Un printemps sans le peuple : une histoire arabe usurpée

À propos

Une révolution qui n'estime pas les siens, les nourrissons et les valeureuses travailleuses agricoles, n'en est pas une. « L'histoire révèle sa propre essence à ceux qu'elle a au préalable exclus d'elle-même », écrit Dostoïevski ; et dans le cas tunisien, les absents, les exclus, les sans verbe, sans pouvoir donc, sont nombreux. Un livre d'histoire n'est pas une thèse mais un pont reliant le présent au passé. Or le cas tunisien nous dit l'état du monde : ceux qui célèbrent le miracle politique oriental advenu en 2011 oublient qu'une révolution s'écrit par ses propres mots, s'inscrit dans l'histoire par la grâce de sa propre pensée, de son ambition d'affranchir les siens, de raconter la rupture avec les anciennes pratiques du pouvoir : le népotisme, la corruption et le mépris du peuple. La douloureuse question que les Arabes, politiques et intellectuels, ne veulent pas poser est : Est-ce que le Printemps arabe a été porté, c'est-à-dire préparé, réalisé et défendu par des mots et une pensée arabes ? Est-ce que les Arabes de 2011 ont créé l'essentiel, ce qui fonde un tournant, une oeuvre : nommer dans leur propre langue ce qui leur arrive, c'est-à-dire, leur propre révolution ?



Rayons : Sciences humaines & sociales > Histoire > Epoque contemporaine (depuis 1799)

  • EAN

    9782379337178

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    224 Pages

  • Longueur

    20 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    1.7 cm

  • Poids

    276 g

  • Distributeur

    Union Distribution

  • Support principal

    Grand format

Saber Mansouri

Saber Mansouri est docteur en Histoire et enseignant. Disciple de Pierre Vidal-Naquet, helléniste et arabisant, fondateur de la collection " Maktaba-Bibliothèque " chez Fayard, il a déjà publié La Démocratie athénienne, une affaire d'oisifs ? (Éd. André Versaille, 2010) et L'Islam confisqué. Manifeste pour un sujet libéré (Actes Sud, 2010).

empty