Penser la laideur dans l'art italien de la Renaissance (préface Frédérique Dubard de Gaillarbois)

À propos

L'art italien de la Renaissance a longtemps été assimilé à la seule recherche de la beauté et de l'harmonie. Cet ouvrage fait pièce à cette légende dorée. En effet, les théoriciens et les artistes parviennent progressivement, selon un processus historique qui se déroule tout au long du XVIe siècle et se parachève à l'époque baroque, à penser la laideur en art autrement que comme un simple écart volontaire (transgression) ou involontaire (raté) par rapport à des normes de beauté de référence. Ils cherchent à articuler la beauté et la laideur qui, depuis la philosophie et l'esthétique antiques, se voyaient la plupart du temps opposées. On passe alors de la classique antithèse entre le beau et le laid à une belle laideur révélant une contiguïté, voire, avec la théorisation de la caricature et de la laideur idéale au XVIIe siècle, une coïncidence de ces deux notions contraires.

Cette belle laideur est d'abord pensée, à la fin de la Renaissance, sur le mode du paradoxe (le laid se voyant alors conférer des qualités traditionnellement attribuées au beau), puis, avec l'avènement de l'esthétique baroque, comme un oxymore (la laideur, voire l'horreur du contenu de l'imitation venant souligner le pouvoir transfigurateur de l'art et le talent de l'artiste).



Sommaire

Dysharmonies ;
Le visage de la vieille Hélène ;
Discordia discors ;
Belles laideurs ;
Les horreurs de la Croix ;
L'ère du soupçon ;
Formosa deformitas comique ;

Rayons : Arts et spectacles > Peinture / Arts graphiques > Histoire de la peinture > Renaissance

  • EAN

    9782753582781

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    322 Pages

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    17 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    566 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

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