cette lettre se veut un propos libre, personnel et politique, et une interrogation sur notre devenir collectif. Et le texte de 4e du roman "Le silence des horizons" de Beyrouk C'est l'histoire d'une course éperdue contre des passions impossibles.
    Un jeune homme tourmenté s'enfuit et rejoint un ami parti accompagner quelques touristes dans le Sahara. Parcourant l'immensité brûlante et les anciennes cités des sables, le héros tente de se délester des images qui le poursuivent : un premier amour déçu, le rictus affreux d'une femme qui l'a trop aimé, un père honni par la société - mais était-il vraiment coupable ? Seule la tendre attention des enfants, lorsque le soir venu il s'improvise conteur, console son errance.
    Tour à tour enquête policière, émouvante introspection, conte contemporain, ce roman nous emporte aux confins du désert, dans un décor majestueux. Portée par l'écriture singulière et poétique de Beyrouk, grand écrivain mauritanien, c'est aussi une ode à la beauté de la nature et à l'écoute des autres.

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  • Histoire de la tunisie

    Sophie Bessis

    Une plongée érudite et passionnante dans l'histoire de la Tunisie pour saisir la singularité de sa trajectoire dans un environnement régional troublé.
    Initiatrice en 2011 des « Printemps arabes », la Tunisie reste le symbole d'une démocratie possible en pays arabe. Etat longtemps qualifié d'exemplaire pour sa sécularisation et les droits accordés aux femmes, la Tunisie, située au bord d'une Méditerranée ouverte à la fois sur l'Occident et sur l'Orient, s'est nourrie tant des influences romaines et byzantines qu'arabes ou ottomanes pour rayonner bien au-delà de son petit territoire.
    De la fière Carthage qui a tenu tête à Rome à la bouillonnante Ifriqiya médiévale, de la conquête arabe à l'instauration du Protectorat français, du « despotisme éclairé » de Bourguiba aux espoirs nés de la Révolution de 2011, Sophie Bessis nous fait comprendre comment s'est construite l'« exception tunisienne ». Ses tentatives démocratiques se heurtent aujourd'hui à la montée en puissance du radicalisme religieux et à la proximité d'un environnement régional porteur de tous les dangers. La Tunisie doit aussi composer avec la fracture millénaire entre un littoral urbanisé et économiquement privilégié et un intérieur qui se sent délaissé, fragilisant l'unité d'un peuple déchiré entre des héritages contradictoires.
    En insistant sur la richesse de ses 3000 ans d'histoire dans cette synthèse réfléchie, soucieuse de s'éloigner des partis pris européens, Sophie Bessis interroge l'avenir d'une nation en pleine transition politique et sociale.

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  • Les valeureuses

    Sophie Bessis

    • Elyzad
    • 9 Février 2017

    Sophie Bessis a choisi de raconter cinq femmes qui font partie de l'histoire tunisienne : Elissa Didon, antique fondatrice de Carthage, défiant les rois et les flots ; Sayida Manoubia, née au xiiie siècle, sainte rebelle à toute autorité, se répandant en miracles ; Aziza Othmana, princesse du xviie siècle, proche des démunis, trop généreuse pour être ordinaire ; Habiba Menchari, moderniste, à l'origine d'un débat houleux en 1929 quand elle réclame l'abolition du port du voile ; Habiba Msika, chanteuse transgressive de la « belle époque » du Tunis des années 20 et actrice sulfureuse. Ces femmes sont toutes exceptionnelles, d'une beauté renversante. Elles s'imposent à l'ordre masculin en transgressant l'une ou l'autre frontière désignée à leur sexe. Chacune, à sa façon, a marqué sa période et laissé sa trace dans les mémoires et les imaginaires.

