• Cet amour

    Yasmine Khlat

    Un petit appartement à Paris. Une femme n'en peut plus de ses tocs - ses tics obsessionnels compulsifs. Elle fixe la fenêtre de son salon, attirée vers le vide. Puis elle réagit, va vers son téléphone et compose un numéro : Allô, docteur Rossi ? Une discussion s'engage dans la nuit avec ce psychiatre dont elle a seulement entendu la voix à la radio. Il saisit sa détresse, lui maintient la tête hors de l'eau.
    Mais elle est libanaise, et lui s'avère être israélien. Or son pays interdit tout contact avec un citoyen israélien. Peuvent-ils même se parler ? Les guerres, les murs virtuels et réels peuvent-ils séparer deux êtres qui se rencontrent ? De ce huis-clos impossible surgit une bulle d'humanité et de douceur.

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  • Egypte 51

    Yasmine Khlat

    • Elyzad
    • 12 Février 2019

    1951. Stéphane est tombé amoureux de la fantasque et fragile Mia lors d'un séjour au Caire. Depuis Ismaïlia, petite ville au bord du Canal de Suez où il exerce en qualité de médecin, il courtise la jeune fille. Tous deux, imprégnés de culture française et protégés par le cocon de leurs familles syro-libanaises aisées et raffinées, peinent à comprendre cette grande Égypte où se côtoye aussi tant de misère. Ils se sentent un peu en dehors. Ils s'interrogent sur leur décalage, tandis qu'au-delà des différences, des liens forts se nouent, avec Abd el Hay le confrère égyptien médecin, avec Léa qui enseigne au Lycée de l'Union juive, avec le mystérieux Ramo qui a fait chavirer le coeur de Mia... Mais les conflits grondent déjà. En 1956, la nationalisation du Canal jette les personnages dans la tourmente. Vers où les vents puissants de l'exil les mèneront-ils ? Libéria, France, Liban... autant de tentatives pour recréer des fragments de bonheur, malgré les séparations et la guerre...

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  • Le désespoir est un péché. Elle avait honte de laver les latrines, de jeter les poubelles. Elle avait honte de manger et de boire. Elle avait honte de sa bosse, de ses vêtements, de son matelas, de sa mère, du père qu'elle n'avait pas. Elle avait honte de son corps. Elle se mit à maigrir et ses pantalons, deux vieux pantalons qui avaient appartenu à Nour, la fille aînée de la maison, étaient maintenant trop larges. Elle devait les faire tenir avec un cordon qu'elle serrait fort. La maison Nassour était comme frappée du silence de sa honte. Son nom n'y retentissait plus comme avant : Nada ! Nada ! Mais que restait-il dans cette demeure, à part Ichhane qui, lui-même, ne l'appelait plus ? Destin d'un coeur simple confronté à un lourd secret de famille, l'histoire de Nada s'écrit sur le fil invisible et mouvant qui sépare l'ombre de la lumière dans le patio.

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  • Hortense Zemina est une charmante vieille sociologue, élégante et réservée. Elle rédige une thèse sur le suicide et ses répercussions au sein d'une même famille. Il faudra l'arrivée de son assistante, Claire, en ce lieu reculé où elle médite, pour que tout soit transformé. Tout d'un coup, cette thèse abordée de façon presque clinique, semble intimement liée à la vie d'Hortense. Que cache-t-elle à Claire ? Qui est en danger ? " Claire s'avança jusqu'au bord. Ses longs cheveux dansaient dans le vent qui épousait aussi les contours de son corps. Elle avait un pied plus bas que l'autre. Un pied sur la terre ferme et l'autre là où c'était meuble, où la terre s'effritait. J'entendis quelques cailloux rouler et tomber plus bas. Je l'appelai. - Claire. "

  • «L'entrevue se passe dans la cuisine. Sur la table, quelques légumes jetés pour la soupe du soir. Le docteur est venu rencontrer l'homme aux membres gagnés peu à peu par un bleuissement, un désespoir du corps, pour lui proposer d'entrer à l'hôpital, de tenter une opération. Il y a une tumeur palpable au niveau du sacrum. Le malade dit qu'il en a vu d'autres se faire charcuter et en mourir. Il n'est pas preneur. Le chat est entré avec précaution et trace sur les dalles ébréchées un trajet lancinant du médecin au patient et du patient au médecin.
    Le praticien pose des questions hésitantes qui se heurtent au silence. Pas un hochement de tête, pas un battement de cils. Juste cette détermination sans couleur. J'irai jusqu'au bout voilà c'est tout.» Après un long séjour en Afrique, Jean est de retour dans son village natal. Il est très malade. Mais il décide de repartir vers le soleil. Sa soeur, Maïssa, l'accompagne. Il est à bout de forces et très vite s'effondre. Au plus près des corps et des sensations, ce livre, où, dans la détresse, les liens de fraternité deviennent incandescents, évoque un certain été 1891 que vécurent Rimbaud et sa soeur Isabelle.

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  • Le diamantaire

    Yasmine Khlat

    • Seuil
    • 5 Janvier 2006

    Lila a quarante-cinq ans, elle s'est retirée dans la montagne libanaise, dans une maison que lui a léguée son père. Elle se demande si le temps des renoncements est déjà là, sans qu'elle l'ait senti venir. Dans la maison d'à côté vit un homme, un musicologue qui écoute en boucle les mêmes morceaux, des oeuvres de Pascal Dusapin auxquelles elle ne peut s'empêcher de prêter l'oreille et qui l'émeuvent infiniment. Le musicologue a des yeux bleus, mais il est peu loquace et tous deux se croisent à peine. Derrière lui, il y a l'ombre de ce compositeur avec lequel Lila vit une sorte de relation immatérielle et à distance, enquêtant sur sa vie sans qu'il le sache. C'est pour lui qu'elle
    écrit cette longue lettre, et c'est lui qui la sauve, à son insu, lorsqu'une maladie sévère la frappe et qu'elle refuse les traitements. A la fin, le musicologue s'en va et les morceaux tant aimés ne résonnent plus dans l'atmosphère, mais cela n'a pas d'importance, Lila aura appris à ne plus avoir peur du silence, de la nuit et de ses souvenirs de guerre.

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