La terre (préface Emmanuel Le Roy Ladurie)

À propos

Ancien soldat, Jean Macquart se fait embaucher comme ouvrier agricole dans un village de la Beauce. Là, il s'éprend de la nièce du père Fouan, Françoise, qu'il souhaite épouser. Mais autour de lui rôde la convoitise, et la vie de paysan est rude. Les enfants du vieil homme se déchirent autour de l'héritage de leur père. Chez ces travailleurs, une seule obsession : la terre. Cette terre féconde et pourtant cruelle, mère nourricière indifférente aux malheurs de ses enfants. Pour la posséder, ils sont prêts à tout. Avilis par le meurtre et l'inceste, ils sombrent peu à peu dans la pire des noirceurs.Quinzième roman du cycle des Rougon-Macquart, La Terre (1887) en est le plus violent. A sa parution, il déchaîne les critiques : on s'insurge contre cette «obscénité gratuite», cette «suite de visions monstrueuses». On reproche à Zola de se complaire dans «l'ordure», en noircissant le portrait des tares paysannes. Zola, lui, ne renie rien de ce féroce tableau du monde paysan, et de l'âme humaine.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • Auteur(s)

    Emile Zola

  • Éditeur

    Folio

  • Date de parution

    20/03/1980

  • Collection

    Folio Classique

  • EAN

    9782070371778

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    608 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.8 cm

  • Épaisseur

    3 cm

  • Poids

    388 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Emile Zola

Fils d'un ingénieur italien naturalisé, Emile Zola naît à Paris d'une mère originaire de la Beauce. La famille s'installe à Aix-en-Provence et connaît, à la mort du père, de graves difficultés financières. En 1862, Emile Zola échoue au bacchalauréat et entre chez Hachette comme commis. Vite remarqué, il écrit son premier ouvrage et collabore aux rubriques littéraires de plusieurs journaux. Dès 1866, il a pour amis Manet, Picasso et fait la connaissance des Goncourt. Il conçoit le projet des Rougon-Macquart qu'il termine en 1893. Entretemps, il s'est lié avec Flaubert et Daudet. Il a rencontré Céard, Huysmans, Alexis, Hennique et Maupassant qui deviendront les fidèles des soirées de Médan : c'est en 1878 qu'il les réunit dans sa petite maison de campagne, près de Poissy. Le volume collectif de ces Soirées paraîtra deux ans plus tard.
La publication de La Terre soulève de vives critiques :"le Manifeste des Cinq" se révolte contre l'esthétique naturaliste.
En 1898, Zola s'engage dans l'Affaire Dreyfus et publie dans l'Aurore sa fameuse Lettre au Président de la République, donnant ainsi une nouvelle dimension au processus de la révision. Un procès en diffamation le condamne à un an d'emprisonnement et il part en exil en Angleterre. De retour, il publie dans "La Vérité en marche" ses articles sur l'affaire. Le 29 septembre 1902, il meurt mystérieusement, chez lui. Et Dreyfus est réhabilité en 1906.
Ses cendres sont transférées au Panthéon le 4 juin 1908.
Zola connut auprès du grand public un immense succès dès L'Assommoir. A partir de 1880, son oeuvre est diffusée en Europe et on trouve des traductions en danois, grec, italien, suédois, etc. Même si les protestations s'élèvent contre le matérialisme de la nouvelle école, celle-ci suscite partout l'intérêt. Le naturalisme introduit surtout dans le roman des sujets nouveaux comme l'influence de l'environnement ou encore l'injustice sociale. Les meilleures pages de Zola restent pourtant celles où le théoricien cède la place à l'écrivain, comme il le souhaitait lui-même: "Le romancier intervient d'une façon directe pour placer son personnage dans des conditions dont il reste le maître".

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