  • Le grand tournant conservateur des années 1980 a fait émerger deux systèmes idéologiques qui ont prospéré sur l'épuisement de la modernité et qu'on peut qualifier de fondamentalismes. D'un côté, les apôtres du marché globalisé veulent inclure dans sa sphère toutes les activités humaines. De l'autre, de nouvelles hégémonies religieuses et identitaires tentent de reconquérir des sociétés que les évolutions mondiales plongent dans l'anomie. Entre les deux versions, plus complémentaires que concurrentes, de la réaction postmoderne, y a-t-il place pour un nouvel universalisme capable de conjurer cette double impasse ?
    Sophie Bessis propose dans ce livre quelques réponses à cette question. Pour ce faire, elle explore l'histoire heurtée de la modernité dans le monde arabe. Refusant de réduire celui-ci à sa spécificité supposée, elle s'interroge sur le sens qu'on peut donner à ses convulsions et sur la part d'universel que portent ses aspirations. Elle questionne, en regard, l'essor des pensées différentialistes en Occident, y voyant l'abandon par ce dernier d'universaux dont il a longtemps fait sa propriété. Sous quelles formes le Sud peut-il reprendre à son compte un projet de modernité, au-delà de ses contradictions et des régressions qu'il connaît ?

  • Dedans, dehors

    Sophie Bessis

    Dans ce récit intime, Sophie Bessis livre sa Tunisie, toujours sienne malgré l'exil, et certains souvenirs de camaraderie engagée chers à son coeur. Car en dépit de sa carrière d'universitaire et de journaliste renommée à Paris, toujours elle replonge « dedans » : les années 70, avec ses compagnons militants, elle a crié sa colère contre le pouvoir de Bourguiba. Certains ont été brisés par la prison, d'autres devenus « Importants », ont appris la prudence, d'autres encore n'ont pas eu le temps de raconter et s'en sont allés. Joan Baez à Carthage. Pour elle, « juive-arabe », combats politiques et attachement à la terre de sa naissance se joignent pour constituer son identité profonde, inaltérable, ferment de ses travaux actuels.

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  • L'Auteur, agrégée d'histoire, professeur à l'Iris (Institut des Relations Internationales et Stratégiques), secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale des droits de l'homme, chercheur et universitaire, est consultante auprès d'organisations internationales en particulier sur le développement, les droits de l'homme et la condition féminine. Dernier ouvrage paru : L'Occident et les autres (La Découverte, 2001) Pourquoi les femmes arabes sont-elles contraintes de porter sur leurs épaules le signe identitaire de leur soumission ? Où est passé l'héritage réformiste qui, du Caire au début du XXe siècle à Bourguiba en 1956 promulguant une loi qui dévoilait les femmes, leur donnant la liberté de se marier et de divorcer, a permis d'espérer qu'enfin l'égalité si elle n'entrait pas tout à fait dans les esprits verrait enfin le jour au XXIe ? Force est de constater qu'il y a régression certaine, parfois sujétion volontaire à ce hijab réclamé par certaines comme signe de liberté et de foi. Mais pourquoi les femmes qui se sont émancipées d'un point de vue économique acceptent-elles au nom de la tradition d'être toujours inférieures d'un point de vue pénal et sociétal ? Comme le dit l'auteur, il n'y a pas de sens à l'histoire et il est inutile d'opposer une modernité à une tradition, les islamistes sont modernes voire post-modernes, utilisent tous les canaux de la mondialisation, se sont construits sur les cendres des idéologies séculières du XXe siècle et valorisent le concept d'identité. L'identité religieuse est justement la prison des femmes qui court-circuite toute idée d'égalité et à fortiori de laïcité. Puisqu'on les renvoie à une origine fantasmée et sacrée, à un corpus fermé il y a des siècles dont en tant que croyantes elles ne peuvent s'échapper.

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  • Les enfants du sahel

    Sophie Bessis

    La grande misère du Sahel; femmes et enfants, premières victimes; préparer l'avenir des enfants du Sahel.

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  • Dis-moi ce que tu manges et comment tu manges, je te dirai qui tu es, d'où tu viens, à quel monde tu appartiens.
    L'internationalisation des échanges a beau avoir aboli les frontières, l'urbanisation planétaire et l'uniformisation des modes de vie ont beau gommer les différences entre les formations et les continents, en cette fin du xxe siècle, l'alimentation demeure un des principaux marqueurs des identités culturelles.

    On se réfère, on se raccroche à son plat national ou régional, on le réinvente parfois, pour se prouver que l'on existe et dire à l'autre qui on est.
    La mode des cuisines exotiques n'a rien ôté de leur force à ces appartenances. elle multiplie tout au plus les aventures culinaires que le mangeur infidèle peut offrir.

    Comme les langues, les cuisines empruntent depuis longtemps les unes aus autres tout en craignant de se confondre et cohabitent en évitant de se mêler. la cuisine, même à l'heure du village planétaire, ne connaît pas le métissage.

  • L'occident gouverne le monde depuis si longtemps que sa suprématie lui paraît naturelle.
    Elle est à ce point constitutive de son identité collective qu'on peut parler d'une véritable culture, sur laquelle les occidentaux continuent de construire leurs rapports avec l'autre : rien ne semble ébranler durablement la conviction qu'ils ont de leur supériorité. c'est ce noyau obscur de la culture occidentale que sophie bessis explore dans ce livre. après une synthèse historique des relations de l'occident avec les " autres ", depuis la renaissance, et des contenus successifs donnés à l'universel, elle propose un état des lieux des rapports de forces actuels - notamment économiques - entre ce qu'on appelle communément le nord et le sud.
    Elle étudie les formes nouvelles d'hégémonie des puissances mondiales, les réactions qu'elles suscitent dans les suds, et les mutations en cours, peut-être porteuses d'un changement de l'ordre du monde. et elle propose, sur cette base, des réponses stimulantes à tous ceux qui se posent des questions sur le cours actuel et sur les sens multiples de la mondialisation.

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  • Arme alimentaire

    Sophie Bessis

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  • Le 7 novembre 1987, Habib Bourguiba, 86 ans, président de la République tunisienne depuis 30 ans, est destitué par son Premier ministre Ben Ali. Il marque ainsi l'épilogue de 60 ans d'une carrière exceptionnelle, d'un destin hors du commun patiemment construit par un homme convaincu d'être supérieur aux autres. Pour comprendre cet homme, il faut fouiller les jeunes années, retracer les étapes d'une lutte de 30 ans pour la libération de son pays qui s'achève sur une apothéose : le 25 juillet 1957, jour de la proclamation de la République, Bourguiba devient le chef incontesté de la Tunisie indépendante. Pendant près de vingt ans, il va s'attacher à construire une Tunisie moderne, ouverte sur l'extérieur, solidement ancrée à l'Occident, mais c'est une Tunisie menée d'une main de fer, vouée à la célébration du culte du « chef suprême », où l'expression de toute différence est interdite. Fragile équilibre dont la précarité se manifestera dès l'entrée de Bourguiba en maladie.
    Suivront les années de lutte pour la succession, des années de contradictions dans un pays en pleine mutation, asphyxié par un autocrate vieillissant.

    Réédition du Bourguiba paru en 2 vol. aux éd. Jeune Afrique (1988).

  • Seul continent à avoir régressé depuis les indépendances, aussi bien en termes économiques que sociaux, l'Afrique souffre d'un manque d'intérêt, manifeste de la part de la communauté international.
    Pourtant, certains pays africains commencent à recueillir les fruits de leur maturation démocratique (Afrique du Sud, Malawi, Mali) et les Etats africains se dotent progressivement d'outils de concertation (Union africaine [UA], New Economic partnership for Africa's development [NEPAD] leur permettant de prendre en main leur destin en s'émancipant des anciennes puissances tutélaires. Mais le développement en Afrique passe également par l'intégration régionale.
    Sous l'égide de l'UA, des organisations telles que la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont constituées. Elles interviennent dans des domaines aussi divers que les échanges interafricains, les politiques industrielles... Malgré tout, l'émergence de pays démocratiques et le démarrage économique de certains pays africains sont susceptibles de créer de nouvelles instabilités.
    De surcroît, les efforts de l'ONU (Objectifs de développement du Millénaire) ne semblent pas à même de résoudre les problèmes d'un continent déjà ravagé par la pandémie de sida. En l'absence de réponse adaptée à ce fléau contemporain, il paraît difficile de voir ce continent sortir prochainement de l'ornière du sous-développement et de la pauvreté. Loin de l'afro-pessimisme en vogue actuellement, cet ouvrage, réunissant de grands spécialistes de ce continent, se propose de fournir au lecteur les clefs des grands problématiques africaines contemporaines : développement, bonne gouvernance, éducation et santé.

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